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Crazy in love + Ft. Eros [+18]

 :: Archives des rps

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Mar 16 Aoû - 18:11


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- Merci..., souffla-t-elle d'une voix chargée de remords.
Elle resta quelques minutes à observer la porte encore entrouverte, celle qui venait de laisser filer Mara dans l'obscurité des rues. Elle était de nouveau seule. Mais, peut-être était-ce pour le mieux. Il suffisait de faire la rétrospective de ce qui s'était déroulé entre ces murs pour cela. Elles ne s'étaient pas alanguies comme deux ladys au compte en banque débordant. Non, elles s'étaient heurtées, encore et encore. La plus jeune avait provoqué la plus âgée qui, elle, avait riposté avec toute l'autorité d'une mère. Jezabel était épuisée. Elle n'avait cessé, par la suite, de contenir les trémolos de cette âme ou non-âme. Cependant, le calme était revenu. Il était tard. Et, lorsqu'elle porta les yeux sur le lit impeccablement tiré, un long soupire lui échappa. Elle n'était pas en mesure de s'étendre simplement, comme le ferait une banale mortelle. Le sommeil n'était plus présent de la même manière. Elle se décida à refermer derrière elle et, balaya la pièce, d'un œil déconfit. Face à elle, le mur lui rappelait qu'elle s'était propulsée dans un élan de force mal contrôlé. On pouvait nettement y voir l'impact de son échine. Elle était puissante, trop sans doute. Elle inspira profondément et, ne sut si elle devait, finalement, rattraper son amie. Mais que pourrait-elle faire de plus, finalement ? Si elle se démenait pour lui porter secours, ce combat était, en réalité, le sien. Personne ne pourrait véritablement la museler, ni même la dresser. C'était à elle de brider les aspirations qui venaient meurtrir sa raison. C'était à elle de faire un choix.

Debout face à l'énorme psyché qui trônait au mur, Jezabel contemplait la simple robe qui gainait ses courbes. Jonchée sur des escarpins, elle se voûtait vers l'avant, le regard à la fois sceptique et critique. Elle était différente. Il ne s'agissait pas simplement de cette faim, ni même de ces deux égides dont elle cherchait naïvement la trace en se contorsionnant. C'était cette lueur au cœur de ses prunelles claires, la blancheur lisse, laiteuse de son épiderme. Et, quelque chose n'était plus la même dans son attitude. Elle avait cette assurance qu'elle ne se reconnaissait pas, cette menace à venir qui ne promettait aucune échappatoire. Elle était dangereuse, même lorsqu'elle souriait. Elle était pernicieuse, alors qu'elle ne prônait, naïvement, que la bonté et la peur de soi. Jezabel papillonna des cils, comme si elle cherchait à chasser cette image qui n'était, au fond, pas véritablement la sienne. Mais en vain, elle était ainsi. Et, la jeune femme d'autrefois avait disparu. Pourtant, le corps visiblement tranquille, elle percevait quelques cendres familières. Peut-être n'était-elle pas totalement éteinte après tout. Mais, ce n'était plus qu'une question de temps. L'orage grondait au loin, au dessus de sa petite tête. Il crachait ses éclairs et, menaçait de la dévaster une bonne fois pour toute. Elle ne tiendrait pas éternellement de la sorte, Jezabel le savait. Viendrait un jour où elle n'essaierait plus de canaliser ce qui s'animait inexorablement en elle. Viendrait un jour où elle embrasserait cette nature délirante pour ne plus jamais se retourner. Viendrait un jour, où elle ne serait plus qu'une Stryge.

Elle était accoudée contre la rambarde, une coupe à la main lorsque l'on frappa contre la porte. Jezabel tourna la tête dans un froncement de sourcils suspicieux. Elle n'attendait personne. Et, il était bien trop tard pour la venue d'un quelconque employé de l'hôtel. Peut-être était-ce Mara ? Mais, cette dernière l'aurait sans aucun doute prévenu de son retour. Jezabel déposa le verre et, d'un pas léger, s'approcha du rempart qui la séparait encore de cet inconnu. Elle se hissa sur la pointe des pieds afin de regarder à travers l’œil de bœuf.
- Eros, souffla-t-elle.
A la fois rassurée et surprise, Jezabel n'hésita pas une seconde de plus; elle ouvrit la porte à la volée. Elle resta un court instant à le détailler, visiblement stupéfaite de le voir ici, puis secoua doucement la tête.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
Quelque chose n'allait pas. Et, Jezabel n'avait pas besoin d'être stryge pour sentir cela. Elle connaissait suffisamment son époux pour remarquer le voile sombre qui semblait masquer ses prunelles habituellement si rieuses. Elle inclina légèrement la tête, afin de capter son attention, et fit simplement un pas vers lui.
- Eros... tout va bien ? Tu as... un drôle d'air.


