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aldous & mara ▽ Racing down into oblivion.

 :: Archives des rps
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Stiletto-heeled stone cold bitch
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Stiletto-heeled stone cold bitch

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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
Nothing you'd miss but
It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
I never lost control
Who knows ? not me
We never lost control
You're face to face
With The Man Who Sold The World.
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Lun 15 Aoû - 21:28

Racing down into oblivion.
"Faster than a bullet, terrifying scream. Enraged and full of anger hes half man and half machine. Rides the metal monster, breathing smoke and fir closing in with vengeance soaring high. He is the painkiller. This is the painkiller.

Judas Priest - Pain killer ▽ Mara écoute, mais elle ne sait pas si le raisonnement de l'inconnu peut s'appliquer à tour le monde. Ses dires ont un goût de vérité général qui l'agace mais elle se doit d'admettre que la violence gratuite semble encore la plus pure. pourtant elle, elle aime réfléchir ; c'est plus fort qu'elle; Là où le passage à l'acte et le fantasme se réunissent, dans ce lit aux draps souillés, c'est là qu'elle demeure encore. Dans le rêve et le cauchemar, dans l'intellectualisation de ses pulsions de vie et de mort. Une mort sans cause est jouissive. Une mort avec mobile est ridicule. Mais la mort... c'est juste la mort. L'idée des cadavres la séduit bien plus que l'idée du meurtre, elle le sait. Mara le sent. Ce n'est pas qu'une sorte de fascination morbide ou d'envie de contrôle. Elle écoute le type lui parler et quelque chose résonne entre ses dires et ses envies à elle. La vie qui part d'un corps.... n'est-ce pas là, l'essence de ce qu'ils recherchent ? Elle ne sait pas. Elle est perdue dans ses délires, le regard sombre, le pas alerte au reculons facile. L'homme se parle à lui-même tout en la questionnant ; c'est une conversation étrange mais pouvait-il en être autrement de cette entrevue nocturne sur les lieux d'une tentative avortée de meurtre, entre deux créatures de mort ? La stryge le regarde, sérieuse, le regard presque inquiet mais ses dires sont clairs et propres : elle ne tourne pas autour du pot.

"Je lui ai arraché la tête", se remémore Mara en se mordant la lèvres inférieure, "ensuite j'ai jeté son corps dans la Seine. Je l'ai tué parce qu'elle me gardait sans me tuer, à me torturer. Quand je l'ai tué, j'ai ressenti...", elle hésita un instant, cela lui semblait si lointain, "j'ai... ressenti quelque chose, un sentiment de toute puissance, une sorte jouissance."

Son ton était froid et détaché mais elle ne mentait pas. Arracher cette putain de tête lui avait collé les meilleurs frissons de sa vie, même si elle n'avait fait en somme que se défendre. Plus jamais Mara ne se défendit pourtant, devenant une poupée sans vie hantée d'un stress post-traumatique qu'aucun psychologue ne peut soigner. Ce geste avait jeté sur son esprit une sorte de voile, additionné aux longues semaines de séquestration et de torture. Elle se tait finalement, maintenant qu'elle a répondu à sa question. Elle sent l'homme se tendre sous ses vêtements, perçoit l'agressivité sans fard tandis qu'elle lui désigne sa pauvre caboche pleine d'idées noires avec un air résigné, absent. La peur la déserte totalement et ses yeux ne sont plus que des cratères arides, l'autre main dans sa poche. Alice, encore une fois. Il y a de l'espoir dans ce nom, un espoir pudique qui ne dit pas comment il s'appelle. Alors encore une fois, elle dit la vérité.

"Oui, je connais. J'ai un peu testé", admet Mara, pensant à la torture que lui avait fait subir Circé il y avait quelques semaines.

Il ne tue pas les femmes; elle comprend facilement qu'il apprécie cette gamine. Elle-même doit l'admettre : Alice, dans sa chute, est attachante. Alors elle hoche la tête pour lui faire comprendre qu'elle n'a pas pu la tuer car elle l'apprécie aussi. Mais c'est pourtant une habitude délétère qu'elle a, cette stryge, d'aimer faire souffrir le martyr à ceux qu'elle aime, comme Diane ou Merry. Alors pourquoi pas Alice ? C'était une proie bien plus facile, et consentante. Mais l'heure n'est plus à la parlotte et la rousse le comprend en voyant l'homme sortir son poing américain de sa poche en s'approchant d'elle. Mais elle ne recule pas ; elle offre sa tête au coup, en demeurant honnête. Elle a cherché cette souffrance et l'assume. Le coup part, brutal, puissant. Il fait éclater son arcade et brise son os frontal sans effort. Mara part en arrière, dos contre un arbre : aucun son ne sort de sa bouche. Elle saigne abondamment et le liquide poisseux obstrue sa vision... mais c'est autre chose, l’œil s'est démis de son orbite, de manière grotesque. Elle est sonnée, désorienté par la douleur mais le plie pas les genoux, appuyée contre l'arbre. Déjà sa chair se rejoint, ses os se ressoude et d'un mouvement affreux, elle enfonce son œil baladeur dans sa cavité. Pour son propre bien, Mara guérit bien trop vite et déjà son visage se renoue de lui-même, jusqu'à ne laisser que quelques terribles rougeurs qui ne seront bientôt plus que dans ses souvenirs.

La stryge le fixa sans lui répondre, car elle est abasourdie et a du mal à penser. Le plaisir... elle pouvait, tout comme lui attendre très longtemps s'il s'agissait de quelque chose qu'elle voulait vraiment. Elle avait passé des semaines entières échappée de son propre corps et savait la cruauté de ceux qui aiment voir les autres briller de douleur et d'espoir mêlés. Elle ne sait si elle les admire ou les déteste. Elle voudrait être comme eux, pour ne plus être une de leurs victimes. Mais Mara ne dit rien : ses pensées n’appartiennent qu'à elle, contrairement à cet home qui cogne dur mais parle trop à son goût. Il y avait un moment parfait pour chaque chose : la vie, la mort, l'orgasme, le café au réveil. Il y avait un moment ultime dans la vie de chaque personne, et son désir le plus cher serait.. de décider de celui d'Alice. Cette révélation lui fait un effet fou, et elle reprend des couleurs, interdite. La choc du coup se dissipe peu à peu, et elle fixe l'homme caresser son chien comme n'importe quel gars normal le ferait. Il tremble encore d'excitation : elle le comprend un peu. Mais son sourire moqueur l'énerve, même si ce n'est encore qu'une provocation de sa part ; provocation pour provocation, surement. Elle l'a provoqué aussi, juste avant.

