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merry & mara ▽ Misery loves compagny.

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Stiletto-heeled stone cold bitch
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Stiletto-heeled stone cold bitch

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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
Nothing you'd miss but
It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
I never lost control
Who knows ? not me
We never lost control
You're face to face
With The Man Who Sold The World.
MORE ABOUT ME
IT'S OVER

Jeu 4 Aoû - 15:42

Misery loves company.
"See these tears so blue, an ageless heart that can never mend. These tears can never dry, a judgement made can never bend. See these eyes so green, I can stare for a thousand years. Just be still with me, you wouldn't believe what I've been thru."

David Bowie - Cat people ▽ Mara était venue chercher Merry devant chez elle avec cette outrancière Lamborghini Aventador rouge qu'elle avait acheté il y avait quelques jours et dans laquelle elle avait promis un "tour" à son amie. Au volant de son terrible engin, la Stryge était une autre personne et s'il fut vrai qu'une partie de la route se fit dans un silence bercé par les sept-cent chevaux d'un moteur tout juste rôdé, la rousse était... sereine. Dans l'habitacle d'une voiture, elle se sentait en sécurité, dans une sorte d'intimité qui n'appartenait qu'à elle et lui permettait de se laisser aller à la détente. Elle roulait, tout simplement, sur un route infinie où il n'était question que de s'arrêter parce qu'on en avait envie, pas parce qu'on arrivait au bout de quelque chose. C'était un sentiment confus mais agréable qu'elle avait tenté d'expliquer maladroitement à Merry tandis que cette dernière grignotait les quelques cookies qu'elle lui avait pris pour le voyage, se rappelant que la Berserker avait besoin de manger de la nourriture humaine. La rousse avait laissé Giorgio en pension à contre-cœur, s'étant beaucoup attachée à ce chat qu'elle avait initialement uniquement pris pour meubler le silence chez elle.

C'était un sentiment similaire qu'elle ressentait pour la petite brune à la place passager, qui était entrée dans sa non-vie pour en faire une vie. Une vraie vie d'être vivant et non plus de zombi. Merry n'était pas là pour combler un vide ou meubler le silence : elle était là de son propre chef et de son plein gré. Vouloir repousser Merry, c'aurait été vouloir éteindre un feu avec de l'essence. Les gens entrent dans votre vie par de multiples portes et en sortent de diverses manières mais Mara avait compris que même en fermant tous les accès et toutes les issus, certains individus entrent juste par effractions. Si elle avait certes forcé le destin avec la Berserker, l'étonnant résultat était là : Mara avait une amie, une meilleure amie même. Dans les premiers jours, cette idée lui avait semblé ridicule mais elle s'y était habituée si bien que cela l'inquiétait : être heureux pour une raison rend faible. On peut vous la retirer. Et si la brune disparaissait du jour au lendemain . La Stryge n'avait rien dit ce ces angoisses d'enfant, continuant à rouler en appréciant la direction dynamique de son nouveau jouet pour adultes qui jouent à compenser quelque chose dans la belle et grosse mécanique conquérante.

Elles roulaient depuis plusieurs heures en direction de la baie Géorgienne pour retrouver un coin de paradis solitaire loin des agitements surnaturels d'une ville décidément trop étrange, même pour elles. Mara avait roulé de nuit par confort, perçant enfin dans les premières lueurs de l'aurore vers la péninsule de Bruce qui se découpait sur les flancs de la route en une dentelles de pierre.La nuit avait été chaude sans être ardente, la route calme, uniquement bercées par les lumières multicolores des autres voitures, faisaient miroir aux étoiles dans le ciel d'encre de chine. Quelques minutes à peine les séparaient de leur lieu de résidence, et de l'océan à perte de vue qu'on distinguait sur la ligne de l'horizon qui s'éveillait doucement, comme si le soleil sortait hors de l'eau.

"Tu veux faire une pause ?", demanda distraitement Mara à la brune tout en gardant le regard fixé sur la route.
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Messages : 175 Je suis arrivé(e) le : 09/06/2016 Sous les traits de : Emily Browning Je me dédouble : Jesse P. Baker / Aman Redkar Pseudo : Livia Crédits : Avatar me Points : 3313 Couleurs RP : parme

J'ai : 27 ans Je travaille comme : Employée d'une chaîne de fast food Actuellement, je suis : Bella Swan cernée de bestioles surnaturelles en couple avec un Djinn... Alter-ego : Loup gris Espèce : Berserker Niveau social : Modeste
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Dim 14 Aoû - 21:29

Merry avait sauté dans la voiture de Mara, ivre de grands espaces, de quitter cette ville étriquée et triste à pleurer. Elle avait besoin de s'éloigner, car le besoin de liberté était inscrit dans son sang, dans ses chairs. Sous la peau, la fourrure de la louve. Elle éprouvait à rouler ainsi dans ce bolide flambant neuf une exaltation semblable à quelque chose d'orgasmique.
Elle avait longtemps cherché un sommeil qui ne venait pas, la simple faute à l'excitation du départ, fixant les lumières distantes de villes et villages le long de l'autoroute. Ce que Merry aimait profondément avec Mara était son silence. Elles ne babillèrent pas comme deux fausses copines du lycée. Cela ne rendait pas leur lien moins sincère. Les silences sont parfois beaucoup plus éloquents.

