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On pouvait avaler un demi-litre de sang avant de tomber malade. || Themis

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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Mar 9 Aoû - 20:18

On pouvait avaler un demi-litre de sang avant de tomber malade.






Ca vous arrive de vous demander si vous n'avez pas halluciner toute votre vie?...

Je suis bourré de cachetons, je me fais lobotomiser chimiquement, les poings liés dans le tissu rêche d'une camisole. Je ne me suis jamais marié, je n'ai jamais aimé quiconque, je n'ai jamais été rien de plus qu'un malade qu'on se doit de tenir à l'écart de la société. L'autel, je n'y ai jamais mis les pieds, j'ai laissé ma mariée seule à l'église. Ma Bible, elle a brûlé quand j'ai réalisé qu'il n'y a pas de Dieu pour moi. Mes seuls amis sont des païens et des fonds de bouteilles.
J'enrage, je perds la tête tandis que mes cernes se creusent, et tout ce qui me ramène à la réalité, c'est le coup à la tête de l'infirmier avant de repasser aux électrochocs. Une charge dans la tête et j'oublies que j'ai été quelqu'un avant d'être là. Une seconde et j'oublies que je suis vivant.

Et une troisième pour me réveiller.

Je me rasseois dans mon lit, plus fatigué que la veille. J'attrape une cigarette en tremblant comme un drogué en manque pour l'allumer. Une bouffée de fumée me ramène dans la réalité, loin de mes terreurs nocturnes. Ca fait des semaines que je rêve toujours d'asile et de cages, de perdre mes souvenirs, mon humanité. Je commence même à douter de ma santé et de la légitimité des voix dans ma tête. J'déconne, j'en ai pas encore. Pas plus qu'avant.
Il est à peine minuit passé, me rendormir ne me tente pas vraiment. J'ai faim. Encore. Alors je me lève, la tête qui tourne encore à cause de la précipitation. L'odeur de cadavre qui traîne dans ma cuisine me tire à la salle de bain pour cracher tripes et boyaux dans la baignoire, ma clope avec. Je crache plus de sang que de bouffe normale. Le goût métallique en bouche ne m'aide pas à arrêter de vomir.

C'est ça mon putain de quotidien...

J'ai sommeil, j'ai faim, j'ai mal. Et je peux rien arrêter. J'avale des antidouleurs qui trainaient dans la salle de bain. Je ne les ai même pas acheté, ils étaient là avant que j'emménage. Ca atténue vaguement la douleur et l'empêche de s'amplifier. Il faut que je m'occupe, que je sorte. Je prends le temps de mettre une paire de jeans, un t-shirt assorti d'un sweat noir, et une veste en cuir. Du whisky et une cigarette pour virer l'haleine et le goût immonde. Pour la baignoire, on verra plus tard, la fenêtre restera ouverte et la porte fermée pour l'instant.

Nuit calme, les bons petits samaritains sont chez eux à dormir. Il n'y a que les malades comme moi pour sortir avec une odeur de mort et des cernes plus noires que l'Enfer lui-même. Il m'arrive de me demander si ce n'est pas le Diable qui a pris possessions de moi quand je suis tombé de cinq étages. Je ne suis peut-être pas un stryge, juste un pauvre possédé, tourmenté par ses démons intérieurs et d'autres venus de l'extérieurs. J'ai envie de sang. Je me dégoûte. J'ai envie de tuer. Je veux mourir. Il faut que je me défoule, que je sorte ces saloperies de vices qui me lacèrent de l'intérieur. Je pourrais arrêter ce pauvre type qui rentre d'une soirée arrosée, le frapper dans la ruelle qu'il franchit, et le finir à coup de pied derrière la benne. Quelques côtes fêlées, une mâchoire démise, et du sang par terre, rien de trop grave. Ca m'aiderait sûrement à dormir...

Juliette me cracherait au visage...

N'importe quelle femme sensée le ferait. Mais mon petit ange immolé, ça me ferait plus de mal que les autres. Elle n'est même plus là et pourtant j'agis encore comme si elle allait me quitter si jamais je rentrais avec les poings couverts de sang. Je me fais pitié.
Mais il y avait ce petit coin sombre, ce petit Enfer jouissif. Toutes les villes en ont un. Quand on a connu autant de bas-fonds que moi, on apprend vite que c'est dans la pire merde que se relèvent les vrais héros. A New York, c'était ce petit casino où j'avais connu le meilleur et le pire. C'était là-bas qu'on trouvait les désespérés, les laissés pour compte, et les pêcheurs qui viennent d'outrepasser un commandement de trop. Il y avait cette vieille usine, un ancien abattoir, on entendait encore le cri des animaux et des mauvais payeurs entre les gouttières carrelés où du sang et d'autres fluides avaient autrefois créer une rivière, un Styx presque.

En sous-sol, on entendait les cris d'un type au sol qui souhaitait que le combat cesse.

Je descends l'escalier quand une brunette en bas résilles crie de sa douce voix d'ange le nom du vainqueur. Je souris, un type est par terre à pleurer, c'est exactement ce que je venais voir. Quelques petits parieurs aux gros salaires sont venus s'échanger leur dernière paye pour s'amuser. Il n'y avait pas de règle ici. Sauf une.

Si c'est ta première fois ici, tu dois te battre.

L'inspiration ne venait pas de très loin, mais tout le monde s'en foutait. C'était une règle des plus excitantes. Et j'avais déjà fait quelques tours ici, je n'étais même plus là pour me battre mais simplement pour regarder. Comme un requin qui attend que l'odeur de sang lui revienne pour retourner chasser dehors. Les effluves ne tardent pas à me parvenir, entre les diverses fumées. Ma nausée me reprend aussi.
Je remonte les escaliers quatre à quatre et ouvre en grand la porte métallique qui donne sur la ruelle devant l'ancien abattoir. Une chance, j'ai déjà vomis tout ce que je pouvais en me levant de mon lit. Je prends juste l'air en attendant que ça passe. Les gens sont rares à marcher dans cette allée mal éclairée, mais je suis sûr d'avoir vu quelqu'un ou quelque chose traîner là. Je lève les yeux au ciel, encore un petit con qui vient voir si le bâtiment est hanté pour se faire mousser devant ses pseudos-amis.

"Y'a plus aucun fantôme ici, dégage de là."


