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aldous & mara ▽ Racing down into oblivion.

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Stiletto-heeled stone cold bitch
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Stiletto-heeled stone cold bitch

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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
Nothing you'd miss but
It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
I never lost control
Who knows ? not me
We never lost control
You're face to face
With The Man Who Sold The World.
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Ven 22 Juil - 9:47

Racing down into oblivion.
"Don't break me down I've been travelin' too long, I've been trying too hard with one pretty song. I hear the birds on the summer breeze, I drive fast, I am alone in midnight. Been tryin' hard not to get into trouble, but I, I've got a war in my mind."

Woodkid - Iron ▽ Ne dit-on pas que les assassins reviennent sur les lieux de leur crime ? A la différence près que Mara n'avait encore assassiné personne, l'idée était là. Elle avait rejoins les abords du lac Ontario quelques jours après ses extractions délictuelles, la tête pleine des scènes des dernières semaines. Une envie de rendre tenace agitait ses intérieurs et sur le bas côté de la route, elle ne rendit que du sang, la gorge gonflée de peur et d'excitation mêlés. Personne n'était encore venu la chercher chez elle, personne ne lui avait encore posé de questions ; elle redoutait l'instant fatal où on apposerait sur elle le seau qu'elle aimait pourtant confusément : criminelle. La Goule lécha le sang sur ses lèvres gercées, tirées par l'angoisse et maîtrisa ses tremblements d'enfant en fermant son manteau sur son corps maigre, comme on tire le rideau sur une scène pour passer à la suivante. N'était-il pas ridicule de craindre ce qu'on rêve d'être ? N'était-il pas stupide de rêver être ce que l'on craint le plus ? Tout cela n'avait pas de sens et les pulsions de la Stryge s'étaient apaisées ces derniers soirs ; elle avait relativisé. Son angoisse fiévreuse d'être prise lui avait procuré de savants soupirs de plaisir et de terribles spasmes de crainte que même la présence de ces nouveaux proches n'avait su tranquilliser. Scélérat demeure scélérat et c'était d’instinct qu'elle revenait rôder comme une bête assoiffée sur les lieux de son forfait, comme pour l’exorciser de sa mémoire. La rousse déglutit et enfila ses gants de cuir noir.

L'ambiance étrange des abords boisés du lac ressemblait à celle de ces mauvais Giallos italiens. La police était assurément déjà passée et Mara n'aurait aucune preuve à dissimuler ; elle le savait. Alors pourquoi revenir ? La petite avait tous les pouvoirs : elle avait vu son visage, que la Stryge n'avait pas souhaité cacher. Les gens ont le droit de voir le visage de ceux qui vont les tuer. Ce n'est pas loyal sinon ; ce n'est pas intéressant. Alice... c'était Alice, Sweet Alice d'Alfred Sole sur son téléviseur la nuit d'après, Alice in chains qui passait dans sa voiture la nuit même et Alice in Wonderland dans sa bibliothèque quand elle était rentrée de sa rencontre avec Diane au Value Inn. Cette fille-là, avec son regard noir et ses genoux bleus, elle avait du mal à l'oublier. Cette fille qu'elle avait voulu tuer, voir manger. Cette fille qui ne tenait pas à la vie et se riait de la mort avec désinvolture. Combien de plaies avait-elle dû panser seule pour en arriver là ? Mara demeura songeuse, très grande et très maigre dans son manteau bien coupé mais ses bottes trop grandes : elle avait mit des chaussures d'hommes par crainte qu'on devine les empreintes de ses talons de marques. La paranoïa n'est pas aux grandes bêtes ; c'est un fait humain. Assurément, la rousse est humaine et ce constat la terrifiait.

Non, il n'y avait plus rien ici. Juste un peu de sang dans les feuilles éparpillées aux quatre vents, des empreintes fouillis, un trou à peine rebouché sur lequel elle se pencha, l’œil absent. La fatigue des dernières semaines, le manque du sang d'Avalon et ses traitements, la brutalité de Noirceur qui l'avait littéralement plumée et arraché les ailes. Peut-être avait-elle ce genre de pulsions pour fuir les mauvais traitements. Kai lui avait dit qu'elle serait une victime toute sa vie et qu'elle ne serait jamais un prédateur, en plantant un crochet dansle point de sa langue, en faisant subir à son corps de multiples outrages. Mais de son ouvrage maudit, Mara s'était relevée ; de celui de Noirceur, elle s'était relevée aussi. Elle avait pris les coups comme une simple poupée de chiffons, mais n'était pas encore déchirée. Pourtant, la stryge était invariablement cassé. Elle le savait. Sinon pourquoi vouloir aussi froidement assassiner quelqu'un ? Ce n'était pas qu'elle regrettait son geste ni son avortement. Les choses s'étaient ainsi passées et il fallait à présent les assumer. La passion qu'elle avait espéré ressentir, celle dont parlait Heathcliff... elle ne l'avait pas ressenti dans les premiers instants. Ce n'était qu'une fois le sang éclaboussant l'air qu'elle avait senti l'émoi sincère qui était retourné dans les tréfonds de son ventre sitôt le couteau baissé. Parti comme il était venu, disparu même de l'étreinte avec la Sidh. N'était-elle donc plus calame de la moindre passion ? Quand on la torturait, elle s'éteignait simplement. Quand on l'aimait, elle rationalisait sur un prochain départ. Quand on la craignait, elle ne ressentait rien que de la gène.

Ses sens perçurent comme un craquement, au loin. La Stryge n'aurait su évaluer la distance mais elle fit rapidement volte-face, les mains dans les poches de sa veste. La cigarette qu'elle avait allumée pendait à ses lèvres pincées, à moitié consumée toute seule et malgré son calme ambiant, ses yeux était ceux d'un oiseau affolé. Elle recula d'un pas, puis de deux. Quelqu'un approchait et elle n'aurait pas le temps de s'enfuir sans être remarquée.
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Alone We Die, My Frozen Angel
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Messages : 238 Je suis arrivé(e) le : 07/07/2016 Sous les traits de : Charlie Hunnam Je me dédouble : Heathcliff A. Lovecraft & Jahaal J. Sepehr & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : SWAN Points : 2313 Couleurs RP : #003366

J'ai : 75 ans Age d'apparence : 28 ans Je travaille comme : Mécanicien/Carrossier Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Au ras des pâquerettes
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Ven 22 Juil - 17:13
Racing Down To Oblivion



2 Août - 22h - Aldous& Mara


Y a des putains d'ronces qui s'enroulent dans mes jambes. J'ai beau les écraser avec mes grolles, y a pas moyen d's'en défaire. Cette putain d'forêt est un calvaire. Un truc flippant style film d'horreur japonnais. Qu'est c'que j'fous là, bordel ? Laisse moi réfléchir ... J'ai promis à cette gosse d'l'aider. Surprenant hein ? Faut croire qu'j'suis pas totalement pourri jusqu'au trognon ! J'en ai rien à foutre d'accompagner les âmes au moment d'leur mort, j'en ai rien à branler de tous ses vieux crétins qui crèvent partout dans l'monde. Pour ça qu'la lumière s'est barré et qu'j'suis d'venu c'que j'suis. L'Ombre. Mais j'y peux rien, j'suis attiré par la mort quand même. Genre happé un peu n'importe quand. Au début, ça m'le f'sait avec tout l'monde. Mais j'restais là, j'les r'gardais mourir sans rien faire. Sauf quelques uns. Quelques uns comme Alice. C'était une pauvre gosse. Elle m'ressemble pas mal si on r'garde bien. Plutôt paumée, plutôt seule, et plutôt conne quand il s'agit d'monter dans la bagnole d'la première psychopathe qui passe. J'connais ça, l'sentiment d'errance, d'appartenir à rien, d'tenir à personne, d'vouloir aller nulle part. Pas envie d'mourir mais plus envie d'vivre. Un trop gros foutage de gueule ! Alice c'était c'genre là. Ca f'sait plusieurs fois qu'elle faisait des conneries, plusieurs fois qu'on m'appelait parce qu'elle allait y passer. A chaque fois, elle avait une putain d'chance et elle survivait. J'sais pas trop c'qu'elle cherche. Si le fait de frôler la mort la maintient en vie, si l'adrénaline de la survie reste c'qui ressemble l'plus à ressentir quelque chose. Parce qu'au bout d'un moment, à force d'en prendre plein la gueule, tu r'sens plus rien du tout. Et c'est ça l'pire, vivre comme une coquille vide qui peut plus rien ressentir.