"Je ne l'ai pas tué parce que...", Mara prit un instant de réflexion, l'air grave, "... je vais en faire une Stryge", la révélation du venin sur ses crocs est là, sincère. Elle relève la tête vers le Sidh, "s'il elle n'en peut plus de vivre mais ne veut pas mourir, elle peut devenir comme moi. Une nouvelle personne. Elle peut tuer son oncle, pour se venger personnellement et moi...", un vague fantôme de sortir naît sur ses lèvres fines, "... je pourrai la regarder faire."
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Messages : 238 Je suis arrivé(e) le : 07/07/2016 Sous les traits de : Charlie Hunnam Je me dédouble : Heathcliff A. Lovecraft & Jahaal J. Sepehr & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : SWAN Points : 2313 Couleurs RP : #003366

J'ai : 75 ans Age d'apparence : 28 ans Je travaille comme : Mécanicien/Carrossier Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Au ras des pâquerettes
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Mar 16 Aoû - 1:57
Racing Down To Oblivion



Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


J'm'en doutais. J'cache pas franchement un rictus. J'suis pas sur d'ce que j'en pense. J'me suis jamais posé la question d'cette option là. Les Stryges choisissent. C'est la grande différence avec c'qui m'est arrivé. L'choix. Moi j'l'ai pas eu. Au final si j'l'avais eu, j'aurais fais quoi ? J'me suis d'jà d'mandé. Ca dépend des moments. J'adore c'que j'suis, c'que j'peux faire. Mais est-ce qu'c'est c'que j'voulais vraiment ? J'avais pas comme projet, tout gosse, d'd'venir un putain d'tueur. Non. J'voyais pas ma vie comme ça. J'suis d'venu comme ça parc'qu'on m'a buté. Alors, la question est biaisée : j'peux pas savoir c'qu'il s'rait arrivé si ma chienne d'vie avait r'ssemblé à c'que j'voulais. J's'rais vieux, ridé, dans une maison d'banlieue, un p'tit pavillon avec jardin. Assis contr'ma moitié, à r'garde l'soleil s'coucher chaque soir et s'lever chaque matin. Voir courir nos gosses, nos p'tits enfants aussi. C'est où qu'ce rêve d'gamin est parti en fumée ? C'est à quelle étape qu'j'ai pris l'mauvais ch'min. J'me suis clairement planté, et pourtant. Pourtant c'est pas c'que j'ai toujours aimé ? Boire, m'camer, laisser ma violence s'exprimer sans remords. Sans risque qu'il m'arrive quoi ? J'ai flirté avec l'danger toute ma vie, ça a fini par m'péter à la gueule. Maint'nant, j'peux toujours essayé. On tue pas c'qu'est déjà mort. Immunité. J'souris un peu. J'connais pas beaucoup d'Stryge. Pas personnellement en tout cas. J'connais qu'Jezabel. Et c'est pas la meuf la plus équilibrée qu'j'connaisse. C'est pas la pire non plus. J'imagine une s'conde Alice, avec des putains d'crocs qui déforment sa bouche, à marcher comme un zombie qui veut du sang frais. J'sais pas si l'idée m'plait ou pas. J'ai beau la connaître d'puis des années, j'saurais pas dire si c'est c'qu'elle veut au fond d'elle. C'est une solution, c'est sur, mais est-c'que c'est la bonne ? J'mords ma lèvre, contracte et décontracte mes poings. J'ai mal aux jointures. Des putains d'fourmillements.

Il ne dit rien pendant un long moment, écoutant les murmures du vent dans les arbres et le silence oppressant de la nuit. Il observe sans dire un mot le visage de la Stryge se reconstruire, les os se souder à nouveau, les chairs dévastées cicatriser, l'oeil vagabond retrouver son orbite. Il grimace. Il fallait avouer que la condition de Stryge avait du bon. Ce genre d'avantage n'était pas négligeable. Il fait craquer ses articulations cervicales, penchant la tête alors qu'il était plongé en pleine réflexion. De toute façon, il ne pourrait pas agir sur la volonté de la Stryge de transformer Alice. Seulement sur Alice. Ce n'était pas une proposition à la légère, non, c'était du genre ad vitam comme pacte. Pas question de changer d'avis trois jours après. La vie était différente, enfin, l'existence, quand on mourrait. L'avenir comme on l'envisageait inconsciemment, même dans les périodes de troubles, disparaît. Le monde change, les perceptions évoluent. Il faut trouver de nouveaux repères, réapprendre tout, même le plus simple. Alice serait-elle prête pour ça ? Mesurerait-elle pleinement les conséquences d'une telle transformation ? Il n'avait pas l'habitude d'avoir un rôle protecteur. En fait, c'était amusant de penser qu'Aldous agissait avec Alice comme une Banshee. Lui qui avait renoncé à ce rôle il y a bien longtemps ... Quelle ironie ! Mais son coeur ne s'ouvrait que trop rarement pour qu'il puisse l'ignorer. Le silence devient pesant. Il fixe toujours le ciel, le ballet des nuages qui se bousculent pour dissimuler les étoiles. La Stryge et lui sont comme ces boules cotonneuses ce soir, d'obscurs spectres de la nuit qui cherchent à effacer l'éclat des étoiles. Alice était une étoile. Si seulement elle réalisait tout ce dont elle était capable, tout ce qu'elle pourrait faire si elle le voulait. Il finit par reposer les yeux sur la Stryge.

"Et qu'est-c'qui t'dit qu'elle accept'ra ton offre ? T'es heureuse comme ça ? C'est c'que tu voulais, d'venir un espèce d'vampire avide d'sang ? Tu crois qu'c'est qu'il faut faire pour la sauver ?"


J'me pose autant d'questions qu'si c'était ma gosse. Tu parles d'un fléau. J'aurais jamais d'gosses, c'est p't'être con, mais c'est un truc qui m'a fait mal, quand j'l'ai su. J'aspirais pas à grand chose, quand j'suis mort, ma vie était qu'un putain d'bordel. Et ça c'est pas arrangé d'puis. Mais c'que j'voulais vraiment, c'était ça. Des gamins avec ma tronche. Des marmots qui puissent faire mieux qu'moi. Ca aurait pas été dur, j'avais mis la barre si bas ... Mais c'était foutu maintenant, ça servait à rien d'y penser. Alors pourquoi j'm'accroche autant à c'te gamine. Alice. Quand j'r'vois sa bouille, quand j'l'ai vu la première fois à l'enterr'ment des ses parents ... Elle m'rappelle Ottilÿa. Tu parles d'un cadeau. J'sais pas pourquoi, j'ai toujours cru qu'j'aurais des filles. Dans un sens, j'ai l'impression d'en avoir deux, même si Ott' est loin d'la gosse à la bouille de poupée qu'elle semble être. Un sourire encore. J'sais pas trop quoi dire. C'est l'genre d'questions qui servent foutrement à rien en plus. J'sens l'adrénaline foutre le camps. Parc'qu'j'ai fini par m'décharger, et qu'ça va mieux. Parc'qu'j'peux enfin réfléchir correctement. J'gratte un peu ma barbe en m'plongeant dans l'regard d'la Stryge. J'arriv'rais pas à la cerner, elle est trop zarb'. Dans un sens, c'est une tueuse, sa race le détermine, tôt ou tard, elle succomb'ra. C'est pas possible autrement, l'appel d'la chair est trop fort. C'est Jez' qui m'a expliqué ça. J'la crois sans problème. J'respire un peu. Ca sent la menthe sauvage et l'chèvre-feuille. J'sais même pas si c'est pas une foutue illusion. Ca m'rappelle plein d'trucs auxquels j'ai pas envie d'penser. Pas maintenant. J'reste sur mes gardes. J'm'approche d'un vieux tronc, en face d'la tombe inach'vée. J'me pose dessus et j'rallume une clope. J'ai b'soin d'm'vider la tête. J'lance un r'gard qui sonne comme une invitation à la rouquine.

