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Je t'ai dans la peau... Ou pas. || Nina

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I ain't nobody's bitch
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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Lun 25 Juil - 16:07

Je t'ai dans la peau... Ou pas.






J'adore les aiguilles.

C'est un peu malsain, c'est sans doute une obsession étrange, mais ça m'a toujours beaucoup attiré. C'est un peu pour ça que j'aimais tant charcuter la peau des gens. Tatoueur, c'était un job plutôt sympa au final. J'avais l'occasion de dessiner à volonté, je voyais mes oeuvres personnelles s'animer une fois que le client repartait avec, et c'était un bon moyen de faire des rencontres intéressantes. Mais j'avais plaqué cette vie dans les années 90 au profit de l'aventure.
Ca avait été une affreuse décision, même si je ne la regrettais pas vraiment. J'avais eu l'occasion de vivre de belles choses après cette épisode de ma vie. Il est vrai, tout s'était très mal terminé, mais c'était sûrement mieux que rien. D'autant qu'au cours de mes années à piquer mes dessins sur les autres, j'avais aussi eu l'occasion de subir ce traitement et d'avoir quelques belles pièces encrées sur la peau.

Mais ça ne me suffisait pas.

Ca faisait des années que je n'avais pas agrémenté ma peau d'un peu plus de couleurs et je dois l'avouer, ça commençait à me manquer. Depuis que je suis arrivé à Ottawa, je n'ai rien fait de grandiose. Je me contente d'errer comme un spectre sans but. La mort n'est pas une raison suffisante pour se laisser dépérir. J'avais affronté bien pire que ça, ce n'est pas une morsure et une chute mortelle qui allait changer ma vie. Non, il était grand temps que je reprenne les choses en main et que je redevienne la personne que j'étais avant toutes ces histoires.
J'ai passé une journée à griffonner tout ce qui m'inspirait. J'avais une épaule à couvrir d'encre et on m'avait parlé d'un tatoueur en ville. Tout ce qu'il me fallait c'était une bonne idée à garder à vie.

Enfin, à mort.

Je me rends chez ce fameux tatoueur, l'adresse écrite sur un morceau de papier chiffonné, et des idées de motifs sous le bras. En marchant, je me promets de ne pas critiquer sa technique. Après tout, je n'ai pas tatoué depuis près d'une trentaine d'années. Et j'ai pas envie de me faire martyrisé pendant deux heures juste parce que j'ai la critique facile.
Je profite du chemin pour prendre une cigarette entre mes lèvres en cherchant le salon. Je tombe enfin sur une enseigne disant "Moonlight Tattoos", bon signe. Ca avait l'air plutôt bien comme endroit. je prends le temps de finir ma cigarette que je jette dans le caniveau avant de passer la porte du salon. Je me dirige vers le comptoir d'accueil où une petite rouquine est postée.

"Salut, j'ai pris rendez-vous pour un tattoo. le tatoueur est par là?" dis-je en m'accoudant en comptoir

Au moins, elle est mignonne. Ca me ferait presque oublier que je vais me faire charcuter l'épiderme quelques mètres plus loin. Mais ce n'est pas la secrétaire du lieu qui m'intéresse. Pas pour l'instant du moins...


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Queen of Dante's heart
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Messages : 128 Je suis arrivé(e) le : 25/04/2016 Sous les traits de : Katherine mcnamara. Crédits : Bazzart. Points : 2130 J'ai : huit cent trente deux ans. Age d'apparence : une vingtaine d'année. Je travaille comme : tatoueuse. Actuellement, je suis : amoureuse. Espèce : Banshee. Niveau social : Aisée, merci à ses huit cent piges d'économie!

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Lun 25 Juil - 17:30
Moonlight is my home and you, my work
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Cela faisait des années. Des centaines d'années que tu n'avais pus te sentir aussi bien. Cette étrange sensation de ne faire qu'un avec le monde. Cette curieuse perception de se sentir enfin chez soi. De n'être qu'à l'aise ici et de se rendre compte de la stupidité de ses propres voyages. Que la finalité même d'une vie est en réalité de trouvé son propre foyer à travers l'immensité des terres cosmiques. Paris, Rome, Dublin, Los Angeles, Pekin, Moscou, Madrid, Kaboule, Ottawa, et tu en passes. Tous ces pays, toutes ces villes où tu as résidé n'étaient qu'une ébauche de ta stupidité à vouloir te convaincre qu'Ottawa faisait partie de ton passé. Certes, c'était bel et bien le cas. Tu y avais grandis, tu y avais trouvé famille et amour, plusieurs fois à travers les siècles. Tu t'y étais construite en tant que femme, que sidh. Rien n'avait été plus gratifiant que cela jusqu'à la naissance de celui qui est pour toi, un fils. Pourtant, aujourd'hui, tu devais t'y résoudre. Tu avais trouvé ta place en ce monde, entouré de ces lignées de populasse. Pour la plupart, tu avais connu leurs ancêtres. Pour d'autre, il était clair qu'ils faisaient parties de la sphère magique. Tu t'étais promis de resté le plus discrète possible en entrant ici. Tu n'avais pas trouvé d'emploi tout de suite à ton arrivée, mais tu t’efforçais d'entretenir de bonnes relations avec tes voisins pour compenser le manque de collègues. Ton pseudo entourage ? Tu n'avais pour ainsi dire personne, et cela depuis très longtemps. Trop longtemps même. Ottawa était ta seule chance de redevenir plus ou moins humaine. Tu t'en savais capable. Il te fallait juste reprendre confiance en toi, confiance en la personne que tu avais été avant de mourir. La grande faucheuse en personne t'avait offert une nouvelle vie, pourquoi ne pourrais tu pas enfin en profiter ?  Tu continuerais d'assumer ton rôle de Banshee, mais tu avais décider de te reprendre en main. Une maison, un petit chien, et un nouveau travail. Tu étais désormais tatoueuse officiel au Moonlight Tattoos.

