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Lem & Jesse ♥ U & Me

 :: Archives des rps
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Messages : 53 Je suis arrivé(e) le : 09/07/2016 Sous les traits de : Luke Worrall Je me dédouble : Merry Stuart/Aman Redkar Pseudo : Livia Crédits : me, tumblr Points : 828 Couleurs RP : rose pâle

J'ai : 19 ans Age d'apparence : 19 ans 8D Je travaille comme : Propriétaire du Black Rock Shooter Actuellement, je suis : situé avenue des cœurs brisés... Espèce : Stryge Niveau social : Fort riche de deniers mais fort pauvre d'amour
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Lun 1 Aoû - 18:01

Elle jouait avec lui, comme pour le narguer, à être là, si proche, juste en bas de l'immeuble, à faire des vidéos stupides qui ne pouvaient faire rire qu'elle. Deux mois. Plus ? Il avait perdu le compte, au final, de son absence. Elle le provoquait, le tentait, l'agaçait. S'il ne l'avait pas su si innocente, il aurait pensé qu'elle se jouait de lui.
Mais il n'avait pas le droit d'être en colère. Pas le droit de lui reprocher son absence. Elle n'était pas sa meuf. Il n'était que son bro' et elle n'était même pas vraiment sa petite sœur. Elle était un peu tout ça, son amie, sa soeur, une part de lui. Il ne voulait pas se fâcher, parce qu'il avait peur de la perdre pour toujours.

Il avait eu le temps de ranger l'appartement des dizaines et des dizaines de fois. Il avait alterné les phases de dépression où il était incapable de se lever de son lit, y restant étendu des jours entiers, sans ciller, sans boire, sans rien faire d'autre que de dériver. Puis les phases de crises de rangement monomaniaques, après lesquelles il sortait pour quelques heures, tentant de trouver une proie. Un peu de sang, un baiser. Cette douce chaleur au creux de son corps, ce besoin délicieux, autant d'affection éphémère que de sang.
Mais la dernière fois que Jesse était sorti, on l'avait attaqué, battu, manqué de le tuer. Il n'était plus sorti, se terrant dans son appartement partagé entre l'angoisse terrible que Lem ne rentre jamais et qu'on vienne le débusquer pour le tuer avant qu'elle rentre.
Tombé en catatonie, il était resté prostré dans son lit, l'esprit à la dérive, pris par le Maelström d'une profonde dépression et d'un stress post-traumatique issu de la nuit où on avait fait de lui un monstre buveur de sang.

Alors, pour s'occuper l'esprit, il avait pensé à une chanson, pour Lem. Si elle revenait un jour.
Jesse souffrait de beaucoup de troubles depuis la nuit de sa mort. La peur panique de l'abandon, de la solitude... Et les vacances scolaires venaient déranger sa routine de toqué. N'avoir aucun but lui était insupportable. Lem était sans doute trop insouciante pour se rendre compte de la réalité : le fait que sans elle, Jesse se laisserait simplement mourir, comme les oiseaux privés de leur compagne.

Alors , n'en pouvant plus de ce jeu si cruel de savoir Lem si proche et si loin à la fois, il s'arracha au lit froid, se passant une main sur le visage en titubant un peu. Il avait la gueule de bois sans avoir bu mais il se traîna jusqu'à son dressing pour enfiler un pantalon de lin beige et un tee-shirt bleu clair. Une légère barbe crissait sur ses joues, sous des yeux bleus aux cernes violacées. Ses joues creuses attestait d'un trop long temps sans nourriture.
Pris de crises de paranoïa, il n'avait plus osé mettre le nez dehors depuis trop longtemps, persuadé qu'on allait de nouveau tenter de le tuer... Au fond son chasseur avait raison : il n'était qu'un monstre.

Il n'avait rien dit à Lem. Parce qu'il l'aimait insouciante et libre. Il n'avait pas le droit de lui en vouloir. Il n'était personne, au fond, pour exiger son retour. Il ne supportait plus la solitude, angoisse directement sortie de cette nuit cauchemardesque où il était mort. Et paradoxalement ne supportait pas les autres.
Le temps que mit l'ascenseur a descendre lui parut une éternité et il eut un instant la peur infantile qu'elle soit déjà partie... Mais dans le hall d'entrée, derrière la porte vitrée haute sécurité du building résidentiel, il devinait sa silhouette de danseuse. Il tira la poignée de laiton, l'observant une seconde en silence.