"T'sais, j'ai pas trouvé la solution d'puis les quasi dix piges qu'j'la connais. C'est pas en une nuit qu'on va y arriver. Surtout qu'elle est pas là pour dire c'qu'elle en pense."


Un soupire. Une bouffée de nicotine qui dilate ses alvéoles et intoxique délicieusement ses poumons. Sa gorge est sèche. Elle appelle la boisson comme son corps réclame l'ivresse. Il serre simplement les dents.

"J'suis pas contre ton idée, la Rouquine, mais j'ferais rien sans qu'elle soit d'accord. Et d'accord vraiment. Qu'elle sache dans quoi elle s'embarque. Comprend-moi bien, si tu lui fais quoi qu'ce soit, quoi-que-ce-soit, sans qu'elle le veuille, j'te tuerais. J'f'rais une exception au code pour toi, j'te l'garantis. Et ça f'ra mal, ça aussi j'te l'promets. J'espère qu'j'suis bien clair."

Son regard est sombre, aussi sombre que les ténèbres autour d'eux, denses et tellement opaques qu'on ne pourrait les voir sans s'approcher d'eux. Maintenant qu'il avait mis les choses au clair, Aldous se sentait presque soulagé d'avoir rencontrer une femme désireuse de prendre soin d'Alice autant que lui. Cette gamine était si seule. A deux, ils seraient peut être la solution pour la sortir de son tourment. Il aimait l'idée. Il tend une main, presque amicale.

"Aldous Koch. J'pense qu'on est dans l'même camps toi et moi la Rouquine. On s'f'ra jamais confiance, pas la peine d'se faire des fausses promesses. Mais si tu veux la même chose qu'moi, j'pense qu'on peut faire équipe. Pour Alice."

Il ne sourit pas vraiment, mais son visage s'est relâché. La tension sort de son corps comme elle est venue et même le chien s'approche, moins méfiant, pour renifler la rousse. A présent que son maître faisait un pas vers elle, Uriel se montrait moins soupçonneux. Ca arrache un petit rire amusé au Sidh qui hoche doucement la tête pour encourager son vieux compagnon à apprivoiser la Stryge.

"Admettons qu'elle accepte. Est-c'que ... est-ce que ça fait mal ? J'veux dire si tu la transformes, elle va souffrir ? J'veux la vérité, toi, t'as vécu ça comment, hun ?"

Un petit silence pesant alors qu'il se demande s'il va ou non poser la dernière question. Celle qui déterminera s'il soumettra positivement l'idée à Alice, ou s'il lui conseillera de refuser ce pacte démoniaque. Il plonge son regard soudainement beaucoup moins sombre, presque tendre, avec un éclat qu'il n'a d'ordinaire que lorsqu'il regarde son chien.

"Et si jamais tu fais d'elle une Stryge, et qu'elle veut plus l'être pour x raisons .. J'pourrais mettre fin à ses souffrances ? Sans lui faire d'mal ?"




© fiche par Ell, optimisée par Superno√A pour ASN


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And if you leave me now
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Mar 16 Aoû - 15:16

Racing down into oblivion.
"Whisp'ring voices could be heard, utt'ring a foul spell. Man circled 'round a secret stone and summoned greatest hell. Cold blades did light in darkness and the high priestess started unholy rite."

The Vision Bleak - Cthulhu ▽ Ca faisait toujours aussi mal, même s'il est possible de d'habituer à la sensation ; à vrai dire c'est la reconstruction qui fait le plus souffrir, bien plus que le coup porté. Mara serre les dents pour qu'aucune sanglot ne sorte de sa bouche tandis que son visage retrouve son intégrité. Elle déteste cette sensation car elle lui rappelle qu'hormis par la tête ou le cœur, il est impossible de la tuer. C'est une sensation terrifiante. Le sang a plut en fine gouttelette sur ses épaules, imprégnant le tissu de son manteau d'une odeur qui demeurait tenace même après plusieurs lavage : son sang était inerte et rance, il sentait comme celui qui stagne dans les veines sèches des cadavres car c'est ainsi que se définit la Stryge : un cadavre ambulant. Certains voient les Gargouilles comme des êtres vivants ; Mara préférait le terme Goule, car dans sa non-vie, tout tournait autour de la mort : ses pensées, ses odeurs, son travail et même ses distractions. Alors lorsqu'elle releva le regard sur son agresseur, la rousse se contenta de sortir un mouchoir de sa poche et de le déplier avec un soin qui montrait un toc absolument pathologique, dans cette manière précise de déplier les bords presque symétriques, avec une lenteur de chirurgien. Elle essuya le sang sur son visage émacié sans rien dire. Elle demeura pourtant presque étonnée de la question que lui posa le Sidh.

"Je ne sais pas. Si elle refuse, ça sera comme ça", lui dit-elle franchement concernant Alice. La suite de ses questions la décontenança plus franchement. SI elle était heureuse ? Mara réfléchit un instant pour être sûre d'être honnête avec elle-même et souffla, "non, je n'ai pas voulu être une Stryge mais j'ai appris a faire avec et a apprécier d'être ce que je suis."

A vrai dire, Mara avait été ce genre d'humaine désœuvrée qui ne savait pas ce qu'elle ferait de son avenir et n'attendait rien de spécial pour l'avenir. Kai était arrivée dans sa vie comme un ouragan, renversant tout sur son passage et faisant d'elle contre sa volonté un être buveur de sang. Ce n'était pas ce qui l'avait plongé dans cette apathie émotionnel et ce stress post-traumatique qui faisait d'elle un être froid et incapable d'exprimer la moitié de ses sentiments. La Stryge releva la tête vers l'homme qui marchait vers la tombe qu'elle n'avait jamais terminé. Elle sourit : qui parlait de sauver cette fille ? L'idée de damner pour l'éternité une jeune fille était séduisante. Celle d'avoir du contrôle sur elle l'était aussi ; mais plus excitante encore était l'idée de faire les choses bien et d'aider cette fille à savourer le goût liquoreux de cette vengeance qu'elle méritait. C'était justice : ça donnait une excuse au crime et c'était ce dont avait besoin la rousse.  Elle rejoint l'homme d'un pas lent et précautionneux, se massant encore un peu la mâchoire.

"Ma foi, nous avons le temps"
, elle branle du chef, un peu froidement, "elle a le temps de faire son choix."

Les meilleurs plans sont ceux qui se préparent, pour Mara. Comme un bon plat qui doit se cuir toute une nuit dans une marmite pour devenir savoureux. L'inconnu soupire et la Gargouille ne dit rien, comme toujours, préférant contempler les reliefs de cette tombe inachevée. L'autre la regarde mais la rousse ne sait pas trop comment interpréter cela juste après le coup de poing américain qui lui avait disloqué la mâchoire et explosé l'arcade. Pourtant quand il la menace, la jeune femme ne réagit pas : elle n'a pas vraiment peur car elle a déjà dit le fond de sa pensée au Sidh : Alice avait le choix, et elle ne ferait rien contre sa volonté. Ainsi, et comme elle n'aimait pas se répéter, Mara ne dit rien. Elle-même avait été Étreinte sans l'avoir désiré et elle savait ce qu'une transformation par delà la mort valait quand elle n'était pas voulue. Elle n'avait pas à avoir peur donc : elle ne prendrait pas l’existence d'Alice comme Kai l'avait fait pour elle et lui apprendrait à être au delà de la vie, comme elle éduquait petit à petit Jezabel. Une enfant turbulente agitée par ses passions, mais Mara ne se décourageait pas.

