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[+18] Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse. || Aldous

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I ain't nobody's bitch
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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Mer 27 Juil - 17:13

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.






Alors comme ça toute la fine équipe du casino savait que je trichais...

Juliette avait dû en parler à ses collègues et les petits paris avaient commencé grâce à Aldous. Si j'avais su, j'aurais réclamé ma part des gains. Mais je menais déjà la grande vie à l'époque. Je ne savais déjà pas quoi faire de l'argent que j'avais déjà. Le bon temps, il avait bien raison...
Aldous pariait sa mort, une première mise audacieuse. Et je mourrais d'envie d'en savoir plus à ce sujet justement. Ce genre de chose n'arrive qu'une fois dans une vie après tout. Cependant, je ne voulais pas parier la mienne si facilement. Aldous avait connu Juliette, le casino, et nous étions de bons amis à cette époque. Il avait dû se questionner en me voyant partir du jour au lendemain pour une femme. Il méritait de connaître cette histoire. C'était un pari facile.

Mais je n'avais pas promis de jouer dans les règles.

Je souris en songeant aux petits jeux de mes collègues sur mes gains avec ces richards de l'époque. Il m'arrivait de les mettre plus bas que terre en une partie. Et de me faire menacer dès le lendemain à cause de ceci. C'était foutrement drôle.

"Je suis."

Je souris comme un merdeux qui vient de réussir une bonne blague. Aldous m'a déjà l'air sur les nerfs à l'idée de parler de tout ceci. Il me fixe avec un semblant de provocation. Je te donnerais des cours de bluff après ça, vieux frère. Tu verras, ça change tout au poker.

"Et je parie ce qu'il s'est passé avec Juliette."

Désolé, chérie. J'avais toujours promis de ne jamais te parier toi. Mais t'avais promis de ne jamais m'abandonner alors, on est quittes. Je ressasse tout ça dans ma tête, je repense à chaque détail, aux visages de ces enfants qu'on avait eu, aux flammes qui me les avaient volé, à ce dernier né que je n'avais jamais eu l'occasion de prendre dans mes bras. l'odeur de chair brûlée, la fumée que j'avais respiré, chaque élément de cette nuit est gravé en moi à jamais.
Je m'occupe des cartes. Un roi sort. Je suis toujours certain de gagner ce tour. J'observe Aldous et ses réactions, j'essaye de deviner ses cartes, son jeu, leur valeur, leur couleur. Mon petit talent, cet amour que je porte pour les cartes et tout ce qu'elles représentent. Jeu, argent, mensonge, vice. Une dame de coeur a mille significations, et pourtant, tout le monde voit dans cette impériale femme une épouse, une amie, une amante. On voit dans ce dessin posé sur papier une présence que l'on a connu dans sa vie. Chaque carte, aussi insignifiante qu'elle puisse paraître, laisse dans les yeux de son joueur un sentiment différent. Les joueurs cachent ce petit éclat dans le regard, les professionnels gardent leurs lunettes de soleil. Il suffit d'un geste pour perdre une partie de cartes. Une seule trahison physique ou morale et soudain l'adversaire prend tout l'avantage.

A moins d'avoir menti.

La partie se poursuit, je souris en voyant approcher la fin de cette manche et j'annonce fièrement cette dame de coeur qui me trainait entre les mains depuis le début. Si j'étais superstitieux, je penserais que Juliette l'a placé là pour que je déballe toute son histoire.

"Carré de dames. T'as mieux?" je demande en ravalant un rire moqueur; Aldous a encore toutes ses chances de gagner cette partie, enfin... s'il a par miracle quatre rois


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Alone We Die, My Frozen Angel
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Messages : 238 Je suis arrivé(e) le : 07/07/2016 Sous les traits de : Charlie Hunnam Je me dédouble : Heathcliff A. Lovecraft & Jahaal J. Sepehr & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : SWAN Points : 2313 Couleurs RP : #003366

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Ven 12 Aoû - 11:34
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28 Août 2016 - 3h00 - Aldous & Dante


Nope j'ai pas mieux. J'vois en un coup d'oeil qu'j'aurais pas du lancer l'idée du poker. Faut pas s'frotter à plus fort qu'soi, on dit, bah Dante et les cartes, c'est une sacrée histoire. Mauvais plan, j'vais m'retrouver au milieu d'mon tripe à déballer toute ma vie d'merde à c'couillon et lui aura toujours les mains pour rien avoir à dire. J'suis trop défoncé pour réfléchir t'façon. J'zyeute mes cartes dans l'espoir qu'un truc plus cool m'soit passer sous l'pif mais non, une pauvre paire, un brelan si j'ferme un oeil. Que dalle quoi. J'soupire et ça pue l'phoque, un vieux mélange d'sueur rance, d'picole et d'vomi mélangé et dans l'arrière gorge, l'arôme d'pourriture d'l'héro qui m'grignote les entrailles. J'ai la nausée, j'tangue un peu. Foutue tête qui tourne. J'pose une main sur mon front et j'serre autour d'mes tempes mais ça chasse pas l'vertige. J'descends une gorgée d'Jack pour m'reprendre. Un vieux rictus sur sa gueule façonnée par le bluff, Dante est sur d'lui. Moi pas. J'abats mon jeu.

"Que dalle, j'imagine qu'ça veut dire qu't'as gagné l'ami. Laisse moi m'descendre trois shot et j'te déballe tout c'que tu veux."

Il s'accroche à la bouteille, ourle ses lèvres autour du goulot pour en recueillir la moindre goutte. Et il déglutit sans fin, laissant le feu du whisky ravagé sa gorge, consumé son ventre et tout détruire en lui, réduisant son esprit tourmenté à une bouillie visqueuse et molle, prête à tout raconter. La seule façon pour lui d'honorer le pari. La seule façon de pouvoir dire ce qu'il lui était arrivé. L'avait-il seulement déjà avoué à quelqu'un ? Ottilÿa l'avait vu, Alice lui avait demandé de son regard enfantin, mais à part cela ? L'avait-il déjà dit de lui-même, sans qu'on le lui demande, sans qu'on le lui extirpe. Dante ne fera rien de cela. Dante avait gagné, il jouissait de sa victoire et attendait qu'Aldous respecte le pari. Non, il n'exigera rien, ne demandra rien, il attend juste avec son regard torve. C'était surement le plus extatique pour lui, ce qu'il aimait tant dans le fait de gagner, cette position dominante sur celui qui perdait et devait s'y soumettre. Mais Aldous avait eu l'idée du jeu, il devait assumer à présent. Le sol tourne autour de lui, glisse sous ses pieds pourtant immobiles, se dérobe comme un skateboard dévalant une pente.