"Bon tu montes ou je dois t'envoyer un faire-part ?! Tu as encore perdu tes clés ?"
Il râlait, pour la forme. Pour résister à l'envie de se jeter dans ses bras et de la serrer fort fort pour l'empêcher de nouveau de le laisser seul. Il avait envie de pleurer. Mais il se contint sous un air un peu sauvage, comme un animal qui peine à reconnaître ses maîtres après une trop longue absence...
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Messages : 220 Je suis arrivé(e) le : 08/07/2016 Sous les traits de : Elle Fanning Je me dédouble : Mara D. Danvers Pseudo : Melkin Crédits : merenwen & sosoland Points : 1524 Couleurs RP : #AE7F00 Dancing with myself.

J'ai : 16 ans Age d'apparence : ... 16 ans Je travaille comme : étudiante en anatomo-pathologie Actuellement, je suis : célibataire par choix, mais pas le mien Pouvoir : contrôle de la Chair Niveau social : modestement boursière.

Je suis seule à crever,
Et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi,
Nous allons nous connaître
Préparez votre temps,
Pour vous j'ai tout le mien.




Je n'ai pas connu d'autre garçon que toi
Si j'en ai connu, je ne m'en souviens pas
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Et puisqu'il a pris ton nom...
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Lun 1 Aoû - 19:56

U & me.
"You are the ocean’s gray waves destined to seek life beyond the shore, just out of reach. Yet the waters ever change, flowing like time the path is yours to climb. In the white light a hand reaches through, a double-edged blade cuts your heart in two. Waking dreams fade away, embrace the brand new day."

Fire Emblem Fates - Lost in thoughts all alone ▽ Pour un esprit aussi fantasque et enfantin que celui de Lem, les jours étaient des semaines, les minutes des mois. Le temps passait différemment. Elle était libre comme la feuille de tilleul dans le vent, insouciante de ses départs et arrivée car seulement dédiée au moment présent, à l'émerveillement que lui causaient les lieux, les gens. Elles en aimaient beaucoup, en oubliait beaucoup, et continuait inlassablement sa route. Les au revoirs, les adieux n'étaient jamais tristes car elle aimait ces souvenirs qui fleurissaient dans son cœur, sans jamais les regretter. Le monde est pleins de rencontres, d'aventures. Chacune est différente et fascinante si bien que la nostalgique et la mélancolie n'avaient jamais eu leur place parmi les sentiments d'enfant de la jeune Pixie. Elle avait marché des jours entiers le longs des grandes autoroutes américaines, dans la poussière et sous le haut soleil, goûté l'immensité du désert de sel du Mojave, dormi dans de grandes carcasse d'un cimetière d'avion. La blonde avait rencontré un Alchimiste et son épouse Stryge, avait parcouru les grands avec avec des routiers au grand cœur et retrouvé la douceur humide de la région des Grands Lacs. Elle avait couru dans la mousse et le lichen, avait dansé nue dans la forêt, à l'ombre d'arbres immenses. Là bas, Lem avait retrouvé sa sœur et son amour, Vinter, créature fantastique au regard à la fois triste et timide, au port de tête altier et aimable. Son cœur s'était gonflé de tout l'amour qu'elle avait pour Mère Nature et à nouveau, la Faë était retournée dans la cité des Hommes.

Là, elle avait dansé sur le fil du rasoir avec Wilhemina, ayant appris d'elle que toute chose n'était peut-être pas bonne à dire avant de retrouver les bras grands ouverts de son amie Sophie. Son périple avait duré deux mois et demi, loin de ce frère d'autres parents qu'était Jesse. Cette autre partie d'elle-même qui lui manquait plus que tout mais trop occupée à découvrir les merveilles ordinaires de la vie, elle faisait comme elle faisait toujours : aucun sentiment négatif ne perdurait chez la Pixie, qui l'occultait très simplement. Son monde n'était peuplé que de sensations agréables et d'émotions positives. le reste n'existait simplement pas, car elle ne décidait ainsi. Alors, la cruelle, elle avait taquiné le Stryge juste en bas de chez eux, avec quelques photos stupides, quelques tentations ordinaires comme une petite sœur qui chambre son grand-frère. Pourtant, n'était-elle pas la plus âgée d'entre eux ? Quand elle le vit approcher, sortant du bâtiment, la Faë sourit malicieusement et fit semblant de se cacher derrière un maigre feu de signalisation, comme une petite fille qui jouait ml à cache-cache. Lui était là, avec un air étrangement défraîchi. Il avait l'air en colère et sa tête la fit sourire. Son rire cristallin s'envola dans l'air, emplissant tout l'espace entre eux et finalement la Pixie sortie de sa cachette pour courir vers lui, riant aux éclats. Elle était l’innocence-même, la joie de vivre un peu cruelle mis jamais mal intentionnée.