"Marie", dit la rousse en donnant son véritable prénom puis nom, "Marie du Maurier", puisque Mara Danvers n'était qu'une fausse identité qu'elle avait pris en fuyant la France, "ceux qui m'ont déjà frappée m'appellent Mara", plaisanta-t-elle avec un sourire sans joie.

L'autre lui tend sa main, et la Stryge prend un instant pour considérer le geste en silence, comme il venait. Elle ne sourit guère mais saisit la main tendue pour la serrer, après avoir retiré son gant de cuir : sa main était presque aussi grande que celle de celui qui se présenta comme étant Aldous Koch - comme Huxley, l'auteur du Meilleur des mondes ? - mais fine et osseuse. Une main de femme brûlante et sèche, propre à l'excès et parfaitement manucurée. Elle rengaine sa main comme elle l'avait donné, enfilant son gant pour glisser ses mains dans ses poches. Faire équipe avec quelqu'un ? L'idée lui semblait saugrenue mais... pourquoi pas ? Mara n'était pas le genre de femme à être rancunière, car elle n'avait en définitive que peu d'amour-propre. Cette gosse était à présent leur dénominateur commun, maintenant qu'ils s'étaient serré la main. Etait-ce une promesse ? Pour elle, assurément. Pour lui... elle ne le connaissait pas. Le chien blanc arriva à son niveau et la rousse ne laissa docilement la renifler sans chercher à le caresser ; c'était une femme à chiens, elle savait ce qu'il fallait faire et ne pas faire avec les chiens qui ne vous appartenaient pas.

"Comment s'appelle-t-il ?", demanda-t-elle finalement, poliment.

Elle se pencha en avant, lentement et précautionneusement, s’accroupissant devant l'animal pour simplement le fixer et lui montrer qu'elle n'était une menace ni pour lui, ni pour son maître. Car si Mara désirait ardemment tuer, son envie ne se tournait qu'étrangement vers les femmes : lui ne tuait pas les femmes, elle ne voulait pas tuer les hommes ; peut-être pourrait-ils s'entendre, finalement, rien qu'un instant. Son regard est triste quand il lui demande si Alice va souffrir, et encore plus quand il lui demande comment elle avait vécu la transformation. C'est un moment qu'elle aurait voulu oublié, remiser quelque part dans son esprit dans les brumes de son stress post-traumatique. Et pourtant ce moment, charnier, demeurait imprimé dans son âme comme une forme au fer rouge dans la peau. C'était une cicatrice qui ne disparaîtrait jamais. La rousse se releva lentement, dépliant la silhouette filiforme pour remettre les mains dans ses poches et répondre franchement.

"Je crois que c'est une histoire de venin, mais personnellement je n'étais pas consentante", se remémora Mara à contre-cœur, comprenant finalement ce qu'était ce liquide perlant de ses crocs, "j'ai du me battre et survivre au poison pour muter. Après....", la Gargouille mima un étrange geste de la main, singeant quelque chose qui volait puis chutait, ou plutôt fondait sur quelque chose, "elle m'a tué. Elle m'a poignardé dans les reins et a attendu que je meurs. Ça a pris des heures, au terme de quoi je suis devenue une Stryge."

Les yeux de cette créature si polaires s'embuèrent d'humidité avortée à la souvenance de sa propre mort, de son propre meurtre. Elle n'avait pas voulu mourir ; Mara avait supplier toutes ces yeux durant en sentant la vie quitter son sein pour devenir autre chose. Kai l'avait observé tout du long, sans ciller, comme une enfant qui crame une fourmi à la loupe. Essuyant ses yeux d'un revers de sa main gantée, elle reprit,s ans le moindre trémolo dans la voix pourtant :

"Il faudra que je la tue moi-même, sinon ça ne marchera pas. Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça...", elle fixa Aldous, sincèrement, "je peux la tuer sans douleur", elle réfléchit un simple instant, "... avec de l'éther. Ça donne l'impression de s'endormir, mais pour toujours. Ça vous irai ? Sinon je lui brise la nuque. J'ai assez de force, ça ne prend qu'un instant."

Mara se tut, considérant l'air presque tendre d'Aldous lorsqu'ils parlent de cette jeune fille ; il devait vraiment apprécier. Étrange Ombre qu'il était... et les voilà à planifier un premier meurtre, surement un second tout de suite après... la rousse eut un soupir. Quelle drôle de situation, qui pourtant lui donnait un plaisir infini. Briser cette nuque gracile, ou la faire partir en planant à l'éther. C'était bien trop doux pour elle, mais Alice ne méritait pas plus de souffrance que son oncle lui faisait déjà subir.

"Vous ferez ce que vous voudrez, je ne m'oppose à rien. On peut tuer un Stryge en le décapitant ou en lui perçant le cœur et si vous êtes assez précis, elle ne souffrira surement pas. Elle a déjà bien assez souffert comme ça pour devoir vivre éternellement une vie dont elle ne voudrait finalement pas."

Elle aurait aimé qu'un Aldous lui offre cette délivrance, quand elle doutait de pouvoir continuer à vivre éternellement, mais Mara avait du se débrouiller seule. Alice avait cette chance celle d'avoir un Aldous. Pauvre gosse. Existait-il finalement un moyen de la sauver ? Un vrai moyen, et pas un cache-misère ?
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Mer 17 Aoû - 2:01
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Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


"Uriel. Il s'appelle Uriel."

C'est presque un signe d'confiance, d'la laisser toucher mon chien. Mais l'clebs sait à quoi s'en t'nir. Elle s'penche vers lui et il la r'nifle un peu. L'odeur d'Stryge lui fait froncé l'museau. J'grimace un peu en tirant une latte d'ma clope. C'qu'elle m'dit, j'aurais pu m'en douter. C'est clair qu'un truc comme ça doit faire mal. Et j'veux pas qu'elle souffre. J'serre les dents. J'regarde Mara. Drôle d'nom. J'préfère Marie. Ca fait un peu sainte vierge d'mes deux, mais c'est moins zarb. Et puis, la rouquine a une gueule à s'appeler Marie. J'sais pas c'qu'elle pense, pourquoi elle s'intéresse autant à Alice. Mais au moins, elle est franche. Enfin, si elle y est pas, elle fait rudement bien semblant. J'gratte un peu ma barbe en réfléchissant à c'qu'elle vient d'me dire.

"Si j'pige bien c'que tu dis, tu dois la mordre avec ton venin, et puis la tuer, pour qu'ça marche ? Et, c'est fiable c'te technique ? J'veux dire, ça s'peut qu'ça la tue et qu'elle r'vienne pas ?"

Il semble soucieux, et plein d'une compassion étrange quand on réalise qu'il avait presque énuclée Marie d'un coup de poing quelques minutes auparavant. Ce qu'il savait sur les Stryges tenait essentiellement à leur mode de vie et à ce qu'ils avaient comme pouvoirs. La transformation était un mystère pour lui. Marie restait sa seule source d'informations. Et il avait décidé de la croire. Surement parce qu'elle avait encaissé son coup sans rien dire, sans réagir, fidèle à ce qu'elle avait énoncé en avançant se foutre de sa propre vie. Il jette un regard perdu aux alentours. Comme si la contemplation muette de la forêt dans les ténèbres allait lui apporter des réponses. Mais les arbres restent cois.