Il fait beau. Incroyablement beau. Tu ne regrettes pas un seul instant cette sensation de bien être que te procure les rayons du soleil. C'est pour ainsi dire, une sorte de réconfort. Il y avait bien longtemps que tu avais compris l'importance de ce confort.  Tu comprenais que l'ombre ne pouvait être confortable. Qu'elle ne pourrait être capable d'entretenir une vie. En milles ans, tu as pus accomplir plus de vie que n'importe qui sur cette terre, toute différentes, toutes uniques en leur genres. Tu as pus être femme de ménage, enseignante, gardienne de prison, mécanicienne, tu en passes et des meilleures. Tu fus mère, amie, copine. Tu as eux l'occasion de grandir, vieillir un nombre incalculable de fois. Mais, pour la première fois, tu allais pouvoir vivre la vie dont tu avais rêver. Cette vie qui t'attendait et pour laquelle tu aurais pus patienter encore milles ans. Lorsque tu poussa enfin la porte à double battant de l'établissement, tu pus remarquer plusieurs différences. La salle était partagé par les générations. Le comptoir était lumineux et d'autant plus attractif. Un air de musique soulevait l'ambiance paisible du lieu à cette heure. Tout était plutot tranquille. Tu croisais certain regards familiers. Tu n'avais pas eux le temps de te faire beaucoup d'amis, mais malgré ta discrétion, ta réputation t'avait précédé, et de très loin. Une Sidh quasiment millénaire devenu tatoueuse professionnelle, le monde magique pouvait bien en rire, tu t'en moquais. Tu déposa tes affaires derrière le comptoir et te préparait à attendre tes premiers clients. Pendant ce temps, tu peaufinais quelques détails sur plusieurs dessins que tu allais tatouer dans la journée.

Grand, brun, mystérieux. La clochette du Moonlight résonna lorsque l'homme répondant à ces caractéristiques entra. Ses traits légèrement tiré prouvaient qu'il entrait dans la force de l'âge. Son regard quelques peu sombre attisa ta curiosité. Ton instinct de banshee s'éveilla presque aussitôt. Ta mission avait toujours été de prendre soin de la vie des humains, de leurs faire comprendre que celle ci peut être aussi belle que longue. L'une de tes facultés était d'éveiller la lumière qui sommeillait en chaque être vivant. Tu lui souris gentiment lorsqu'il vint s'appuyer sur le comptoir. Tu n'avais pas beaucoup d'expérience en tant que tatoueuse officiel, et ta timidité maladive t'avait presque coûter une vie sociale digne de ce nom.
Lorsqu'enfin il parla, ses mots résonnèrent dans ton esprit. Ce n'était pas rare de se voir mépriser parce qu'on est une femme. Ceci étant, dans tout les corps de métier, à travers n'importe quel siècle. Celui ci n'en faisait pas exception. Pourtant, tu garda ton léger sourire, usant d'une patience que tu estimais olympienne. Tu ouvris l'agenda et laissa glisser ton doigt le long des lignes d’horaires. Plusieurs noms y étaient inscrit. Cependant, en notant l'heure actuel, tu compris qu'il s'agissait du fameux Dante Boogeyman. " - Effectivement, vous aviez rendez vous. Le tatoueur étant juste devant vous, on peut passer aux choses séieuses. Qu'avez vous decidé en ce qui concerne le dessin ? " t'exclame tu de ta voix mielleuse, légèrement douce. Ne pas lui en vouloir, ne pas lui en vouloir, ne pas lui en vouloir. En plus d'haïr au plus au point la misogynie des hommes de ce siècle, tu étais bien capable de lui en tenir rigueur. Et bien entendu, de te venger. La tout de suite, tu te serais fais un plaisir de remplacer son somptueux tatouage par un ridicule fuck entre les deux épaules. Ainsi affublé de ce dessin jusqu'à sa mort puisqu'ancre indélébile, tu aurais bien ris. Respire, ne perds pas patience aujourd'hui.
acidbrain
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J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Lun 25 Juil - 18:54

Je t'ai dans la peau... Ou pas.






Ah... Voyez-vous cela...

Quand Shea m'a conseillé ce salon, je ne pensais pas que c'était pour me recommander de me faire piquer par une midinette de vingt ans de moins que moi. Certes, j'avais son âge quand j'ai commencé dans le milieu, mais j'avais un profil... plus approprié. Elle doit sûrement être du genre à dessiner des fleurs, des arabesques, des bricoles Art Nouveau pleine de féminité. Comme si j'avais envie de ça sur mon bras. Mais soit, puisqu'elle demande, je vais au moins lui montrer mes idées.
Je retiens un rire moqueur suite à sa petite voix d'ange qui me somme avec une patience olympienne de me calmer tout de suite. Je souris en coin en baissant les yeux vers mon calepin que je pousse ouvert vers la rouquine, présentant ainsi une page encrée d'un motif de dés et de cartes surmonté d'une bannière où se lit "Vices". Une nuit blanche, voilà le résultat.