"C'pas une histoire glorieuse. C'est juste l'histoire d'un petit con qui s'est fait baisé. Ca c'est passé en 1969, c'est c't'année là qu'j'suis mort. J'étais un gosse paumé, j'me suis barré d'chez moi très tôt pour vivre ma vie. T'vois l'résultat. Tu t'rappelles c'qu'j'faisais quand on s'est rencontré. J'étais d'jà mort à l'époque, mais les vieilles habitudes ont la vie dure hein. J'sais plus pas quoi j'ai commencé. Vendre mon cul pour bouffer autre chose qu'les restes dans les poubelles d'Chicago ou m'défoncer à mort pour oublier qu'j'avais faim. Dans les deux cas, m'fallait du pognon. Et tu connais la seule façon qu'j'ai trouvé pour ça. Sauf qu'un jour, j'suis tombé sur un type qui m'a promis des putains d'belles choses. Et quand t'es qu'un gosse camé jusqu'à la couenne et sans la moindre dignité, t'es prêt à tout croire c'qui pourrait r'ssembler à une vie meilleur."

J'ricane. C'est pas drôle. C'est même pathétique. Et alors ? J'ai pas les idées claires, j'ai pas envie d'y voir clair t'façon. J'plisse un peu les yeux, l'visage de Dante s'dédouble alors j'le r'garde pas pour continuer. J'ai la voix qui tremble, la gorge qui s'sert et les yeux putain d'humides. Fais chier.

"J'l'ai suivi dans son trip d'hippie de merde. Vivre tous ensemble, une belle communauté, dans une maison à la campagne, dans la paix et l'harmonie. Mon cul. Et avec toute la came qu'j'voudrais. Tu parles, vu l'blaireau qu'j'étais, j'ai marché direct. C'était comme il avait dit, au début. Une grande baraque, d'la dope à plus savoir où s'la mettre, et des orgies H24 avec la vingtaine d'autres glands dans mon genre qu'étaient là. P'is il a commencé à imposer des règles, à faire des grands discours. Ca a commencé par des trucs minimes, mais on l'écoutait. Il a fini par d'venir une sorte d'mentor. Avec son armée de petits camés qui lui léchaient les pieds à chaque fois qu'il ouvrait sa putain d'bouche."


C'était de plus en plus difficile pour lui de parler. Ses mains tremblaient plus encore que sa voix tressautait. Il baissait le ton pour ne pas laisser sa colère, sa rage explosée dans ce bar. Il se mordait les lèvres à s'en faire des bleus pour ravaler des larmes de fureur acides qui lui brûlaient les yeux.

"P'is un jour, il a décidé qu'le monde partait en couille, qu'on d'vrait tous se tuer pour s'retrouver dans un monde meilleur, ensemble et vivre vraiment heureux. Putain d'connerie, comme j'ai pu croire à ça hein ? M'enfin, j'étais pas l'seul. Il avait qu'un seul flingue. Et on était chacun dans une pièce d'la baraque. On avait pas eu l'droit d'se dire au revoir, tu comprends, parce qu'on allait tous s'retrouver après. Quelle merde ! Il venait dans chaque chambre, j'étais dans la dernière, au troisième étage, sous les toits. J'l'entendais monter, le coup d'feu, les pas encore, une autre détonation. Comme ça jusqu'à c'qu'il frappe à ma putain d'porte. J'avais encore l'garrot autour du bras, avachi par terre en plein tripe dans les bruits de pas et de canon. J'rigolais. J'l'ai même embrassé c'connard, on a même fait l'amour, avant. Parce que ... parce qu'j'pense que j'l'aimais à en crever, c'connard. Et ..."

C'était la première fois qu'il l'avouait vraiment. Pas à demi-mot, pas en le laissant supposer par un silence pesant. Non, il l'avait dit. Si il était devenu ce Sidh destructeur, avide de tuer et de faire souffrir, pétri d'une vengeance qui ne le soulageait jamais, c'était surement parce qu'il avait aimé cet homme qui l'avait poussé à la mort. Et qu'il lui avait fait confiance. Il y a plusieurs larmes qui coulent sur ses joues et mouillent sa barbe. Mais il renifle rageusement et les ignore pour achever son récit.

"Et il m'a donné l'gun. J'l'ai mis sur ma tempe. J'ai pressé. J'ai compris à la s'conde où ma cervelle explosait qu'il s'était foutu d'ma gueule, quand j'l'ai entendu éclaté d'rire, c'connard ... Et puis voila, j'suis revenu. Va savoir pourquoi ... hun."



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Ven 12 Aoû - 16:05

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.






1969...

Je n'étais même pas venu au monde alors qu'Aldous le quittait déjà. Il était déjà mort pendant tout ce temps, toutes ces années d'amitié. Et toutes ces galères auxquelles il n'avait pas pu échapper.
Je l'écoute faire le récit de sa vie et surtout de sa mort, voyant progresser sur son expression la haine et la tristesse. Un regret fort s'emparait de lui et se devinait à mesure que son histoire avançait. C'était sûrement la pire période de sa vie et en parler, les effets de la drogue et l'alcool en prime, rendait les choses plus difficiles encore. Faire le deuil d'une personne aimée et chérie, c'est un tourment long mais qui se termine toujours. Faire celui de sa propre personne, c'est incroyablement infini. Je n'avais même pas entamé le mien. J'étais dans le déni, trop occupé par la disparition de Juliette pour m'occuper du décès auquel j'avais fait face en chutant d'un immeuble.
Je m'en veux pour Aldous, pour ces années où je l'avais laissé derrière moi sans me poser de questions. Je ne suis pas de ceux qui confortent et aident leur prochain, mais j'avais tout de même une certaine empathie. Je n'aurais pas laisser vivre autant de ces fréquentations d'un soir si je ne faisais pas preuve de compassion parfois. Aldous craque finalement et je vois son histoire se terminer dans les larmes. J'en viens à regretter cette victoire, cette partie. La suite me semblait difficile maintenant, mais j'étais certain de ne pas tricher une seule fois, ni même mentir. J'étais assez impassible pour raconter mes histoires avec du recul, sans me sentir impliqué. Mais écouter un vieil ami subir de nouveau une telle mésaventure rien qu'en la prononçant, c'était plus douloureux que je ne l'avais imaginé.