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Mer 10 Aoû - 0:56
I want to swallow a pint of blood. #dantexthemisAucune déraison n'était meilleure que celle-là, celle qui guidait ses pas en ce début de soirée. Elle s'était engagée d'un pas sûr et souple sur un sentier glissant comme elle l'aimait, cette albinos aux airs enfantins mais aux dents comme des rasoirs. Elle louvoyait entre les passants, ces humains lambda qui vivaient leurs existences sans jamais céder à leurs sirènes personnelles, celles qui enivrent, celles qui libèrent. Elle, c'était le goût du sang qui dansait sur le point de sa langue, entêtant et impérieux. C'était le piquant du venin qu'elle avalait sans ciller, la fragrance métallique du liquide vital qui guidait ces pas tandis qu'elle regardait une dernière fois l'adresse que ce barman douteux avait griffonné à la hâte sur un bout de serviette en papier.

Un vieil abattoir.... l'odeur de charogne demeurait tenace autour de ce lieu et l'albinos plissa le nez, curieuse de ce qui s'y passait. Elle demeura un long moment dans la ruelle sombre qui bordait le bâtiment délabré, à humer dans le soir chaud l'odeur prometteuse qu'elle détectait. Ses sens étaient aigus, sensibles, ceux d'un animal. Elle avait conscience de ce qu'elle faisait, de ce qu'elle allait faire et malgré son allure frêle, presque angélique, la Berserker frémissait de plaisir. Sous sa peau, une ondulation presque douloureuse remontait en vagues chaudes le long de son échine. C'est le frisson connu de l'abandon. Mais pas encore. Chaque chose en son temps, alors elle rôde simplement comme une âme en peine, croisant quelques badauds défaits ou désœuvrés, punks à chiens ou losers ordinaires. La jeune fille les regarde passer sans rien dire, un simple sourire aux lèvres. Ratel retrousse les babines ; bientôt. Elle n'est ici que pour son propre plaisir.

Une voix masculine l'interpelle et elle s'approche naturellement. Themis est petite, mais ce n'est pas une enfant. Sa peau diaphane et ses yeux glauques la rendent facilement distinguable dans la masse. Elle relève la tête vers l'homme qui lui a parlé, sans lui répondre. Elle sourit sans avoir l'air bravache, s'approche sans avoir l'air farouche. Elle est simple, avec son jeans et son t-shirt blanc sans motif. Lui est grand. Il a l'air vieux et jeune à la fois, las et ses yeux pourtant lui semblent froids et féroces. Il lui parle mais elle s'en moque un peu, haussant les épaules avec un air désinvolte parce qu'elle n'est pas vraiment là pour la parlotte. Elle est petite mais solide, mais aux yeux des hommes d'ici, elle n'est qu'une femme. Une très jeune femme qui va se faire dévorer par tous ces grands prédateurs d'opérette. Rien que des humains : Themis ne craint pas ces tristes sires. Le docteur Tillinghast l'avait dressé comme un chien d'attaque. Elle était un ratel, pas un grand singe glabre comme eux.

"La règle, c'est que si c'est ma première fois ici, je dois me battre c'est bien ça ?"

La question est simple et directe et a simplement choisi d'ignorer l'avertissement de l'inconnu. Peut-être se parlait-il simplement à lui-même et l'albinos n'avait cure de ses élucubrations. Alors elle dépassa simplement ce drôle de type pour entrer dans le bâtiment ; il y planait une odeur de sueurs, de sang et de chair chaude. Des relents de pisse. La vie. Ça mettait ses sens en éveil. Elle tourne la tête vers le gars, lui lance :

"Tu ne vas pas parier sur moi, hein ?", lui demande-t-elle soudain, "viens au moins regarder, alors."

Parce que c'est une fille, elle le sait. Themis sourit aux anges. Elle n'était pas qu’une file. Elle était une Guerrière-Animale, une Berserker. Dans son corps, c'est un autre qui la guide sur le sentier puant quelle aime tant. Elle entre dans la zone demandé, dans la cage. Elle aime les cages. Son regard cherche quelque chose, alors que ceux autour d'elle la hue, la chahute quand elle passe. C'est une fille, elle a l'air si petite. C'est juste une pisseuse, même si son apparence sort de l'ordinaire. En face de ce grand type bardé de tatouages, les bras comme ses deux cuises réunies, elle n'a pas l'air de faire le poids. Elle ôte ses chaussures tandis qu'on parie contre elle. Lui la nargue en lui proposant de frapper la première mais elle refuse poliment. Il parle, il gesticule. Elle ne bouge pas. Ce n'est qu'une proie bruyante. Ses muscles roulent sous sa peau pour rien. Ses tours de force ne serviront à rien. Ce n'est qu'un singe savant.

Themis l'esquive sans mal, car c'est un balourd. Elle-même est disciplinée, ses gestes sont sûrs comme ceux d'une pratiquante de Systema. Elle le fauche du pied quand il s'élance contre elle, lui mettant le nez dans la poussière du sol sans effort. Et pourtant, l'albinos ne parle pas ; elle n'est pas arrogante. Elle est concentrée sur sa proie. L'autre s'élance à nouveau, et elle atrappe son avant-bras pour le tordre ; elle l'épuise, et le relâche. Ratel et elle ne font que jouer. Elle se balance d'un pied à l'autre sans marcher vers lui pourtant. Elle attend, le corps qui s'échauffe., que l'autre se relève. Frapper dans la viande ! Quelle plaisir, quelle liberté. Il est trop lent pour elle. Elle lui a luxé l'épaule sans effort et à présent, l'heure est venue de frapper dans la bidoche pour le plaisir. Elle avance, et c'est déjà terminé.

Un coup dans le plexus, précis ; elle n'a même pas besoin d'y mettre de la force. Il titube, le souffle coupé, et la Berserker lui donne une claque sur l'oreille pour le brouiller encore un peu plus. Il tombe comme une pauvre merde, la pauvre merde qu'il est. Mais ce n'est pas fini. Loin de là... il ne l'a pas touchée une fois. Même pas frôlé.

"C'est maintenant qu'on s'amuse, tas de merde."


Elle, elle veut détruire. Elle n'a rien à prouver, elle veut juste déchirer, déchiqueter, écraser. Tabasser jusqu'à faire de la viande haché. L'albinos le saisit en enfonçant ses doigts dans ses trous de nez pour le traîner au sole, devant une foule vociférante qu'elle fixe de cet air précis et sans émoi qu'on les grands animaux qui chassent. Pas de sentiment de supériorité, ni d'arrogance. Elle veut juste défoncer, briser, arracher. Le devoir la rattrappe, même si elle avait dit à ses parents qu'elle serait une bonne fille. Parce que Themis est un chien d’attaque une machine a tuer éduqué uniquement pour traquer et détruire. Ces points vitaux, savoureux, elle les connait. Milles yeux la regardent et elle frappe, frappe, encore et encore. C'est un déluge de violence pas permis ; personne n'aurait cru cela possible d'une aussi petite bonne femme. Les autres ne sont que des voyeurs ; elle ne s'occupe que de sa proie du soir. Car le devoir la rattrape et elle était un bon chien.