Lem était là, sous un déguisement familier. Elle volait dans les airs, avec ses vêtements sales et son sac à dos démodé, son bonnet au couleur de cette Jamaïque qu'elle ne connaissait que dans les magasine, ses cheveux gras mais ses yeux vifs. Elle sauta sur Jesse sans écouter ses grognements, bondissant sur le jeune homme pour s'accrocher contre lui en entourant sa taille de ses jambes et ses épaules de ses bras. Elle se fichait de son air sauvage, revêche : ce n'était que du vent pour elle qui exprimait sans fard la moindre de ses émotions. En cet instant, la Faë avait le cœur si gros qu'il menaçait d'éclater et elle pleura à chaude larmes de revoir celui qui était devenue sa vie, son quotidien, sa seconde partie d'elle-même depuis un certain temps. Combien de mois ? Elle ne savait pas ? Pour elle, ça revenait à demander combien de minutes. C'était trop compliqué. Elle vivait les choses sans les compter, juste e les ressentant.

Lem ne parla pas. Serrant le blond fort contre elle, la Pixie étouffa un rire heureux baigné de larmes, frais comme celui des enfants à la fois tristes de l'absence et heureux du retour. Elle contrôlait si peu ses sentiments... quelques passants interloqués ou attendris par cette scène qu'ils prirent surement pour les retrouvailles de deux amoureux les fixèrent

"Je t'aime !", scanda Lem de manière ingénue, "tu m'as manqué ! Bisou !"

Joignant le geste à la parole, la sémillante petite blonde planta un baiser sur les lèvres de son meilleur ami avec innocence, très chastement. Un baiser d'ami, qui ne s'égare pas, qui n'attend rien et qui donne tout. Un baiser pas volé, pas donné. Un bisou pour le réconforter, car elle savait qu'il avait été triste. Car Jesse était un océan de trouble, un rocher toujours fissuré qui ne se recollerait jamais par magie. Il était une plage distante, bordée par l'écumes, agité par les vagues. Il était le plus bel océan du monde et elle l'aimait.
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Lun 1 Aoû - 20:25

Elle lui sauta dans les bras et il recula de quelques pas, la réceptionnant contre lui, alors que le monde se réalignait. Il la serra, fort. Fort. Fort.
Lem était rentrée et, dans l'odeur de sa peau, de ses longs cheveux, il oublia tous ses grief. Il ne fit pas attention aux passants qui les regardaient, un peu amusés, un peu attendris de voir deux amoureux se retrouver.
Un large sourire se peignit sur le visage mélancolique du Stryge et il la fit un peu tournoyer dans ses bras - il avait, après tout, la force de sa race - sachant que cela l'amuserait.

Il l'aimait plus que sa vie, à cette heure alors qu'il la retrouvait enfin. Il était un Stryge, une créature de sang et de faim bestiale. Elle une Pixie, légère et insouciante comme une enfant. Il était sombre, elle était lumineuse. Les deux faces d'une même pièce qui à cet instant s'étreignait d'un même élan d'amour.
Elle l'embrassa et il l'embrassa en retour, faisant pleuvoir sur cette bouche aimable quelques baisers légers comme des bulles de savon. Des baisers sur ses joues, sur son front, alors qu'il la serrait comme pour la garder pour toujours.

Attendrit, il la fixa un instant, indulgent et plus calme, lui chassant quelques mèches du visage d'un geste à la fois banal et très intime. Il souriait, le jeune Stryge triste, le cœur empli du besoin de sa présence que quelques sms n'avaient pas suffit à dissiper.
"Je t'aime aussi." Dit-il en appuyant son front au sien, après l'avoir reposée au sol mais sans la lâcher pour autant.
Il ne se plaignit pas de son absence, malgré toute la tristesse qu'il avait pu ressentir. Il savait qu'il n'avait rien à dire : c'était Lem, avec sa nature de Pixie, fantasque et joyeuse. Il ne la retiendrait qu'un temps et cela lui brisait le cœur. Il ne voulait penser qu'à elle.

"Rentrons à la maison, j'ai fait livrer des courses comme je savais que tu rentrais. Je vais te faire des pancakes avec du sirop d'érable" Le Stryge avait quelques talents culinaires assez étonnants lorsqu'il était question de Stryge. Mais il savait le goût de Lem pour la nourriture - toujours du bio, toujours du naturel et vegan.
il lui prit la main, entrecroisant leurs doigts alors qu'il l'embrassait une dernière fois gentiment sur les lèvres. Elle était belle a lui en briser le cœur.
Il la guida dans le hall jusqu'à l'ascenseur luxueux qui les conduisit à son étage. Il se glissa dans l'appartement avec elle, refermant la porte - à clé, comme par peur subite qu'elle s'enfuie, qu'elle ne soit qu'un fantasme, un mirage.