"Pas de petites fleurs ou de coeurs à paillettes, désolé."

Je souris davantage en la regardant droit dans ses grands yeux verts derrière les verres fumés de mes lunettes. Je meurs d'envie de rigoler, mais si ce n'est pas une blague, je ferais mieux d'éviter de la mettre en rogne. En même temps, c'est très tentant. Je suis qu'un salaud, il faut bien le dire, mais parfois ça fait du bien d'être un gros con...

"Et j'envisageais ça sur l'épaule, si possible."

Elle est plus petite que moi, je suis mort de rire intérieurement en me disant que même assise, elle risque de ne pas être à ma hauteur. Mais je me retiens, je cache tout ceci derrière un rictus mutin. J'ai presque pitié d'elle. Elle ne fera jamais long feu dans cette profession avant qu'un mec ne débarque et ne fasse mieux qu'elle. Et elle se fera remettre à sa place à un job de secrétaire effacée. Toi, ma jolie, je ne crois pas que tu vas me tatouer finalement.

A moins que.

Qu'est-ce qui t'arrive, Dante? Toi qui, d'ordinaire, les fait tomber en un claquement de doigt pour te barrer dans la foulée. Voilà que tu prends le temps de les martyriser maintenant, comme un chat avec une nouvelle pelote de laine. Ou plutôt une souris. Mais si je lui fais peur, je peux dire adieu à mon tatouage. Et Shea m'en voudra, il avait l'air de bien la connaître. Je ne peux pas continuer à me mettre tout le monde à dos comme ça. Je suis perdu, seul, dans un pays que je connais seulement de nom, et la première chose que je fais c'est effrayer chaque âme égarée que je croise. Depuis quand je suis comme ça? Qu'est-ce qui est détraqué chez moi?

Ah, c'est vrai...

Je baisse les yeux vers ma main gauche encore posée dans un coin de mon calepin, et ça fait toujours mal au fond de ma cage thoracique de voir mon annulaire dépouillé de toute alliance. J'avais tellement bataillé pour m'y habituer et je dois présentement me battre encore avec moi-même pour faire admettre à mes habitudes que cette bague si pleine de sens ne reviendra plus jamais là où elle était.
Je relève mes RayBan en jetant un coup d'oeil alentour. Si je veux ce tatouage, il faut que j'arrête de me foutre d'elle. Et c'est valable pour tout ici. Si je veux cesser d'être un pauvre salaud seul au monde, il va falloir que je ravale ma fierté et mon caractère atroce. Je soupire discrètement en repliant mes lunettes qui servent désormais à occuper mes doigts, et perds un peu mon sourire en baissant le ton. On va bien voir combien de temps ça va durer avant que je ne lâche une nouvelle pique misogyne à l'attention de cette poupée rousse.

"J'hésitais entre noir et gris ou couleurs. J'ai que des tatouages noirs pour l'instant, il serait peut-être temps que je passe le cap de la couleur..."

Ouais, ou juste que je fasse mon deuil et que j'arrête de boire comme un trou...


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Messages : 128 Je suis arrivé(e) le : 25/04/2016 Sous les traits de : Katherine mcnamara. Crédits : Bazzart. Points : 2130 J'ai : huit cent trente deux ans. Age d'apparence : une vingtaine d'année. Je travaille comme : tatoueuse. Actuellement, je suis : amoureuse. Espèce : Banshee. Niveau social : Aisée, merci à ses huit cent piges d'économie!