Elle frappe l'arrière de la tête, là où le sang conflue, en évitant soigneusement les cervicales. C'est pervers; le type perd ses sens. Il s'agite et s'urine dessus, soudain. Elle frappe encore, et encore, sans sourciller. Il pleure comme un bébé, sa bouche écume sur d'horribles cris accordés à une symphonie sinistre d'os brisés. Les côtes, les reins. Elle le brise, elle le martèle comme de la terre glaise, écrase ses pieds, brise ses genoux et à l'instant fatidique où elle pense que cela la satisfait, l'homme a déjà perdu connaissance. Elle frappe à répétition de grands coups de pieds son entrejambe avant de lui flanquer un coup de pied dans le flanc pour le retourner sans façon. Il n'est plus rien. Elle n'a aucun égratignures. Le public hurle son mécontentement. C'était sa première fois ici et elle en voulait plus. Car s'il n'y avait que ça, elle ne serait pas satisfaite. L'albinos se craqua les doigts en enjambant le corps inerte de sa proie du soir. Surement aurait-elle pu lui faire bien pire, mais il n'en valait pas la peine. La colère générale montent dans le coin des gains. Y aurait-il de grands animaux à dévorer, ce soir ? Ou devrait-elle se contenter d'un singe savant nageant dans sa pisse ? Les panthères et les lions sont des adversaires bien plus nobles que les humains. Eux ne pleurent pas.

Qui aurait bien pu parier sur une pisseuse aux airs faussement fragiles ?
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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Mer 10 Aoû - 12:22

On pouvait avaler un demi-litre de sang avant de tomber malade.






Est-ce que je rêve?

Une apparition presque fantomatique me parle, une silhouette plus pâle que du papier qui vient chercher ici de quoi se faire froisser. Elle est si diaphane qu'on distingue ses veines, si fine que je pourrais la craquer en deux comme une allumette, et si étrange que même moi j'ai envie de reculer d'un pas en la voyant. Je prends une cigarette en la jaugeant à la louche. Elle tiendra pas vingt secondes face aux bourrins farcis de cachets et d'antidouleurs. Ce serait irresponsable de ma part de la laisser entrer en bas. Mais je ne suis ni le videur, ni son père, alors je me contente de la regarder passer. Elle s'adresse à moi en me proposant de venir regarder, je ne réponds pas, je souris dans mon coin en imaginant déjà le massacre. Mais son défi de parier sur elle me reste en tête et je la rattrape dans les escaliers tandis qu'elle file vers la cage.
Je pousse d'une épaule un type ou deux pour me dégager une place face à l'arène de fortune qui sert de télévision à tous ces crétins en mal de sensations. La faune ici bas rit déjà en voyant ce petit brin de femme entrer presque de force sur le ring. Son adversaire est déjà donné gagnant par tous les parieurs. J'entends la petite brune avec son plateau de billets verts donner un pourcentage indécent de parieurs, tous contre la midinette bien pâle. Il n'y en avait pas un seul pour la croire victorieuse en sortant d'ici. Il me reste quelques billets dans la poche de mon jeans que j'ai pris à ma charmante rencontre d'hier soir. Là où elle est, elle n'en aura plus jamais besoin. Je jette ça sur le plateau, au milieu des autres, et j'annonce mon pari en faveur de la petite nouvelle. La brunette reste immobile un instant avant de prendre le pari, deux types devant les barreaux en métal pouffent de rire entre eux en me désignant. Et merde, j'ai peut-être claqué mes derniers dollars pour de la chair à canon.
J'ai même plus envie de voir ce carnage arriver, je recule un peu pour éviter la foule et je termine assis dans les escaliers métalliques pour souffler ma clope en paix. J'ai une vue plongeante sur l'Enfer en bas et ces chiens prêts à bouffer le perdant. La cage se referme, c'est maintenant que tout va commencer. La demoiselle m'avait demandé de regarder après tout, j'avais presque envie de lui faire confiance. Elle cherchait peut-être simplement le suicide par la pire des façons. Dans tous les cas, j'allais voir du sang, et c'était pour ça que j'étais venu après tout.

Est-ce que tout ça est bien réel?

Je regarde une brute épaisse de deux cent kilos face à une pauvrette qui devrait être en train de trembler comme une feuille. J'ai déjà l'impression d'entendre la balle quitter le barillet pour aller droit entre les deux yeux de la mignonnette. J'ai presque envie de leur demander d'y aller doucement, c'est sa première fois en bas. Même moi j'avais pris de mauvais coups les premiers soirs. J'ai presque honte d'avoir parié. Pas pour le risque de perdre mais pour avoir osé croire que ce gros lourdeau allait se faire enculer par une fillette. Je remonte ma capuche en entendant le départ du combat, je crispe les dents sur ma clope comme si c'est moi qui allait prendre les coups. Le gros tas de graisse et de muscle se réjouit de son public et essaye de créer du spectacle en donnant sa chance à la midinette de donner le coup initial.
Finalement, c'est lui qui frappe le premier. Dans le vide. Elle est suffisamment agile et rapide pour éviter soigneusement chaque coup. Une ombre qui se déplace, mais blanche à défaut de noir. Je relève la tête quand elle donne son premier coup, mettant le balourd à terre dans un silence général incroyable. J'ai la bouche entrouverte de surprise en voyant cette connerie de spectacle. Je relève la tête, les yeux rivés sur les moindres faits et gestes de l'albinos. Elle sait se battre, se défendre, attaquer. Elle donne tous les coups mais n'en prend aucun. C'est une véritable bête. Le lion dans la cage n'est plus celui qu'on croit. La foule est partagée en deux clans, ceux qui se taisent, et ceux qui réclament davantage. Certains quittent le sous-sol quand le sang commence à gicler. Des nouveaux venus sans doute, ils ne remettront pas les pieds ici de si tôt. Les autres crient à la fois pour le spectacle et pour leurs paris ratés. La brute se ramasse le sol coup après coup jusqu'à ce que la gamine ne le laisse là, pratiquement mort, obligé d'être évacué par trois costauds hors de la cage en vitesse. On ne voudrait pas d'un mort ici bas, ça attirerait trop d'attention.
La bouille d'ange est donnée grande gagnante et la brunette revient me voir avec mon pari gagnant. Je ne réalise pas tout de suite avant de l'entendre me dire son numéro de chambre à l'hôtel.

J'ai gagné. Elle a gagné.

La foule est encore en délire, huant, réclamant une vengeance, un nouveau combat, du sang. Je me lève, gueulant un grand coup une fois debout pour avoir l'attention de tous ces sacs à merde en mal de sensations fortes, dans une résonance atroce. Je relève ma capuche, ma clope dans une main. S'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est l'injustice.