"L’éther c'est bien. C'est doux. J'veux pas qu'elle meurt ... violemment. Pas comme moi, tu vois ? J'veux qu'ça r'ssemble à s'endormir sans jamais s'réveiller. Putain j'le sens mal c't'histoire."


J'cherche un peu d'courage dans son r'gard. Surtout pour savoir c'que j'vais dire à Alice quand j'retourn'rais la voir à l'hosto demain. J'dois lui proposer. D'revoir Marie. D'dev'nir une Stryge. D'mettre fin définitivement à sa vie d'merde. D'avoir une chance d'tout recommencer à zéro. Mais ça veut r'noncer à c'qu'elle d'vienne Sidh un jour. Ca veut dire accepter d'rien pouvoir faire pour elle si elle n'veut plus d'cette vie là, à part lui arracher la tête ou lui planter un pieu dans l'coeur. Ca r'ssemble pas à c'que j'voudrais pour elle. Non, vraiment pas.

"J'te rappelle qu'on a pas la même force qu'vous, nous les Sidh. On est pas des machines à tuer ... enfin pas techniquement. C'est plus subtil comme façon d'faire du mal. Et j'suis pas sur qu'ça marche sur les Stryges. J'veux dire nos dons. J'pourrais jamais lui faire d'mal, la frapper, abîmer son corps, quoi qu'ce soit d'violent. Pas elle. Pigé ? Faudrait un moyen sans douleur, doux. Comme l'éther. Ou l'poison. N'importe quoi pour pas qu'elle souffre. Pour pas qu'elle crève seule. T'vois c'que j'veux dire. J'la laiss'rais pas faire ça sans être sûr qu'j'peux la soulager si elle le veut."

Sa voix se brise dans ce dernier murmure. Il capte dans le regard de Marie qu'elle a la même compassion pour Alice que lui. Même si leurs chemins ne se sont croisés que récemment, brièvement. Elle comprenait ce qu'il voulait pour elle. Pourquoi était-elle prête à l'aider, il n'en savait rien. Tout ce qu'il voyait, c'était que cette aide était bienvenue. Salutaire même. Car Aldous savait ne pouvoir apporter aucun solution satisfaisante à sa protégée. La solution, c'était peut être elle. Et dans la noirceur de la nuit, comme une litanie mortifère, lui revient des vers psalmodiés mille fois à l'église par sa mère folle à liée. "Je vous salue Marie pleine de grâce ..." Quelle ironie car sa Marie n'avait pas grand chose de la servante d'un Dieu tout puissant.



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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

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Mer 17 Aoû - 21:42

Racing down into oblivion.
"Tell me your troubles and doubts, giving me everything inside and out and? Love's strange so real in the dark, think of the tender things that we were working on."

Simple Minds - Don't You ▽ Uriel, c'est son nom. Accroupie devant l'animal, Mara ne le caressa pourtant nullement. Pour elle, flatter l'animal d'un autre maître était quelque chose de grossier et d'un peu trop téméraire pour elle. La rousse eut cependant un sourire : c'était un bon chine, fidèle. Les animaux sont bien plus fiables et aimants que les humains et elle-même appréciait beaucoup plus son chat que les gens qu'elle croisait dans la vie de tous les jours. Elle lui tend la main sans peur pour le laisser renifler et s'habituer à son odeur composée de parfum de marque, d'humus et de formaldéhyde venant autant des vapeurs de sa fidèle cigarette électronique que de son emploi sinistre. La Stryge écoute alors Aldous lui poser de nouvelles questions, auxquelles elle ne sait pas forcément quoi répondre. Elle demeure accroupie, relevant les yeux vers lui en enlaçant ses genoux de ses longs bras.

"Je ne sais pas", répond-t-elle à nouveau aussi sincèrement que laconiquement, "je ne connais pas d'autre Stryge et j'ai appris seule."

Elle hausse les épaules sans quitter sa position ; aucune technique n'est infaillible après tout. Kai ne lui avait rien expliqué du tout car elle n'était pas une descendante pour elle, simplement une distraction et la seule Stryge qu'elle connaissait était une très jeune Goule qui avait besoin de son soutien pour apprendre à gérer sa nouvelle nature. Le Sidh lui semble soucieux, lui qui était capable de tuer de sang-froid et qui l'avait bien heurté il y avait quelques minutes à peine. Un truc ne tourne pas rond chez ce gars mais cela lui semble évident : c'est une Ombre. C'est aussi un tueur. Cette double nature seule suffit à faire relativiser Mara : les monstres n'existent pas, car chaque tueur a également des gens auquel il tient. Les assassins ne sont bien que des gens ; des gens dangereux certes, mais rien que des gens. Eux aussi mangent devant la télé, sortent en boite, font des courses. Et sous ces dehors anodins, ils sont les grands prédateurs de toutes époques. Mara le sait ; elle aimerait avoir ça dans le sang mais ignore qui elle est et de quoi elle est capable,c e qui n'est pas le cas d'Aldous. Se relevant lentement en époussetant son manteau, la Stryge se demande soudain lequel des deux à le plus de limites. Surement aucun des deux.

Aldous jette un regard perdu aux alentours mais rien ne va lui répondre. Elle soupire doucement en enfonçant ses mains dans ses poches et remontant la petite butte, le dos voûté par la fatigue tout en invitant d'un hochement de tête sa nouvelle connaissance et son chien à la suivre pour rejoindre la route ; mieux valait ne pas trop traîner ici. Quand il lui dit qu'il ne sent pas cette histoire, la rousse se contente de hausser des épaules, l'air à la fois grave et distante.

"Hm, l'éther c'est bien. Elle partira en planant", elle hocha à nouveau du chef, se massant l'arcade encore endolorie par le coup du Sidh, "ça ira. Maintenant qu'on arrive si loin dans l'idée, il faut aller au bout", elle eut un sourire sincère à Aldous, "Alice ne vit plus depuis longtemps ; elle est déjà un mort-vivant."

La jeune femme exhibait une nature réservée mais plutôt rectiligne ; quand le vin est tiré, il faut le boire après tout. Elle ne se défilerait pas, pas après ce qu'elle avait fait miroiter à cette fille perdue et abusée. La cause féminine n'avait jamais été le violon d'Ingres de cette grande femme misogyne jusqu'aux bouts de ses ongles manucurés mais quelque chose en Alice touchait son cœur qu'elle espérait mort et enterré. Une détresse singulière dans ce dégoût de la vie, qu'elle connaissait un peu sans le subit de la même manière.  La rousse a l’impression que l'homme cherche quelque chose dans ses yeux et tandis qu'elle rejoint la route d'un pas lent, elle le lui offre : c'est l'assurance de quelqu'un de fiable, malgré ses psychoses. C'est la sensation d'une personne qui assume tous ses actes. Elle ne se défilerait pas car cette mort-là aurait du sens pour elle; Pour tout le monde. Il y avait tuer pour tuer, tuer pour nuire, et tuer pour sauver. Les Stryges sont au Vatican les Anges Noirs. Les Anges de la Mort. Comme le surnom qu'on donne aux tueuses en série féminines qui pensent tuer par compassion. C'était risible, comme comparait, mais tout à fait à propos.