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Lun 25 Juil - 22:45
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Tes yeux se baladent sur le carnet de rendez vous tandis que tu attends une quelconque réponse à ta question. Il n'a pas l'air décider à se montrer ouvert à ta condition de femme et encore moins de tatoueuse. Tu ne réponds pas à son rire moqueur, tentant par tout les moyens de faire taire cette horrible rancoeur qui commence à s'installer. Tu ne veux pas que ce shop souffre d'une mauvaise réputation à cause de toi, encore moins de ton caractère un peu trop fougueux. Tes iris croisent les siens avant de se poser sur le calepin qu'il vient de pousser vers toi.  La page te semblait usé pour avoir passé et repassé plusieurs fois des coups de gommes. Tu t'avança, un peu plus intéressé par le dessin qu'il y avait fais. Les traits étaient légèrement flou, feutré, très simple et sans détail, mais l'idée essentiel était là. Tu esquissa un sourire à sa réflexion, faisant passer le carnet de son coter du comptoir. " - Quel dommage, moi qui avait pensé à vous coller une adorable licorne rose fushia sur votre front, ce sera pour une prochaine fois! ", ironise tu avant de t'asseoir confortablement sur ton siège. Ignorant son regard, tu apprend qu'il voudrait ce dessin sur son épaule. Tes yeux se lèvent à nouveau vers lui. Un silence lourd s'installe, et tu ne cherches pas spécialement à le briser, encore moins à le mettre à l'aise. Tu observe principalement son corps, sans aucun gêne. Effectivement, l'épaule te donnerait matière à travailler. Sous sa veste, tu pouvais desceller une musculature saillante qui te laisserait la place d'imprimer l'ancre sur le muscle plutot que l'os, sachant cette partie moins douloureuse. Même si tu prendrais un malin plaisir à insister sur les zones sensibles, tu étais trop professionnel pour te laisser aller à ce petit jeu. La douleur, tu en connaissais un rayon, et cela depuis ta plus tendre enfance. Grand dieu, qui doit remonter à au moins presque neuf cent ans! C'est que tu commences à te faire vieille!
Il t'informe par la suite qu'il aimerait essayer la couleur puisqu'il n'avait jusque là que du noir et gris. Compréhensible. Cela dit, certains pigments ne prennent pas sur certaines carnations de peau. Effectivement, c'est aléatoire, comme jouer au loto. On peut rejouer toujours les mêmes numéros comme imprégner les mêmes couleurs, si le jeu ou la peau ne correspond pas, il payera pour rien. Tu soupiras, bien consciente de cette réalité. Tu retires ta veste que tu jête sur le porte manteau, et relève ta longue chevelure de feu en une longue que de cheval. Ainsi, tu dévoile sans aucun gêne les dizaines de cicatrices noircis par le temps sur ta peau. Il y a bien longtemps que leur présence ne te dérange plus. Autrefois, elles représentaient aux yeux du monde des runes en guise de punitions, faites au fer rouge. Cependant, ce savoir s'est vite perdu au fil des siècles. Désormais, tous pensent à des tatouages ou à des simples cicatrices dû à de multiples opérations. Tu en avais pour ainsi dire partout. Le long des bras, le cou, la nuque, la poitrine, le dos, le ventre, les cuisses, jusqu'au pied en passant par les fesses. Rien n'avait arrêter Andréas, pas même ta pudeur. Enfin, toujours est il que tu ne ressens plus aucun gêne à les exposer. Tu t'assois de nouveau à ta place, prenant crayon feuille et gomme afin de t'atteler à ta tâche. " - Ca ne prendra qu'une vingtaine de minutes. Si vous voulez bien vous donner la peine de vous asseoir. " déclares tu en désignant un canapé en face d'elle. Effectivement, tu ne passais pas plus de vingt minutes sur quelques dessins que ce soit. Tes traits étaient appliqué et le résultat était toujours impeccable. Tu n'avais pas la patience de passer plusieurs jours sur un même tatouage. Pourtant, il n'était jamais bâclé, toujours précis. Tu étais comme ça. Le shéma était déjà si clair pour toi qu'il suffisait simplement que tu le calques sur papier.

Finalement, tu gardais son idée de départ. Tu étalais une seule et unique carte. L'as de pique. Tu stylisa un peu plus le pique lui même au milieu de la carte. Puis, tu ajouta au coin gauche du bas, une rose. Juste à coté, deux dès. Et par dessus ceci, une bannière sur laquelle était écris en lettre épaisse " Vice ". Au dessus de la carte, tu laissa courir une ronce aux épines plutôt impressionnantes. Enfin, tu signa et pris une seconde feuille. Tu dessina de nouveau mais cette fois, tu étala les quatre as de chaque couleurs. Tu donna aux cartes un effet vieillot, abîmé et déchiré par endroit. Tu laissa traîner quelques dés entres les cartes, eux aussi détérioré par le temps. Tu ajouta en fond une épaisse fumée noir qui allait et venait encore les instruments de jeux.
Tu te repoussa du bureau avant de pousser un long soupire. Enfin tu glissa le milieu de ton crayon entre tes levres et posa les dessins sur le haut du comptoir. " - J'en ai fais deux, lequel préférez vous ? Excusez moi, je n'ai pas résisté à mettre ma petite fleur, mais sans payettes, rassurez vous. Les couleurs ne seront pas forcement très prononcé. Je peux toujours fais un mélange avec le rouge pour le second dessin pour que la fumée soit elle même un peu ocre. " Tu repoussa une de tes mèches, attendant sa réaction.
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Mar 26 Juil - 0:17

Je t'ai dans la peau... Ou pas.






Hahahaha...

Une licorne. Très drôle. Elle a du répondant, pour une fille. Peut-être qu'elle sait ce qu'elle fait après tout. Je demande à voir d'abord. Heureusement que j'ai pas choisi le dos, elle aurait été foutue de me la faire sa connerie de licorne. Je perds mon sourire fier, ma confiance avec. Je commence presque à envisager de quitter le salon en lui adressant quelques gestes obscènes. Oh oui, je m'imagine très bien me foutre d'elle une dernière fois avant de remballer mes idées, mon porte feuille, et mon temps pour sortir d'ici en claquant la porte vitrée assez fort pour la briser.

Mais elle a retiré sa veste.