"Il t'a manipulé tout ce temps. Tu ne pouvais pas savoir que tes sentiments pour lui n'étaient pas réciproques."

C'était une aide pitoyable, mais je n'avais pas mieux à dire. J'avais déjà fait les mêmes erreurs, j'avais seulement eu la chance de ne pas tomber sur des personnes aussi mauvaises que celle qu'avait connu Aldous.
Je glisse une carte entre mes doigts, regardant cette fameuse dame de coeur qui m'a valu d'écouter toute cette histoire. J'ai le sentiment de ne pas pouvoir aider davantage mon ami autrement qu'avec des verres. Un regard à la serveuse en désignant la bouteille déjà bien descendue et la demoiselle nous ramène sa petite sœur dans la minute qui suit. Moi ça ne me fera toujours rien, mais je finis la première tournée en une bonne gorgée avant de reprendre la parole, ma carte toujours entre les doigts.

"Je suis désolé, Aldous. J'aurais voulu être là pour toi bien avant ce soir."

Une sorte de regret me remontait en travers de la gorge, comme un vieux souvenir mal enterré. Pour mon propre bonheur, j'avais laissé derrière moi des amis, des frères. Et ce sans jamais donné la moindre nouvelle. J'avais voulu abandonner cette vie qui me tirait vers le bas sans voir que je laissais des innocents au fond de cette tombe.
Je pousse la bouteille neuve vers lui, je ne vois plus l'intérêt pour moi de boire sans en avoir le moindre effet. C'est là tout l'intérêt de l'alcool en quantité, plus on en avale, plus on en oublie. De mon côté, je reprends les cartes que je bats rapidement avant de redistribuer. Je regarde mon jeu que je mémorise aussitôt et que je délaisse immédiatement au profit d'une cigarette. La nicotine, loin de me faire oublier quoique ce soit, avait le mérite de m'occuper l'esprit et les doigts et d'éloigner de moi quelques vieux souvenirs déprimants.

"Si ça peut te rassurer, c'est très facile de manipuler quelqu'un quand on sait s'y prendre..."

Je cale ma cigarette entre mes lèvres pour être libre de parler, agiter le carton souple d'une carte entre mes doigts.

"C'est si facile de faire une victime, si facile... Tu prends un type, une nana, un gosse lambda, et puis tu fais miroiter quelque chose de plus grand qu'eux, de plus beau que ce dont ils rêvent. Au début, par bribes, comme... Comme un rêve tu vois. Tu ancre cette idée chez la personne doucement, puis de plus en plus souvent, en rendant tout ça presque réel. Presque. Ca pourra jamais l'être mais tu lui fais croire ça. Tu lui fais croire que sans toi, putain, tout ça ne peut pas exister... Et à partir de là, suivant la tenacité et la combativité de ta petite proie, tu peux faire durer ça un mois ou toute une vie. Et tu veux savoir?... C'est exactement la même chose avec les cartes. Suffit... Suffit d'une petite faille, fausse ou pas, et tu laisse croire au connard de bourgeois devant toi que t'as un jeu de merde, et dans la seconde d'après, il croit qu'il a déjà empoché de quoi se payer la petite blonde qui traîne au bar avec son 85D et ses Louboutin."

Je retire ma cigarette dans un souffle de fumée, un sourire plein de vieux souvenirs de victoires en tête.

"Après, il ne reste qu'à ramasser sa thune salement gagné et il n'a plus rien. Alors tu vois, suffit de tomber sur plus salaud que soi et, bon jeu ou pas, on se fait entuber. L'amour, c'est la pire des mises pour ça. La plus facile à utiliser pour manipuler quelqu'un. La plus douloureuse à perdre quand t'as un mauvais jeu..."

J'en savais quelque chose.


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Dim 14 Aoû - 1:57
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28 Août 2016 - 3h00 - Aldous & Dante


"C'est pas ta faute" ou "tu pouvais pas savoir". Un monceau d'connerie ouais. N'importe quel abruti s's'rait rendu compte d'c'qui s'tramait dans cette foutue baraque. N'importe quel branleur d'mes deux aurait flairé l'embrouille. Fallait être con, con et camé. Con, camé et seul pour tomber dans l'panneau. C'est même pas une histoire d'sentiment. J'suis pratiqu'ment sur qu'toute cette histoire est qu'un foutu tissu d'merde. Si j'me suis accroché à c'connard, c'est juste parc'qu'il m'donnait tout c'qu'j'avais jamais eu. Un père. Un ami. Quelqu'un en qui avoir confiance. De l'amour. Ouais j'y ai cru, comme un couillon d'bas étage. C'était trop beau pour être vrai. Mais j'l'ai compris qu'bien après. J'hoche la tête et j'essuie rageusement mes larmes. Fais chier. J'sors une clope d'mon paquet défoncé au fond d'ma poche et j'attrape la nouvelle bouteille qu'arrive. La serveuse m'regarde comme si j'étais un putain d'ahuri et j'ai envie d'lui casser sa p'tite gueule de pute à deux balles en milles morceaux. Rien qu'le craquement d'mon poing contre ses os qui éclatent m'ferait un bien fou. Pourtant j'bouge pas, j'laisse glissé l'feu dans ma gorge et j'l'arrose de fumée toxique.

"Tu parles. C'est des conneries tout ça. Il m'a eu parc'qu'j'suis qu'une pauvre victime qu'a jamais rien su faire d'autre que d'croire bêtement à c'qu'on lui montre d'brillant et d'joli. Pas capable d'se sortir les doigts du cul pour avoir un jour c'qu'est brillant et joli. Etre là pour moi ou pas, ça change rien au fait qu'j'ai pas changé, qu'j'suis l'même trou d'uc sans volonté et sans avenir. T'vois bien, même mort, j'suis même pas foutu d'foutre quelqu'chose. A part remuer la merde du bout du pied avant d'mettre la tronche dedans."