Elle regardait l'asphalte être avalée par le bolide d'un rouge d'enfer et elle s'endormit finalement un peu, bercée par le ronron du moteur, son menton tombant contre sa poitrine, la tête dodelinant avec les mouvements de l'habitacle quand Mara doublait les rares autres véhicules et poids lourds. Elle avait été vaincue par la fatigue du boulot, de plus en plus dégradant depuis que son sous-chef avait décidé de lui faire payer les erreurs de ces derniers temps. Elle éprouvait l'envie tenace de tout plaquer mais n'avait pas encore le courage de passer à l'acte : comment paierait-elle son loyer ?

Il lui semblait parfois si étrange qu'elle eut une amie qu'elle peinait à le croire. Elle éprouvait pour cette rousse psychopathe une affection pure et sincère. L'instinct de meute. le désir de la protéger d'elle-même. D'être simplement son amie, sans faux-semblants ni grandes effusions. Elles se nourrissaient mutuellement d'une affection sincère - dont Merry en vérité ne mesurait pas la portée sous-jacente.

Le petit jour la trouva éveillée alors que le soleil perçait l'horizon en des lumières sans cesse renouvelées, d'une beauté à vous percer le cœur. S'étirant tant bien que mal malgré sa ceinture, elle dévora des yeux le paysage changé, promesse de la beauté de la mer, tout en grignotant un cookies - non sans veiller à ne pas mettre de miettes où que ce soit pour ne pas entendre hurler Mara dès le réveil.
"On n'est plus très loin, non ? On a qu'à continuer. Après on sera tranquilles."

Ca pour être tranquilles, elles le seraient. La mer se dévoila bientôt dans toute sa splendeur dans le soleil qui se levait plus haut minutes après minutes, embrasant le ciel d'improbables oranges, roses et or. La beauté était à vous percer le coeur.
Elles ne tardèrent pas à quitter l'autoroute pour s'engager sur une route bien moins fréquentée, guidée par le GPS intégré qui les mena bientôt jusqu'au plus ravissant cottage au bord de la mer que Merry ait pu voir de toute sa vie. Cela avait des allures de brochure publicitaire et la Berserker émit un petit sifflement d'appréciation. C'était proprement magnifique.

"La vache, c'est... dingue." Fit doucement Merry alors qu'elles se garaient près de leur lieu de vacances, la Berserker quittant avec plaisir l'habitacle en s'étirant longuement. Elle tira un peu sur son tee-shirt crème et lissa son jeans, chassant ses cheveux châtains de devant son visage aux yeux un peu cernés d'une courte nuit pourtant curieusement réparatrice : l'excitation de la découverte lui faisait oublier sa fatigue et elle aida Mara avec leurs affaires - Merry n'avait qu'une petite valise raisonnable pour une semaine et son sac à main.

Trépignant comme une gamine devant la porte de leur location, elle s'emplit les poumons de l'odeur saline, apporté par un vent marin encore frais de la nuit. Le soleil achevait de se lever dans un millier d'éclaboussures d'or et le bruit caractéristique du ressac sur les rochers enchantait la louve.
"C'est magnifique." Dit simplement Merry, sa Valise posée à côté d'elle, le visage tourné vers le soleil ascendant, toute baignée d'or et d'un bonheur finalement très simple.

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Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
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Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
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Who knows ? not me
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Dim 14 Aoû - 23:09

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"See these tears so blue, an ageless heart that can never mend. These tears can never dry, a judgement made can never bend. See these eyes so green, I can stare for a thousand years. Just be still with me, you wouldn't believe what I've been thru."

Emma Shapplin - The Inferno ▽ La misère aime la compagnie, et les misères ensembles tantôt s'annulent, tantôt se renforcent. C'était pourtant quand Mara était accompagnée qu'elle se sentait le plus solitaire comme ce soir où elle avait roulé sans ciller de fatigue en offrant quelques œillades attendries - elle n'aurait surement pas dû - à cette toute jeune femme qui était à présent son amie. Quand on est seuls à deux, c'est pire que d'être simplement seule. Ce n'était pas que Merry semblait avoir des problèmes, bien au contraire : c'était de savoir qu'elle-même était la seule à ressentir ce vide abyssal en elle à mesure que sa vie se réglait de manière plus "normale".  A présent, la rousse vivait dans une superbe maison payée avec l'héritage de ce père qui ne l'avait jamais aimé, habitant avec cette femme, Diane, suffisamment étrange pour lui plaire et raisonnable pour essayer de l'aider. Pourtant, plus les mois passaient et plus il devenait difficile pour les gens d'aider Mara : la Stryge se perdait dans l'ennui et l’apathie. Elle passait parfois de longues heures assise sans rien dire, à errer dans une introspection faite d'envies et d'impossible. Faite de pulsions mais aussi de choses plus tendres qu'elle savait ne pouvoir jamais obtenir. La prophétie lui disait qu'un jour, elle tuerait probablement quelqu'un. Le fantasme lui montrait une chose imprécise et inaccessible qui creusait de jours en jours un gouffre béant en elle. Un gouffre qu'elle ne montrait à personne, même pas à Diane. Tout était trop bien réglé pour ne pas être triste à mourir ; le dégoût de la vie, la paresse de vivre montaient en elle d'une inexplicable mais inéluctable manière.