"Ton voyage c'est bien passé ?" Fit-il dans un soucis de sociabilité qui cachait sa vraie tristesse quant à son absence.
L'appartement était sinistre, en vérité, lorsque Jesse y était seul. Il ne subsistait aucun désordre, pas le plus petit grain de poussière. Pas de bruit, rien qu'un silence de tombeau rompu uniquement par le ronronnement discret de la pompe du gigantesque aquarium exotique qui prenait tout un mur du salon.
Seul le lit défait attestait qu'il y avait vécu. Jesse se passa une main sur les joues, grimaçant de sentir sa barbe de quelques jours, d'une blondeur de blé. Depuis combien de jours était-il tombé en catatonie ? Il ne se souvenait pas très bien. Mais cela n'avait plus d'importance. Lem était rentrée et il devait s'occuper d'elle...
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Lun 1 Aoû - 22:35

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"She keeps Moët et Chandon in her pretty cabinet. "Let them eat cake", she says just like Marie Antoinette. A built-in remedy for Kruschev and Kennedy. At anytime, an invitation you can't decline."

Queen - Killer Queen ▽ Une avalanche de baisers échoua sur leurs visages respectifs en réinventant à l'infini les gestes de la tendresse, serrés l'un contre l'autre avec un plaisir qui faisaient se méprendre les passants comme s'ils étaient les témoins du tournage d'une comédie romantique adolescente. Le visage de Jesse s'éclaira enfin des premières lueurs du bonheur et Lem répondit à cela avec un sourire tendre, les yeux rieurs. Elle savait bien qu'il était triste et qu'il souffrait quand elle n'était pas là - la Pixie n'était certes pas une flèche mais elle n'était pas si idiote - mais ne pouvait se retenir de partir pour lieux revenir : les retours sont aussi plaisants que les départs ! La tristesse n'avait aucun sens pour elle mais elle pouvait la concevoir dans les yeux glauques de son ami. Mais l'heure était aux baisers, gentils bisous, chaudes retrouvailles ; le reste pourrait attendre. La Faë fit son possible pour attendrir le blond et lui faire oublier un instant sa fausse colère ; elle savait bien qu'il n'était pas vraiment fâché, ce grand dadais mal rasé.

"Tu m'piques, j'aime paaas !", rit-elle en lui frotta la joue d'une main souple et aimable, "t'auras bientôt plus d'poils au menton qu'j'en ai au cul !"

Toujours aussi familière et délicate... elle lui sourit avec haleur quand il lui renvoya sa déclaration d'amitié et rit aux éclats quand il la fit tournoyer : la Faë ne pesait rien du tout, à vrai dire. Elle était une grande humaine au corps svelte et aux os légers, d'allure gracile et encore adolescente. Encore toute étourdie, la blonde posa son front sur celui de son ami en un geste affectueux, prenant une grande inspiration. Que c'était bon de le revoir ! Son regard s'éclaira soudain comme une enfant à qui on promet des pancakes vegans en récompense d’avoir bien rudement voyagé et elle entremêla avec plaisir ses doigts aux siens, plus larges, plus forts, pour le suivre à l'intérieur de leur appartement en dansant d'un pied à l'autre avec la grâce d'un éléphant qui essaye de devenir danseuse étoile, en toute gaieté.

"Ouep !", répondit Lem à la question de Jesse sur son voyage, sans développer. Elle ne le faisait jamais, sachant qu'on ne peut résumer un voyage. Sinon, elle en aurait eu pour des jours entiers, "j't'ai ram'né des cadeaux !"

Encore une fois la Pixie lui ébouriffa les cheveux en reprenant ses marques dans l'appartement incroyablement propre et froid : elle bazarda négligemment son sac à dos sur le canapé avant de retirer ses chaussures du bout des pieds , accrochant sa veste sur... une des chaises du salon. La jeune fille s'ébroua un instant tandis que son ami partit en direction de la cuisine, chantonnant gaiement les premières paroles de Killer Queen en demeurant pieds nus, juste en débardeur trop grand sans soutien-gorge et en très seyant slip jaune Pikachu pour garçon. Elle s'approcha de Jesse pour l’enlacer par derrière, posant son menton sur sa parle épaule et le regardant cuisiner en se dandinant un peu.

"... she's a Killer Queen ! Gunpowder, gelatine ! Dynamite with a laser beam, guaranteed to blow your mind ! Anytime !", elle trempa son doigt dans le sucre pour faire sa voleuse, avant de le coller dans sa bouche et rependre, sur un air plus joyeux encore, secouant un peu le Stryge, fort proche de lui, "... recommended at the price, insatiable an appetite ! Wanna try ?"