Il est tard. Il fait nuit. Il est sorti de l'hôpital général il y a environ deux heures, le temps de rejoindre en bécane, le lieu du crime. Il reconnaissait la route sans problème même si la première fois, il était arrivé en flottant pour se matérialiser juste derrière un tronc d'arbre. Comme si le lieu lui était familier. Alice l'avait appelé, à sa façon. C'était bizarre, le lien qu'il avait avec elle. La première fois qu'elle a voulu se tuer, en bouffant des cachetons, il était apparu devant elle et l'avait regarder longuement sous sa forme immatérielle avant d'apparaître. Au début, elle croyait qu'il était une sorte d'ange de la mort, un truc un peu glauque et badass en même temps. Ils avaient parlé longtemps en fumant un pète après qu'elle se soit fait vomir et qu'elle recrache ses foutues pilules. Faut croire que déjà à l'époque, son envie de mourir était tangente. Puis Aldous est parti. La fois suivante, elle avait essayer de se couper les veines. Un fiasco total. Mais il était encore apparu près d'elle. Finalement, elle avait compris qu'à chaque fois qu'elle s'apprêtait à en finir, il était là. Elle fut pas surprise de le voir débarquer à l'hosto, mais cette fois, c'était différent. Cette fois, c'était pas Alice qui s'était fait du mal. C'était quelqu'un d'autre. Elle lui avait raconté le récit de cette nuit infernale, ce dont elle se souvenait : la voiture de luxe, la propriétaire cinglée qui l'avait pris en auto-stop, leurs conversations bizarres, la certitude qu'elle avait que l'inconnue allait la tuer. Elle l'avait suivi sans rechigner, elle l'avait même regarder creuser sa tombe. Elle n'avait presque pas bronché quand la rousse lui avait sauté dessus avec sa pelle. Et puis la douleur du coup, et le trou noir. Elle sait pas comment elle a survécu, elle s'est juste réveillée à l'hôpital, branchée à dix milles tuyaux, avec l'impression d'être en mille morceaux. Alors quand il est venu la voir, elle lui a simplement demander "pourquoi".

Pourquoi ... Ouais c'était une bonne foutue question à poser. Pourquoi une folle dingue qui va jusqu'à creuser la tombe d'sa victime, arrête son geste. J'en sais foutrement rien et j'avais rien à lui dire, à la gosse. Avec ses grands yeux noisettes et son bandage sur la tête, j'pouvais pas la laisser sans réponse. Moi, j'l'avais trouvé après la bataille. J'suis arrivée quand les premières sirènes ont couiné au milieu d'la nuit. Y avait plus personne sur les lieux. J'avais la description d'celle qui avait attaqué Alice. Une grande femme maigre, à l'air malade, rousse avec un visage dur, cruel. Et très classe. Mouais, j'vois pas trop comment tu peux t'habiller classe pour marcher dans c'foutu bourbier dégueulasse, mais bon. Et elle puait la mort. Tu parles d'un indice ... Des rousses à l'air cadavérique qui font flipper, j'en ai croisé, faut pas croire. Mais bon, c'est pas pour autant qu'ça m'aide. J'me suis dit qu'fallait bien commencer par quelqu'part. Alors j'suis venu là où Alice s'est faite avoir. Des fois qu'j'trouve un truc qu'les condés ont zappé -ce s'rait pas si surprenant, y a des facultés qu'j'ai et pas eux. Ca m'a pas trop plu d'laisser la bécane sur l'bord d'la route, près d'un vieux motel dégueulasse où même moi j'aurais pas voulu faire de passes. Pffff sacré calvaire. J'sens qu'j'approche du but, et puis y a Ur' qui couine, c'est bon signe. Il va être bon pour le jet en rentrant vu comme il s'en fout plein les pattes au milieu d'la gadoue. Foutue forêt d'mes deux. Foutue gamine.

Aldous finit par approcher de l'endroit plutôt familier où il avait été attiré. Il reconnait à travers les ténèbres qu'il perce sans problème du regard, un arbre salement amoché qui l'avait déjà interpellé la première fois. Il se dirige à tâtons, au milieu de la végétation. Son sens de l'orientation s'arrêtait à l'asphalte, dès qu'on quittait la bécane pour les pattes, y avait plus personne. Du coup, il n'avait pas remarqué qu'il s'enfonçait dans la boue alors qu'un chemin parallèle était parfaitement aménagé ... Tant pis, au final, ce qui est fait est fait ! Alors qu'il arrive au niveau d'un espace plat, au terrain trituré, il sent une présence. Ses sens de Sidh ne le trompent pas. Jamais. Il y a quelqu'un qui est là. Alors il se baisse, incite Uriel à faire le moins de bruit possible en posant un doigt sur ses lèvres, et progresse ainsi courbé, à pas feutrés, flottant un peu au dessus du sol. Ce n'était pas agréable, il préférait sentir le contact de la terre sous ses pieds, mais parfois, il fallait plus de discrétion. Un dernier bosquet touffu les sépare d'une silhouette sur la défensive, aux contours flous comme si elle était enveloppée dans un vêtement trop grand. Aldous fronce les sourcils. Un coup d'oeil à la chevelure et au visage de la femme et il pourrait appeler son bookmaker dans la seconde pour parier tout ce qu'il avait que c'était elle qui avait agressé Alice. Il voit la lueur incandescente d'une cigarette à moitié fumée et la méfiance dans son regard. Pas besoin d'être un as pour savoir que soit elle était une paranoïaque avec hyperacousie, soit elle l'avait remarqué d'une autre façon moins naturelle. Et Aldous avait une préférence pour la deuxième option. Alors voyant qu'elle commençait à reculer, il soupire et se matérialise juste devant elle. Rejoint quelques secondes plus tard par le berger suisse remuant la queue autour de son maître.

Elle avait l'air d'un piaf tombé du nid d'sa mère. Tu vois, l'genre pris en flag et pas du tout secure. Pas grave, j'm'en fous du reste, j'suis v'nu pour Alice. Pour lui donner une explication. Une réponse. A c'te gosse. J'hausse un sourcil en détaillant la femme en question. Elle a une gueule à faire peur, pas de doute. On dirait qu'elle sort d'un camp d'la mort tellement elle est maigre, blanche et cernée. Gueule de déterrée, ça c'est clair, et en matière de cadavre, j'sais d'quoi j'parle. J'renifle un coup. Sa clope pue l'tabac pour meuf, ça m'dégoûte. J'aurais pas du v'ni clean, c'était une mauvaise idée. J'ai d'jà mes foutues mains qui tremblent. Fais chier. Tant pis, j'vais expédier l'histoire en deux coups d'cuillères à pot et basta. T'façon, j'm'en fous pas mal de cette meuf, j'veux juste avoir quelqu'chose à dire à Alice. J'me racle la gorge et j'crache par terre. Foutu nicotine de mes deux, j'ai vraiment la gueule encrassée. Alors j'sors mon paquet à moi, j'cale une clope entre mes lèvres et j'l'allume avec mon Zippo. J'ai toujours un putain d'frisson quand j'vois la flamme apparaître. Fais chier. J'serre les dents autour d'la tige de poison et j'aspire une bouffée avant d'poser les yeux sur la femme. Elle a pas l'air si surprise que ça qu'j'apparaisse comme un putain d'fantôme, elle doit être habituée.

"'Soir. Dis voir la rouquine, t'aurais pas essayé d'matraquer la gueule d'une p'tiote avec une pelle dans l'coin y a quelques jours ? A tout hasard ?"


© fiche par Ell, optimisée par Superno√A pour ASN




Dernière édition par Aldous B. Koch le Sam 10 Sep - 19:05, édité 2 fois
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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
Nothing you'd miss but
It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
I never lost control
Who knows ? not me
We never lost control
You're face to face
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Ven 22 Juil - 20:23

Racing down into oblivion.
"Don't break me down I've been travelin' too long, I've been trying too hard with one pretty song. I hear the birds on the summer breeze, I drive fast, I am alone in midnight. Been tryin' hard not to get into trouble, but I, I've got a war in my mind."