Là bas, le soleil bondit hors de la mer, doucement, en embrasant la ligne de l'horizon de zébrures oranges et rouges. C'était d'une beauté à vous soulever le cœur mais la Stryge n'eut même pas un cillement, concentrée sur la route pour ne pas avoir à penser à cette vacuité envahissante qui la débordait sitôt qu'elle se trouvait avec Merry. C'était difficile à expliquer ; difficile et un peu stupide. Elle était, en somme, triste d'être heureuse. C'était un sentiment troublant : un jour ce bonheur allait s'arrêter, parce que Merry vieillirait et mourrait. Il y avait tous ces mots qu'elle ne lui dirait pas. Des mots qui font peur et qui font rires. Un tas de choses idiotes qu'elle n'avait jamais envisagée, parce qu'elle n'avait jamais eu de proches à prendre en compte. Sa solitude saine lui manquait car sitôt qu'il  a quelqu'un dans votre vie... être heureux pour une raison est terrifiant : on peut vous l'enlever. Alors enfoncée dans son siège de cuir, Mara était terrorisée, affolée même si elle n'exprimait rien du tout. Un jour, elle allait perdre Merry et cette idée lui donnait envie d'en finir avec sa propre existence, qui serait bien trop longue. Une fois que quelqu'un peuple vitre vie, vous ne pouvez plus retourner à votre solitude. L'affection est une chose plaisante et très triste qui vous couve les ailes et vous brise les jambes. Et à ses côtés, la Berserker grignotait son cookie sans se douter de rien ; c'était mieux ainsi.

Mara sourit même si elle n'ne avait pas envie. Cette semaine serait la leur. La Gargouille hocha sobrement du chef lorsque son amie lui proposa de continuer à rouler, demeurant de marbre face à la beauté de l'océan peint de couleurs merveilleuse, comme Monet n'aurait pu le faire sur une toile. Elle roula jusqu'au petit cottage solitaire qu'elle avait loué pour l'occasion, loin des espaces touristiques Un fin sourire lui prit le visage, satisfaite que l'endroit plaise à la brune. Elle profita d'un instant de détente de la Berserker pour sortir elle-même de la voiture et tirer deux valises pleines de son tout petit coffre pour monter les petits escaliers de bois et déverrouiller la véranda pour déposer son fardeau dans un coin du petit salon baignée de la lumière matinale. La Stryge releva un instant le nez de son labeur pour regarder la jeune femme trépigner comme une enfant devant la nouveauté. Encore une fois, elle tenta d'utiliser ses sens de Stryge pour vampiriser ces émotions positives lancées ça et là dans l'air mais... rien ne vint. Quelque chose était trop lourd en elle à cet instant précis, fixant la Berserker humer l'odeur saline qui elle lui donnait des hauts-le-cœur. Seul le bruit du ressac contre les rochers répondit à Merry, Mara demeurant figée comme une statue de pierre, comme la Gargouille sinistre qu'elle était. Juste une créature de granit qui faisait semblant d'être normale. Le soleil ascendant baignait le front de Merry d'une lueur d'or qui donnait à ses cheveux une teinte nouvelle. Elle semblait bercée par une joie simple qui avait l'air tout à fait inaccessible à Mara. Inaccessible comme Merry.

"Magnifique, oui", admit Mara un peu distraitement, ne parlant pas de la même chose que son amie.

La main posée sur la chambranle de la véranda, Mara regarda le soleil sans ressentir la moindre émotion, hormis un cœur lourd et las. Mais ce dernier, c'était autre chose qui lui pesait ; cette chose qui est ridicule, et pourtant qui est tout. Plus les jours passait, plus la Stryge en prenait conscience : elle était perdue, à présent. La solitude lui avait été retiré et elle allait droit dans le malheur. Depuis ses hauteurs, Mara fixa Merry avec un air extrêmement triste ; il était pourtant rare que son visage exprime une émotion forte, mais ce fut le cas. Détournant la tête par pudeur, la rousse rentra dans la maison sans rien dire en laissant son amie profiter de l'air du dehors pour ne pas gâcher son instant.
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Dim 14 Aoû - 23:33

La beauté de l'océan pouvait réconcilier facilement avec ce monde qui était parfois bien trop sombre. Il y avait de la beauté pour consoler les coeurs. De la pureté dans ces choses anodines. Merry était une fille qui se contente de peu de choses. Le bonheur est parfois bien simple. Il est ce soleil levant qui éclabousse d'or les vitres d'une petite maison paisible.
Loin des tourments de son amie, qu'elle ne pouvait deviner, elle suivit Mara dans la maison, soufflée par la vue de la baie vitrée qui donnait sur les rochers et la mer, si proche que les lieux devaient prendre une dimension terrifiante en pleine tempête.