Lem rit un peu, frottant le menton poilu de son ami pour le taquiner pendant qu'il s'occupait des pancakes, frottant ses jambes contre les siennes dans un geste affectueux de petite sœur un peu chiante.
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Mer 3 Aoû - 18:58

Elle est là alors tout va bien, pour Jesse. Le monde est de nouveau plus doux. La vie plus belle. Elle fout déjà le bordel partout et il sait qu'il passera derrière elle pour ramasser ses affaires, faire sa lessive, ranger un peu.
Mais Jesse s'en fout. c'est comme ça que ça fonctionne. Elle lui offre sa présence, lui lui donne tout ce qu'elle n'a pas : un toit, des repas, tout ce qu'elle peut désirer. Il voudrait la garder pour toujours, mais il le sait : les Pixies finiront par mourir. Si elle ne part pas avant. Et lui alors ? Il se refuse d'y penser. Il la regarde se dandiner, commençant à préparer des pancakes qu'il se forcera à manger pour lui faire plaisir. Et cette vision suffit à son bonheur retrouvé.

Elle chante, se colle à lui, comme un gros chat un peu collant. Ca lui donne le sourire. C'est plus fort que lui. Il fredonne un peu avec elle, lui tapant la main par jeu lorsqu'elle se met en tête de plonger ses doigts dans tout ce qu'il renverse dans le saladier. Il sent sa douce chaleur dans son dos et c'est meilleur que toutes les autres choses du monde.
Il la laisse occuper tout l'espace, prendre toute la place, redevenu lui-même bien plus calme, bien plus souriant. La vie de nouveau insufflée à son coeur qui bat doucement, profondément alors qu'il ferme un instant les yeux, s'occupant de sa préparation - toujours vegan, pour la pixie.
C'est rapide à faire, il suffit juste de laisser reposer la pâte. le temps d'un bain, songe-t-il en la voyant déambuler comme une enfant. Cela leur fera du bien à tous les deux. Il n'arrive toujours pas à se rappeler de quand est-ce qu'il s'est levé du lit pour la dernière fois.

Il couvre le saladier et attrape sa fée fantasque dans ses bras : "Au bain, princesse. Le temps que la pâte lève." Son coeur se gonfle d'amour et il appuie un instant son front au sien. Il lui chante tout bas quelques unes des paroles d'une vieille chanson, qui veulent dire trop de choses :
"Who wants to live forever
Who wants to live forever
Ooh
Who dares to love forever
Oh oo woh, when love must die

But touch my tears with your lips
Touch my world with your fingertips
And we can have forever
And we can love forever
Forever is our today..."


Il chante tout bas juste pour elle, puisqu'on est dans le Queen. Il lui caresse tendrement les cheveux. La voix du Stryge est belle, profonde, celle d'un chanteur né. Il aime la musique au moins autant qu'il peut aimer Lem.
Son front contre le sien encore un fragile instant alors qu'il l'étreint, il lui donne un doux baiser. Baiser d'amis, baiser d'amour. Baiser de frère. Baiser d'amant. Un peu tout à la fois.

Puis il se détache d'elle, plus heureux, simplement soulagé qu'elle revienne finalement toujours. Il l'entraîne par la main dans la salle de bain, vers l'immense baignoire avec bain à remous, à bulle, à tout ce qu'on veut sauf à chocolat. Il fait couler l'eau chaude, se fixant un instant dans le miroir avec une grimace. Il passe de nouveau sa main sur sa barbe courte et immature et soupire, tout en entreprenant de se raser au rasoir électrique, laissant Lem faire sa vie. Leur routine. Leurs habitudes de vieux couple. Il y a deux brosses à dent dans le verre devant le miroir. Une rose et une bleue. Et lui, il sourit.
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Dim 7 Aoû - 20:05

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Queen - Killer Queen ▽ Lem prend toute la place, occupe tout l'espace autour d'elle à la manière de ces enfants turbulents qui n'ont de cesse que de vouloir se faire remarquer, se faire voir. Elle touche à tout, surtout à ce qui lui est défendu puis rit comme si pas vu, pas pris. Elle n'est qu'un rayonnement positif sans la moindre once de dépression, opposant sa voix de vivre chronique à la noirceur des pensées de son ami. Il est si noir, des fois. Elle le sait, mais jamais elle ne dit rien car la Pixie est une fille qui agit beaucoup, mais pense peu ; alors elle préfère faire le pitre, ou essayer de le détourner de ses problèmes. C'est puéril, mais c'est Lem. Elle met ses mains partout : sur lui, autour de lui, sur ce qu'il touche et range. Elle agit un peu comme s'il lui appartenait dans sa tête ; c'est un peu ça. Ils sont une sorte de couple sans arrière pensée. Quand elle ne le voit pas un matin elle s'inquiète. Il ne s'en rend même pas compte ! A croire qu'il est bête. Elle aimait tant quand il était si bête et aveugle : avec lui les choses se font d'elles-même. Elle lui disait je t'aime sans paroles et elle sait qu'il n'y a personne d'autre qu'elle pour lui. Quelle issue y avait-il pour eux ? Il était le frère d'une autre mère, d'un autre père, une sorte de moitié d'âme inexplicable. Et si certains ne voyaient pas plus loin que le bout d'une image erronée d'un couple d'amoureux, la Faë s'en fichait. Elle aimait Jesse, à sa petite manière, débarrassée de complexes.