Die Antwoord - Banana Brain ▽ L'odeur de sa propre Marloboro Light, au filtre long comme un jour sans se nourrir, lui piquait désagréablement le nez tandis qu'elle fit lentement volte-face en entendant quelques bruits dans les fourrées. Son attention avait déserté ce trou inachevé et sans présence pour se focaliser sur cette présence qu'elle avait senti, ses sens de Stryge soudain en éveil. Il y avait l'odeur de l'humus et des nénuphars, cette senteur de vieille chose pourrie, de nympheas, de cryptocoryne. Par delà, la présence de la Mort qui vit par delà ses propres frontières : un Sidh. Mara en fréquentait assez pour reconnaître cette impression nébuleuse, particulièrement contre-nature qui hérissait sa colonne d'ondulations alarmantes. Et comme elle l'a senti une seconde avant qu'il ne se montre, la Stryge n'est pas aussi surprise qu'elle en donne l'air car c'est la situation qui l'angoisse pas le personnage : un défunt inconnu au regard ferme et à la barbe naissante, l'allure massive, suivi d'un chien blanc qui vint courir autour de lui comme un animal fidèle et digne. Ses yeux clairs tombèrent sur la bête et elle manqua de s'adoucir si la situation n'avait pas été aussi étrange. Elle avait toujours aimé les chiens, d'aussi loin qu'elle se souvienne. Sa mère, qu'elle n'avait pas connue, n'avait laissé d'elle qu'une jeune femelle doberman qui avait grandi avec Mara et dont la rousse avait pleuré la mort des années durant, inconsolable de sa perte. Pourtant aujourd’hui le nom de cette chienne lui semblait lointain, comme un vieux rêve qu'on doit déposer à ses pieds pour grandir.

Ne pas paniquer ; pourtant Mara a reculé et sait que ce simple geste l'accuse. Elle n'a aucune raison valable de mentir. L'homme se racla désagréablement la gorge et cracha par terre là où elle tira sur sa cigarette d'une longue bouffée, comme si elle cherchait à faire souffrir ce pauvre objet qui n'ne demandait pas tant. La jeune femme observe son incongru visiteur jouer du zippo sur sa propre cigarette, sans rien dire. Il la regarde, et elle lui offre un air franc mais un peu éteint. Elle ne recule plus car cette question rhétorique explique bien des choses et elle ne trouve rien à en redire. Il les a vues. Ignorant la vérité que portait le Sidh - était-il Banshee ou Ombre ? Ses sens n'allaient pas aussi loin dans la précision - la Stryge pensa d'instinct qu'il avait été témoin silencieux de ce qui aurait dû être les derniers instants d'Alice mais qui ne furent en définitive qu'une farce mêlant espoirs et déception. A tout hasard ; ce n'est pas un hasard. Elle attend un instant, ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. La rousse sortit alors un cendrier de poche en métal et l"ouvrit lentement entre ses mains gantées de cuir pour y glisser son mégot et l'étouffer doucement, sans presque faire de fumée. Le geste était habituée, un peu précieux, mais fort clinique. Il faut dix mégots pour remplir son cendrier : il était plein. Elle soupira en constatant cela, relevant la tête vers le Sidh et son berger suisse.

"C'est moi."

Nul besoin de développer d'un côté comme de l'autre car elle ignorait ce que l'homme lui voulait et elle-même préféra être franche et limpide. Elle ne s'accusa pas, pas vraiment. Elle énonçait simplement cette vérité qu'elle refusait de dissimuler : car après tout, si elle n'avait pas été franche, son geste envers Alice n'aurait eu aucun sens. Cette petite l'avait surement bien trop émue mais ce n'était pas la raison qui l'avait poussé à lâcher son couteau, cette autre nuit. Diane avait œuvré pour sauver aussi bien la Stryge que sa victime, mais la vérité était encore ailleurs. Ça n'avait ni été par peur, ni par compassion. Encore moins par culpabilité. A vrai dire, Mara ne savait pas ce qui l'avait empêcher de devenir une meurtrière. Maintenant qu'on y était, que quelqu'un la confrontait à ce qu'elle avait fait, c'était trop tard pour fuir ou regretter : ce comportement aurait été détestable pour Mara qui malgré ses défauts avait une franchise un peu crue.

"Que voulez-vous ?", demanda-t-elle sans animosité, bien que sa voix tremblait d’une anxiété mal dissimulée.

Quitta le trou inachevé, la Stryge remonta lentement la butte pour s'approcher de lui, glissant les mains dans ses poches. Elle avait froid du manque de sang de ce dernier moins, et se sentait un peu mal d'avaler sa propre crainte, ne sachant ce que le blond lui voulait. peut-être allait-il la dénoncer, ou alors s'en moquait-il. La mort attirait invariablement les Sidhs, c'était tout ce qu'elle savait ; elle le savait de Diane, de Noirceur. La Stryge demeura sur ses gardes mais elle était trop moralement au bout du rouleau pour ne pas aller franchement aux faits de ce qui se passait. Autant faire simple.

"C'est la fille qui vous a attiré ?", déduit Mara.

Son regard un peu absent tomba sur l'arbre qu'elle avait mutilé de ses propres crocs, non loin de là. Elle se souvint avec amertume de la sensations des échardes dans l'intérieur de ses joues et cet étrange venin qui avait coulé le long de ses canines jusque dans sa gorge. Elle déglutit désagréablement comme si elle avait une boule d'épines coincée derrière la glotte et releva le regard sur l'homme, interrogatrice mais silencieuse en tirant ses cheveux roux en arrière d'une main souple.
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Alone We Die, My Frozen Angel
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Dim 24 Juil - 20:35
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Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


Ur' est l'premier à piger qu'la rouquine craint. Faut dire qu'sa réponse aide un peu aussi. Il grogne en la regardant, il baisse les oreilles et reste tout près d'moi, comme pour m'protéger. Il est mignon ce clebs, on aurait pu croire qu'il finirait par s'y faire, qu'son maître est déjà mort. Et qu'i risque pas grand chose. Surtout qu'les seuls surnaturels qu'Ur' grogne, c'est les Stryges. Ça explique un tas d'choses. Sa gueule d'cadavre défraîchie, sa puanteur de formole, son putain d'air blasé. Mais si c'est vraiment c'qu'elle est, y a une putain d'question bizarre : pourquoi elle a pas broyé Alice ? Y avait rien sur elle, à part l'coup d'pelle. Pas d'traces d'crocs, pas d'morsures. Alors pourquoi attaquer une meuf au fond des bois, creuser sa foutue d'meure éternelle au milieu d'la tourbe et des sapins, et juste lui péter l'crâne avec une pelle ? C't'histoire est entrain d'm'intriguer aussi, et c'est pas forcément bon signe. J'la r'garde de haute en bas. Elle m'fait l'effet dégueulasse d'une androgyne sans sexe, froide comme la mort, frigide comme un bout d'marbre. Avec une gueule de constipé d'la vie. Pour l'coup, c'était la meuf imbaisable par essence, l'genre qui te hérisse les poils du bras et t'fait rentrer la bite à l'intérieur avec sa carrure toute en os et sa taille de ouf. Y a un truc flippant dans son r'gard, un vide morne, comme si elle avait absolument rien à foutre d'être là. Qu'ça lui f'sait rien d'contempler la tombe vide.

Sa voix est claire quand elle lui répond. Et il n'a plus aucun doute. C'est elle. Ça ne peut être personne d'autre. Et il comprend intuitivement les questions d'Alice. Cette pauvre chose gisant sur son lit d'hôpital et qui ne parlait que de la rousse. Elle avait l'air d'une tueuse : froide, mécanique, décharnée, désincarnée, distante et mesquine et pourtant. Pourtant y avait pas dans son regard l'éclat du tueur. La soif de la mort, la faim de la tripe nécrosée, la vénération du corps vide de sa substance vitale. Il n'y avait pas cette flamme qui brûle chez ceux qui ont tués et qui aiment tués. En somme, elle ne lui ressemble pas. Pas autant qu'il l'aurait cru. Il la fixe, la détaille. Comme pour chercher des réponses à ses questions dans son visage disgracieux, sans harmonie, sans volupté, sec et creux. Il fait noir. C'est une nuit sans lune, une nuit de ténèbres qui donnent des forces à Aldous. L'Ombre se repaît de la mort mais cet endroit n'est imprégné que du doute, d'une violence mal assurée, d'une expérience tournant au fiasco. Comme si l'arbre à l'écorce arrachée et la gueule en biais de la rousse donnait le scénario de cette soirée au Sidh qui s'approche en marchant à nouveau. Le chien regarde la Stryge avait méfiance, la renifle de loin. Une paume s'égare pour flatter l'encolure du berge et l'autre caresse les poils de son menton avec un air pensif. Il y a dans son œil bleu foncé, l'éclat qui manque chez elle, la torpeur mise à nue du démon carnassier assumant ses penchants mortifères contre l'opale claire de celle qui n'avait pas encore cédé.

"T'as pas réussi à l'faire hein ?"