Merry ne savait rien de tout ce qui bouleversait Mara mais la tristesse qu'afficha la rousse était évidente. Bien que Mara se soit détournée, Merry pouvait sentir presque physiquement cette peine sans objet à ses yeux aveugle aux véritables sentiments de la Stryge. Pour elle, les choses s'arrangeaient : Jahaal et elle se fréquentaient comme des collégiens à leurs premiers émois - la baise en plus - et elle avait une amie sincère. En dehors de son boulot merdique, l'on pouvait dire qu'elle commençait à être heureuse. A vivre enfin, après tant d'années à se croire folle à lier, à pleurer après une vie détruite à son adolescence. Mara lui semblait prendre le même chemin : elle avait une meilleure situation encore, une compagne - folle à lier certes mais enfin, c'était déjà pas mal - un chat.... Sa vie pouvait peut-être commencer à prendre un tournant plus normal. Loin des filles passées à la disqueuse et toutes ces choses qui faisaient de Mara une psychopathe en dormance. Pour Merry, tout ceci était une bonne chose, assurément.

Posant sa valise, qu'elle déballerait plus tard, la jeune femme s'approcha de Mara, qui semblait toujours aussi sinistre qu'un clown triste dans un jardin d'enfants.
Doucement, elle lui posa une main sur le dos. "Tu devrais dormir un peu. Tu as roulé toute la nuit. Etre fatiguée ça fait ruminer les idées noires. Après c'est plus clair." Dit-elle doucement, gentiment. Elle était assez lucide pour deviner le malaise mais pas assez presciente pour en deviner la teneur.
Elle ne s'attarda pas trop, préférant ouvrir la fenêtre de la baie vitrée, ouvrant sur un bout de terrasse en bois donnant sur la roche et la mer en contrebas.
"Les jours de tempête, ça doit être dément, tu ne penses pas ?" Merry avait parfois des idées un peu saugrenues. L'idée qu'une tempête puisse frapper ce petit coin de paradis était séduisante : la fureur des éléments était une source de fascination pour la jeune louve.

"On dirait carrément le genre de baraque où commence tout bon teen-movie." Fit-elle tout en déambulant un peu sur la terrasse, profitant du soleil qui réchauffait ses bras à la peau pâle constellée de grains de beautés et tâches de rousseur. Elle offrit son visage aux rayons chaleureux dans un fin sourire. Bêtement heureuse de ces petits riens qui forment le monde.
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Lun 15 Aoû - 18:20

Misery loves company.
"This is who I am : escapist, paradise seeker. Farewell, now time to fly out of sight, out of time, away from all lies. A nightingale in a golden cage that's me locked inside reality's maze. Come someone make my heavy heart light, come undone, bring me back to life. It all starts with a lullaby."

Nightwish - The Escapist ▽ Merry l'avait suivi jusqu'à la petite maison qui serait leur refuge loin de cette ville démente pour une simple et unique semaine. Peut-être serait-ce un moment unique qui ne se répéterait plus comme ces choses rares et précieuses qui font des souvenirs douloureux ou agréables. Mara n'en savait rien. Au loin, la mer ballottait les rochers d'une force naturelle. C'était un spectacle à la fois apaisant et perturbant pour l'oiseau des grandes villes qu'avait toujours été la française, observant cette nature qu'elle ne connaissait que vaguement depuis les magasines de bricolage ou de vacances, appuyée contre l'encadrure de la porte. Elle laissa son amie prendre possession des lieux et déposer ses affaires sans la dérangée, absorbée par ses idées noires. Qu'elle semblait sinistre, la Stryge ; en vérité elle l'était toujours, sans interruption. C'était un oiseau de mauvaise augure qui ne se satisfaisait de rien de normal, car la normalité l'effrayait confusément. Ce monde, le monde banal, n'était pas le sien. La main qui se posa sur son dos ne la fit pas sursauter, mais elle se tendit imperceptiblement en croisant les bras et tournant la tête vers son amie qui lui conseillait d'aller se reposer.

"Ce ne sera pas nécessaire, je ne suis pas fatiguée", dit Mara d'un ton neutre.

La rousse regarda Merry un instant en hochant la tête pour affirmer encore une fois, sans chichis, qu'elle n'était guère fatiguée de la route. Mara dormait peu, et avait l'habitude des longs trajets en voiture. Elle sourit comme elle le put à son amie qui ne s'attarda pas - tant mieux - avant de tourner les talons et de se saisir d'une de ses lourdes valises. Merry ouvrit la baie vitrée et l'odeur saline du vent fouetta agréablement le petit salon tout baigné d'une lumière orange et jaunâtre, chaude, agréable. Même la stryge le sentit, se laissant aller à un soupir d'aise. cet endroit serait parfait. Elle disparu un instant porter ses valises dans une des deux chambres du cottage, l’ouïe assez fine pour entendre ce que la Berserker dit un peu à elle-même. La rousse revint à ses côtés, silencieusement, pour regarder au loin. Pour une fois qu'elle était pieds nus, Mara ne faisait aucun bruit, attestant qu'elle était discrète par nature, comme bon nombre de stryges. Par delà la terrasse de bois, la roche embrassait la mer dans un agréable murmure de ressac.