"VOS GUEULES! Elle a gagné, pas besoin de la huer, bande de cons! Ramenez-en un autre au lieu de vous chier dessus!"

La foule reprend son délire, des acclamations cette fois au lieu des plaintes. Un nouveau challenger entre dans l'arène et moi je prends les paris cette fois, pendant que la brunette est partie en pause en laissant son numéro dans mon sweat.

Est-ce que je rêve encore? Est-ce que tout ça est bien réel?

Dans le doute, pourquoi ne pas le faire?


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Dim 14 Aoû - 19:00
I want to swallow a pint of blood. #dantexthemisElle entend la foule crier mais ne l'écoute pas : l'albinos n'est pas là pour eux mais pour son propre plaisir. Il est celui des cris et des coups, du sang, entrechoquements d'os et de tendons qui parlent bien mieux que le langage de ces grands singes glabres. Elle est là pour battre encore et encore la chair chaude jusqu'à en faire de la pulpe, du pus et du jus d'humain car elle a été dressé ainsi. Un chien d'attaque, une machine à tuer malgré son apparence. Themis est calme : elle balaye l'ensembles du public avec un air décontracté, mais sous sa peau livide ses veines bleues et violacées ont gonflé de plaisir. Elle sourit, sans prétention ; bien sur qu’elle a gagné. Ce type là n'avait rien d'un guerrier et n'avait aucune discipline. Elle, elle avait simplement économiser ses mouvements. Il ne méritait pas la moitié des coups qu'elle lui avait donné, le regardant être évacué en souriant les yeux fermés comme elle le faisait souvent et qui donnait à son visage l'étrange air d'un gros chat repu, les commissures larges et étirées. Ces clameurs qui montent, mécontentes ou extatiques, elle les entend mais ne les écoute paix : elle n'est là que pour son plaisir à elle. Celui d'arracher la peau et de démettre des os. Cet animal là n'a besoin de l’approbation d'aucun de ces chimpanzés pour prendre son plaisir là où elle le cherche. Elle ne se vante même pas, ne nargue personne : Themis est simplement là pour frapper dans la viande ; pas besoin d'agir comme les autres et de se mettre en avant car ses actes parlaient plus fort que ses dires.

L'odeur métallique du sang et les cris alentours excitaient invariablement Ratel et la jeune fille renifla bruyamment, prise d'une bouffée de violence mal contrôlée. La vengeance des grands singes glabres ! Elle fixa attentivement l'homme qui se lève et braille plus fort que les autres pour rendre à César ce qui lui appartient. Mais elle s'en fiche. Elle veut juste battre le bidoche jusqu'à ce que quelqu'un en crève. C'est un sourire qui illumine son visage aux dires du type, qu'elle connait facilement comme celui qu'elle avait croisé en arrivant. Ses baskets sont abandonnés dans la poussière de la cage et d’une série de gestes agiles et souples, l'albinos se hisse sur les barreaux à la force de ses jambes, serrant entre ses mains l'acier froid pour se hisser à son niveau, en face de cette foule vociférante.

"Tu as parié sur moi ?", demande la Berserker de sa voix trop grave pour son apparence, "tu as des couilles, j'adore ça. Je vais gagner pour toi...  si tu me regardes."

Son ton était calme malgré les spasmes de ses bras déjà près pour un nouveau combat et son regard perçants. Themis se laissa tomber de son perchoir en souriant - ses dents avaient quelques choses d'acérés, comme ceux d'un animal, durant quelques secondes - tandis que la foule reprend son délire. De la viande, de la viande. Du pain et des jeu pour distraire les chimpanzés. Mais elle est là pour son plaisir, uniquement. Ses muscles roulent doucement sous sa peau diaphanes et elle baisse d'un geste d'humeur son jeans pour rester en débardeur et en boxer, accrochant ses cheveux à la va-vite, balayant la poussières devant elle d'un coup de pied désinvolte tandis que trois hommes entrèrent dans la cache. Déjà, l'albinos cesse de respirer, ralentissant son esprit. Ceux-là sont plus alertes et l'un d'entre eux brandit un de ces vains outils d'homme, une machette. Mais la jeune fille n'a pas l'air de les craindre. Elle a appris les choses en profondeur, depuis le moment où elle sut marcher. Elle se bat depuis lors, dans une discipline d'animal enfermé et dressé, récompensé par de la viande. Elle n'a jamais développé la moindre technique, même avec la Systema. Développer un éventail de techniques toutes faites revient à créer une boite à outils. Or, une très grosse boite reste toujours une boite, de même qu’une longue chaîne est encore une chaîne. Le nombre de vos techniques restera fini alors que la variété des problèmes potentiels est infinie ; votre capacité à résoudre les problèmes et à percevoir la solution la plus efficace sera limitée. Là est la seule loi.

Elle respire précautionneusement car c'est la clef de mouvements efficaces. Ce n'est pas un accessoire. Et Ratel ne la déborde pas de pulsions sauvages car tous deux sont à l’unisson dans cette envie de détruire encore et encore, sans s'arrêter, mais avec attention et précision. Rien n'est meilleur qu'un unique coup qui touche au but, sans ostentation, comme celui qu'elle porte à ce type qui pose sa main sur son épaule ; ils ne la prennent pas encore tout à fait au sérieux. L'albinos, loin de le repousser, pose sa main sur la sienne et son autre main se pose sur le coude du type,. Elle pousse d'un coup sec et lui démet le bras sans effort dans un grand bruit sinistre. Elle inspire puis expire ; ses mouvements sont à la fois lents et précis. Elle ne se hâte pas ; c'est son plaisir qui compte et elle jouit du son des trois os brisés et retournés. Son esprit est acéré : l'esprit est le reflet du corps physique. La peur produit la rigidité, la confiance engendre la fluidité. Ce prétendu réflexe qui vous fait sursauter lorsque vous êtes surpris ou effrayé est destructeur. Il bloque la respiration et provoque une tension du corps et une contraction des muscles. Alors, elle est confiante. Elle est impavide. C'est une machine à tuer, tout simplement. Déjà, elle passe au suivant en abandonnant l'homme dans la poussière. Elle reviendrait à lui plus tard.