Et là... j'ai perdu pied. Elle était couverte de brûlures, de cicatrices. Ces bras étaient des preuves du martyre qu'elle avait été. Des parents violents? Un fiancé colérique? De la prison? Dur à dire, et je n'avais jamais vu ça au cours de ma vie. Pourtant, j'en avais connu des victimes. Des catins, devenues employées puis amies au fil des jours. Des pauvres filles qui avaient du fuir de chez elles, fuir un amant intenable, ou qui n'avaient juste pas eu le temps de fuir justement. J'avais vu et pansé des bleus, des coupures, redressé des os cassés avant d'appeler une ambulance. Pire, j'avais déjà infligé ce genre de traitements. Des repas d'un soir, l'envie de sang, le désir de chair, et je sors les crocs. J'étais devenu un monstre, et voir une femme comme elle porter autant de brutalité sur elle, ça me rappelait la bête que j'étais devenu avec cette immortalité non voulue.
La jeune femme m'intime de m'asseoir et de patienter. Je m'exécute et je m'installe sur le canapé à disposition pour l'attente. J'en profite pour jeter de furtifs regards vers elle tout en me questionnant sur la nature de ses blessures. Elle m'a bien reluqué moi, je peux faire de même. Mais avec discrétion, sachant pertinemment que ma curiosité est malsaine dans un tel cas. Je suis fasciné par la faiblesse chez les humains. La capacité à endurer et cacher par la suite. Toute ma vie a été encadrée par des martyres: mon père, mes amis, mes enfants, Juliette. Tous des jouets de la torture. Alors j'avais une vague idée de ce que ça faisait de se sentir humilié, rabaissé, surpassé.
Je baisse les yeux, perdu dans mes souvenirs et mes réflexions. Une cigarette, voilà qui me calmera les nerfs. Je sors quelques courtes minutes pour fumer sur le trottoir devant l'établissement. La fumée emporte avec elle quelques questions. Les autres, je les ravale avec ma misogynie. Je reviens à l'intérieur après avoir rempli mes poumons de nicotine et la tatoueuse me présente deux dessins terminés. J'aurais pu me vexer de la voir refaire mon dessin à sa sauce, mais au lieu de ça je reste un peu hagard devant ses propositions. Je ne sais même plus quoi choisir.

Ni quoi faire.

Je reste quelques secondes devant ces papiers encrés par le talent avant de réaliser que je n'arrive pas à faire un choix. Le premier est parlant, on dirait moi. Cet as solitaire qui sera affublé à jamais de ses démons. Le deuxième, ma famille, dans une fumée noire qui me rappelle une nuit d'été où tout a disparu.
Dans le labyrinthe que forment mes pensées, je me décide à sortir un jeton de poker de ma poche. Travailler dans un casino a des avantages insoupçonnés. Je regarde les dessins encore une fois: pile, je prends l'as seul; face, je prends le carré d'as. Je lance, rattrape le jeton, et le plaque contre le dos de ma main droite pour en regarder le résultat.

Face.

"Je vais choisir celui-ci." annonce-je en désignant le second dessin avec ses quatre as détériorés

Ca ressemble à un signe du destin, ou une mauvaise farce. Mais ma décision est prise et je m'empresse d'aller m'installer là où la demoiselle m'indique de le faire. Je tombe ma veste pour le confort puis mon t-shirt pour qu'elle ait la place nécessaire pour appliquer le stencil sur mon épaule.
Détail insignifiant, j'ai aussi été savamment charcuté par quelques petits accidents. Une chute, de trente mètres de haut, menant à ma mort. Ca avait laissé quelques séquelles une fois en bas, dont des éclats d'os, de vertèbres et de côtes essentiellement, qui avait salement amoché mon dos. Très franchement, ça ne m'avait jamais dérangé avant aujourd'hui. De ce fait, j'étais resté en face de la rouquine jusqu'à maintenant, tout en me demandant si ce détail aurait un quelconque impact sur son attitude. Il n'y avait peut-être que moi que les blessures des autres intéressaient. Quoiqu'il en soit, une chute de quinze étages, ça laissait des traces que je ne pourrais jamais effacer.

La trahison d'une stryge aussi...


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Mar 26 Juil - 1:13
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Il y a des choses qui peuvent encore t'étonner, quand bien même ton âge entre en implication. Tu connaissais la nature humaine mieux que personne, mais il t'arrivait quelque fois de paraître démuni face à certaine réaction. Comme celle ci d'ailleurs. Dante avait regarder plusieurs minutes les dessins sans un mot. Il avait finit par sortir une piece de jeux de sa poche et avait tirer à pile ou face le graphique qu'il se ferait tatouer. Sur ton corps, on pouvait y voir un nombre incalculable de cicatrice, mais pas une seule n'était faites à l'ancre. Tu étais une de ces rares tatoueuses encore intouché. Mais, tu avais toujours su que c'était une décision importante à prendre. Certains aiment se faire tatouer par plaisir de porter une belle oeuvre sans la moindre signification. Mais ils attachent toujours beaucoup d'importance à y choisir le thème et la beauté de la toile. Chose que tu comprenais totalement. Orner son épiderme à vie d'une simple dessin dont on peut si facilement se lasser était à prendre avec beaucoup de concidération. Mais lui, cet homme, n'avait rien à redire. Il semblait satisfait de tes deux propositions et ne savait réellement pas quoi choisir. Dans un sens, tu en étais flaté. Tu avais rabattus le clapet de ce macho et prouver ta valeur qu'il voulait, à demi mot, bien admettre. Fierté. C'était plutôt ça que tu ressentais avec beaucoup de discretion. Tu n'étais pas du genre à exposer tes sentiments en long, en large et en travers. Encore moins à en faire un exposé, introduction, développement, conclusion. Tu étais trop impulsive pour ça.
Finalement, il était temps de passer aux choses sérieuses. Une fois le dessin choisis, tu le fis traverser le shop et le fit entrer dans la première salle de tatouage. L'ambiance était sereine et cosy. Tu avais tenu à ce qu'elle reste accueillante et qu'elle rassure les clients stressés. Mais pour lui, tu n'as pas besoin de lui dire grand chose. Il a l'air de s'y connaitre un peu plus que tu ne l'aurais pensé. Tu enfiles ta paire de gant tandis que tu le vois se déshabiller devant toi.  Ou plutot, dos à toi. C'est ainsi que tu as une vue imprenable sur ces propres cicatrices. Brusquement, tu ravales tes souvenirs, bien trop dur à supporter. Si tu t'y perdais, tu pouvais même sentir le metal bruler ta peau et l'odeur de cramer flotter jusqu'à tes narines. Toutefois, tu détourna naturellement les yeux. " - Assis toi, je t'en pris. " déclares tu doucement en tapotant le siège pivotant. Merveille de technologique, ce siège était conçu de sorte à monter et descendre à la hauteur désiré. Tu sors l'ancre ainsi que la machine et prépare une serviette en papier légèrement humide. Tu place le dessin à coter de son épaule et déplace tes yeux de la feuille à son corps, cherchant silencieusement la place qu'il aurait. " - Si je la fais partir à coter du cou, passer par l'épaule et terminer après, ca va ? " demandes tu poliment, croisant son regard. Tu attends sa réponse pour lacher un nouveau soupire et poser le dessin sur les genoux du client. " - Je ne décalque pas, tu as confiance j'espère. " commences tu avant même de lui avoir laisser le temps de répondre. Effectivement, alors que tout les tatoueurs apposent le dessin sur papier sur la partie du corps souhaité à l'aide d'une ancre bleu spécial, tu ne fais que reproduire sans base. Tu avais toujours detester décalquer et suivre une ligne qui pourrait ne pas mettre en accord parfait la partie du corps et le dessin en lui même. C'était ainsi que tu travaillais, toujours harmonisant le corps au tatouage comme une entité entière et unique.