"Je le sais. Les humains n'ont pas besoin de la force d'un Stryge pour décapiter quelqu'un, cela dit", elle sort ses mains de ses poches et mime un mouvement de coup de hache précis pour quelqu'un qui n'est jamais passé à l'acte, "avec un merlin - c'est une hache et un marteau à la fois, avec une grande hampe - vous pourrez la décapiter d'un seul coup et sans douleur. Sitôt la tête séparée du corps, un Stryge meurt dans l'instant. Il ne comprend même pas qu'il est mort.", elle insista, "il ne souffre même pas. J'ai l'outil chez moi."

Son ton se voulait froid mais elle-même ne l'était assurément pas comme elle réfléchissait au moyen le plus rapide et indolore de tuer Alice en cas de cafouillage de leur plan. Mara sent que la voix d'Aldous se brise ; elle voit au loin sa voiture garée derrière les fourrées. Elle relève alors la tête vers lui avec une expression simple et peu empathique, mais assez complice. C'est compliquer pour Mara d'exprimer des émotions, bien qu'elle les ressente : elle partage ses doutes avec le Sidh, et n'a visiblement pas de rancune. Cela ne sert à rien. Elle lui tend une main, plus pour le geste qu'autre chose.

"Je ne connais pas grand chose de ma race, je suis désolée. Je ne connais que ses moyens là mais...", elle sembla hésiter, pour se reprendre, "Alice ne mourra pas seule. Nous serons avec elle. Vous serrez à ses côtés, vous qui êtes son protecteur", elle continua, avec un sérieux mortel, "les choses peuvent bien ou mal se passer, c'est la roulette russe. Mais nous avons le pouvoir de forcer le hasard pour que tout se passe bien. Vous avez la pratique, Aldous, j'ai de la théorie."

Elle chercha ses clefs dans sa poche. Sa voiture avait la plaque d’immatriculation retirée : Mara était visiblement de ces vicieux qui pensent au moindre détail pour ne pas se faire pincer, ou alors qui les réfléchissent juste parce que c'est un moyen de prendre leur pied. C'était une voiture noire de sport typée anglaise, sans ostentation bien qu'il s'agissent d'un véhicule coûteux ; une Lotus Exige.

"Je vous dépose quelque part ?", demanda-t-elle franchement, désireuse de continuer la discussion concernant Alice dans un endroit plus sécurisé, où personne ne les trouveraient en train de planifier un double meurtre.
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Sam 20 Aoû - 7:48
Racing Down To Oblivion



Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


"Etre un mort-vivant parc'qu'on croit qu'tout est perdu, c'est pas pareil qu'l'être pour d'vrai. J'étais pas franchement un type bien dans ses pompes, avant, même qu'j'aurais sur'ment dit comme Alice si on m'avait d'mandé si j'voulais vivre ou mourir. Bah maint'nant, j'peux t'dire qu'j'préfère avoir vécu. Y a des tas d'trucs qu'tu réalises qu'une fois qu'tu les as perdu pour toujours. Alors ... faut être prêt à y r'noncer !"


L'rire des gosses qu'j'aurais jamais éclate dans mon crâne et j'me mords la lèvre. Choisir, c'est renoncer. J'sais plus quel est l'couille qu'avait dit ça, mais il avait foutrement raison. J'regarde un peu Marie qui s'relève et m'désigne la route en s'mettant en marche. J'la suis. J'ai bien pigé qu'elle aime pas rester là, au bord d'la fosse, à r'garder la nuit passer. Elle marche d'vant, j'flotte derrière et Ur' gambade dans nos jambes. Il a l'air d's'habituer à Marie, et il folâtre un peu près d'elle. Bon chien ! Il a un flair infaillible pour cerner les couillons qu'on croise. Bien meilleur qu'le mien. Et j'me fis à lui. Si la Rouquine lui plait, tant mieux, elle me plait aussi. J'fais plus confiance à c'clebs qu'à la majeure partie des glandus d'ce monde. Et il a pas tord. J'peux lire dans son r'gard qu'elle est pas du genre à s'défiler. Même si elle a montré l'contraire l'autre soir, en épargnant Alice. J'ai pas tendance à croire au destin, pourtant, si elle l'avait tué, Alice s'rait juste morte aujourd'hui. Au mieux r'venue sous forme d'Sidh quelqu'part loin d'ici, au pire à bouffer les pissenlits par la racine dans les bois. Dans un sens, c'est p'être la faiblesse d'Marie qu'a sauvé Alice. Alors j'souris. Un peu. En m'grattant la barbe.


"C'est pas d'force qu'j'ai peur d'manquer. Ni même du bon engin pour l'faire."


Elle le comprend. Et il le sait. C'est pour ça qu'il ne finit pas sa phrase que la Rouquin devinera sans mal. Elle a un regard triste, presque compatissant. Le genre de regard qu'avaient les filles les plus vieilles des clubs où il travaillait auparavant. Celles qui avaient l'âge d'être mères et qui le prenaient pour un fils paumé, abandonné, qu'il fallait protéger. Le genre de regard qu'elles avaient quand un sale type entrait au club, le genre qui aime faire du mal, le genre qui ne s'arrête que quand il a obtenu ce qu'il voulait, le genre qui n'avait aucune limite. Il lui répond d'un rictus qui veut surement dire "merci". Lorsqu'ils arrivent enfin à la voiture, il reconnait un bel engin. Loin d'être sa came, c'est quand même une belle carrosserie à l'anglaise, avec de quoi faire vrombir le moteur sous le capot. Alors qu'elle se perd dans un laïus simulacre d'excuse, il s'approche de la caisse, caresse un peu les courbes, observe plus attentivement les jantes et plusieurs autres détails que son œil avisé remarque sans peine. Après un long moment de contemplation silencieuse, il finit par se redresser et se tenir à côté de Marie.

"La théorie et la pratique. En attendant, si l'monde t'a autant enculé qu'moi, Marie, t'devrais comprendre pourquoi j'ai moyen confiance. D'toute façon, c'est sur'ment pas nous qu'allons décidé. Tout c'qu'on peut faire, c'est lui dire c'qu'est possible. Et les conséquences. Elle f'ra son choix, j'la suivrais quoi qu'elle m'demande. Même si elle m'demande d'tuer, j'préfère t'le dire. Surtout qu'grâce à toi, maintenant, j'sais comment faire."

Difficile d'savoir si c'est une foutue blague ou si j'suis sérieux. J'ai un sourire en coin qui fait sur'ment douter la Rouquine. Finalement, j'hoche la tête. J'sais pas où j'ai envie d'aller, j'sais juste c'que j'ai b'soin d'faire. J'croise l'regard d'Marie. Elle a l'air à moitié toquée. J'la vois si bien habillée, si bien maquillée, coiffée, comme si elle v'nait pas d'se rendre sur l'lieu d'son deuxième meurtre, avorté. Même sa bagnole est nickel. Tout c'qu'est parfait d'apparence, ça a tendance à m'crisper. J'sais pas, j'trouve ça glauque. Comme si elle était à moitié robotisée et qu'elle avait une sorte d'mode automatique qui la faisait fonctionner même quand elle était au fond du trou. Moi, c'est l'inverse. J'renifle et m'tripote l'menton en avisant la Rouquine. J'pense à ma dose, au fond d'ma poche, au p'tit flacon d'héro qu'attend sag'ment qu'j'l'injecte dans mon bras. J'ai les hématomes qui m'démangent, comme s'ils savaient qu'j'allais bientôt les transpercer. J'sens mes mains s'remettre à trembler. J'serre les dents.