Themis ne vivait que le moment présent, avec une lucidité animalesque. Ses yeux calculaient, louvoyant d'un singe à l'autre. Elle ne cherchait pas à contrôler le chaos mais ne faisait que s'y mélanger. Ce sont des principes biomécaniques, rien d’animal qui la sert. Elle cherche les zones de mobilités des corps en face d'elle... les épaules, le cou, la taille, les genoux, les chevilles et les coudes. L’albinos n'esquive pas : elle absorbe les coups par la décontraction musculaire et la respiration ; on ne peut pas toujours d’éviter tous les coups. Accepter ça, c'est se débarrasser de la peur du contact physique. Un coup derrière le genou fait plier l'un de ses adversaires et Themis lui brise le nez sans effort, le cartilage s'enfonçant dangereusement dans son crâne ; peut-être en mourra-t-il, elle n'en a cure. Il est déjà loin derrière elle quand l'autre la charge de son couteau qu'elle bloque de ses deux mains pour mordre au sang, au muscle et à l'os ce poignet bien trop hésitant pour elle, arrachant la chair sans frémir. Dans le monde de Themis, débarrassé de la peur, la pensée ne s’oppose pas à l’inconscient. Elle frappe et frappe encore pour attendrir la viande. Elle tuerait sans hésiter et ce n'est ni ses dires ni son regard qui le dit, mais ses actes.

L'Animal fait le minimum de mouvement et d'effort. Elle est en nage et son débardeur colle à son corps qui semble frêle mais à y regarder de plus près est souple et solide. Son sang coule de son arcade défoncé et et sa lèvre inférieure, le visage tuméfié, un œil au beurre noir. Mais elle ne craint aucun coupe t les absorbe sans s'effaroucher. Elle frappe le dernier type au plexus pour lui couper la respiration et le saisit par son t-shirt pour le faire ruer contre la cage, coinçant sa pauvre tête entre les barreaux non loin de cet inconnu qui avait parié sur elle au premier tour. Son sourire est dédié à son propre plaisir : elle s'amuse, la Berserker, avec cet humilité de grand prédateur sans arrogance, qui parle uniquement par ses actes. Le type est littéralement glissé entre les deux barreaux comme un bovin d'abattoir et elle lui brise les deux bras pour s'amuser, faisant hurler le public d'excitation. La Berserker racle sa gorge et crache un glaviot sanglant avant de dire, sur un ton étrangement calme.

"Je le bute ? Je le bute ?", elle minaude avec les spectateurs en face, mais sa voix trahit le fait qu'elle peut le faire, "ou mieux !"

Son genou martèle les testicules de sa pauvre victime jusqu'à ce que le type se vide de sa substance, les yeux vides et l'écumes à la bouche. Elle laisse retomber le sac de viande en se craquant la nuque, passant le dos de sa main sur son front perlé de sang et de sueur ; son visage lui faisait mal mais cette souffrance lui rappelait qu'elle était vivante, gorgée d'adrénaline et de plaisir. Elle frémit un instant de plaisir, en fixant ce type tout en posant ses mains sur les barreaux en face de lui. Il avait décidé de rester, mais avait-il eut les couilles de continuer à parier sur elle ?

"J'ai gagné pour toi", lui dit-elle en fouillant dans sa bouche grande ouverte et en tirer une molaires qui n'avait pas supporté un des coups de ses adversaires.... ou plutôt ses victimes, "mais ces sacs à merde ne valent rien. Un bovin ne peut pas battre un prédateur. Il a oublié comment se défendre parce que la société dans laquelle il vit l'a abruti et rendu docile."

C'est son vis : la société ramollit les êtres et les privent de leurs instincts. Elle, elle était différente -le pensait-elle, toute sociopathe qu'elle était - et cédait à tous les caprices de sa nature. La Berserker se montra raisonnable et sortit de la cage pour l'instant, le temps de souffler un peu. La nuit serait chargé d'odeurs délicieuses : la chair chaude, le sang, la pisse, la salive. Elle huma l'air comme un chien de chasse, un largue sourire aux lèvres en fixant le type tandis que la foule d'agitait comme des bovins -ils n'étaient que ça, des animaux à viande, des créatures d'abattoir - pour récupérer ses gains. On la secoua, l'insulta ou la félicita mais elle n'écouta pas : Themis n'était là que pour son propre plaisir et le cœur gonflé du plaisir de l'attaque, son regard bleu aux iris roses étaient rivés sur cet home qui avait eu assez d'audace pour parier sur elle la première fois et rétablir d'un grand coup de gueule l'ordre naturel des choses être deux combats.

"Tu as gagné combien ?", demanda l'albinos à l'homme au sweat tout en lèchant le sang qui coulait de son nez jusque sur ses lèvres épaisses.
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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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On pouvait avaler un demi-litre de sang avant de tomber malade.






Quelle femme...

Elle avait l'apparence d'une princesse et la force d'un guerrier. Le mutisme d'une sociopathe et le charme d'une strip-teaseuse. Je la fixe droit dans les yeux tandis qu'elle se hisse à mon niveau pour me parler d'une voix qui ne semblait pas la sienne. Elle a quelque chose d'animal, de terriblement fascinant, mais animal. Son visage de poupée, ses grands yeux innocents, et dans la poussière ses victimes. Elle a presque des allures de fantômes, elle sort totalement de la scène et semble irréelle. Je lui souris quand elle me promet une victoire et je l'observe retourner sur le sol de la cage et se préparer à un second combat. Elle fait comme si elle était chez elle, c'est dans sa nature d'être au beau milieu d'une cage pour se battre on dirait.
Je descends des escaliers métalliques pour retourner tout près du combat, juste devant les barreaux. J'ai envie de sentir la poussière, d'entendre cette curieuse apparition respirer entre deux coups. Elle a l'air plus excitée que jamais une fois en proie à la foule qui n'attend d'elle qu'une victoire sanglante. Je retente un pari fou sur elle, mettant en jeu toute ma mise précédente. Beaucoup ne suivent pas ou font le choix de donner vainqueurs les trois gorilles face à l'albinos.
Le plus con dans l'histoire, c'est que je viens d'avoir Aldous par sms et... il se trouve que j'ai également parié cette somme avec lui. Longue histoire, le pauvre vieux se retrouve à hésiter à draguer une vieille connaissance. Je voulais simplement l'aider avec une petite... récompense. Je vous épargne les détails: il faut que je gagne. Il faut qu'elle gagne. Je finis ma discussion en espérant que mon ami s'en sortira. Je relevais les yeux entre chaque envoi pour voir la mignonnette rendre les coups comme une bête fauve. Je range mon téléphone dans ma poche en délaissant totalement mon meilleur ami pour les beaux yeux d'une femme. C'est tout moi ça. Mais elle a le don de se donner en spectacle et d'offrir à cette foule exactement ce qu'elle est venue trouver dans cet endroit maudit.

Victoire. J'ai doublé mes 3 000 dollars.