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Mar 16 Aoû - 19:48


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Il hésitait encore tellement. Et c’était pour lui presque un fait nouveau que de ne pas savoir comment agir lorsqu’il s’agissait de Jezabel. En réalité, Eros commençait à se rendre compte que depuis la transformation de son épouse, il n’avait jamais été aussi peu sûr de lui. Et voilà qu’il venait de parcourir plus de 400km, d’enchainer des heures de route sans interruption, les yeux rivés sur l’horizon et le cœur comprimé contre la crainte de trouver Jezabel en compagnie de quelqu’un d’autre. Ou seule… En réalité, l’Alchimiste ne savait pas ce qui était le pire. Qu’elle l’ai ainsi laissé sans indulgence parce qu’elle avait une liaison. Ou simplement parce qu’elle ne supportait plus la présence de son époux, viscéralement. C’était la réflexion qui l’avait rongé depuis son départ, quelques jours seulement avait suffi pour qu’il perde pied. Et malgré son positivisme demeurait cette angoisse, les doutes qui l’avait forcé à confier la maison à Adria, pour venir jusqu’à Toronto. Mais une fois-là, garé devant l’hôtel il s’était sentit si coupable qu’il n’avait pas pu sortir de son véhicule. Et si Jezabel avait simplement eut besoin de prendre une pause ? De faire le vide pour se recentrer sur elle-même ? C’était ce qu’il l’avait longtemps invité à faire… sans jamais rien obtenir de tel. Si elle le faisait à présent, il allait faire foirer quelque chose, c’était une évidence. Une main sur la nuque, Eros se mordit violemment la lèvre pour ne pas pleurer. Qu’il était con … il était juste con ! A présent, et après toute cette route, toute cette douleur silencieuse il se rendait compte de la stupidité de sa spontanéité. Au final, il risquait surtout d’interrompre l’introspection de Jez. A cette pensée, l’Alchimiste frappa son volant à plusieurs reprises, incapable pourtant de retrouver sa raison et de chasser enfin cette pression qui le rendait peu à peu totalement fou.

Quelque chose le broyait, le rendait incontrôlable … Eros se sentait sur un fil, prêt à basculer à n’importe quel moment… et une vision, un seul regard à l’entrée de l’hôtel sembla suffire pour cela. Mara. Ses yeux la fixèrent sans qu’elle ne le remarque, dans l’obscurité de sa voiture aux phares éteints… Mais lui, il n’eut aucun mal à reconnaitre cette frêle silhouette à la chevelure pourtant moins flamboyante que cette de Jezabel. Elle ressemblait à une adolescente à cette distance, mais il n’avait aucun doute. C’était elle, c’était Mara. Et la bouffée de colère qui déferla dans les veines de d’Eros le força à serrer le volant qu’il avait frappé juste avant. Voilà… maintenant il savait. Et il avait toujours eut raison de craindre cette Stryge… Qu’il haïssait. Oh oui, qu’il la haïssait, alors que son cœur se brisait littéralement dans sa poitrine. Il pouvait l’entendre se fissurer, sa mécanique se défaire et s’inverser. Et la vague d’adrénaline l’emporta. « Eros » La voix de Jez’ le ramena un peu à la réalité. Mais entre la voiture et la porte de la chambre, l’Alchimiste ne se souvenait de rien. Le blackout total… Il eut l’air déphasé, surprit l’espace d’une seconde avant de se souvenir de Mara sortant fièrement de l’Hôtel. Finalement, elle avait réussi à obtenir ce qu’elle crevait jusque-là d’envie de prendre à Eros. Elle avait obtenu Jez’, et c’était désormais la fin de tout. Le voile noir qui imprégnait les traits de l’homme le rendait presque méconnaissable. Les yeux creusés, les traits marqués, il semblait ne plus être que l’ombre de lui -même. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Eros... tout va bien ? Tu as... un drôle d'air. » Evidemment, qu’il avait un drôle d’air. Car ce visage il lui dévoilait pour la première fois.

« Surpriiiiiise ! Tu es contente de me voir ? »

Il lui avait servi un sourire totalement en décalage avec ses émotions, si bien qu’il était flagrant que cette démonstration n’était pas sincère. Et l’expression s’effaça au profit d’une mine sombre et d’un regard venimeux. Sans attendre encore, il entra dans la suite de son épouse et lui tourna le dos en observant la décoration, la pièce et au loin, la chambre au lit impeccable. Cette vision lui tira un léger rire jaune… parce que cela n’était en rien rassurant. La passion n’aimait pas les chambres à coucher, lui-même en était témoin.  