"Le ciel en plein orage doit être superbe", objecta Mara, "l'eau doit remonter durant la tempête... et cet endroit est bien peu de choses. Ce serait...", elle chercha le bon adjectif, "... fascinant à voir."

A aucun moment elle n'avait regardé Merry, préférant se concentrer sur le lointain. Quand Mara n'était pas maquillée, comme un ce jour, ses traits paraissaient plus jeunes, ses yeux encore plus bleus. Elle avait l'air d'une jeune trentenaire qui manquait de la beauté surnaturelle des autres membres de son espèce, le visage digne mais sans grâce, la silhouette délicate mais sans charme. Elle était quelqu'un de banal, loin des beautés hiératiques ou incendiaires qui peuplait la race des Stryges. Mara n'avait pas hérité de la beauté surnaturelle qui fascinait les foules. Elle n'était qu’une stryge à l'air quelconque, le nez trop présent, la bouche trop grande, le teint pâle et sans appas et quand elle portait des vêtements décontractés, comme ce jeans cigarette et ce débardeur près du corps, les cheveux un peu en bataille, la rousse avait simplement l'air d'une personne très commune, loin de son habituelle image de vamp de thriller érotique des années quatre-vingt. Elle suivi Merry sur la terrasse, sans rien dire, souriant simplement à sa comparaison qui résonnait en elle.

"Comme The Cabin in the woods", fit Mara en hochant la tête, essayant de plaisanter sans y parvenir vraiment, "au pire si on s'ennuie, un masque de hockey et une hache et on file terroriser les voisins qui sont à cinq minutes d'ici."

La rousse demeura silencieuse, les mains dans les poches ; elle attestait encore une fois de son soin névrotique apporté aux tous petits détails : elle avait cherché les alarmes dans la maison, ayant trouvé une hache à incendie dans le débarras. Les "voisins" étaient un groupe de jeunes gens à moins de cinq minutes à pieds de leur cottage, installés depuis la semaine dernière : trois filles et deux garçons. Elle les avaient vu en se rendant sur les lieux quand elle avait visité les lieux.

"Ils ne nous dérangerons pas", elle releva la tête vers le soleil, "je l'espère... pour eux", ajouta la stryge avec un ton plus sombre, plus maussade avant de dévier de cette conversation en baissant la tête vers son amie pour la questionner le plus naturellement qu'elle le put dans son état, "tu veux te reposer un peu ? Aller te baigner ?"
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Jeu 18 Aoû - 14:36

Mara lui semblait triste mais c'était peut-être juste le fait qu'elle ne porte pour une fois aucun maquillage. Merry l'observa un instant à la dérobée. Cette grande bourgeoise ne semblait se montrer sous un jour plus intime qu'à elle-même. Peut-être à Diane aussi. Sûrement même car elles étaient en couple.
La Berserker songea pour elle-même que Mara était une femme de paradoxes, à la fois fragile et seule et terrifiante. Elle espérait juste que sa compagnie retarderait l'inéluctable descente aux enfers de la Stryge. Car les plaisanteries sur les voisins n'en étaient pas vraiment même si elles firent rire un instant Merry, qui avait un humour des plus cyniques.

"La tueuse à la hache flanqué de son molosse aux babines écumantes de sang, voilà un déguisement parfait pour Halloween."
Dit-elle en une petite boutade qui fit écho aux sombres desseins de cette fausse rousse sinistre. Mais Merry comptait sur sa présence pour éviter trop de soucis : dragueurs et voisins collants. Si quelqu'un venaient embêter deux femmes seules, elles pourraient toujours jouer les lesbiennes.

La louve s'étira longuement, encore un peu endolorie d'avoir dormi dans une mauvaise position dans la voiture et elle haussa un peu les épaules. "Ca va, j'ai dormi. Mais je crois que je vais faire ma baleine échouée sur les rochers pendant qu'il fait beau." Dit-elle. "Tu viens ou tu fais ton vampire ?" Ce disant, Merry en profita pour ouvrir sa valise y trouvant son maillot - un simple bikini bleu à fleurs blanches et un paréo bleu qu'elle avait acheté juste pour l'occasion. Au moins il n'y aurait personne à la ronde pour commenter ses poignées d'amour et ses cuisses un peu trop potelées. Ce n'était pas comme si Mara n'avait pas déjà tout vu.

Elle s'engouffra dans la salle de bain, se rafraîchissant un peu, prenant le temps de vérifier qu'elle n'avait pas de poils rebelle dans son épilation de la veille, enfilant son maillot et noua le paréo autours de sa taille. Elle avait envie de profiter simplement du beau temps. L'océan devait être moins froid en cette saison. "Tu as pris un maillot ?" Demanda Merry à Mara en passant dans la pièce centrale, pieds nus, avant de sortir des tongs en plastique pour ne pas se faire mal sur les rochers. Elle était en vacances à la mer pour une fois et comptait visiblement en profiter. Elle s'amusa un instant à s'imaginer le maillot que devait avoir pris Mara : soit c'était un bikini très année cinquante d'un chic rouge à pois... Ou alors du noir... Un monokini un peu sexy. Ou encore un maillot de bain une pièce noire comme ceux qu'on met à la piscine du lycée, histoire de se donner l'air encore plus creepy... Cette idée la fit pouffer en imaginant Mara telle une Mercredi Adams sous son parasol noir...