Le jeu de la bouteille et de la tige de nicotine reprend et c'est Dante qui prend la main. A son tour, il cale une Black Devil entre ses lèvres et étanche sa culpabilité autrement. Aldous ne lève pas les yeux. Il n'y voit rien, toujours voilé par la came et les larmes rances qui reviennent bien qu'il les chasse furieux. Il ne fait plus semblant, cesse la comédie de la respiration factice et aucun bruit n'émane de lui. Aucun bruit après le grincement sordide de ses dents, le craquement de ses jointures alors qu'il agrippe tout ce qui passe à sa portée avec hargne, le chuintement reniflant de son nez qui ravale les perles salées à sa façon. Il écoute le monologue de Dante sur la manipulation. Combien il est aisé d'utiliser autrui à sa guise, de jouer avec ses sentiments, de créer l'illusion d'une réalité pour l'y perdre. Aldous le sait. Il n'a cessé d'en être la victime tout au long de sa vie. Et même à présent, qui sait ? Sauf que son discours sonnait un peu trop comme du vécu. Aldous ne lève pas les yeux. Non, il ne veut pas croiser le regard de Dante. Parce qu'il est pareil que ce connard qui l'a poussé à mort ? Parce qu'il a le courage de dominer et non pas de se soumettre. Ou simplement parce que le Sidh a honte de se sentir si faible face à son vieil ami.

"Au final ça change quoi ? Hein ? Les puissants gagnes, les faibles crèvent. J'en suis la preuve ... T'vois à quoi ça m'a m'né, j'suis pas sur qu'l'autre position soit pas meilleure, m'est avis. Pour c'que ça m'change. J'suis capable d'rien d'autre, t'façon. M'traîner après des gens qu'ont les couilles d'faire c'qu'j'peux pas faire ? Laisser la dope décider d'mon existence à ma place ? J'ai toujours eu un jeu d'merde, dans les cartes ou dans la vie. J'pense qu'c'est comme ça, j'finirais p't'être par m'y habituer ... J'ai une putain d'éternité pour ça !"

J'prends l'paquet d'cartes sur la table et j'le coupe vite fait avant d'distribuer une nouvelle donne. J'ai pas envie d'parler, pourtant faut bien miser quelqu'chose pour qu'le jeu continue. Alors j'grimace un peu, à moitié démoli par les souvenirs d'merde, à moitié goguenard d'ce qu'j'lui propose cette fois. L'poignard est planté, autant jouer un peu avec avant d'le r'tirer non ?

"Allez, je te paris la plus grosse erreur d'ma putain d'vie d'merde. Et non, c'est pas d'me foutre une balle en écoutant un connard d'gourou d'mes deux, ça t'laisse imaginer l'niveau !"

Je finis de donner et j'balance le reste des cartes approximativement. Mes gestes sont plus brusques, mais j'm'en bats les couilles. J'veux m'occuper la tête pour plus penser à c'connard. J'sens ma forme d'Sidh qu'a qu'une envie, c'est d'se pointer. Sauf qu'la tête défoncée d'un mec qui s'est fait péter la tronche, c'est moyen au milieu d'un bar. Même à cette heure d'la nuit. J'serre les dents plus fort. J'regarde toujours pas Dante. J'fixe mes cartes comme si j'attendais qu'elle parles. Pour dire quoi ? C'que j'ai vu avant d'abattre mon jeu. Tant pis s'il a mieux. Tant mieux, dans un sens. Parler d'Shea m'f'ra p't'être du bien. Traiter l'mal par l'mal, c'est c'qu'on dit non ?

"Paire de dix ... Et toi, vieux ?"




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Dim 14 Aoû - 11:53

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.






Une paire de dix.

J'avais tout pour éclater en mille morceaux cette misérable paire. Mais... Je ne voulais pas le faire. Aldous en avait déjà beaucoup dit, et moi je n'étais pas capable d'écouter davantage en resservant les mêmes phrases stupides qui devaient servir à le consoler. Et je n'étais pas assez inhumain pour le laisser geindre sans s'arrêter de pleurer. C'était mon ami, malgré ces années de séparation. Je ne tenais pas à briser ce dernier lien qui me reliait à ma vie précédente.

"J'ai pas mieux. Je crois que tu vas devoir attendre le prochain tour pour me raconter ça..."

J'ai un faible sourire en coin en disant cela. J'avais vu à son regard qu'il avait une énorme erreur à m'avouer et j'avais en tête qu'une fille était derrière tout ça. L'amour, ça vous brise un homme. J'espérais presque pouvoir l'aider pour racheter mon absence de ces dernières années. Mais Aldous allait rapidement savoir que j'étais le pire d'entre tous quand il s'agissait de ces dames.
Je sens la serveuse repasser derrière moi pour atteindre une autre table. J'ai le malheur d'inspirer à son passage et de sentir mon coeur accélérer presque immédiatement. L'odeur de la chair, du sang, d'une femme. Je ne sais pas pourquoi j'avais cette prédilection pour elles quand il s'agissait de me sustenter, mais j'avais un mal fou à résister. J'inspire longuement sur ma cigarette pour effacer ce doux parfum derrière l'odeur âpre de la fumée et je baisse les yeux vers mes cartes qui resteront cachées pour éviter à mon vieux frère de retourner dans son chagrin.

"J'ai parié mon histoire avec Juliette mais ça concerne tellement plus qu'elle..."

Rien à faire, toute la fumée du monde ne pourra pas effacer l'odeur qui me hante désormais. Un vrai requin dans une vague de sang mélangé à l'iode marin. Et le souvenir de ma fausse Capulet ne m'aide pas à faire abstraction de tout ce que je pourrais infliger à cette pauvre barmaid qui tente seulement de gagner son salaire.

"On s'entendait tellement bien. J'avais jamais connu ça avant. C'était elle ou rien jusqu'à la fin de mes jours. Mais tout finit toujours par merder avec moi..."

Je reprends une bouffée de ma cigarette, fuyant le regard d'Aldous.

"Elle est tombée enceinte. On a fait les cons et voilà le résultat. Juliette a voulu le garder. Moi aussi. Mais on se voyait pas élever un gosse entre maman qui se déshabille pour du fric et papa qui deale et vole des connards. Alors quand elle a proposé qu'on parte, qu'on arrête les conneries et qu'on se range, j'ai dit oui. Je lui aurais donné ma vie si elle me l'avait demandé."

Je lui aurais tout donné s'il avait fallu.