« Enfin, maintenant oui sans doute. Si j’étais arrivé quelques minutes plus tôt j’aurais certainement reçu un accueil moins serein, n’est-ce pas Jezabel ? »

Il se tut quelques secondes, avant de jeter un regard à Jezabel par-dessus son épaule. Eros n’avait jamais été aussi grave, même pas après la transformation de sa femme. Il semblait que tout ce qui le rendait solaire avait été verrouillé quelque part au fin fond de son âme pour le rendre uniquement aigri, ravagé par la rancœur de cette trahison insupportable.

« J’ai vu Mara … »

Quelques mots, qui finir de le détruire tandis qu’il fixait Jezabel. D’un geste lent Eros venait d’ailleurs de caresser le canapé de la suite, comme s’il était évident que sur le tissu de ce dernier c’était déroulé cet évènement qui le dévastait plus vite qu’un feu dévorait une forêt sèche.

« Donc… ce n’était pas uniquement pour cette conférence. Mais, est-ce qu’il y a seulement eut une conférence ? Je ne serais pas étonné que la réponse à cette question soit négative. »


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Mer 17 Aoû - 11:26


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Elle ne le reconnaissait pas. Elle avait beau le détailler, voir quelques traits familiers sur le visage de son époux, il n'avait rien de comparable avec ce qu'il était habituellement. Son expression était à la fois dure et affligée. Que c'était-il passé durant son absence ? Quelque chose de grave, sans aucun doute. Cela ne pouvait en être autrement. Alors, elle songea à Adria puis à Themis. Allaient-elles bien ? Jezabel déglutit, le cœur douloureusement serré dans sa poitrine. Eros ne disait rien, mais elle s'imaginait le pire. Cependant, ce qui transpirait présentement de ses yeux semblaient bien plus obscur, bien plus déliquescent. Il était menaçant à sa manière et, elle se surprit à reculer d'un pas. Ses instincts, encore endormis, s'alarmaient pourtant entre les parois de sa petite boîte crânienne. Mais, ce n'était pas la faim qui s'éveillait, non, c'était une toute autre émotion qui l'incitait à se méfier comme le ferait un animal aux aguets. La crainte. Elle plissa légèrement les yeux, alors qu'il ne réagissait toujours pas au son de sa voix. Elle ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose, mais il se manifesta enfin. Elle arqua un sourcil. Le ton qu'il venait d'employer sonnait comme un avertissement. Il ne s'accordait définitivement pas avec la moue qu'il arborait. Si l'intonation se voulait faussement guillerette, la lueur dans ses grandes prunelles brunes, elle, était toujours aussi sinueuse. Elle sentit ses ailes remuer le long de son échine, sa peau vouloir s'écarteler pour qu'elles puissent s'extraire. Mais, Jezabel se fit violence. Que pourrait bien lui faire Eros après tout ? Pourtant, lorsqu'il se fraya enfin un chemin dans la chambre, la jeune femme se décala rapidement.

Un silence lourd de sens incompréhensibles pour elle s'étendit, tandis qu'il scrutait la suite avec attention. L'orage gronda au loin. Elle sursauta. Il y avait quelque chose d'incroyablement électrique dans l'atmosphère. Quelque chose qu'elle n'était pas encore certaine d'assimiler. Quelque chose qui l'emmurait dans un mutisme presque fautif. Et pur cause, lorsqu'il se manifesta ce fut pour jeter une accusation qui la fit blêmir davantage. Il avait croisé Mara. Jezabel savait qu'il ne la portait pas spécialement dans son cœur mais, elle avait attribué cela au fait qu'elle était, elle aussi, une stryge. Cela étant, ce qu'il insinuait présentement n'avait aucun rapport avec sa nature. Et, l'espace d'une seconde, la rousse se sentit coupable d'un fait qui ne s'était pourtant pas déroulé. Certes, elle avait éveillé chez son amie quelques désirs indécents cependant, jamais elle n'aurait pu lui faire cela. Et, d'ailleurs, Mara s'était montrée plus que correcte malgré l'aveu qu'elle lui avait jeté à la figure sans préavis. Elle aurait pu profiter de son état, de ses pulsions pour obtenir ce qu'elle souhaitait, mais elle n'en avait rien fais. Au contraire, elle s'était montrée amicale et présente. Elle s'était contenue, simplement pour apaiser les tressauts douloureux de son âme. Jezabel aurait-elle craqué si son amie avait dépassé les limites ? Non. Eros était le seul qu'elle désirait entre ses reins. Il était tout ce qu'elle avait, tout ce qu'elle aimait dans cet univers insensé. Alors, comment aurait-elle pu lui infliger cela ? L'iode lui brûla la rétine, alors que la colère, cette fois, se déversait dans ses veines.