Elle-même était déjà près de l'eau, étudiant le meilleur endroit pour plonger. Après tout, Merry avait de beaux reste de longues années de sport et de natation...
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Stiletto-heeled stone cold bitch

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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
Nothing you'd miss but
It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
I never lost control
Who knows ? not me
We never lost control
You're face to face
With The Man Who Sold The World.
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Dim 21 Aoû - 9:05

Misery loves company.
"This is who I am : escapist, paradise seeker. Farewell, now time to fly out of sight, out of time, away from all lies. A nightingale in a golden cage that's me locked inside reality's maze. Come someone make my heavy heart light, come undone, bring me back to life. It all starts with a lullaby."

Nightwish - The Escapist ▽ Une part de Mara regrettait de demeurer dans cette sorte d'apathie en face de Merry alors qu'elles passaient quelques temps ensembles. Après l'interruption brutale de leur weekend par l’arrivée de Diane, la Stryge avait conçu une frustration particulière qui peinait encore à disparaître même maintenant qu'elles étaient toutes les deux. C'était un peu stupide, et cette sensation n'avait finalement aucun objet particulier : son amie était là avec elle, alors il n'était nul besoin de ressasser. Mais Mara avait cette nature inquiète et bilieuse qui rendait tout plus compliqué qu'il ne l'était en réalité. Elle était entrée dans le salon sans rien ajouter, ne se demandant pas ce que la Berserker allait faire, et rangea ses valises dans sa chambre pour en ressortir dans la même seconde. La plaisanterie de Merry ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde et la rousse sourit vaguement même si c'était drôle, et le genre d'humour qui touchait la bonne corde chez elle. Le cynisme de Merry était une des meilleures choses qu'elle connaissait : enfin quelqu'un qui éveillait en elle l'amusement sincère et qui osait rire de tout, surtout de ce dont personne ne rit. En sa compagnie, Mara se sentait "normale" : elle sentait qu'elle pouvait rire sans fard et se montrer libre ; mais pourtant, les choses sortaient toujours aussi difficilement. Mais elle avait une amie sincère qui faisait attention à ces détails que personne ne remarque d'ordinaire.

Oh certes, l'idée de passer les voisins à la hache avait quelque chose de séduisant : trois jeunes abrutis qui arpentaient régulièrement la côte à la recherche de filles à draguer et une adolescente qui donnait l'air de sortir de sa cambrousse, de ne rien avoir à voir avec les bellâtres qu'elle accompagnait. Une jolie petite proie. En repensant à ce qu'elle avait découvert, l’œil de la Stryge se fit plus prédateur, perdu dans le lointain horizon qui embrasait l'océan, dans ses pensées. Son regard fut attiré par la vision d'un jeune corps qui s'étire, tout en courbes, et elle regarda longuement son amie dans l'air un peu frais du matin. Elle-même avait l'air... éteinte. Merry lui semblait si jolie, encore plus maintenant qu'elle sortait avec ce Jahaal. Elle avait cette fraîcheur qui jurait avec ses sarcasmes, ses rondeurs qui s’accordaient à un air simple, mais vrai. Merry était ce qu'elle montrait, sans fard. Avec elle, tout était simple et direct. Avec elle pourtant, tout était bien compliqué. Mara se passa une main dans ses cheveux. Sa compagnie lui était plus précieuse que tout et l'idée même de la perdre révulsait la rousse qui commençait à en développer une terrible angoisse : un jour, Merry vieillirait et mourrait. C'était fou comme ceux qui sont éternels pensent plus au vieillissement et à la mort que les mortels ; c'en était risible. Elle s'agita un peu, prise de spasmes nés de cette affliction entêtante ; u égarement visible qu'elle dissimula sous un air timide, baissant le regard quand son amie passa devant elle pour plaisanter encore une fois.

"C'est le bordel dans ma tête", murmura-t-elle pour elle-même, en français.

Elle chercha rapidement quelque chose à lui répondre mais ne trouva que des mots d'une platitude absolument insignifiante, stupide :

"Hm, une baleine ?", elle sourit vaguement, cherchant à faire de l'humour, "tu vas te planquer... genre une baleine qui se... cachalot ?", elle soupira, "oublie ça, tu veux."

La rousse n'était pas à l'aise avec l'humour alors elle décida d'enterrer les derniers restes de sa dignité après une plaisanterie aussi stupide derrière un air un peu revêche, laissant Merry filer dans la salle de bain sans chercher à la suivre. Elle-même demeura sur la terrasse, adossée au mur du cottage à regarder le paysage. Elle spupira lourdement en se maudissant d'être si maladroite socialement, même avec quelqu'un qu'elle considérait comme une amie sincère ; c'était peut-être ce fait qui jouait en sa défaveur, ou une autre sensation, plus dérangeante, qui lui donnait la nausée. Elle se promit de se ressaisir lorsque la Berserker sortit en maillot de bain qu'elle détailla plus par habitude que par envie, le trouvant presque enfantin dans son choix de couleurs : bleu à fleurs blanches. Son obsession pour l'esthétisme lui fit grincer un peu des gens. A quel âge est-il de bon ton d'arrêter de porter des motifs floraux ? Ils sont réservés aux petites filles et aux vieilles femmes qui portent du Givenchy. La détaillant d'un air plus critique qu'elle ne l'aurait voulu, Mara prit un air affecté quand Merry lui demanda si elle avait pris un maillot.