Un silence lourd. J'ferme ma gueule, j'ménage mes effets. Elle s'approche un peu. Elle est encore plus laide d'près. Heureus'ment qu'on y voit que dalle. J'la laisse v'nir. J'la laisse approcher. Si elle est pas conne, elle va comprendre. Elle va vite comprendre ce qui m'différencie d'elle. Ce qu'j'suis et qu'elle est pas ... Pas encore. J'suis pas sur qu'elle l'fasse un jour, mais elle en crève d'envie. Mais l'envie ça suffit pas. J'avais envie d'plein d'choses quand j'étais gosse, et au final j'faisais quoi ? L'tapin pour une dose. Rien qu'avait vraiment l'intensité pour qu'j'me bouge l'cul. Comme si c'était plus rassurant d'rien faire, d'se vautrer dans l'inertie et d'rêver. Mais l'illusion c'est terminé maintenant, c'est moi qui les fait maintenant. Plus d'barrières, plus d'limites. Plus d'moral, plus d'petite voix d'une putain d'conscience qui t'rattrape en t'disant "non, fais pas ça". Juste la voix des démons qui s'tordent de rire en t'voyant t'embourber dans ta propre merde "allez vas-y, t'aura jamais les couilles, baltringue !". Bah j'les ai maintenant. J'ai laissé assez d'monde m'baiser, c'est moi qui décide qui meurt maintenant. Sauf pour elle. Alice. Si j'avais voulu, ça aurait pris une seconde. La tuer la nuit, dans son sommeil, quand elle m'invitait à dormir contre elle. L'étrangler au milieu d'un songe, la voir partir avec un sourire angélique. Mais j'l'ai pas fais. Ou alors simplement la laisser s'tuer sans réagir. Mais ça non plus, j'l'ai pas fais.

Il pense à ce qui fait qu'Alice est encore envie. A sa drôle de compassion, son dilemme qui ne lui permet pas de savoir si elle désire davantage vivre ou mourir. Cette incertitude, après des années passées à l'observer, à la voir grandir, à veiller sur elle dans l'Ombre, à s'attacher à elle aussi, de ne pas savoir ce qui était le mieux. Une partie de lui voudrait la liberté du supplice qu'est sa vie. Une autre refuse de la priver de ce qu'on lui a pris à lui. Ange des ténèbres qui l'entraîne à chaque fois vers la survie, sans le contrôler, peut être même sans le savoir. Que deviendrait-elle, une fois morte ? S'il avait eu l'assurance qu'elle revienne, qu'elle trouve l'immortalité à son instar, et qu'elle se venge jusqu'à en crever de jouissance ... Qu'elle vive une fois morte, qu'elle comprenne tout ce qui lui était offert ... Mais il n'en avait aucune idée. Un Sidh ne choisit pas de le devenir. Et s'il l'aidait à mourir et devait se résoudre à lui dire adieu ? Il chasse vite cette pensée de son crâne en tirant plus fort sur sa latte et en regardant les tourments d'anxiété qui agitent la rousse.

"La fille c'est Alice."

Un soupir.

"Ca fait neuf piges qu'j'la garde à l'oeil cette môme. D'puis qu'ses parents ont foutus l'camps et que ce putain d'fumier a eu sa garde. C'est ses parents, qui m'ont fait v'nir, la première fois. Elle, j'l'ai vu à l'enterrement.


Une bouffée d'clope, un regard vil et carnassier, un rictus ironique.

"C'est pas si simple hein. On s'dit qu'suffira d'cogner assez fort, du premier coup, pour qu'ça marche. Et qu'après ça on s'ra quelqu'un d'autre. Qu'ça f'ra basculer d'l'autre côté ... Même si on voudrait qu'ça dure. Les premières fois, ça dure pas. Jamais. C'est trop fort, ça t'bouffe tellement les tripes qu'tu peux juste pas t'arrêter d'cogner. Parce qu'ça fait encore mal d'voir l'autre souffrir. Ou alors trop d'bien et qu'c'est pas gérable. Mais ça ... c'est au début. Seulement, au début. Après, t'apprend à jouir quand c'est long. Et quand ça fait mal."

Il passe sa langue sur ses lèvres avec appétit, ne quittant pas la Stryge des yeux, se souvenant avec exaltation, de son dernier meurtre, de sa dernière exécution. Oh oui, c'est si bon, quand ça fait mal !

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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
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It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




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You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
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Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
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There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
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Who knows ? not me
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Dim 24 Juil - 22:25

Racing down into oblivion.
"So out of the darkness and into the light sparks fly everywhere in sight from my double barrel, 12 gauge, can't lock me in your cage."

Pantera - Cowboys from Hell ▽ Mara n'esquisse aucun geste brusque. Elle connaissait suffisamment les chiens pour savoir ce qu'on peut faire et ne pas faire et celui-ci protégeait son maître. Bonne bête. Les animaux étaient infiniment plus fiables que les êtres humains et tout leurs dégueulasses dérivés ; la Stryge avait appris cela dans la bonté désintéressée d'une louve pleine de crocs mais de tendresse et dans le calme réconfortant d'un chat certes laid, mais sensible et affectueux. Il y avait dans leur yeux cette intelligence, tantôt maligne, tantôt naïve, qui en faisaient des créatures infiniment plus franches que les Hommes. Mais après tout la rousse ne parvenait à se sentir à l'aise qu'avec deux types de formes : les animaux et les cadavres. Eux sont les confidents silencieux de ses nuits d'astreinte volontaire au funérarium, passant le tempos jusqu'à l'heure du Démon en compagnie de ces gens qui ont été, mais qui racontent infiniment plus que ceux qui sont encore, mais ne sont rien. Et lorsque Mara descendait à la morgue, ce n'était ni pour les cafés proposés ni pour la discussion superficielle et ennuyeuse de son collègue thanatopracteur, un ridicule hipster maniéré qui mangeait vegan et s'indignait mollement qu'un seul type ait flingué tout un tas de gens en Amérique, ne compatissant qu'en postant quelques messages creux et vides sur son Facebook. Elle, elle s'en fichait. Riche yuppie cupide et superficielle tout comme lui, leurs discussions tournaient autour de vêtements de luxe, de sexe et de nourriture. Un jour, la Stryge lui demanda s'il connaissait Ted Bundy. Martinez avait rit, confondant un des plus tristement célèbres tueurs en série américain avec Al Bundy de la série Marié, deux enfants.

Les morts pourtant ont leurs secrets ; des secrets sous la peau comme monsieur Ivanovitch et sa silhouette revêtue de toute sa vie d'ex taulard russe. Des images de serpents et de poignards, d'anges presque naïfs courbés sur le Kremlin sous la neige. Les deux étoiles nautiques sur ses genoux attestait que cet homme ne s'était jamais agenouillé devant quiconque. Il faisait un beau cadavre, dans une superbe rance et douce, dans des exploits que chantait son corps sans vie. Les morts ont leurs surprises ; des surprises de chair et de sang comme ce jeune cadre qui une fois dévêtu leur offrit l'étrange constat d'être homme en devenir, ayant abandonné la biologie féminine. Des secrets et des surprises, parfois une symphonie de piercings à retirer, ou de très anciennes cicatrices qui barraient les gens de leurs passés. Mara aimait explorer en pensées ce qu'ils avaient pu être, en regardant ce qu'ils sont à présent. Les morts ont leurs artères ; des artères sèches mais pleines de souvenirs. Seuls les vivants sont perdus. Les morts n'enseignent qu'une chose, une leçon silencieuse : tout être est un volume de sang qui perle à chaque page coupée. Leurs paroles défilent, infaillibles alignements de trains fantômes, de rames de rêve, à travers la désolation qui s’étend derrière nos vies.