Après presque dix minutes de tatouage, tu relèves à peine les yeux vers lui pour remarquer son regard posé sur tes cicatrices. Ce n'était pas sa première fois. Un peu plus tôt, il ne s'était pas gêner pour les admirer, et tu n'avais tout simplement rien dis, n'y prenant pas garde. " - Ils n'ont pas voulu toucher à mon jolie visage, histoire que ça puisse se cacher sur le reste du corps. ". Ta voix avait été douce, presque normal. Ce n'était pas un tabou pour toi de parler de ça. Il fallait le prendre avec détachement, sans penser à ce que tu avais pus ressentir. Sans te remémorer l'endroit, les visages, les cris, les pleures. Parce que oui, tu avais crié. Tu avais laisser quelques larmes couler. Non pas par tristesse. Mais par rage, par douleur. Par désire de vengeance. Tu te l'étais juré. Que tu ferais tout pour te venger de ces mains sur ton corps, t'empechant de bouger pour mieux t'infligner ta punition. Tu te souviens encore parfaitement de leurs visages. De leurs yeux sur toi. Ils te regardaient avec dégout. Comme si tu étais la pire obscénité que cette foutu terre n'ait jamais porté en son sain. Mais ils te voulaient. Il te voulait, lui. Andréas. Il t'avait désiré dans ton lit, mais il a finit par te prendre ta vie. Ta mort ne fut pas beaucoup plus glorieuse que tes vaines tentatives de le tuer. Il t'avait juste égorgé devant des centaines de spectateurs, t'abandonnant à ton triste sort. Tu te souviens même avec exactitude de cette scène. Tu avais sentais le sang envahir ta gorge tandis que tu peinais à tousser le plus de liquide possible dans l'espoir de respirer correctement. Mais trop abandonnant, celui ci se glissa dans tes poumons, et c'est l'asphyxie total. Cette vague impression que ton cerveau explose, et que tes yeux veulent sortirent de leurs orbites. La vue qui se trouve et qui disparaît lentement sans que tu n'ais à fermer les yeux. La sensation brumeuse du sang chaud qui coule le long de ta poitrine, de ton ventre, de tes jambes, jusqu'au bout de tes orteils. C'était ça, ta mort. Et ce n'était pas la plus affreuse des douleurs. Non, celles qui t'avait le plus longtemps fait souffrir c'était tes cicatrices. Tu laches un énième soupire, poursuivant assidûment ton travail.
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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Mar 26 Juil - 12:01

Je t'ai dans la peau... Ou pas.