Aldous n'est pas obligé de savoir que j'ai faillit perdre ce que je lui dois. Après tout, j'essayais seulement de l'aider.
L'albinos reprend son souffle une seconde à peine avant de revenir vers moi, se collant à la cage. Je la regarde se coller aux barreaux, les tenant comme si c'était mon sweat qu'elle tenait entre ses griffes. Elle en devient presque hypnotisante tant elle me paraît venir d'un autre monde. Elle a l'air d'avoir la moitié de mon âge, et pourtant c'est elle qui m'explique pourquoi ces types n'avait aucune chance. Je me rapproche des barreaux à mon tour, affichant un petit sourire pervers en sachant combien elle vient de me rapporter. J'avais été proxénète, ce sentiment, je ne le connaissais que trop bien. Si elle n'avait pas retiré une molaire de sa bouche juste avant, j'aurais pu l'embrasser tant ma joie venait de crever le plafond.

Elle est bandante.

Disons-le franchement. On ne rencontre pas une femme dans son genre à tous les coins de rue. J'étais plus friand de minettes incapables de me fuir, mais elle avait un charme indéniable.
Elle sort finalement de la cage et je la rejoins une fois sortie de la foule pour aller prendre l'air dehors. J'avais franchement besoin d'une cigarette et peut-être qu'elle aussi. A peine la porte vers l'extérieur ouverte, je m'allume une clope en écoutant la question de la demoiselle. Combien j'avais gagné? Bien plus que ce que j'imaginais me faire en venant ici.

"6 000 balles. Mais j'ai parié une partie avec un ami alors... 4 500."

Je lui souris, agrémentant mes paroles de gestes des mains. J'étais tellement euphorique de mes récents gains que je me sentais comme ivre. Ivre de plaisir. Je lâche même un rire avant d'enchaîner.

"Toi, trésor, t'es vraiment incroyable."

Je souris davantage avant de reprendre ma cigarette entre les lèvres. Cette adorable morveuse à l'aspect si frêle vient de me faire gagner une somme folle avec un talent insoupçonnable. Et tout ça en une seule et unique nuit. J'imaginais déjà les ravages possibles si elle me suivait dans mes combines foireuses.

Cette fille était un diamant brut.

Elle lèche son propre sang comme un animal. Encore une fois, je ne peux pas m'empêcher de la comparer à un fauve qui vient d'attraper sa proie. Elle transpire l'animalité et la sauvagerie. Je ne me sens plus vraiment moi-même, j'ai l'impression d'être redevenu le bluffer invétéré qui gagne son salaire sur le dos de midinettes pas trop farouches. Je pose une main sur la mâchoire de l'albinos, relevant sa tête vers moi pour la regarder bien en face et savoir exactement à qui j'ai à faire une fois les barreaux hors de ma vue. Elle est mignonne. Un peu ensanglantée et excitée par son combat, mais mignonne à en crever. Et en même temps, j'en aurais presque peur en repensant aux types qu'elle vient de mettre plus bas que terre...

"Dante. Et toi, c'est quoi ton prénom, mon coeur?"


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Lun 15 Aoû - 16:43
I want to swallow a pint of blood. #dantexthemisElle l'avait regardé à travers cette vision qu'elle ne connaissait que trop bien et quif aisait écho à toute son enfance dans les sous-sols de la vieille bicoque du docteur Pretorius : à travers des barreaux. C'était un confort familier, la sensation de confinement, la dureté et la froideur de l'acier sous sa pogne. Ici, dans une cage Themis était bien plus à l'aise qu'au dehors. Elle était un animal dangereux dressé à coup de cravache : son regard n'avait aucune humanité, au sens où les gens l'entendent. Mais cet home en face d'elle, celui avec ce sourire pervers, celui du vainqueur par procuration, répond au sien. Elle sait qu'elle gagnera pour lui. Le reste importe peu à l'albinos  qui ne cherche dans la poussière du vieil abattoir que la sensation orgasmique de faire éclater des muscles et des os. Le reste n'avait pas d'importance : sitôt que la violence avait un but elle n'intéressait plus Themis, qui ne la désirait que gratuite, débarrassée d'artifices.

A nouveau, la Berserker s'était battue et avait été blessée mais elle ne craignait ni le contact physique, ni la douleur. Combien valait ce piètre combat ? Ces bovins étaient inattentifs, bourrés d'antidouleurs. Ils ne pouvaient pas gagner contre elle. La jeune femme n'eut même pas à forcer pour les annihiler les uns après les autres, s'acharnant pour le plaisir du public sur le dernier en réduisant sa virilité à l'état liquide d'une série de cruels coups de genoux. Il fallait s'en rendre compte : ça n'avait pas été un combat mais un simple massacre et malgré ses blessures et sa sueur, l'albinos n'avait pas tout donné. Elle ramassa son jeans et ses baskets et louvoyant entre les badauds surexcités, la petite souris blanche disparu en toute discrétion pour gagner l'extérieur, son jeans sous le bras. Ses jambes étaient lézardés d'anciennes cicatrices, de brûlures de cigarettes, de coups mal guéris. Elle n'était pas vraiment frêle, à bien y regarder. Si elle était de petite taille, son corps était solide. Le type qu'elle avait remarqué à son entrée était là et la curiosité l'emporta finalement; combien cette piètre bastonnade lui avait-elle rapporté ? Enfilant son pantalon et ses chaussures tout en l'écoutant, l'albinos arqua un sourcils.

"Tout ça ?", demanda la jeune fille, un peu étonnée, "ça ne valait même pas un dollar symbolique", elle haussa des épaules avec désinvolture, "au moins ça t'as fais du fric."

Themis observa le gars sans rien dire. Il était solide, devait avoir à peu près le double de son âge. Il avait un drôle de regard... c'était la forme de ses yeux ; ils avaient de tout petits yeux qui lui donnait un air de fouine, malgré son air viril. Les traits de son visages étaient fins, plutôt osseux ; il avait l'air fatigué. Si Themis n'avait aucune empathie, cela la rendait perspicace, car utilisant simplement la froide logique. Elle sourit à belles dents en le regardant s'agiter - le plaisir, surement, d'avoir gagné autant d'argent sur un coup d'audace - et apprécia simplement son air enjoué malgré les apparences. Collant son sac à dos à une de ses épaules, la Berserker recoiffa ses cheveux un instant, papillonnant de ses cils presque transparents. Elle inclina la tête sur le côté tout en joliesse, mais dans un simple geste de coquetterie.

"Disons que j'ai été bien dressée", dit l'albinos en souriant les yeux fermés comme à son habitude, les lèvres un peu retroussées.