Il la houspilla un peu et la voilà déjà partie vers d'autres cieux, en riant, tandis qu'il la rattrape. Elle se love contre lui, saute sur son dos alors que le Stryge lui promet un bon bain. La Pixie tourne autour de lui, le bouscule comme une petite sœur chahuteuse contente de rentrer chez elle qui s'adoucit au moindre câlin pour mieux repartir, fredonner, semer ses vêtements aux quatre vents en chantant à tue-tête avec Jesse. Qui veut vivre éternellement ? Surement pas elle ! La vie est belle parce qu’elle est éphémère et chaque jour est un pas de plus vers la fin. Il faut vivre à fond ! Lem sourit au blond, ayant conscience de son statut d'immortel. La vie n'était pas facile pour lui qui ne vieillirait pas. Pourtant Lem ne s'en était jamais inquiété. Elle vivait bien trop dans le présent pour comprendre pleinement la souffrance du Stryge ; un jour, elle vieillirait, et elle mourrait. Et lui demeurerait éternellement Jesse. Celui qui chantait tout bas et auquel elle n'offrait jamais que ses sourires pour le consoler. Des sourires et des baisers. Jamais du négatif. Il ne s'en rend même pas compte, à croire qu'il est bête. C'est encore un enfant lui, aussi, un adolescent timide et malhabile qui pleure ben trop souvent. Leurs fronts s'unissent dans un fragile instant et déjà Lem est partie, nue comme un ver. Ses vêtements dansent dans chaque pièce de l'appartement et son rire éclabousse les murs de la salle de bain.

Elle est docile et gentille, dans le fond, même si ce n'est pas une enfant modèle, même si elle n'a pas inventé l'eau chaude. Même si elle frotte ce menton trop poilu à son goût avant qu'il ne se rase et lui baisse puérilement le froc - slip y compris - devant la glace avant de rire aux éclats se se jeter dans l'eau de la baignoire pour la répandre partout dans la pièce, hélant son ami :

"Viens ! Aller ! Wesshhh !"

La Pixie était impatiente de nature et incapable de supporter la frustration de devoir attendre Jesse et son rituel de ses trois poils de cul au menton. Elle-même ne peut comprendre ce soin car elle a grandi étrangement lentement puis vite, demeurée des dizaines d'années à une développement prépubère : Lem avait stagné à douze ans durant une trentaine d'années pour finalement grandir d'un seul coup en moins de cinq ans, de manière totalement aléatoire. Elle était une très belle jeune femme, gracieuse et quand elle le voulait bien, très féminine. Mais son esprit était celui d'une petite fille qui n'avait pas encore pleinement grandi. Elle dansait dans l'eau du bain, en coulant comme un bateau ivre pour mouiller ses cheveux sans se fouler. C'est facile comme ça. Elle est hyperactive et n'a aucune mesure ; elle est gentille, un peu stupide mais toujours sincère et ses regards d'amour lancé à Jesse ne sont que la vérité : elle l'aime, lui plus que tout. parce que c'est lui, parce que c'est elle.

"Dis-moi qu'c'est de ma faute si tu f'sais la gueule !", hurle finalement la Pixie pour une étrange raison, "dis-moi qu'main'ant, t'es content ! Qu't'es fâché quand j'pars trop longtemps ! Dis la vérité ! C'pas bien de rien dire ! VIENS DANS L'EAU FILS DE TA MERE ! KAK DE FOKK ! Dis moi qu't'as trouvé un chéri, veels geluk !"
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Dim 14 Aoû - 22:18

Elle le chahute, le tourmente et le rends dingue. Pourtant jesse ne pourrait jamais se passer de cette fille, cette fée entrée dans son existence par un étrange hasard alors qu'il se noyait dans le désespoir et la solitude. Lui Stryge depuis un an, elle Faë, il l'aime pourtant plus que tout. Elle est un peu sa soeur, un peu sa chérie. Un peu tout à la fois.