Elle n'a pas oublié ce qu'elle faisait là, simple vautour rencontrant un autre oiseau de nuit dans le silence minéral des abords du lac. L'homme la fixe et la détaille sans qu'elle ne cille. Il fait bien ce qu'il veut. Sa voix est dégueulasse, elle ne comprend qu'une parole sur deux. Alors Mara se concentre : elle est trop fatiguée pour jouer à la bourgeoise outrée d'une mauvaise diction chronique. Le chien renifle son odeur, et elle ne bouge toujours pas, l’œil éteint, les mains dans les poches ; elle a compris qu'avec ce type, il n'y aurait pas besoin de se comporter en lâche ou de citer du Edgar Alan Poe. Elle sait que son secret n'en est pas un, mais voir la tombe vide et inachevé ne lui procure rien du tout, pas plus que de se souvenir du coup de pelle offert comme ce qui aurait ou être le dernier souvenir d'Alice. A ce moment, elle n'a rien ressenti du tout. Pourquoi donc ? N'était-ce pas ce qui la poussait, ce qui aurait pu lui donner quelques frissons orgasmiques dans le noir ? N'est-ce pas la mise à mort qui excite l'assassin ? Peut-être pas... une idée plus terrible, une idée dégueulasse traverse son cerveau malade. Peut-être n'est-ce pas le moyen, mais la finalité qu'elle adule. Peut-être n'est-ce ni la traque, ni la mise à mort qu'elle vénère, mais tout simplement ces gens morts qu'elle croise chaque jour au funérarium. L'idée d'avoir été le chef d'orchestre non pas d'une longue litanie de cris, mais d'un silence éternel. Putain, cette idée est horrible ; elle lui colle de désagréable frissons qui remontent le long de son échine en une sensation... affreusement ambiguë. La mort... de ceux qui le sont. L'état, pas l'action. Le souvenir, la prophétie et le fantasme - le passé, l'avenir et le moment de rêve entre eux - ne formant qu'un seul pays, ne vivant qu'une seule et immortelle journée.

Elle ne lui répond rien du tout, dans le silence lourd qui borde leur échange. ce n'est qu'une question rhétorique qu'il lui pose et son regard clair préfère s’attarder sur le carnage ridicule que ses crocs ont opéré sur cet arbre qui n'en demandait pas tant. Elle a des crocs à la mâchoire supérieure et inférieure ; comme c'est étrange. Pas des canines pointues, des crocs. Comme les chiens et quand elle mord, elle salive toujours. Mais le liquide qu'elle avait sentit dans sa gorge était bien plus épais, acide. La Stryge ignorait sa nature. C'était quelque chose de dangereux et de séduisant, c'était sa seule certitude. Elle hocha la tête. "Alice, oui", dit-elle lentement, se souvenant du nom de la petite et tandis qu'elle gravit la butte qui la sépare du Sidh, la rousse l'écoute en silence lui parler de neuf ans de connaissance. Était-ce son protecteur ? Venait-il pour lui faire payer ses actes ? Mara n'en savait rien mais demeura sur la défensive, dans le doute. Elle savait pour son oncle, pas pour ses parents et l'homme lui offrit quelques nouvelles pièces du puzzle qui la firent prendre conscience qu'elle avait finalement obtenu non pas un échec cuisant, mais une demie victoire, un peu amère. Il ménage son effet, la Stryge le voit bien, tout comme elle devine la lueur du prédateur dans ses yeux, maintenant qu'elle est plus proche de lui. Il est grand et massif ; ses mains sont larges, assez pour briser des nuques et écraser des pommes d'Adam. Il a un regard vif et carnassier, loin du sien, clair mais absent.

Elle tremble quand il parle, à cause de ce que son discours lui procure et devine sans mal qu'il essaye de lui coller quelques frissons pour vérifier des hypothèses. Il est malin, assurément. Ce n'est surement pas si simple les premières fois, mais Mara imaginait que la force venait de l'habitude, de l’expérience. Une expérience dont elle ne voulait pas vraiment. Oui, ça prenait aux tripes. Elle se sentait comme avec un canif pour ouvrir un rocher, quand elle se pensait en train d'assassiner quelqu'un. L'écoutant, cet homme inconnu parvint à lui arracher un rougissement et soudain son regard s'alluma, ses pupilles devenant de simples d'épingles dans un océan d'un bleu banquise. Elle est froide et ardente, d'un coup, dans ses vêtements sombres et il la fait vibrer d'un plaisir méphistophélique. La Stryge chancelle un instant. L'ironie veut que c'est un homme qui lui procure cette sensation qui la trouble. Il n'a besoin que de parler : son imagination fait le reste. Mais, quelque chose persiste. Que ça fasse mal, elle s'en moquait, réellement. Que ce soit long aussi. Mara ne parvenait à savoir quelle était sa motivation à tuer et c'était peut-être ce fait qui l’empêchait de devenir un fait divers vivant. Alors quand il passe sa langue sur ses lèvres, la rousse constate qu'elle-même bave et que sa salive coule de sa bouche entrouverte comme le ferait un animal. Elle essuie ses lèvres, le regard troubler avant de répondre :

"Je n'en sais rien", elle ne le quitte pas des yeux. Dans son regard, pas une once de peur mais quelque chose de profond, comme une blessure infectée qui anime enfin son visage de rougeurs qui rendent sa chair plus humaine mais sa sincérité plus malsaine, "je ne l'ai pas tué, mais j'allais le faire. Ce n'est pas la personne qui m'a arrêté qui a coupé mon envie", elle ménagea le silence entre eux avant de terminer, "tuer Alice aurait été du gâchis, pour moi. Cette fille ne sait pas si elle veut vivre ou mourir mais ce n'est pas la question. Cette fille est différente et elle vaut mieux que de la viande", elle soupira, haussant des épaules en tournant les talons pour regarder la scène de crime avortée, "j'ai imaginé une seconde, la seconde de trop, ce que serait sa vie si elle passait son oncle à la disqueuse."

Elle sourit enfin, la grande rousse, d'un sourire tordue comme une cicatrice éternelle que lui avait laissé sa mère Stryge, le regard allumé d'un émoi sincère, comme si l'ont imaginait quelque chose de magnifique. Elle rit même, émue, perdant son hiératique au profit d'une sincérité qu'elle n'avait jamais. Elle avait pu lire entre les quelques avares lignes que lui avait offert la jeune fille achevée par la vie, qui ne craignait pas la mort.

"Quel scène ce serait ! La vengeance !", elle se tourna vers l'homme, "ça, ça aurait du sens !"

Elle s'emportait, la rousse, sans vraiment chercher à le faire. Qu'Alice tue son oncle, qu'elle sorte de son statut de victime et s'accomplisse dans le meurtre de ce porc qui avait pris sa jeunesse et son futur. La lune était absente de la voûte céleste et la Stryge admirait ce noir parfait, sans promesse. Le monde était hostile et chacun payait les excès des autres. Elle n'imaginait pas combien l'homme à ses côtés, cet illustre inconnu, avait payé des délires d'autres et rendait au centuple ce que la vie lui avait donné et surtout pris.

"Je ne peux rien vous cacher, je sais bien", elle désigna le ciel du menton, sans perdre son sourire qui ressemblait en cet instant à une véritable expression de plénitude, "quel paradoxe... plus il fait nuit, plus les étoiles deviennent visibles. C'est comme les secrets...  ce sont ces choses même que nous dissimulons, ces choses dont nous avons le plus honte, dont nous nous servons pour nous guider. Peut-être, je ne sais pas."

La Stryge haussa des épaules avec un air presque désinvolte. La douleur c'est con ; ça ne l’intéresse pas et elle s'en rend compte. Il n’y a que dans la fiction que la douleur est poétique. Dans la réalité, elle s’accompagne de sanglots et de suppliques, de larmes et de reniflements. Et ça n'a pas d'intérêt pour elle, mais elle n'est pas sûre. Elle lutte tant bien que mal pour ne pas passer la ligne verte de ce qui change une personne qui fantasme d'une personne qui agit. Elle  a encore trop à perdre, dont son âme. petite et moche, mais c'est la sienne.

"Alors je ne peux rien vous cacher, mais je me demande ce que vous, vous cachez. Vous savez, moi pas encore, n'est-ce pas ? Êtes-vous là pour me faire payer ou juste pour la curiosité ?"
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Lun 25 Juil - 16:18
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Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


J'la vois qui s'approche comme on s'approche d'une putain d'flamme qui nous attire autant qu'ça nous fait peur. Elle tremble un peu, vacille, incertaine, pas sure d'elle. Elle a l'air mal à l'aise et les rougeurs sur ses joues lui donnent un drôle d'air. Une poupée d'cire avec d'la peinture rouge mal mise. Pas naturelle. Pas bien dans sa peau. Et pourtant on dirait qu'elle attend qu'ça, qu'j'parle, qu'je lui raconte tout c'qu'on est capable d'faire pour tuer. Elle s'met à baver, plutôt crade. D'jà qu'elle est laide, ça lui donne un air encore plus dégueulasse. Elle s'torche dans sa manche, loin d'ses manières d'grande dame de t'a'l'heure. Là, on dirait une espèce d'folle échappée d'l'asile. J'suis pas sur que c'soit moi qui la mette dans c't'état là. Elle a l'air d'jà bien allumée dans son genre. Elle finit par balancer l'morceau. C'est trop facile, même pas b'soin d'lui tirer les vers du nez. Dans ma poche, j'serre un peu l'poing américain qu'j'ai emmené. Juste au cas où. J'avoue qu'ça m'démange d'lui casser la mâchoire, juste pour voir si elle s'rait un peu moins moche comme ça. Les fractures, ça rend souvent les gens beaux. Elle m'r'garde, et j'vois que son visage comme il pourrait être. Avec une arcade défoncée, la mâchoire en vrac, et p'is un bon gros coup d'coude dans son nez trop droit, trop fin pour l'faire éclater. Ce s'rait d'jà mieux. V'là pourquoi c'était pas une bonne idée d'venir clean. C'est jamais une bonne idée. Surtout qu'y a personne dans l'coin. J'pourrais la massacrer, juste pour l'plaisir. D't'façon, elle peut pas crever. J'me d'mande jusqu'au j'pourrais la cogner, jusqu'à quand ...