"Ouaip, j'ai b'soin d'une dose. J'te laisse choisir, on va où tu veux, mais faut qu'j'me pose et qu'j'décompresse. J'essaye d'me t'nir, avec Alice. Mais ça dur pas longtemps, tu vois l'genre ? Enfin ... t'm'as pas l'air d'une meuf qui s'défonce en rentrant chez elle ... T'f'ras gaffe, t'as l'pneu arrière droit qu'est sous-gonflé d'0.2."




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Mar 23 Aoû - 10:26

Racing down into oblivion.
"He likes his coffee black like his soul. He drinks his scorching heart like he's fucking psycho. He like coffee and latte, and he likes his coffee. Fifty cups of coffee and we're going so."

Die Antwoord - We have candy ▽ Non bien sûr, ce n'était pas pareil entre avoir l'impression et être réellement ni vraiment mort, ni vraiment vivant. Les métaphores avaient quelque chose de réconfortants mais cela ne durait qu'un temps : on pense à dramatiser les aspects les plus noirs de nos vies mais entre se croire mort et l'être, il y avait un gouffre. Aldous avait raison, parce que lui aussi était mort ; la manière dont il était décédé n'intéressait pas Mara. L'important tait que le Sidh était mort et le resterait jusqu'à la fin des temps, tout comme Diane. C'est un destin peu enviable mais c'est leur fardeau. Elle-même a sa croix à porter, qui respire l'éternité tout comme eux mais avec une porte de sortie. Valait-il mieux être une Gargouille soumise au besoin de sang frais ? L'addiction contre la réelle et désespérante immortalité ? Mara ne savait pas et n'avait présentement pas envie d'y penser. Elle hocha cependant du chef lorsqu'Aldous lui affirma qu'aujourd'hui, il aurait préféré vivre. Là encore, il avait raison et elle était dans la même optique. Mais à quoi bon regretter ce qu'on a perdu... la Stryge soupira lourdement, les épaules basses en fixant l'Ombre. Elle l'approuva totalement et un sourire avorté lui prit le visage, timide.

"C'était quoi déjà... dans Fightclub...", elle réfléchit avant de lui citer, s'en souvenant, "C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre."

Question renoncement, Mara était calée. Elle ne cessait de réprimer ses instincts, primaires comme plus élaborés, surnaturels comme humains. La Goule ferma un instant les yeux, se souvenant de ce qu'elle avait dit quelques semaines plus tôt à Heatcliff qui était venue la voir sur son lieu de travail. L'amour et le renoncement. Renoncer à être normal, renoncer à ses envies, renoncer à son passé. renoncer encore et toujours. Céder et abdiquer, se retirer du jeu, désavouer, immoler. C'était dans sa nature. La frustration la faisait tenir, comme dans un plaisir masochiste. C'était étrange et apaisant mais ce soir, elle refusait d'abandonner son besoin d'en finir avec Alice ; elle aurait un complice.... et ça c'était trop bon, trop précieux pour être gâché. Il fallait saisir sa chance. Aldous serait son complice, et ils ne seraient d'Alice si elle était suffisamment forte pour renoncer à sa vie passée. Cette vie de merde... son regard clair se perd sur le chien qui gambade entre son maître et elle. Quelle bonne bête. Pourtant la rousse ne le caresse pas, car il ne lui appartient pas. Elle caresse Diane car elle lui appartient tout en sachant qu'elle n'était pas sa chienne. Elle la traite de plus en plus tendrement et ça la dégoûte. Le début de leur relation avait été un tourment excitant, plein d'excitation et de spasmes. Diane ferait tout pour elle, tout et plus encore. Mara aurait tout pour rien. Mara n'avait qu'à claquer les doigts. L'idée lui colla une terrible nausée et ses viscères se nouèrent brutalement. Elle aurait aimé répondre à ses "je t'aime" par des "je m'en moque" mais les choses avaient changés. Et Mara était malheureuse d'être entourée de l'amour de Diane dont elle avait besoin. Il fallait qu'elle tue quelqu'un, car Diane ne pouvait pas mourir. Ce serait la petite Alice. Elle allait encore se mettre un fardeau sur le dos.

La rousse semble encore d'accord avec Aldous quand il lui dit ne pas manquer de force ou d'outil. Elle entend sa barbe crisser sous ses doigts, bruit auquel elle n'est pas vraiment habituée car entourée uniquement de femmes. Elle le comprend et il semble la remercier du regard, ce à quoi elle répond par un vague sourire qui prouve qu'elle est d'une nature timide mais pas insensible et termine de grimper la butte pour gagner sa voiture. Pendant que le Sidh observe son engin, elle retire ses bottes d'hommes et ouvre son coffre, plein de bric-à-brac : vingt mètres de corde de chanvre, le fameux merlin, quelques flacons de produits chimiques, une boite de capotes et des sacs poubelles. Le tout est rangé de manière presque géométrique,s ans que rien ne dépasse, au millimètre. La Stryge retire ses bottes, les met dans un sac poubelle et enfile ses escarpins sans demander son reste. Le Sidh a l'air de s'y connaitre en mécanique, aux vues de sa contemplation silencieuse ; Mara sourit : les types qui aiment la tôle et la fumée ont sa sympathie. Elle sort de sa poche son étui de métal pour en tirer une cigarette : il n'en reste plus qu'une, un peu tordue. En dessous, elle avait posé une lame de rasoir. Juste comme ça.

"Un certain nombre de gens m'ont enculé", plaisanta-t-elle avec cynisme, "en effet, c'est son choix et pas le notre", elle marque une pause en entendant Aldous blaguer ou menacer, elle ne savait pas trop ; elle se contenta de sourire, "j'avais oublié : le sang des Sidh est mortel pour les Stryges. Ne donnez pas le votre à Alice si elle devient comme moi. A petite dose ça nous rend malade des semaines entières, à grosses goulées ça nous tue. Dans tous les cas, c'est très lent et douloureux."

Elle tira une bouffée de sa clope ; une Gitane, perdue dans ses Marlboro Light de bourgeoise. Son regard croisa celui d'Aldous et elle lui sourit au lieu de montrer le moindre doute. Ils sont pourtant tendus touts les deux, dédiés à leurs envies, leurs addictions. La rousse glisse dans l'habitacle de sa voiture et ouvre par réflexe la porte passager à l'homme et son chien, la cigarette au bord des lèvres et l’œil agité, soudain. Elle ne cilla pas quand il affirma avoir besoin d'une dose et attester se droguer. Chacune ses addictions et ses peines.

"Ça tombe bien"
, fit Mara, "j'ai urgemment besoin de baiser la première pouffiasse qui viendra et on va éviter de se faire attendre", elle le fixa, mains sur le volant, "non, je ne me drogue pas. J'ai déjà pris de la cocaïne mais ça n'a pas d’effet sur moi, comme l'alcool. Je ne fais plus circuler mon sang, donc ça n'a pas d'intérêt pour moi."