Alors quand elle lui baisse le pantalon, il balance le rasoir électrique dans le lavabos en remontant son froc en l'insultant de tous les noms. Elle fait chier, elle fait tellement chier ! Mais c'est un jeu, entre eux, même lorsque c'est le tour de Lem de l'insulter, de le provoquer. Lui se déshabille pendant ce temps, sans pudeur, avec leur habitude mutuelle de se voir continuellement nus. Mais il n'est pas d'humeur pour les reproches. Il a dû supporter deux mois sans elle. Il s'est fait massacrer par un Leprechaun. Il n'a pu bouffer que trois fois. Il est affaibli.

Alors il se glisse dans l'eau, empli d'une sorte de colère froide, de frère envers l'agaçante petite sœur qui lui empoisonne la vie. Il lui fait une prise, presque du catch, la coince contre lui, les yeux bleus brillants d'une colère tendre :
"Qu'est-ce que tu crois hein ? Que ça m'amuses moi de rester là comme un con ? De manquer de me faire buter par un Faë taré qui pense que je suis un putain de monstre ? J'ai mis des jours à régénérer correctement de toutes ces conneries." La voix est pleine de colère et il lui caresse pourtant les cheveux dans le même mouvement. Une lente caresse. parfois la possessivité le brûle et le dévore, parfois il se résigne et subi. Parfois il l'aime comme un dingue et parfois il lui en veut. Jamais très longtemps. Sa poigne se fait plus douce sur les poignets de la Pixie, qu'il maintenait au dessus de la tête de cette dernière, avec la force propre à sa race.

"Je  t'aime moi, espèce de banane. Et ça me fait du mal quand je ne sais pas si tu vas bien, si tu n'es pas en danger." Sa voix sa radoucit, il caresse les contours de ce joli visage familier, s'installe au creux de ce corps aimé, l'attire au plus près de lui. "Tu sais bien que je n'ai pas de copain. Hey, qui voudraient d'un monstre." Sa voix s'est brisé sur ce mot. les propos de Maxence avaient tellement fait écho à ce qu'il pense de lui-même. "Non, j'ai juste trouvé un Leprechaun fou qui m'a défoncé la gueule alors que je me nourrissait. J'ai failli le tuer... j'ai eu tellement... tellement peur de le tuer, Lem... Je ne veux pas devenir complètement un monstre..."
Il enfouit un instant son visage dans les cheveux de Lem, s'imprègne d'elle, de la douceur de sa peau élastique contre la sienne, de tout ce qui fait qu'elle est elle, son unique et précieuse amie, sa princesse, sa raison de vivre.
"Je t'aime tellement, Princesse. J'ai juste eu peur de ne plus jamais te revoir parce que je serais mort. Tu vois, hein, je me suis pas laissé tuer... promis. Parce que tu étais dans mon coeur à chaque seconde."

Il l'embrasse sur le front, sur les joues. Des milliers de baisers, comme autant de promesses. "Je voulais être là quand tu rentrerais." Et il l'était. Il avait survécu, un peu par chance. Il avait réchappé au chasseur. Et Lem était de retour, chaude et plus que jamais vivante tout contre lui, tout contre son corps, assez proche pour étreindre jusqu'à son âme...
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Messages : 220 Je suis arrivé(e) le : 08/07/2016 Sous les traits de : Elle Fanning Je me dédouble : Mara D. Danvers Pseudo : Melkin Crédits : merenwen & sosoland Points : 1524 Couleurs RP : #AE7F00 Dancing with myself.

J'ai : 16 ans Age d'apparence : ... 16 ans Je travaille comme : étudiante en anatomo-pathologie Actuellement, je suis : célibataire par choix, mais pas le mien Pouvoir : contrôle de la Chair Niveau social : modestement boursière.

Je suis seule à crever,
Et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi,
Nous allons nous connaître
Préparez votre temps,
Pour vous j'ai tout le mien.




Je n'ai pas connu d'autre garçon que toi
Si j'en ai connu, je ne m'en souviens pas
A quoi bon chercher
Faire des comparaisons
J'ai un coeur qui sait quand il a raison
Et puisqu'il a pris ton nom...
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Lun 15 Aoû - 19:42

U & me.
"She keeps Moët et Chandon in her pretty cabinet. "Let them eat cake", she says just like Marie Antoinette. A built-in remedy for Kruschev and Kennedy. At anytime, an invitation you can't decline."