Il se perd dans ses pensées, n'écoute presque plus la rousse qui est toujours aussi proche. Non, ce qu'elle dit ne l'intéresse pas. Il voit juste dans sa bouche fine, une grimace qu'il voudrait élargir en lui fendant la face avec ses poings. Toujours les mêmes montées de rage, ces envies de destruction qui le prennent quand il ne boit pas ou ne se pique pas. Cette envie de se venger de tout, de tout le monde qui le prend aux tripes et le pousse à cogner. Cogner fort. Cogner pour briser, réduire en charpie. Cogner pour tuer. Ce sont quelques bribes de paroles futiles qui le sortent de son fantasme morbide. Son regard sort du néant dans lequel il s'était perdu et se pose à nouveau sur la Stryge. Il vient de trouver son point faible, ce qui fait qu'elle ne tuera jamais. C'est pas une histoire d'interruption par il ne savait pas qui. Non, c'est juste qu'elle en était incapable. Elle avait parlé à Alice, Alice lui avait parlé. Ca suffisait pour la faire cogiter et se poser des questions qu'on pas lieu d'être quand on attrape sa proie. Elle soupire un peu, regarde autour d'elle, carnage avorté. Son ton change quand elle prononce sa dernière phrase, et Aldous voit en elle s'animer quelque chose de nouveau. Un sourire torve et disgracieux fend son visage inharmonieux, un rire de gorge détraqué lui donne l'air d'une aliénée à moitié hystérique. Aldous hausse un sourcil dubitatif en terminant sa cigarette

"Tu penses trop meuf. T'arriv'ra jamais à rien comme ça. Pour tuer, faut l'coeur plein d'rage et la tête vide. S'tu commences à cogiter, à parler, t'pourras jamais l'faire. T'sais, c'est pas pour rien qu'y a pas beaucoup d'tueur femelle au final. Toujours à réfléchir avant d'agir. T'peux toujours dire qu'c'est parc'qu'on t'a stoppé, moi j'suis sur qu'tu l'aurais jamais fais. T'as trop d'compassion. Pas assez de haine."


J'm'approche d'elle, volontairement j'l'accule un peu. Elle est grande pour une femme, mais j'la dépasse un peu. Mes yeux brillent de l'éclat du chasseur qu'à trouver sa proie, du tueur qu'a besoin d'tuer. Elle pigeait pas ça, la rouquine, ce besoin impétueux qui t'tend d'partout, qui t'déchire d'partout, jusqu'à c'qu'il t'éclate en pleine face. Elle est à moitié morte, y a pas d'fougue dans ses yeux, dans son corps décharné et froid, dans sa façon d'bouger. Y a rien d'impulsif, rien d'pulsionnel. Y a juste une grande coincée qu'aimerait bien réaliser ses fantasmes glauques mais qu'a pas l'cran d'le faire.

"Parc'que c'est ça, l'essence même d'la vengeance. La haine. Tu l'as pas. Pas plus qu'elle. Non. Vous êtes pareilles toutes les deux, vous avez peur. Peur d'celui qui vous fait du mal. Peur d'franchir l'pas. Vous préférez vous faire mal à vous. M'prend pas pour un couillon, c'te pauvre arbre avait rien d'mandé quand tu l'as bouffé, et j'suis plutôt sur qu'ça a pas du être bandant d'planter les crocs là d'dans. Bah Alice, c'est la même. Elle ose pas, elle a la trouille. Alors elle s'fout en l'air, elle m'appelle. Comme si j'avais la solution. Elle m'l'a d'jà d'mandé t'sais. D'le tuer, c'fils de pute. Mais comme t'a dit, ça servirait à rien qu'j'le tue. Ce s'rait qu'un putain d'nom sur ma putain d'liste. Ca aurait pas d'sens. Sauf qu'elle, elle le f'ra pas. Comme toi tu peux pas la tuer. C'est la même foutue histoire."

L'problème d'Alice, c'est pas son enculé d'oncle. Son problème, c'est qu'elle sait pas c'qu'elle veut. Et la Stryge c'est la même, en plus forte, plus immortelle. Une p'tite fille qui s'cache pour pas pleurer d'vant les grands. Mais qui rêve qu'on vienne lui essuyer les larmes, qu'on chasse les monstres sous son lit, qu'on lui dise que tout ira bien. C'est c'qu'j'fais un peu avec Alice. J'me couche près d'elle quand elle a peur, j'lui caresse les ch'veux jusqu'à c'qu'elle s'endorme. Sauf qu'ça sert à rien. J'le fais parce qu'elle m'tord l'coeur cette gosse. Mais va falloir qu'elle choisisse. Vivre ou mourir. C'est pas si compliqué. Elle a la chance d'avoir c'choix là. Moi j'l'ai pas eu. Là v'là qui r'commence, la rousse, à partir dans un tripe à moitié mystique. Elle doit pas être totalement finie c'te meuf, elle m'a l'air d'avoir un sacré grain. C'pas tuer qui lui f'rait du bien, c'est d's'faire un peu s'couer l'cocotier. J'suis son r'gard sur l'ciel. Elle a pas tord, on voit bien ces foutues étoiles. Putain d'lumière, qu'est-ce qu'elles aiment ça, les Banshees. Sauf qu'j'en suis pas. Alors, j'me concentre, l'poing toujours serré sur l'arme dans ma poche. Les ténèbres montent d'la forêt, les ombres se glissent partout et dissimulent l'ciel sous une chape d'encre opaque. Elle flippe, ça s'sent dans c'qu'elle dit. Elle commence à s'dire qu'j'suis v'nue pour elle, elle commence à avoir peur. Tant mieux. J'me nourris d'la peur, ça m'fait bander.

Il a envie de jouer. Comme le chat posant sa patte sur la souris avant de la relâcher, la laissant s'échapper pour la capturer aussitôt. C'est plus amusant, plus excitant de la voir se débattre avec ses propres questions métaphysiques -tuer ou ne pas tuer- et ses peurs ingérables. Lui, il ne dit rien. Il la regarde. Son corps est une prison dans lequel elle est enfermée, ça se voit qu'elle n'est qu'une apparence tendue sur la fange. Elle a appris à se cacher, mais lui, il voit en elle. Il voit sous la couche superficielle qui ferme sa carapace. Et il voit Alice. La même peur qui tremble dans son regard, les mêmes doutes sur ce qu'il faut faire. Il rit un peu. Silencieusement. Les ténèbres ont tout recouvert, tout ensevelis. Il n'y a pas de lumière, les étoiles ne luisent plus. Ses paupières se ferment un instant pour respirer le parfum de la terreur qui imprègne cet endroit. Car la vengeance est son essence, la violence son arme lubrique pour la mettre en oeuvre. Et ses pulsions ne trouvent aucun écho ici, aucun ancrage. Juste l'impression d'un pseudo-cruauté servant plus à se sentir moins minable qu'a véritablement communié avec l'âme du mal. Finalement, il repose son regard sur la rousse disgracieuse. La peur lui va mieux au teint que l'arrogance ou le mépris. Il sourit. Un sourire dangereux qui incite à la méfiance, à la prudence, à la fuite.

"Et qu'est-c'qu'tu f'rais, si j'étais v'nu pour toi, hein ?"



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Lun 25 Juil - 20:12

Racing down into oblivion.
"Faster than a bullet, terrifying scream. Enraged and full of anger hes half man and half machine. Rides the metal monster, breathing smoke and fir closing in with vengeance soaring high. He is the painkiller. This is the painkiller.