Lui était familier, elle peu farouche. Les chatteries dans la voix de cet homme qui se présenta comme étant "Dante" lui plurent mais elle ne se faisait pas d'illusion : les gens ne sont aimables que pour le profit ou la copulation. Elle-même faisait pareil. Elle baissa son regard clair vers les jambes du type avant que ce dernier n'approche sa main. Son regard précis suivit le geste de la main en l'autorisant mais il y avait quelque chose en l'albinos qui veillait, attentif et clinique. Elle ne laissait que peu de gens la toucher ainsi. Pourquoi lui ? Parce qu'il était marrant. Pourquoi pas ? Elle lui offrit un sourire de fille sage, faussement angélique, un peu surjoué. L'odeur de la cigarette, un peu âcre, emplit l'air et lui troubla l'odorat, mais elle ne s'en formalisa pas vraiment.

"Themis", répondit l’albinos avec un sourire, sans contourner la question.

La Berserker n'avait pas vraiment de nom, mais à défaut celui-là ferait l'affaire. Les noms n'était que des frivolités, le vieux Pretorius le lui avait appris entre deux coups. Elle posa sa main sur la sienne pour se flatter avec, comme un animal quémande une caresse après avoir fait un tour.

"Je n'ai nulle part où aller ce soir", continua finalement Themis en ne cessant de sourire, "tu me ramènes chez toi en échange de l'argent gagné ? Juste cette fois. Promis, je serai sage."

Elle badinait déjà, l'albinos, sans vraiment tourner autour du pot ou faire l'effarouchée. Themis adorait mentir, parce qu'il n'y avait de plus savoureux d'inventer vingt mensonge pour en couvrir un : une escalade d'histoires à inventer à toutes allure pour rendre le tout crédible. Mentir, c'était un jeu. Elle ne voulait pas rentrer chez ceux qui se disaient être sa famille, après ce qu'elle venait de faire. Non, elle voulait continuer son errance dans la nuit, peu importait le prix à payer pour goûter à cette liberté. Elle demeurait confiance, décontractée et désinvolte. pas vraiment arrogante, simplement sûre d'elle. Cet home pourrait dire non : elle se moquait un peu de sa réponse car s'il refusait son offre, elle se trouverait un autre bienfaiteur pour la nuit. Les hommes ne manquent pas. Surtout la nuit. Devrait-elle avoir peur des mauvaises rencontres ? Peu importait. Elle était une bête, et les bêtes savent se défendre, même en perdant des plumes.

"Rassure-toi, je suis majeure", fit l'albinos en riant, "tu veux voir mon permis ?"

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Lun 15 Aoû - 19:09

On pouvait avaler un demi-litre de sang avant de tomber malade.






Themis.

Je n'avais jamais entendu ce prénom auparavant. Sûrement des parents originaux qui voulaient que leur môme soit hors norme au moins par son prénom, à défaut de pouvoir contrôler sa vie future. C'était souvent comme ça, malheureusement. Les humains font des enfants par intérêt, par égoïsme, pour laisser une trace en partant.
Le petit trésor me demande un toit pour la nuit, minaudant des yeux pour essayer de m'attendrir. Elle a de l'espoir. Bien trop d'espoir. C'est vrai, des filles, j'en ramassais à la pelle en ce moment. Et je n'avais aucun problème éthique à la ramener chez moi dès le premier soir, même en sachant qu'elles ne reverraient jamais l'extérieur. Themis était adorable, elle avait son charme, mais j'étais trop fier pour me laisser avoir si facilement. C'est moi qui vais chercher mes coups d'un soir, pas l'inverse.
Je souris, me redressant un peu en lâchant le visage attendrissant de Themis. Elle me promet d'être sage, d'être majeure, d'être exemplaire en somme. Mais, chérie, toutes les filles bien aiment les méchants garçons. Si je voulais un petit bijoux d'innocence et de droiture, je n'avais qu'à tendre la main. Je valais mieux que ça, elle allait vite le comprendre.

Tant pis si je repartais d'ici les poches vides et avec un bras cassé...

Je soupire, souriant encore, en fixant Themis, prêt à me foutre d'elle ouvertement. Oh oui, mon coeur, j'étais un bon gros salaud et t'allais vite le voir. Brise moi, pète moi les os, fais-moi mal. Mais t'auras jamais mon lit si j'en ai pas envie.

"J'ai pas passé de contrat avec toi, que je sache."

Je sens le fou rire arriver. Je n'arrive même pas à savoir lequel de nous deux signerait un pacte avec le Diable dans de telles circonstances.Elle pourrait sûrement me démolir sans que je ne le vois venir. Moi, je pourrais la dépouiller avec un seul pari bien tourné. Difficile de dire lequel ici est le plus vicieux de nous deux. Mais je ne compte pas me faire mettre à genoux tout de suite.

"En entrant là, t'acceptais les paris sur ta tête. Moi j'ai joué le jeu, et j'ai eu de la chance."

Fier de moi, je fais quelques pas autour d'elle pour me placer dans son dos. Je ne sais pas avec quel genre de flamme je joues, mais je dois l'avouer, j'adore ça. Je ne m'étais pas senti si vivant depuis que j'avais passé l'arme à gauche. Se tenir si proche d'une morte potentielle, ou tout du moins, d'une bonne bagarre, ça avait quelque chose d'enivrant. Un peu comme une partie de jambes en l'air en fait...
Je pose les mains sur les épaules si pâles de Themis. Je le sais, il lui suffirait de se retourner et j'étais un homme mort. Mais, je ne sais pourquoi, depuis que j'étais devenu stryge, j'avais un talent tout particulier pour m'adresser aux femmes. Je ne savais pas si ça faisait partie du cadeau de bienvenue ou si vieillir me réussissais bien, mais c'était plutôt agréable de savoir ce dont j'étais capable après tant d'années passées auprès d'une épouse fidèle.

"Je te dois rien du tout, encore moins quelque chose qui nécessiterait que tu sois majeure et vaccinée."

Je souris davantage. Elle aime se battre. J'adore jouer. Ensemble, on va faire des étincelles.

"Et puis tu l'as dit toi-même, ça vaut même pas un dollar symbolique tout ton petit spectacle. Alors je vois pas pourquoi moi, je devrais me vendre pour un misérable dollar. Tu crois que je vaux un putain de dollar, c'est ça? Chérie..."

Je repasse devant elle, les yeux dans les siens et mon rictus fier incapable de quitter mon visage. Je garde une main sur la taille de Themis.

"Si je valais si peu, tu voudrais pas de moi."

Je cendre ma cigarette en lâchant Themis pour lui tourner le dos et faire quelques pas en m'éloignant d'elle. Je m'amuse bien, je dois l'admettre, mais je refuse de retrouver mon appartement si tôt.

"Retournes chez papa maman. Je viens seulement de me lever et le baby-sitting, très peu pour moi."

Mourir avait vraiment fait de moi un beau salaud. A moins que je n'ai toujours été aussi doué pour arnaquer les autres...