Queen - Killer Queen ▽ C'est un jeu entre eux, comme un frère et une soeur quis e chamaillent mais s'adore. C'est un jeu sans danger, sans responsabilités mais plein d'amour et de tendresse désintéressée. Est-ce vraiment le cas ? Lem ne connait pas l’ambiguïté, elle aime passionnément ceux qu'elle aime sans se soucier des sous--entendus qui n'étaient pour elle que des fardeaux dont elle ne voulait pas se charger. Avec Jesse, tout était très simple et très compliqué à la fois simplement parce que le jeune Stryge était un être duel et complexe, pétri de doutes, pourris de pessimisme. Quand elle l'avait rencontré un soir de Mars dans son taxi cradingue à la décoration et sono douteuses, la Pixie avait compris qu'elle deviendrait son ange gardien et avait accepté pleinement ce rôle avec un grand sourire. L'amour avait visé juste, mais de quel amour parlons-nous ? Il en existe tant... Eros, Philia, Agape... l'amour d'un ami, d'un amant. L'amour d'une sœur, tout ça mélangé. Lem ne se posait pas de question : elle aimait, c'était bien tout. Elle aimait Vinter et Jesse, d'une manière très différente mais tout aussi sincère.

Alors quand il glisse dans l'eau pour la saisir, la Faë ne se défend pas vraiment car elle voit cela comme un jeu, et rit à pleins poumons en chahutant gaiement. Même quand il la coince contre lui, Lem ne cesse de rire. Rien ne peut lui faire perdre sa bonne humeur, même pas l'éclat de colère tendre dans les yeux clairs de son ami ou ses dires, plus alarmants encore.

"J'ai pas dis qu'à t'amuses, 'spèce de couille !", rit Lem, les joues roses, ignorant la voix pleine de colère, "pourquoi tu m'dis ça comme ça, maintenant ? J'en peux trop rien, moi !", maugréa la Pixie en se refusant effrontément à toute sorte de manipulation affective ou de tentative de culpabilisation de la part du stryge, "t'es en vie, laisse béton bro !"

Les poignets remontés au dessus de sa petite tête de linotte, Lem ne dit rien, écoutant son ami lui expliquer quelque chose qu'elle ne cherche pas vraiment à comprendre. A la place de quoi, un silence s'installe entre eux, premier de son genre : un silence de gêne. La blondinette rougit sans trop savoir pourquoi, comprenant toute la difficulté de cette situation dont elle perçoit enfin la forme d’ambiguïté. Elle est jolie, quand elle ne fait pas l’andouille : ses grands yeux bleus ne sont pas si innocent que ça, encadré de ses sourcils épais qui assombrissent ce visage de femme adulte qui joue à l'enfant. Elle est belle, mais ne le sait pas. Elle ignore tout d'elle-même, sauf ce qui se passe en cet instant où elle perd le fil de ce que lui explique Jesse pour se concentrer uniquement sur l'ange qui passe. IL y a quelque chose d'étrange dans l'air, en elle, quand il tient ses poignets. Qu'est-ce donc ?

"Heu...", bafouille Lem, "c'est un peu... c'est bizarre, c'qui s'passe là.... j'me sens un peu chose, t'sais."

Il s'enfouit contre elle, se love dans ses creux et la Pixie n'a pas le coeur de le repousser, puisqu’elle ne le fait jamais. Alors malgré la gêne et l'étrangeté de ce qu'il se passe, elle le serre dans ses bras et lui cajole les cheveux,s ans rien dire, sans se justifier ou s'excuser de quoi que ce soit. Elle savait bien qu'il l'aimait, puisqu'elle comptait tant pour lui.

"T'es pas un monstre", lui dit-elle en lui souriant avant de prendre sa main et de la poser sur son cœur, "t'es toujours là, Jesse. Doute jamais d'ça. Ici... altyd, altyd."

Elle scanda ce mot obscur d'afrikaans qui signifiait toujours comme s'il était naturel au Stryge en le berçant doucement en se laissant embrasser le front. C'est à cet instant qu'elle se penche sur les lèvres du jeune homme pour lui donner un baiser différent des autres, celui qui assume le silence, qui affirme l'affection. Elle n'est qu’une adulte qui fait l'enfant et ses yeux ne sont pas si innocents qu'on pourrait le croire. Elle est libre, elle est parfois si grave, quand elle ne grimace pas, sous ses sourcils sombres. Elle est l'amour libéré du carcan de la monogamie, de la monotonie. Lem aime l'amour. Elle aime. Lem se moque des orientations car elle aime les individus. Au diable ces choses si compliqués, les pan, les bis, les alter, les non, les héteros, les homo, les scolio, les néo, les ace ou les autres. Lem ne comprend rien, mais elle aime.

Et l'énergumène qu'elle aime, Lem, c'est Lui.
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Lem & Jesse ♥ U & Me

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Angel & Dante

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