Elle fit monter Aldous, In the army now de Status Quo passant en sourdine dans l'habitacle. La Stryge tapotait doucement des doigts sur son volant en conduisant plutôt vite, plutôt avec habitude de cette vitesse qui la grisait ; à quoi sert une voiture si puissante si l'on ne peut emballer ses chevaux de fer pour marteler la route de leurs sabots ? A rien, et ça devient un simple jouet pour grand garçon. L'homme lui parla de son pneu avec une précision qui la fit penser qu'il était mécanicien, et elle fixa un bref instant le chien blanc. Ce type était mystérieux. Elle s'en méfiant comme sentait une certaine connexion avec lui. C'était bizarre. Son téléphone sonna mais elle ne répondit pas, l'espérant demeurant à la route.

"Je vais aller m'en occuper après vous avoir déposé", fit-elle en prenant un tournant un peu serré, "je vous dépose à côté, je suis désolée. J'ai une chambre dans un motel, le Value Inn. Le patron n'est pas regardant et vous serez tranquille dans le coin", elle hocha de la tête avec un sourire, "d'ailleurs, il y a cette fille à la chambre 53... une fugueuse, elle ne ferme jamais la porte de sa chambre...."

Le reste demeura en suspens, mais elle connaissait bien cette demoiselle... Les filles faciles n'étaient pas tant légion que ça, surtout les expérimentées. Mara avait un curieux sent de la bienséance, voulant proposer un bon plan à Aldous. Mais elle était misogyne, après tout, et considérait son propre sexe. La rousse haussa des épaules en s'arrêtant devant le fameux motel, retenant sans crainte le Sidh par l'épaule avant qu'il ne parte. N'ayant pas du papier, elle inscrivit son numéro de téléphone au dos d'une boite d'allumette qu'elle tenait du Lookout Bar et le lui tendit, l'air grave.

"Appelez-moi", elle retint sa respiration, le regardant intensément, "j'attendrai votre coup de fil ou votre message."
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Jeu 25 Aoû - 7:27
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Juin 2010 - 15h - Aldous& Mara


"Mouais .. Question d'point d'vue. J'ai tout perdu, j'suis loin d'être libre."


J'vois pas quoi lui dire d'autre. Si c'est c'qu'elle pense, la Rouquine, tant mieux, elle s'rait p't'être heureuse en tant qu'Stryge. Pour moi, c'est différent. C'est en d'vant c'que j'suis qu'j'ai tout perdu. Et c'est en croyant m'libérer du rôle d'Banshee qu'on m'avait donné sans m'demander mon reste, qu'j'pensais être libre. Tu parles ! Dès qu't'es libre d'un truc, y en a un autre qui vient t'enchaîner aussi sec. Y a bien d'trop d'paramètres qu'entrent en jeu. Et j'suis loin d'croire qu'un jour, ça ira mieux. J'me dis qu'vivre résigner, ça évite d'être déçu à chaque fois. C'est quand on attend plus rien d'l'existence, qu'on s'surprend à en profiter l'plus. Ironie. J'suis surpris qu'elle cite c'genre d'film. J'la voyais pas comme ça, Marie, à r'garder des trucs d'baston à la con. Ca et ses ongles longs, ses talons hauts et sa voiture d'pétasse, c'était à rien y comprendre. J'grogne un peu, plus pour moi qu'pour autre chose, mais Ur' m'répond en jappant. J'hoche la tête en l'regardant. Il m'a compris, lui, il r'ssent la même chose, j'le sais. Bon chien !

"C'est une info intéressante. Ca veut dire qu'si elle veut en finir, j'peux la laisser m'mordre ? Ce s'rait surement plus doux. Plus tendre, aussi. Une communion un peu mystique. Ca m'plait. Oui, ça m'plait."

Il parle plutôt pour lui-même que pour la rousse qui s'est mise à fumer en croisant régulièrement son regard. Elle a un drôle de sourire que le Sidh ne saurait interprété. Ce n'était pas du cynisme, mais Marie était suffisamment sarcastique pour l'exprimer presque niaisement. Comme pour cacher que cette situation aussi la mettait mal à l'aise. Et que cette rencontre insolite l'avait également chamboulée. Il tique quand elle lui ouvre sa porte et son intuition précédent est confirmée par ce que Marie lui avoue à son tour. C'était donc ça, cette laideur putride qu'elle dégageait, cette impression qui la rendait si détestable à ses yeux. C'était une prédatrice bien différente de celles qu'Aldous avait pu connaître. Il n'y avait rien de féminin en elle, à part son apparence calculée au milimètre, et il n'y avait rien de masculin non plus. Elle ne dégageait pas cette virilité suintante qui attirait Aldous chez les hommes. Comme un entre-deux, un troisième sexe perdu dans son androgynie. Il a un sourire en coin. Une musique se fait en entendre quand elle allume le moteur. La route file sans que le Sidh n'y prête attention. Il s'imagine simplement un peu crument comment Marie parvenait à attirer des femmes dans ses filets. Il ne voyait rien de désirable en elle, mais comment pouvait penser une femme ? Il n'en savait finalement rien. La vitesse lui était indifférente et il se fichait bien de la façon dont elle conduisait : quand bien même elle les mette tout deux au fossé, il n'aurait qu'à traverser l'habitacle pour s'extraire de la voiture.

"Prend là si t'en veux, moi je vais aller m'taper un beau grand mec baraqué en ville. J'me suis fadé assez d'nana pour la soirée, entr'toi et Alice, j'ai ma dose."

On v'nait d'arriver dans son motel. Même si j'vis dans un trou, j'avoue qu'il donne carrément pas envie son bouge ! Vu sa caisse et l'reste, j'l'aurais sur'ment pas imaginé pioncer dans un truc aussi glauque. Comme quoi ... Elle était pas logique, c'te meuf, j'ai raison d'm'en méfier. J'm'extirpe d'sa caisse, j'frappe ma cuisse pour qu'Ur' m'suive, il était à moitié entrain d'comater sur la banquette arrière. J'allais m'barrer, quand j'sens sa main pleine d'os m'attraper. J'ai un mouvement d'recul un peu brusque, j'crois qu'j'aurais pu lui en décrocher une, encore plus fort qu'la première. Mais j'bouge pas. J'aime pas la poigne qu'elle a avec ses grandes mains, j'aime pas c'te chaleur bizarre qu'elle dégage. Intuitivement, j'laisse les Ombres grandir autour d'moi. Un avertissement qu'il valait mieux qu'elle m'lâche. Qu'elle ôte ses sales pattes d'là. Sauf qu'elle a une drôle d'gueule quand j'capte son r'gard. Comme si elle était d'un seul coup pleine d'espoir. Elle m'file une carte d'visite avec un numéro d'portable griffonné derrière. J'grogne un coup, l'air d'lui d'mander pourquoi elle m'donne ça. Si elle voulait qu'j'lui mette une cartouche, ça allait pas être possible, même en fermant les yeux très fort. Mais j'me doute qu'elle parle d'Alice. Elle veut qu'j'l'appelle quand elle aura pris sa décision. J'hoche juste la tête. J'suis sur qu'elle en doute même pas, la Rouquine. Moi, j'en suis pas si certain. J'verrais bien.

"Hun ... Ouaip, j'ferais ça."



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