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Lun 15 Aoû - 22:28
I want to swallow a pint of blood. #dantexthemisLes gens qui sourient facilement ne sont pas les plus sincères ; ceux qui sourient le plus souvent sont des faux-culs. C'est tout du moins la pensée de Themis qui se précise en voyant l'homme en face d'elle lâcher son visage, le sien se fendant d'un rictus moqueur annonciateur d'un éclat de rire surement un peu déplacé. Mais l'albinos ne réagit pas. Ou plutôt, elle n'en vit pas l'intérêt car elle ne désirait qu'une chose : voir de quoi cet homme était fait. Il lui donnait naturellement envie de faire la bagatelle mais elle sait qu'avec les hommes, c'est un peu tout ou rien, du moins de part son expérience. Themis est jeune, son physique est atypique : elle n'attire pas vraiment les hommes mais va les chercher, en général. Car elle ne ressemble ni à une gravure de magazine, ni à une girl next door : c'est une albinos de petite taille aux regards chassieux et au nez large, le regard enfouie derrière une épaisse frange démodée. Elle fixe Dante se foutre ouvertement de son impatience mais la seule chose qu'il reçoit en échange, c'est un sourire amusé. Ce type est d'enfer. Il s'amuse. Il joue. Elle adore jouer. Tout au fond d'elle, Ratel lui défonce les reins dans une impression chaude ; lui aussi veut jouer. Tout le monde veut jouer, à présent. N'est-ce pas parfait comme ça ? Parlons-nous du même jeu, cependant ?

"Accepter quoi ?", demande la Berserker avec un air au moins aussi hilare que celui de Dante, "j'ai jamais respecté les règles qu'on m'a imposé. J'y arrive pas."

Ce n'était pas un mensong,e ni même de l'arrogance mais la stricte et pure vérité : Themis n'avait de limite que son ennui ou sa fatigue et les lois, posées ou improvisés, lui passaient par dessus là tête. Elle n'avait pas tué tous ces pauvres hères non pas parce que c'était interdit, mais parce qu'elle savait que si elle le faisait, cela compliquerait son départ de la cage. Rien de plus. Dante eut l'air fier de ses dires et elle ne le contredit nullement : en un sens, ce gars avait raison sur un point : il avait eu de la chance. Visiblement, il voulait la pousser encore un peu. C'était un jeu, l'idée d'un jeu. C'était tentant. Il aurait été trop facile qu'il la ramène comme ça, pour ses beaux yeux bleus et roses. Surement n'aime-t-il pas les petites lolitas sages. Grand bien lui en fasse, c'était loin de ce qu'était réellement l'albinos.

"Démasquée", fit-elle de bonne guerre avec un large sourire, en fermant encore une fois les yeux.

Il la contourne alors et Themis ne dit rien, mais son regard suit attentivement et calmement son jeu au point qu'une fois arrivé derrière elle, la jeune femme de fort petite taille releva la nifle pour continuer à le regarder ; lui est grand et la différence de taille l'aide à continuer de le fixer.Elle sent ses mains se poser sur ses épaules, tandis qu'elle-même n'a pas lâché les brides de son sac à dos. Effectivement, il ne lui doit rien du tout, mais elle aura essayé. Elle ne bouge pas d'un pouce mais son corps se tend, près à agir au cas où. Elle n'a pas peur, n'a même pas un mouvement involontaire ; simplement, elle attend et ne trouve rien à lui dire en retour à ses provocations. Parce que le vieux Pretorius était comme ça : à la toucher de sa canne dans la cage, à l'asticoter pour l’agacer ou lui faire miroiter des choses qu'elle n'obtenait jamais. Elle sait que si elle ne gère pas immédiatement sa frustration, les choses se compliqueraient. Elle a envie de facilité, mais Dante veut la jouer autrement ; pourtant, dans la vie de Themis, il n'existe aucune règle. Alors, à quel jeu pourraient-ils jouer ?

"C'est aussi à toi de prouver, au cas où, ce que tu vaux. Par défaut, les trois quart des gens ne valent même pas le prix de leur PQ. Tu paries encore, Dante ? Mais tu paries quoi ?"

Il sourit d'avantage et elle lui rend la même face, en écho. Il a de la réparti, parce qu'il est plus âgé. Il a marché surement bien plus longtemps dans ce monde de singes savants. Alors il la contourne et elle le laisse sciemment garder une main sur sa taille, le corps pourtant en alerte presque maximum. C'est à ce genre de jeu qu'il veut jouer. Themis le fixe sans rien dire : ce mec-là est un joueur, un parieur d'adrénaline. Elle le sent, parce qu'elle est perspicace. Un type bien dans ses pompes n'irait pas provoquer quelqu'un qui a fait une telle démonstration de force quelques instants auparavant. Elle hausse vaguement des épaules, répondant franchement :

"La valeur des choses ne m'intéresse pas", elle sourit, plus largement, sans ouvrir les yeux; c'est un drôle de tic qu'elle a, mais elle n'a pas besoin de sa vue déjà déficiente pour se défendre, "qu'un truc faut un dollar ou dix millions, ça se casse de la même manière. Ça se nique de la même façon."

Le regardant s'éloigner d'elle en allumant sa cigarette, l'albinos remit son sac à dos mieux sur ses épaules et tourna les talons. Aucun des deux partis n'avait envie de rentrer chez lui, mais le jeu était ainsi fait. Il la provoque encore un peu, et elle lui répond, hilare :

"Ça te fait bondir le petit Jésus dans la crèche, mon vieux, d'allumer les pisseuses ?", elle cligne des yeux plusieurs fois, "bon sang, ça me plais."

Elle rit, la Berserker, avant de courir se cacher dans une ruelle adjacente pour disparaître. Il n'est pas question de jouer à la lolita ou à inaccessible ; elle n'a pas la fierté de vouloir refuser ses propres envies, mais n'a pas l'intention de se soumettre à celle d'un autre. Dante est un joueur, un bluffer ; il la marque d'envies primaires, d'un coup, et éveille en elle l'animal qui a envie de jouer de divertissements cruels. Dans tout les cas, ce gars l'excite. Ratel s'agite en elle quand elle abandonne définitivement ses chaussures dans un coin sombre et se hisse sur une gouttière à la seule force de ses mains, pour grimper sur les toits ; elle le suivrait d'ici. Elle jouerait à cache-cache en usant de ses sens animaux pour le pister. Maintenant était le temps du silence, et de la traque. L'albinos ne fit plus aucun bruit, tapie dans son coin d'ombre, cherchant Dante du regard. Ce n'était peut-être pas le genre de jeu auquel il voudrait jouer ; mais elle, elle en avait très envie. Au moins autant que de lui.

Va-t-il la trouver rapidement, ou pourra-t-elle le suivre ?
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