Judas Priest - Pain killer ▽ Mara peine un peu à se maîtriser mais elle sait que cet accès d'étrangeté lui est salvateur ; l'autre s'en ficherait. Elle le sent perdu dans ses pensées et sans mal, ses sens de Stryge la renseignent sur la nature des émotions de l'inconnu, de manière superficielle mais assez éloquente pour qu'elle se conforme ce qu'elle savait déjà : il pourrait très bien fondre sur elle dans l'instant pour lui nuire. La tuer, peut-être pas mais la souffrance suffirait. Ses yeux bleus se baissent et détaillent d'instinct une des mains du type, enfonçée dans sa poche. Il tient un truc, et c'est une arme. Pour l'instant, il est perdu quelques part au fond de ses pensées et elle ne bouge pas. Il n'y a pas de raison. Elle renifle comme une envie de vengeance... et comme à chaque fois, la rousse vampirise les émotions des autres pour dépasser sa propre inertie. Elle ressent grâce à cette empathie surnaturelle les méandres de ces envies de meurtre pures et dures. Elles sont brutales.... mais quelque chose la dérange. Non pas qu'elle soient dirigées contre elle -elle ne sait pas vraiment - mais que la nature de leurs envies est fondamentalement différentes. Lui a l'air d'avoir une sorte de plaisir. Elle ressent un besoin.

La Stryge ne répond rien au discours plus qu'affirmatif du Sidh, tout simplement car elle ne sait pas. Elle était de ce genre de personne qui ne disent pas les mots "jamais" et "toujours". Elle hausse simplement des épaules quand il affirme haut et fort qu'elle pense trop et qu'elle ne tuera jamais. Personne ne peut savoir de quoi demain sera fait et même les meurtriers aguerris n'ont pas la science infuse car la nature humaine, morte ou vivante, surprend tout le monde. La rousse comprend bien que ce type la provoquer pour vérifier quelques hypothèses, mais rien ne s'anime en elle. Et si elle se montre réservée et craintive, elle ne doute pas réellement d'elle-même, tout simplement car les gens sont capables de tout. Si c'était pour Merry, elle tuerait sans hésiter, quitte à souiller à jamais son âme. Mais c'était trop noble pour elle, et le but légitimerait quelque chose qui ne lui plait pas vraiment.

"En effet, il n'y en a pas beaucoup", commence Mara en toussant, "et en général, leurs mobiles sont stupides. Des motifs de femmes, d'argent, la compassion... des conneries de salopes."

Dans la bouche de cette grande rousse, les mots "femmes" et "salopes" sonnent étrangement similaires. Il y a une haine tenace de son propre sexe, limpide dans sa voix, dans son ton soudain plus calme. Elle n'a pourtant pas le temps d'être plus misogyne que l'homme l'accule un peu et elle le regarde sans réagir. D’instinct, ça l'éteint. Elle ne connait que trop bien ce jeu du chat et de la souris qu'elle rapproche continuellement des sévices que lui avait fait subir Kai pour rationaliser. La Stryge devint alors plus étrange, ne ressentant soudain plus la moindre crainte en face de cet homme qui pourrait bien lui arracher la tête ou le cœur. Elle reconnait cet éclat dans ses yeux, le même que celui de cette Stryge aux yeux noirs et à la voix d'enfant. IL la juge encore, mais Mara sait que c'est de la provocation et elle ne dit rien. Elle ne saurait quoi lui répondre car tout en étant sûr qu'il a raison, elle sait qu'il a tort. Ce n'est que l'avenir qui peut dire ce qu'elle fera ou pas et elle préfère laisser le courant la porter. Elle hocha cependant du chef, plus calme, plus distante aussi. Elle se souvient de ces types complètement fous qui n'avaient besoin d'aucun motif pour tuer, mais d'intellectualiser à outrance leurs actes, leurs mises en scènes. Il existait aussi des tueurs comme ça. Les assassins ne sont bien que des gens merdiques, aussi monstrueux, sauvages ou pourris de tocs soient-ils.

"Je ne peux pas parler d'Alice, je ne la connais pas comme vous", elle soupira, comme à bout de force ou de paroles, "de mon côté, je n'ai plus personne à haïr, parce que j'ai tué celle qui m'a engendrée. J'ai toujours pensé que tuer un Stryge ne compte pas réellement. Ça compte, pour vous ?"

Sa question est simple et sincère. C'est la stricte vérité, sans travestissement. Pour s'en sortir, Mara avait déjà mis un terme à l'existence de quelqu'un, et d'une immortelle qui plus était. Jamais Kai ne reviendrait. Pour la rousse, ce meurtre n'avait jamais réellement compté comme il n'était que de la légitime défense et pas une envie délibéré. Elle lui avait arraché la tête dans un geste de désespoir, et balancé son corps dans les eaux troubles de la Seine. La Stryge eut un long moment silencieux, elle qui avait tant essayé de refouler ce souvenir pesant. Elle avait déjà tué une fois, dans une précipitation pour vivre. Mais pour elle, ce n'était pas pareil. Elle n'avait pu réfléchir sa mise en scène et fantasmer son crime. Elle n'avait fait qu'arracher cette tête ricanante et tout balancer dans un coin. Elle n'avait rien ressenti à triompher ainsi de son bourreau, à part une sorte de folie latente, comme si Kai ne mourrait jamais réellement mais vivrait toujours dans son esprit hantée par ses exactions.

"Mais je ne ressens rien du tout", elle fronce les sourcils, sévère avec elle-même en fixant la poche de l'homme, "pas plus que quand c'est moi la victime."

Mara se tait ; elle n'a pas à parler d’elle car c'est Alice le sujet qui les réunit ce soir autour de ce lieu de doute et de crime avorté. Elle regarde le ridicule résultat de sa frustration, cet arbre presque déraciné sous une force qu'elle se connaissait fort bien mais qu'elle n'utilisait jamais. La Stryge l'écoute un instant en se demandant tout simplement s'il n'est pas une Ombre - elle connait des Banshee absolument instables et destructrices - et si son but n'est pas simplement qu'Alice se tue pour le rejoindre. Elle ne pose pas la question, car elle n'a pas vraiment d’intérêt mais réfléchi à ce qu'il dit tandis qu'il regarde le ciel. Quand la lune est absente, on voit fort bien les étoiles. C'est joli et banal. C'est reposant.

"En résumé : Alice ne peut pas se tuer, mais elle a peur de vivre. Vous ne pouvez pas tuer son oncle, je ne peux pas la tuer."

Elle se tait,  voyant se dessiner une idée abjecte mais séduisante. Ça se profilait, se précisait depuis qu'elle avait vu cette fille et ressenti cette sorte de venin dans sa bouche. Mais l'homme ne lui laisse pas le luxe de penser plus avant en l’acculant un peu plus. La Stryge recule d'un pas, par instinct. Puis elle refait un pas en avant. Ses émotions se sont simplement éteintes, et elle ne ressent plus rien du tout. Ce n'est pas qu'elle soit volontaire, ou même soumise. C'est qu'elle est un putain de creux. UN simple trou noir, dès qu'il s'agit d'affronter la souffrance physique. Elle est totalement morte en ces instants et rien ne répond plus à ce sourire dangereux, rien de plus qu'un air neutre. La rousse a envie de lui demande s'il va vraiment le faire, mais ce ne serait que le provoquer pour rien et elle le sait. Kai a planté en elle un germe de victime, Avalon l'arrose de poison et Circé lui a arraché les ailes. Elle ne cesse de se dire qu'elle en a assez d'être une putain de victime, une poupée de chiffon, et qu'elle doit changer. Mais elle ne peut lui dire qu'elle se défendrait, alors elle lui dit simplement la vérité :

"Je me fous de ma propre vie", elle souffle, avant de poser son index sur son arcade en la tapotant d'un air à la fois las et étrange, "frappez si vous voulez, mais vous n'en retirerez aucun plaisir, parce que je ne serais plus là."

Mara tourna son regard vers cet inconnu qui excitait en elle de la crainte et de l'admiration. Pourtant maintenant, c'est un trou béant qui répond à ce type, un cadavre doué de paroles. Elle ne ment pas : elle ne se défendra pas, et ne fera aucun bruit. Soit il la tuerait pour de bon, auquel cas il la libérerait de cette grotesque immortalité, soit elle aurait mal à outrance mais serait levée à huit heures demain pour aller au boulot. La rousse dessine le long de son sourcil fin comme un serpent le choc d'un coup mortel pour une humaine avec un cynisme froid et un total mépris pour sa propre existence.