C'était Juliette, l'amour de ma vie. La femme que je ne retrouverais jamais même maintenant que j'étais immortel. Une femme de sa trempe, capable de m'aimer malgré mes erreurs et mon passé, ça n'arriverait plus jamais. Je pouvais combler son absence avec toutes les gonzesses de cette ville, aucune ne vaudrait jamais autant à mes yeux que ma Capulet, ma maudite Capulet.
Je sens ma gorge se serrer rien qu'à l'évocation de Juliette. Je détourne mon regard plus bas en crispant entre mes doigts mon zippo métallique. J'ai presque du mal à continuer et pourtant c'est comme si toute cette histoire ne me faisait plus assez mal pour que je veuille l'oublier. J'avais envie d'en parler, de geindre moi aussi. Mais j'en étais incapable. Ma fierté, ma misanthropie, ma souffrance, je ne pouvais pas céder. Je ne devais pas céder.

"Mais... On pouvait pas faire ça du jour au lendemain. Alors on a attendu d'avoir de quoi partir et... On s'est enfuit. On n'a pas réfléchit à tout ce qu'on laissait derrière nous. On voulait juste pouvoir élever un mioche correctement."

On.

Elle est moi. Ça me semblait si loin désormais. J'avais l'impression de parler d'un rêve lointain, de la vie d'un autre. Pourtant, cette vie-là, cette femme-là, elle avait été la mienne.

"On s'est installés en Californie, comme le gentil petit couple marié qu'on était devenus. Et puis un gosse ça suffisait pas, un deuxième est arrivé. Enfin... Une... C'était une fille cette fois..."

Je m'arrête une seconde. J'ai du mal à la citer alors que j'ai l'impression de l'avoir à peine connue. Elle était si petite encore quand elle m'a été enlevée. Je lui lisais encore des histoires pour l'endormir. Elle m'appelait encore "papa" avec ses grands yeux bleus et ses étreintes sans fin.

Amélia et Tyler.

On avait décidé de l'appeler Amélia simplement parce que c'était beau à prononcer. Tyler aussi, c'était une idée venue comme ça. Une idée de Juliette surtout.
J'avais été père. J'avais eu une famille. Je rentrais du boulot pour les voir, pour que Juliette m'annonce que l'un avait dit son premier mot, l'autre avait fait sa première rentrée scolaire. Je les chérissais plus que ma propre vie. Je leur dessinais des petits monstres. Je leur mettais des Disney.

Je les aimais.

"J'ai repris un job de tatoueur, on envisageait d'avoir un troisième rejeton, et puis tout allait parfaitement bien."

Jusqu'à ce que plus rien n'aille bien.

"Et... Et je suis rentré... Un soir..."

Depuis quand je n'avais pas parlé de tout ceci? Je ne voulais même pas raconter la suite, par peur que soudain mes souvenirs ne s'embrasent eux aussi sans plus jamais revenir. J'avais l'impression que je revivais ces événements encore une fois, sans pouvoir rien y changer. Je savais très bien ce qui allait se passer ensuite mais je ne pouvais rien y changer. J'avais déjà signé leur arrêt de mort en commençant à raconter cette histoire.

"C'est arrivé comme ça... Tout à pris feu... La cuisine, le salon, les chambres, tout. Je suis rentré trop tard. Les pompiers sont arrivés trop tard. Et... J'ai même pas eu le temps de revoir Juliette..."

La dernière fois que je l'ai vue, c'était la veille.

"Nos enfants, j'ai juste eu quelques secondes pour voir les ambulanciers les emmener à l'hôpital... Après ça, j'étais veuf et sans enfants. C'est tout..."

Je pose ma cigarette dans le cendrier, les yeux rivés vers les cendres qui en tombent encore.

"Ils sont tous morts dans un incendie et j'ai pas eu le temps de leur dire adieu."

J'ai repris mon calme, m'éloignant peu à peu de mon deuil et de mes sentiments. Ma cigarette reprend place entre mes dents pendant que je bats les cartes, préparant le terrain pour la partie suivante. Il m'a fallu toute une vie pour apprendre à bluffer. Mais même avec ce talent certain, je n'étais pas capable de cacher ma détresse quand il s'agissait de ma famille disparue. Je me contentais de reporter l'attention ailleurs et de me vider l'esprit comme si le surplus d'émotions avait la capacité de devenir un vide intégral. Le néant le plus total.
J'avais été un mari, un père, un type respectable. J'avais tout fait pour changer cette vie que je menais, pour Juliette, pour nos enfants, pour ma famille. Ma seule récompense pour tous ces efforts avait été un grand feu de joie qui m'avait prouvé que peu importe nos efforts, le hasard finit par faire ce qui lui plait.
Je m'en voulais d'avoir laissé cet instrument du destin me voler ma famille et leur faire un tel mal. J'avais du enterrer ma femme, mon fils et ma fille le même jour.

"Tu sais ce qui est le pire dans tout ça?..."

Car, dans de tels moments, on s'attache à des détails qui nous torturent jour après jour...

"La dernière chose que j'ai dit à mes enfants... C'était "à ce soir"... Et maintenant... Je pourrais jamais les rejoindre, où qu'ils soient..."

Je n'avais jamais cru à une vie après la mort avant. Mais devenir Stryge m'avait arraché la chance infime d'être à nouveau avec ma famille un jour ou l'autre. Alors toutes ces croyances, je n'y voyais plus le moindre intérêt.
Je tremble en reposant le paquet de cartes sur la table. Je suis à bout de nerfs. Je n'aurais jamais du raconter cette histoire. Elle était très bien là où elle était, enterrée avec ma famille et toute ma vie. J'en ai presque oublié l'odeur du sang. Je ressens pourtant la faim mais je n'ai pas envie d'y céder. Je préfère encore la laisser s'installer. Elle occupera mes pensées et m'empêchera de me torturer davantage avec mon passé. J'aurais simplement voulu les revoir une dernière fois. Je voudrais pouvoir être avec eux.

Je voudrais pouvoir mourir.