"Non, j'ai pris un scaphandre", plaisanta-t-elle avec un ton cependant relativement acide, comme agacée par la question qu'elle trouva stupide. Elle-même s'était montré bien plus stupide, mais elle refusa de l'admettre, "bien sûr que j'en ai un, idiote. Mais...", elle chercha ses mots, hésitante, "je ne suis pas très à l'aise avec ça."

L'aveu était sincère, même si encore une fois un peu à côté de tout. Merry avait couché avec elle,  et elle avait vu tout ce qu'il y avait à voir. Mais il y avait la pénombre, et l'envie de brouiller les sens. Mara n'était pas à l'aise avec son corps et sa pudeur naturelle la forçait à ne pas se déshabiller pour les rapports intimes. Elle regarda Merry passer dans le saon avec une aisance naturelle, la démarche souple. Cette fille s'assumait sans le moindre problème, mais quoi de plus normal ? La brune était mignonne, à défaut d'être réellement d'une beauté ineffable et Mara trouvait cela bien plus séduisant et touchant que la plastique d'une gravure de mode au charisme plat. Elle-même, partant se changer, se sentait comme une tringle à rideau face à son amie et ses courbes qu’elle appréciait confusément, encore maintenant. Être en couple n'avait rien changé. La Gargouille murmura quelques paroles vides de sens en enfilant un maillot de bain sobre, d'une seule pièce, avant de rejoindre Merry qui était déjà sortie pour chercher un coin pour s'ébattre. La Stryge, ce vampire qui ne savait pas vraiment s'amuser, s'assit sur les rochers sans trop savoir quoi faire, se contentant de fixer la jeune femme avec un air faussement ennuyé, coudes sur les cuisses, poings soutenant le menton : elle ressemblait à une de ces adolescentes mal dans sa peau invitée par erreur en vacances par des gens plus sociable,s plus branchés. C'était peut-être ce que devait ressentir la petite voisine d'à côté, avec son air de biche traquée.

Il fallait se forcer à ne pas dévorer Merry des yeux, mais l'affaire était difficile. Mara préféra alors se perdre dans le paysage en vidant son esprit.... mais c'était impossible. Elle grinça des dents sans rejoindre son amie dans l'eau, passant ses mains dans ses cheveux avec un air anxieux ; ce n'était pas le moment de perdre les pédales en face de Merry. Ce n'était pas le moment de se souvenir qu'elle n'avait jamais pris le temps de parti en vacances, qu'elle n'avait jamais eu d'amie avant, qu'elle ne savait plus où elle en était. Pas le moment de se souvenir qu'elle n'aimait pas ce corps maigre et long, aux formes sèches et absentes. La rousse se frotta la cuisse, mal à l'aise. Sous sa main, elle redécouvrit un petit tatouage qu'elle oubliait tout le temps et le détailla avec un air absorbé pour ne pas se faire de mal et reluquer la Berserker.

"Ne te laisse pas pourrir tes vacances par ma sale tête, je compte m'amuser quand même", plaisanta Mara à l'adresse de Merry, qui dansait déjà ans les eaux peu profondes.

Elle était tellement jolie, la petite Merry. Mignonne à en creuver par son physiques et ses attitudes. C'était son amie même si au début, elle avait pensé ne jamais la revoir. Qu'est-ce qui fait que le destin décide de mettre telle ou telle personne sur la route d'une autre ? Mara ne savait peur. Elle avait peur qu'au final, Merry la repousse. Merry mourrait un jour, et elle serait à nouveau seule. Mais serait-ce possible de retourner à sa solitude bien aimée maintenant qu'elle avait découvert autre chose ? L'angoisse la reprend, lui noue les viscères et la fait se crisper sensiblement, devenant toute pâle d'un seul coup en fixant son amie d'un regard étrange. Un jour, Merry serait une vieille femme, et elle s'éteindrait comme tous les mortels. Elle demeurerait jeune ; éternellement jeune et seule. La Berserker était devenue si importante à ses yeux... que fera-t-elle quand Merry mourra ? L'idée lui donne envie de crever, mais c'est impossible. Elle revient ses craintes sans vraiment y parvenir, et rejoint doucement son amie dans l'eau sans faire d'histoire, s'enfonçant jusque sous le nez pour fixer Merry sans vraiment savoir quoi faire maintenant qu'elle était immergée.