"Si vous étiez venu pour moi, attendriez-vous aussi longtemps ?", demanda à Mara à nouveau, sans la moindre malice. Elle hoche des épaules, éteinte, "mais je n'en sais rien. Ni pourquoi vous êtes là, ni ce que je ferai."
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Mar 26 Juil - 10:28
[quote="Aldous B. Koch"]
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Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


L'plaisir. C'est ça qui change tout. Au début, j'tuais pour trouver du sens, pour chercher un but, pour faire quelqu'chose. Mais c'était fade, c'était brut, y avait rien d'salvateur. Juste la réponse instinctive à la colère. Parce qu'j'avais l'pouvoir d'plus rien maîtriser. C'pour ça qu'j'me suis vengé. Mais la vengeance, ça sert à rien. Ca soulage rien. Ca fait qu'balancer l'jerrican d'essence sur l'brasier. T'vois comme l'homme ça tient à rien, comme la morale c'est qu'des foutaises. Quand tu sais qu'tu risques plus rien, t'as plus d'limite. J'ai appris à trouver autre chose qu'la décharge. C'comme l'sexe finalement. Au début t'cherche juste à fourrer ton engin bien profond, après t'veux jouir jusqu'à en crever d'plaisir. Et après, t'apprend comment jouer avec pour qu'ce soit encore meilleur. Tuer, c'est pareil. C'est une histoire d'plaisir, d'envie, et plus c'est contrôlé, plus c'est profond et plus ça fait mal, plus c'est bon. Un p'tit coup vite fait dans une ruelle crade parcqu't'as les burnes qui vont exploser, c'est pas l'extase. Pareil pour l'meurtre.

"Si t'as un mobile pour tuer, c'est pas aussi bon. Disons qu'c'est pas pareil. J'ai jamais autant pris mon pied qu'quand j'ai vu la vie partir d'corps, entr'mes mains, sans aucune raison que c'est c'qu'j'avais décidé."


Sa voix n'est plus qu'un murmure qui tutoie l'immensité de la nuit. Il ne lui répond pas autant qu'il se parle à lui-même, à voix haute. Non, tuer pour une raison n'est pas l'essence de ce qu'il aime, de ce qu'il veut. Tuer pour tuer, c'est là tout ce qui bouleverse le spectre immatériel qui hante cette terre. Tuer parce qu'il le peut, tout simplement. Tuer parce qu'il en a le pouvoir.

"Plus personne, hun ? Parc'qu'y a rien d'autre qui t'fout en rogne dans c'monde pourri ? Y'avait qu'la gonzesse qui t'a foutu en l'air ? Et p'is ... ça dépend pourquoi tu l'as tué ... Et surtout comment. Est-ce qu't'as pris ton pied, hun ? Parce qu'si ça t'fait rien, j'vois pas l'intérêt. Autant bouffer un arbre ou baiser une plante verte. Si c'est pas c'qui t'a collé l'meilleur putain d'orgasme d'ta non-vie, j'pense pas qu'ce soit un truc pour toi. Parc'que sérieux, y a rien d'aussi bon qu'ça, rien."

Instinctivement il serre le poing américain à s'en faire craquer les jointures, sentant les cicatrices de ses nombreuses piqûres le démanger. Rien ou presque. Faut croire que si ça colle un putain de frisson au Sidh, ça masque pas toute la rage qu'il a dans le coeur plus longtemps. Et ça soigne pas les regrets. C'est juste un exutoire. Une façon de continuer à vivre dans la mort. Une façon d'exister. De la pire des manières. Et pourtant c'est si bon. Il songe à Alice, à son parfum d'enfance disparue trop tôt, à ses cuisses déflorées trop jeune. Ils se ressemblent tant et pourtant, voudrait-il qu'elle devienne comme lui ? Si fier de sa rage sans limite, si arrogant dans sa folie meurtrière, si avide de la moindre secousses d'adrénaline. Et pourtant si loin de ce que peut être un homme. Voulait-il cela pour Alice ? Il pense un instant à Ottilÿa, à son minois adorable, à son sourire angélique qui cache les pires vices. Il est comme elle, devenue aussi sombre et noir que ce sont coeur destructeur palpitant au creux des ténèbres. Mais Alice ... A-t-elle une autre chance ? Une autre voie à suivre ? Il pose à nouveau ses yeux sur la Stryge.

"Alice pourrait s'tuer. Elle y arrive pas parc'qu'elle l'veut pas réellement. Et parc'que j'l'veux pas non plus. T'connais les pouvoirs des Ombres, t'sais c'qu'on peut faire avec l'esprit humain ? Y a pas qu'l'horreur qu'on peut faire voir, y a plein d'autres choses. Si j'voulais la tuer, c's'rait super facile. Sauf qu'j'tue jamais les femmes. Encore moins celle qu'j'aime. Et j'l'aime c'te gosse, t'peux m'croire. Sinon, j's'rais pas là."

Elle recule. Et elle avance. Pas sûre d'c'qu'elle veut, la rouquine. Ca s'voit qu'elle est paumée. Ca s'sent qu'tout ça la dépasse. Et qu'elle cogite à plein d'choses sans trop savoir pourquoi. Mais elle a c't'air désabusé, comme si elle s'foutait d'tout. Qu'j'la cogne, qu'j'la tue. Elle m'tend sa trogne tordue, pointe là où elle voudrait qu'j'frappe. Elle m'provoque cette fois, sauf qu'elle a encore rien pigé. J'm'approche d'elle, j'sors le poing américain d'ma poche. J'ai passé mes doigts d'dans d'puis longtemps, l'métal m'mord les chairs. Ca fait délicieusement mal. J'aime ça. J'lèche ma bouche, un peu. J'suis juste en face d'elle, coller à elle. J'fixe le doigt blanc d'cadavre qui m'montre là où j'dois frapper. Elle a l'air d's'en foutre, une putain d'coquille vide qu'attend qu'on la tabasse. SAuf qu'elle a rien compris. Vraiment rien. J'passe doucement ma main avec l'arme contre sa pommette. Y a qu'de l'os. Qui d'mande qu'à éclater. Alors l'corps part. Brusquement. Violemment. De toutes mes forces. Y a un sourire carnassier qui fend ma gueule d'malade quand son arcade éclate. Elle r'cule à peine. Mais j'sens qu'ça s'rompt sous l'métal. Et l'sang qui gicle. Pas aussi fort qu'sur un humain. Comme s'il était plus épais, presque visqueux. J'avais raison, elle est beaucoup plus belle maint'nant.

"Tu vois, j'vais t'dire, t'as rien compris. L'plaisir ça dépend pas d'toi. Ca dépend qu'd'moi. Et d'ce qu'j'ai envie. Et si j'veux attendre, j'attendrais autant qu'j'veux pour qu'ce soit vraiment l'extase. Crois-moi, tu sais pas grand chose d'moi, mais j'peux t'dire un truc, quand j'veux vraiment, j'peux attendre très longtemps. Jusqu'à ce qu'ce soit l'moment parfait."

Il a chuchoté ça d'une voix qui tremble d'excitation. Il a quelques gouttes de sang sur le poing qu'il lèche de sa langue pointue avant de cracher par terre. En plus d'être laide, cette femme avait un goût infecte de poison rance. Uriel s'enroule dans les jambes de son maître en couinant un peu. Il a peur d'elle. Il ne faut pas. Aldous s'accroupit à côté de son chien et le flatte de sa main propre. Son pelage blanc est la seule source de blancheur entre la noirceur de ses âmes et les ténèbres de la nuit. Levant la tête vers la Stryge, il a un sourire moqueur.

"Mais j'suis pas v'nu pour toi. Comme j't'ai dis, j'tue pas les femmes. Jamais. J'suis v'nue pour elle. Elle veut savoir. Elle veut comprendre pourquoi t'l'as pas tué. Elle veut savoir pourquoi t'lui as refusé c'qu'elle voulait. Alors elle m'a d'mandé d'te r'trouver. Tu m'as facilité la tâche. Alors, j't'écoute, qu'est-c'que j'dois lui dire ? Qu'tu l'as pas tué parc'qu'on t'en a empêché ? Parc'qu't'as eu trop honte ? Parc'qu't'étais trop lâche ? Ou parce qu'y avait autre chose qui s'tramait dans ta gueule sournoise ..."

La fin de sa phrase reste enfoui au creux de sa gorge. Il se lèche les lèvres, enfonce à nouveau les mains dans ses poches en se redressant, abandonnant le poing américain dans sa veste. Lorsqu'il lui fait à nouveau face, elle sait qu'il sait. Il veut juste voir si elle aura le cran de l'admettre. Et surtout, si elle aura le cran de le faire !



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