Je la regarde déplacer sa feuille de calque, cherchant le meilleur emplacement possible, et j'acquiesce en attendant qu'elle l'applique. Mais je la vois soudainement le reposer. Je tourne la tête vers elle, cherchant du regard une réponse, qui s'avère être une question de confiance. J'avais rarement vu des tatoueurs démarrer à main levée, sans dessins au préalable. Et vu la licorne qu'elle m'avait proposé et sa répartie, je m'attendais à sortir d'ici marqué à vie par un immonde dessin sans rapport avec ma demande.
Trop tard pour reculer, l'aiguille se plante dans ma peau. J'ai envie de faire confiance à cette fille, au moins pour voir si sa méthode est meilleure que les autres. La sensation de brûlure commence rapidement à se faire sentir, une chance que je n'ai pas choisi un emplacement très osseux. Ca me rappelle alors des souvenirs lointains de mes premiers passages sous le dermographe: des démons sur la clavicule droite. J'avais servi de cobaye pour un ami tatoueur qui s'entraînait avant de se lancer. Le résultat n'était pas terrible, mais le souvenir n'avait pas de prix. Puis il y avait eu mon avant bras droit, mon premier essai sur ma propre peau. J'avais fait le très mauvais choix de me piquer le bras, ce qui m'avait poussé à tout faire de la main gauche, perdre un temps fou, et rendre quelques traits irréguliers. Je l'avais fait retoucher quelques années plus tard pour le rendre plus présentable. C'était avant de rencontrer Juliette et de finir avec un tatouage dans la nuque pour elle. Un portait de femme, de style vieille école. Je l'avais dessiné et la tatoueur l'avait reproduit là. J'avais gardé les cheveux mi-longs depuis, rendant ce travail invisible aux yeux de tous. Aujourd'hui, je m'estimais heureux d'avoir ça dans la nuque, à un endroit que je ne voyais pas dans le miroir tous les matins.
Déjà plusieurs minutes se sont écoulées et je jette un coup d'oeil vers mon épaule en essayant de bouger le moins possible. Vu d'ici, ça ne ressemble à rien pour l'instant. J'espère juste ne pas devoir prendre rendez-vous pour un recouvrement dès demain. Mon regard se perd un peu et je regarde à nouveaux la rouquin et sa peau marquée par tout sauf ses créations. Pour une tatoueuse, c'est assez étonnant de n'avoir aucune trace de son travail, mais en revoyant ses cicatrices, je me disais qu'il y avait sans doute un rapport avec la toile blanche qu'elle était.

"Ils n'ont pas voulu toucher à mon jolie visage, histoire que ça puisse se cacher sur le reste du corps."

Je relève les yeux vers son visage, fermé, concentré, imperturbable. Pourtant, sa voix est posée, comme si ça ne lui faisait plus rien. Elle soupire, expirant ce poids qui pèse. Je n'avais rien demandé, mais j'avais eu une réponse tout de même. Je me sens presque pris au dépourvu, j'ai le sentiment de l'avoir intimidée assez pour qu'elle finisse par cracher le morceau. La douleur qu'elle inflige à mon épaule, je la mérite un peu à ce moment. Mais elle, est-ce qu'elle avait mérité ce traitement? Les autres sont parfois cruels, et surtout insensés. Il était possible qu'elle ait reçu ces marques sans rien avoir fait de travers, tout comme elle aurait pu fâcher la mauvaise personne. Les gens sont imprévisibles. Les monstres aussi. Moi je m'étais déjà mis en tête que je méritais ce qu'on m'avait fait. J'avais martyrisé plus faible que moi, j'avais utilisé les autres pour arrivé à mes fins, et en retour, j'avais perdu tout ceux pour quoi je me battais, ainsi que ma vie.
Ils lui avaient fait ça. Donc les auteurs étaient plusieurs. Si j'osais, je dirais que c'est encore pire. Moi je n'ai eu qu'un visage pour bourreau. C'était du un contre un, un combat presque loyal. L'avantage que mon tortionnaire avait eu, c'était l'effet de surprise. Je ne pensais pas que l'on devrait se battre, je ne pensais pas qu'elle me pousserait, je ne pensais pas que je tomberais. La chute avait alors été d'autant plus violente. J'avais perdu connaissance suite à la douleur, et je m'étais réveillé. Mort. Incapable de comprendre ce qu'il m'était arrivé, j'avais passé les jours suivants à me remettre de mes bleus et fractures en remettait en question tout ce que je savais sur la vie après la vie. Rien dans ce monde n'aurait pu me préparer à tout ça.

"Moi j'ai juste eu de la chance."

Je lâche ça naturellement, comme ça son secret révélé méritait que j'en dévoile un peu plus sur moi. De la chance, j'avais du en avoir un bon paquet pour que je me retrouve ici plutôt que trois mètres sous terre. Je suppose que je devrais m'estimer heureux d'avoir une seconde chance, même si en échange j'y perds mon âme. Pour que ma vie continue, je dois céder celles des autres. Et vivre avec ça sur la conscience. Personne ne mérite que je prenne sa vie, mais je ne peux plus reculer, je ne peux plus m'en empêcher. J'avais aussi eu de la chance de n'avoir pas été marqué à vie ailleurs que dans le dos. J'aurais pu devenir un autre genre de monstre, mais non. Le destin avait décidé de me laisser une belle gueule pour se servir de moi comme pantin macabre qui prend des vies sans regret aucun.

"Le hasard doit m'adorer."

Un sourire léger se dessine sur mes lèvres. Je me moque de moi en disant cela. Le hasard, le destin, ou n'importe quelle divinité, peu importe qui dirigeait tout ce théâtre lugubre, il ne m'aimait pas. Pas le moins du monde.

"Toi aussi il doit t'avoir à la bonne. Sinon t'aurais plus de marques que ça."

Ou bien tu serais morte. C'est parfois une meilleure fin. Si tant est que l'on n'en revient pas.
Je souris nettement moins, je reporte mon attention sur le mur face à moi, la laissant continuer son travail. J'observe un peu la décoration et les instruments éparpillés dans la pièce. C'est reposant comme endroit. le bruit du dermographe me semble presque une belle mélodie en comparaison de tout le reste dans cette ville. Après tout ça, je me dis que même si je repars avec un tatouage hideux et une claque sur la joue, j'aurais tout de même eu une bonne journée.

"Et même s'ils avaient touché à ton visage, tu vaudrais toujours mieux qu'eux."

C'est vrai, on vaut toujours mieux que son bourreau. Et moins que ses victimes.