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Alone We Die, My Frozen Angel
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28 Août 2016 - 3h00 - Aldous & Dante


Il a pas baisser son jeu. Si j'avais eu toute ma tête, j'aurais direct piger l'entourloupe. Et j'aurais pris ses cartes pour être sur. Mais j'suis pas en état. Il m'dit qu'il a perdu, j'le crois aussi bien qu's'il avait dit l'contraire. L'héro s'distille dans mes veines, l'Jack la noie un peu. J'sens la descente arrivée, la pente plus hard. J'ai la nausée, la tête qui tourne. J'le vois qui change d'expression. Y a un voile triste qui r'couvre ses yeux. Et son visage est vachement plus grave. Il souffre d'jà. Ca fait mal d'se r'plonger dans l'passé. Et il essaye d'cacher ça derrière ses bouffées d'tabac. Mais ça sert à rien. C'est à son tour d'baisser les yeux. A son tour d'ravaler ses larmes en s'mordant la langue. A son tour d'tutoyer les salop'ries qu'ce monde lui a fait. Ca fait mal d'faire face à tout ça. C'est plus facile d'oublier, d'refouler tout bien au fond, d'creuser toujours plus profond pour balancer d'la terre d'ssus. Sauf qu'à trop recouvrir l'cercueil d'ces vieux démons, en s'enterre soit même. Mon vieux frère a bien changé aussi. J'l'écoute en triturant les deux dix qu'j'ai r'tourné. Le pique et l'carreau s'mélangent. Les formes, les couleurs. Ils d'viennent des gens. Un mec brun, une fille rousse. J'ai pas à m'forcer pour imaginer la trogne d'toute sa p'tite famille. Et j'frissonne quand il parle du feu.

Il baisse sa garde et Aldous le sent. Il ne dit rien. Silencieusement, il voit les flammes lécher les pieds des enfants de Dante, dévorer leurs petits corps dans le tourment d'un brasier sans fin. Des pauvres gosses qui avaient l'avenir devant eux. Et puis son seul amour. Il n'a rien de compatissant, rien de sympathique, mais à cet instant, le Sidh souffre avec son ami. Il crispe sa paume autour du paquet de cartes, l'autre après la bouteille. Et il serre. Comme s'il serrait sa main pour lui dire de pas s'en faire. Comme s'il serait sa nuque alors qu'il s'abandonnait dans une étreinte fraternelle. Mais Dante ne ferait rien de cela. Dante a vécu toute sa vie par le mensonge et le bluff, c'est ainsi qu'il a fait fortune, ainsi qu'il s'est échappé de tout. Il n'a pas la faiblesse d'Aldous, il ne se soumettrait pas à sa souffrance. Il restera fier et digne. Alors que c'est Aldous qui voudrait d'une épaule où poser son front pour oublier un moment la douleur qui ronge ses entrailles. Il ne dit rien, il ne respire pas. Il déglutit faiblement pour avaler la bile qui remonte dans sa gorge. Les derniers mot de Dante sont un crève-coeur, il le sent sans peine. Il tique, une grimace gêné tord sa bouche. Il sait pas vraiment quoi dire. Il se remet à respirer, instinctivement, comme si ça lui redonnait un peu d'humanité.

"Dis toi que au moins t'as pu avoir des gosses."


Un silence. Tu parles d'une compassion, tu parles d'un réconfort. Faut croire qu'j'suis aussi doué qu'lui pour ça. T'façon, on est pas là pour ça. Si on voulait une oreille bienveillante et un pisse mémé avec du miel, c'était pas l'un avec l'autre qu'on allait l'trouver. Il a été brusque en parlant d'son talent d'manipulateur. J'suis surement aussi cruel. Mais j'sais rien faire d'autre. J'dis juste c'que j'pense. Et c'qui est vrai.

"J'ai toujours voulu d'ça. C'était comme ça qu'j'voyais ma vie quand j'me suis barré d'chez moi. Une belle poulette un peu ronde, avec un visage de poupée, gentille et douce. Qui m'pondrait trois beaux gamins tout blonds. Une p'tite baraque dans une banlieue pas trop cher, un job sympa et pas trop prenant. Vieillir à deux à s'occuper d'un jardin où rien pousse et d'fleurs qui font c'qu'elles veulent. Avoir des p'tites enfants, les emmener à la pèche et à la chasse. Et rentrer manger des gâteaux. L'genre d'enfance qu'j'ai pas eu. J'voulais ça. J'voulais pas c'que j'suis d'venu. J'ai une chance d'me rattraper, d'faire mieux, mais des gosses, ça j'pourrais jamais en avoir. Même si j'me trouais l'cul pour r'prendre ma vie en main. Même si j'voulais."


J'vois pas c'que j'peux lui dire d'autres. Vaut mieux avoir été heureux un peu et qu'ce soit fini qu'avoir jamais rien connu d'autre qu'la souffrance et la haine. J'suis né d'la haine, j'ai grandi dans la haine, j'suis mort dans la haine et j'suis r'venu dans la haine. Toute ma putain d'vie et ma putain d'mort tourne autour d'ça. Haïr, détruire, s'venger, tuer. Faire mal. C'est tout c'que j'connais. Tu parles d'un pathétique. La serveuse r'commence à passer près d'nous et j'capte un truc. La mort. La mort qui plane. La mort qui rode. J'la sens qui m'appelle, la Faucheur, qui m'pousse au cul pour m'dire qu'elle arrive. J'scrute un peu mon ami.


"T'pourrais pas les r'joindre même si tu crevais maintenant. C'est l'même discours d'merde qu'ce connard de gourou d'mes deux. Après la mort, y a rien. Rien ou alors ça ..."

Les désignant, lui et Dante, ça se passait de commentaire. L'au-delà n'avait rien du jardin d'Eden que promettent les curés dans les églises. Et la mort se pointait toujours dans les pires moments. C'était un jeu pour elle, reine sur l'échiquier de la vie, elle prenait les pions et ... échec et mat. Tout s'arrête quand elle l'avait décidé. Aldous inspire. Il a compris. Il frotte doucement sa barbe alors que son regard se pose sur la serveuse, sur Dante et sur le jeu de cartes qu'il vient d'poser sur la table. Il s'en empare et donne à nouveau. De toute façon, il fallait se changer les idées, à l'un comme à l'autre. Et puis au point où ils en étaient ... Quand les cartes sont à nouveau données, il regarde sa main. Une paire de trois. La chance n'était vraiment pas avec lui. Il renifle un peu et grattouille son menton. Il pose ses lourdes prunelles bleues cernées de noir sur Dante.