Elle fit des bulles avec la bouche et le nez, à défaut de faire quelque chose de vraiment intelligent.
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Messages : 175 Je suis arrivé(e) le : 09/06/2016 Sous les traits de : Emily Browning Je me dédouble : Jesse P. Baker / Aman Redkar Pseudo : Livia Crédits : Avatar me Points : 3313 Couleurs RP : parme

J'ai : 27 ans Je travaille comme : Employée d'une chaîne de fast food Actuellement, je suis : Bella Swan cernée de bestioles surnaturelles en couple avec un Djinn... Alter-ego : Loup gris Espèce : Berserker Niveau social : Modeste
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Dim 21 Aoû - 21:47
♦♦♦♦

Comme elle étit ignorante, finalement, Merry Stuart, des choses qui s'agitaient dans la tête de Mara.... Ces ténèbres gluantes et opaques qu'elle amenait sans le vouloir. Parce que la lumière amène forcément l'ombre. Alors oui, peut-être que si on lui avait demandé, Merry aurait dit qu'il faudrait à Mara une copine positive et dynamique pour l'entraîner dans son sillage et la sortir de sa déprime. Mais d'un autre côté Diane n'amènerait pas toute cette obscurité tragique qui rongeait en secret la rousse.

Merry, elle, aimait le soleil, les plaisirs simples et prolétaires. Elle aimait vivre, tout simplement. Les animaux sont emplis de cette immense énergie lumineuse et pure, eux qui ne conçoivent pas la mort autrement que lorsque leurs partenaires disparaissent. Mais Merry partirait en premier, car elle n'était finalement que mortelle. Ainsi, elle vivait avec l'insouciance des êtres éphémères sans se soucier du mot éternité qui ne voulait rien dire pour elle.
Alors elle riait aux maladresses touchantes de cette grande rousse qu'elle ne comprenait finalement pas si bien que cela. Elle aimait ce moment fait d'un azur radieux et d'une mer claire. L'odeur saline qui foutait son visage. Les premières éclaboussures d'écume sur son visage et ses jambes alors qu'elle était un peu seule pour un temps très court.

Merry aimait cette impression de liberté presque vertigineuse, dans cet horizon inaccessible et elle sentit son cœur se gonfler d'une douce sérénité. Elle aimait l'océan, les vagues, le cri des mouettes. Elle étudia un trou d'eau plus profond que les autres, escaladant un peu les rochers pour avoir un meilleur angle, après avoir coincé son paréo entre deux grosses pierres. Elle se lança à l'eau dans un plongeon parfait sans la moindre peur. Alors que l'eau salée se refermait sur elle, son haut de maillot de bain remonta et elle le remit en place, retenant son souffle, écoutant le silence aquatique et ouvrant les yeux pour voir les rochers proches. Elle resta un petit moment en apnée, nageant sous l'eau jusqu'à une zone moins profonde près du rivage où elle devina les jambes de Mara, ressortant non loin d'elle dans une grande inspiration, lissant ses cheveux trempés vers l'arrière. Le plaisir de la nage et du plongeon faisait pétiller son regard et avait coloré ses joues de rose. Son haut était un peu de travers encore et elle le remit convenablement sans manières. Le regard de Mara lui importait peu.

"Ho, il est canon ton maillot !"
Fit Merry, tout sourire, les lèvres salées sentant le soleil lui chauffer le dos malgré l'heure matinale et créer un contraste agréable avec la fraîcheur de l'océan. "Tu l'as acheté où ?" Demanda-t-elle joyeusement avant de réaliser que si Mara l'avait acheté, la boutique serait sûrement largement au dessus de ses propres moyens. Mais elle espérait dérider cette Sadako qui flottait d'un air approximatif, le visage à demi immergé et ses cheveux rebiquant comme les petites tentacules d'un esprit marin.
Elle voyait bien que la rousse n'était pas à l'aise. Cependant, l'on est maladroit la première fois que l'on chausse des rollers mais avec un peu de pratiques, en trébuchant et se ramassant, on finit par savoir en faire et être à l'aise. C'était la même chose avec la vie sociale, après tout : une simple question d'entraînement.
A vrai dire Merry se surprenait elle-même quant à sa facilité à retrouver de vieux réflexes. Elle n'avait pas toujours été la petite grosse bizarre du dernier rang qu'on bizute ou qu'on ignore. Il y avait eu une époque où c'était elle, la jolie pompom girl qui sortait avec le quaterback capitaine de l'équipe de football. Une vraie caricature de film pour ados. Après elle avait simplement été très seule. Comme Mara. Sauf qu'elle avait autrefois goûté à la Pomme d'Or et que les choses que l'on a connu manquent plus que ce qu'on n'a jamais vécu.

L'eau était très bleu et l'endroit très paradisiaque. Elle imagina un instant qu'elle pourrait peut-être un jour aller à la mer avec Jahaal. Elle sentit poindre dans son ventre la douce sensation d'un amour naissant et fragile de penser ainsi à lui. Elle prit les mains de Mara avec enthousiasme, contente comme une petite fille.
"Au fait, je ne te l'ai pas dit je crois... Jahaal et moi sortons ensemble." Elle souriait largement, Merry, à la pauvre Mara. "Je suis contente."
Elle l'était, en effet. Même mieux, elle était heureuse.
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merry & mara ▽ Misery loves compagny.

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