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Messages : 128 Je suis arrivé(e) le : 25/04/2016 Sous les traits de : Katherine mcnamara. Crédits : Bazzart. Points : 2130 J'ai : huit cent trente deux ans. Age d'apparence : une vingtaine d'année. Je travaille comme : tatoueuse. Actuellement, je suis : amoureuse. Espèce : Banshee. Niveau social : Aisée, merci à ses huit cent piges d'économie!

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but now i can smile and be happy
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Mar 26 Juil - 23:52
Moonlight is my home and you, my work
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Le hasard fait bien les choses, dit - on. Tu te demande alors brusquement si toute ta vie n'avait pas été guidé par ce fil. Le hasard. Une simple destinée. La mort de toute ta famille, ta pseudo adoption, ton sacrifice, ta vie dans cette secte, tes multiples tentatives d'évasion autant que d'assassinat. Et finalement, ta mort. Ou plutot, ta résurrection. A l'époque, tu en avais eux peur comme de la peste. Tu ne savais pas si tu devais te conciderer comme étant bien vivante ou comme un simple fantome. Tu ne savais pas quel but tu devait donner à cette nouvelle vie. Tu ne savais meme pas si s'en était véritablement une. Tu n'avais aucune idée de ce qui c'était passé. Tu te souvenais parfaitement de ton agonie, et puis, de cette profonde inspiration qui avait précédé ta renaissance. Tu ne savais tout bonnement plus sur quel pied danser. Pourtant, cette intense absence n'avait duré que quelques minutes, pas plus. Du reste, ton frère ainé était apparu devant toi comme le plus parfait des anges. Toi qui l'avait vue mourir, tu pouvais enfin le serrer de nouveau dans tes bras, à la différence près que cette fois ci, vos deux coeurs s'étaient éteins. Exact, il était aussi mort que toi, et dans la même situation que toi depuis plus longtemps. Il prit de son temps pour t'expliquer le devenir de ta personne, le pourquoi du comment. Au début, tu ne croyais pas ça possible. Tu connaissais l'existance des Alchimistes sans pour autant en avoir fais une obsession. Alors, il était presque naturelle que le reste de cette sphere surnaturelle te paraisse plus acceptable au sein de cette réalité intangible. Sans doute. Mais tu mis quand même quelques mois avant de te faire parfaitement à ta nouvelle identité, à ton nouveau rôle. Puisqu'effectivement, ta vie ne se résumait qu'à une seule et même mission. Tes envies restaient secondaires, quasi abstraites. Tu n'y pretais, pour ainsi dire, aucun intéret. Evidemment que cette choses de la vie courante te manquait. De la vie que tu avais brèvement vécu. Quoi que ce fut futile et innocent, il n'en restait pas moins que leur absence instaurait un creux malsain au fond de ta poitrine.
Perdue au confin de cette pensée, tu avais ignoré sa seconde réflexion par rapport à tes cicatrices. Il n'avait pas idée de la quantité de marque que ton corps pouvait contenir. Pas la moindre idée, mais peu importe. Tu ne déviais pas ton regard de ton oeuvre. Tu essuyais régulièrement l'excès d'ancre afin de rendre plus visible le reste du travail. Un bon quart du tatouage était terminé. Ce n'était pourtant qu'un début quand tu sentis ton étrange sensation s'éveiller. Jusque là, ta colère avait été si hargneuse que ton instinct t'avait parut endormis. C'était bien tout le contraire. Désormais sereine, tu pouvais sentir ce léger picotement, cette douce brûlure dans chaque parcelle de ton corps. Ton sang bouillonnait tandis que ton souffle s'accélérait. C'était  donc ça. Oui, ça. Cette fameuse sensation incontrôlable qui t'avait sauvé de bien des situations malheureuses. En clair ? C'était une capacité propre à toutes Banshee afin de détecter la présence de Stryge carnassière. Dante Boogeyman en était donc une. Une de ces créatures assoiffé de chair et de sang. Toutefois, aujourd'hui, en ces lieux, il n'était pas moins qu'un autre de tes clients. Un parmi tant d'autre. Tant qu'il ne te sauta pas au cou, tout irait bien. Et sa nouvelle déclaration te conforta dans cette idée. Celle ci même qui te fit monter le rose aux joues tandis que tu t'appliquais à continuer ton oeuvre. Après quelques minutes de silence que tu osa brisé seulement après avoir retrouver un minimum de contenance, faisant disparaître cette accès de timidité sur ton visage. " - Et donc, mis à part cette chance, tu es mort comment ? ". Là non plus, tu n'avais pas levé les yeux vers lui. Là encore, ta voix était douce et apaisé. Là aussi, rien ne t'avais plus naturel que de poser cette question quoi que légèrement intime. Sentant sa résistance à t'en dire plus, tu ajoutes distraitement. " - On m'a égorgé personnellement ". Tu avais toujours trouvé ça drole les personnes qui se refusent à délivrer ce genre de détail. Tu ne les avais jamais compris non plus. Ignorant leurs raisons étranges de cacher ce que tu pensais la définition même de la renaissance. En effet, tu avais pensé dès le début que la mort d'une personne quelconque arriverait à influencer sur sa personne au point de le changer du tout au tout. Tel un choc traumatique. Une douleur trop intense pour que le pardon soit acceptable. Une souffrance qui vous marque au fer rouge. Voilà ceux en quoi tu croyais.
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Je t'ai dans la peau... Ou pas. || Nina

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