"Tu la bouff'rais bien hein ? Dis pas non, j'le sens. Mais ... c'est pas l'moment. Alors, tu veux toujours savoir cette putain d'bourde qu'j'ai fais ? J'pense qu'c'est pour bientôt ... Paire de trois."


Et il abat à nouveau son jeu et prenant une énième gorgée de whisky.



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J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Dim 14 Aoû - 23:17

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.






J'ai faim.

Et Aldous a raison, je serais plus que ravi de faire de cette délicate serveuse mon dîner. Je pouvais déjà l'imaginer morte et vidée de son sang. J'allais bientôt pouvoir devenir leur groupe sanguin rien qu'à l'odeur si ça continuait. Elle était parfaitement dans mes critères, jeune, jolie, débordée par sa clientèle au point que sa queue de cheval laissait s'échapper quelques mèches qu'elle repoussait de son visage continuellement. Je me demande si tous les stryges ont de telles préférences. Pour moi, c'étaient clairement les femmes mon pêché mignon. Elles avaient cette capacité fascinante de faire battre à nouveau mon coeur et de me laisser le souffle court. C'était peut-être du à la mort de Juliette et à cette absence que je comblais nuit après nuit, mais j'avais un point faible pour les belles femmes et surtout pour celles qui me rappelaient mon ex-épouse.
Je baisse les yeux vers les cartes que pose Aldous sur la table. Le rouge des carreaux me ramène immédiatement à celui du sang et ma faim ne fait que s'amplifier. J'ai besoin de ses artères, de sa chair, de tout ce qu'elle a et que je ne peux plus avoir entre mes bras quand je vais me coucher. C'est comme... Une drogue, aussi saugrenu que ça puisse paraître. C'est bien au delà du simple besoin physique, c'est une nécessité. Ma santé mentale est en jeu, chaque soir, à chaque fois que je me retrouve les bras couverts de sang au fond de ma salle de bain, à chialer sur mes conneries.

"Quinte flush..."

J'annonce ma victoire ainsi tout en posant ma suite de piques allant du sept au valet. Difficile de faire mieux et très franchement, j'en étais ravi. Je ne voulais pas continuer d'esquisser les drames de ma vie plus longtemps. Je me sentais comme dans un état second. Mes souvenirs me hantaient encore, le parfum de la serveuse également. J'avais le sentiment d'être ailleurs pendant que mon corps était assis à cette table de poker.

"T'es bon pour me faire part de ta méchante bourde, vieux frère."

Ma voix est plus monotone qu'à l'accoutumé, j'ai le regard perdu dans le vide, oscillant entre le sol et les courbes de la serveuse. Je me décide à reprendre la bouteille pour en descendre une bonne quantité, espérant me sentir infimement mieux. Malheureusement, je me sens seulement un peu émèché, rien de suffisant pour dissiper de mes pensées ces immondes souvenirs et cette accablante soif.
J'aurais tant voulu abréger tout ceci, mais Aldous avait bien raison sur un point: la mort, ça ne nous donne rien de plus. Et j'avais cette ferme croyance que rien de bon ne m'attendait dans l'au-delà. Si tant est qu'il y en avait un. J'avais survécu à la mort et, en la tutoyant, j'avais accepté de perdre ma chance d'avoir la mêle fin que ma famille. Mon décès, c'était ça. Des filles faciles, des poker entre macchabées, et un besoin inassouvissable.

Juliette, si tu savais...

Chérie, si tu savais ce que j'étais devenu. Si tu me voyais réduire mon existence à ce ramassis de vices et d'erreurs. Si tu pouvais voir le monstre que je devenais sans toi. Sans les enfants. Si tu savais comme tu me manque, comme vous me manquez tous. Je voudrais que tu sois là pour moi, pour me dire que je ne devrais pas faire ça, pour me tenir à l'écart de mes démons. Je voudrais que tu sois avec moi pour m'aider. J'ai besoin de toi, de ta présence, de tes conseils, de ton affection pour moi. Personne ne m'aimera jamais comme tu l'as fait parce que... Je dois me rendre à l'évidence. Je suis devenu une horreur de la nature sans toi.

Si tu savais ce que ta mort me fait...

Je joue avec la flamme de mon briquet, attendant les histoires d'Aldous en m'affaissant de plus en plus contre la table, les yeux rivés sur la serveuse. J'ai besoin de ce sang. J'ai besoin de son sang. Je me sens comme un fauve en cage, incapable d'attraper la proie qu'on met devant lui alors qu'elle est si proche. J'éteins mon briquet en claquant le couvercle sur la flamme avant de reporter mon attention sur Aldous, crispant les doigts sur mon zippo métallique. Je ne le sais pas, mais mes pupilles se dilatent en un clignement et rendent mon regard plus inquiétant qu'il ne l'était.

"J'espère que c'est plus gore que ce que je vais faire à la serveuse plus tard..."


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Lun 15 Aoû - 0:21
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28 Août 2016 - 3h00 - Aldous & Dante


Encore gagné. Pas qu'ça m'surprenne. D'puis l'début, j'ai tellement d'poisse qu'c'était pas avec une paire d'trois qu'j'allais gagné. Et bien comme il faut. Une quinte flush. Rien qu'ça. J'soupire. J'vois bien qu'son visage a changé. J'vois bien qu'y a d'la faim dans son regard. J'reconnais l'visage d'Jezabel quand elle a faim. Et j'ai bien compris comment ça allait finir pour la serveur. J'dis rien. J'vaux pas mieux qu'lui d'toute façon. Deux alcooliques, chacun drogué par sa propre came, avide d'tuerie. Pourtant, c'est pas ça qu'j'vais lui dire. C'est beaucoup plus con comme histoire. Fin ça dépend du point d'vue. Disons qu'c'est c'que j'ai vécu d'plus normal dans ma chienne d'vie. C'qui s'rapproche l'plus d'une relation normale. J'soupire. Ca fait deux putains d'semaines qu'sa gueule me hante. Plus qu'd'habitude. Parce qu'j'l'ai vu. Au début, j'pensais qu'j'avais halluciné. Et en fait non. J'suis sur qu'il était là. J'l'ai senti. Ca r'monte des souvenirs et j'sens qu'j'vais gerber. C'est l'histoire d'Dante avec sa Juliette qui m'retourne. Parce qu'ça m'fait encore plus penser à lui. Fais chier.

Il soupire et ne dit rien. Sa main tremble quand elle gratte sa barbe, geste réflexe qui le calme. Shea aimait cette manie qu'il avait. Il trouvait ça marrant, ce tique. Ca avait commencé la première fois qu'ils s'étaient vus, dans l'après-midi brûlante où ils avaient réparé sa moto en buvant des bières. En lui montrant la douche, il avait souris en lui montrant sa barbe pleine de cambouis. Aldous sent son corps mort se serrer et battre de l'air. Il suffoque. Il voudrait chasser ses souvenirs de sa tête, mais l'héroïne se mêle au Jack pour n'en faire qu'à sa tête. Elle n'aime que lui et lui montre son visage à chaque tripe. Pour mieux l'enfoncer. Pour lui faire encore plus mal. Il n'en sait rien, à croire que son propre masochisme est plus autodestructeur qu'il le croit. Dante s'amuse un moment avec la flamme de son zippo et un frisson court le long du dos de l'Ombre. Le feu. Il ne supporte pas sa vue trop longtemps, surtout avec la fascination dans le regard de son ami. Il gratte plus farouchement sa barbe en humidifiant sa bouche. Quand la flamme disparaît, il sort de son mutisme.

"Désolé d'te décevoir vieux frère, y a rien d'drôle là d'dans. C'est juste bien pathétique. J'te parl'rais des gens qu'j'ai buté après si ça t'excite tellement mais j'suis pas sur qu'ce soit super intéressant ..."

J'respire. J'manque d'air même si j'en ai pas b'soin. Encore une connerie qu'j'ai raconté à personne. Dante mon vieux, t'es un putain d'chanceux, tu connait'ras tous mes p'tits secrets en l'espace d'une putain d'soirée. J'regarde la serveuse pour fixer mon attention quelqu'part. C'est vrai qu'elle est jolie. Mais j'reste mou en la matant. Alors qu'il suffit qu'je pense à Shea pour ... Et merde ça r'commence. Ma coupure au bras m'fait mal. Comme pour m'rappeler ma chute cuisante en m'astiquant l'jonc en pensant à lui. Pathétique.

"J'ai été amoureux. Une fois. On va dire amoureux normalement, j'compte pas l'coup du connard d'gourou qui m'a buté. Et j'ai tout foutu en l'air."

C'est plus difficile qu'j'pensais. Comme quoi, quand on croit qu'une merde a oublié, elle revient t'coller aux basques pour te prouver qu'tu s'ras jamais tranquille. C'est dur d'continuer. Dur d'me concentrer. Mon crâne me pollue d'souvenir tous plus bandant les uns qu'les autres. J'dois m'coincer la bite dans l'élastique du calbute pour pas qu'elle foute le camp j'sais pas où.

"J'l'ai rencontré en vacances. Y a six ans d'jà. J'en avais marre d'ma vie d'merde. Marre d'rien foutre. J'venais d'prendre un clebs, alors j'ai pris l'chiot, la moto et j'me suis barré. C'était en Nouvelle-Zélande. J'étais paumé dans la pire pampa qu'existe. A côté, l'Nebraska c'est l'grand luxe. Et ma bécane qui s'met à déconner grave. J'ai fini par trouver un garage d'ouvert. Un miracle."

Il se sent con à raconter ça. Encore plus con à chaque phrase. Pathétique et misérable aussi. Il recommence avec son tic dans la barbe, ses ongles griffant la peau épaisse pour laisser des marques rouges. C'est compulsif, comme si tous ses poils le démangeaient en même temps. Avec ses doigts qui tremblent, il doit se tenir un moment à la bouteille avant d'en boire une gorgée. Ses pensées s'emmêlent encore davantage. Comme s'il en avait besoin. Son esprit était à peine là. Son esprit était retourné six ans en arrière, en Nouvelle Zélande, auprès de Shea.

"On a réparé la bécane ensemble. On a bu des bières. Quand ça a été fini, il a fermé le garage et on est allé dans un bar. On a picolé, on s'parlait comme des vieux potes d'toujours. P'is l'bar a fermé. J'avais nulle part où crécher. Il m'a invité chez lui et ... Et rien. J'étais trop bourré pour bander, et j'pense qu'lui aussi. On a juste dormi ensemble. C'était zarb' quand on s'est l'vé. Sauf qu'on a fait un peu comme si d'rien n'était."

Il avait chaud. Sa main devenait moite autour de la bouteille et le Jack diminuait à vue d'oeil. Il se sentait presque pousser des ailes. Il avait un sourire tendre en pensant à Shea, et en racontant leur histoire plutôt banale à Dante. Il ne voyait même plus Dante en fait. Il était complètement plongé dans ses souvenirs de bonheur. Un temps révolu. Et pourtant ...

"J'suis resté en ville. J'sais même pas pourquoi d'ailleurs. Et on s'est r'vu. Tous les soirs d'la s'maine. J'venais la journée lui donner un coup d'main au garage, p'is le soir, on allait au bar, on s'torchait la gueule et on dormait ensemble. Même si j'avais trouver une piaule. Sauf qu'un soir, on a pas fait qu'dormir. J'sais pas pourquoi. Pourquoi c'soir là alors qu'j'avais envie d'lui à en crever d'puis l'premier jour. J'avais jamais vécu un truc pareil. Mais l'lendemain, c'était comme si rien c'était passé. J'pense qu'on faisait tous les deux l'autruches, pis qu'ça nous convenait bien comme ça."


Sa voix se fait plus morne, plus grave à mesure que son récit avance. En prévision de la fin tragique. Des regrets qui entourent encore cette période qui aurait pu être l'une des plus belles de sa vie. Des remords d'avoir agi comme le dernier des abrutis. Et peut être l'appréhension du jugement d'son vieux pote qui accuse le coup en silence.

"Ca a duré quelques mois. Deux ou trois. Pis un soir, quand on a fait l'amour, je ... je lui ai dis que je l'aimais. Sans faire exprès. C'est sorti tout seul. J'sais même pas s'il m'a entendu. J'sais même pas si j'l'ai pas que penser au final. Mais c'était trop dur d'assumer, trop dur d'faire face. J'ai flippé. Comme un con j'ai flippé ma race. Et ... j'me suis barré. En pleine nuit, sans rien dire. Juste un mot griffonné sur l'coin d'une feuille qui traînait là. J'me suis barré ..."




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