- Je te demande pardon ?, finit-elle par articuler.
Maintenant que la stupéfaction s'était évaporée, Jezabel affichait une expression franchement outrée. Comment pouvait-il l'accuser ainsi ? Comment pouvait-il la traiter comme si elle n'était qu'une vulgaire traînée ? Elle fronça alors les sourcils et, plus vite qu'elle ne l'aurait songé, s'approcha de lui jusqu'à se trouver qu'à quelques centimètres de son visage. Son regard devint de cet ébène qui ne promettait rien, ou justement, tout.
- Comment oses-tu venir ici pour m'accuser de...
Mais les ressentiments l'empêchèrent d'achever sa phrase. A la place, elle posa ses mains contre ses épaules pour le pousser doucement.
- Tu me prends pour qui, Eros ? Pour une... traînée ?, osa-t-elle demander, alors qu'elle était de celles dont les grossièretés ne passaient que très rarement la barrières de ses lèvres.
Avait-elle changé à ce point ? Était-elle véritablement devenue cette femme qu'elle redoutait tant ? Non. Si elle devenait un monstre assoiffée de sang, elle n'était pas encore celui qui prend tout ce qu'il désire sans se préoccuper du reste.
- Mara est venue, oui. Mais pour éviter que je ne mange le personnel, beugla-t-elle.
Elle attrapa un dépliant sur le bureau non loin d'elle, ainsi qu'un carton d'invitation adressé à son nom pour les lui jeter à la figure.
- Et non, effectivement, il n'y a aucune conférence comme tu peux le constater, ajouta-t-elle d'une voix sardonique.
Elle se mit à faire les cent pas, comme le ferait un grand félin pris au piège de quelques barreaux dorés. Ses instincts se gorgeaient ouvertement de son aigreur. Et, elle n'était pas certaine de pouvoir la brider cette fois encore.
- Maintenant que tu peux dormir sur tes deux oreilles, tu ferais mieux de partir... avant que je ne te morde, le menaça-t-elle.


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Sam 20 Aoû - 15:19


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Rien ne lui avait échappé. Ni les larmes dans les yeux de Jezabel, ni sa stupeur et le mouvement leste qui l’avait écarté de lui lorsqu’il était passé trop proche d’elle. C’était quelque chose de primaire, ce qui venait de se produire, issu d’un instinct qui n’avait pas trop de la pousser à mettre de la distance. Car malgré cette démonstration de méfiance, suivit d’une expression de colère blessée, Eros semblait rester de marbre. Lui qui habituellement se trouvait touché d’un rien, lui dont l’émotivité à fleur de peau ne prenait pas la peine d’attendre les moments isolés pour se manifester semblait alors sous l’emprise d’une force primitive et obscure qui l’empêchait de ressentir les choses. Ou plutôt, de ressentir la compassion, l’amour et la tendresse dont il faisait toujours preuve. Tous les sentiments qui lui étaient innés se terraient profondément en lui, ne laissant alors qu’un vaste vide, dont la jalousie et la colère s’emparait aisément. Pourquoi Mara, pourquoi si loin de lui … pourquoi ? Il semblait en plein bouleversement, à l’instar de sa femme. Mais il était évident que celle qui s’opérait en lui n’était que le fruit des changements produit au cours de ses deux ans, sur Jezabel. Puisqu’elle était son épicentre, la moindre vibration sous l’eau devenait une vague qui submergeait Eros. Jusque-là les digues d’optimisme qu’il avait bâti autour de son cœur l’avait protégé des assauts virulents de la vie. Mais maintenant qu’elles avaient été affaiblit par les tempêtes, l’allure d’adolescente de Mara sortant de l’hôtel avait fini par tout écraser. Et il était dévasté.

« Je te demande pardon ? Comment oses-tu venir ici pour m'accuser de... Tu me prends pour qui, Eros ? Pour une... traînée ? » Pas un instant il ne cilla. Il se contenta de la regarder ainsi rouge de colère ou de honte il ne le savait pas. Mais en réalité, il ignorait parfaitement si elle était sincère où non. Son âme et son cœur restaient parfaitement hermétiques à cet excès de bile et il se contenta d’attraper son poignet quand elle vint le pousser. « Mara est venue, oui. Mais pour éviter que je ne mange le personnel. Et non, effectivement, il n'y a aucune conférence comme tu peux le constater. Maintenant que tu peux dormir sur tes deux oreilles, tu ferais mieux de partir... avant que je ne te morde. » Il secoua la tête, vraisemblablement en proie à des doutes, à l’affluence dans ses pensées de données contraires. Il y avait tant de choses qui le poussait à croire que Jez’ lui avait fait du mal en étant infidèle, en cédant à ses instincts. Et en même temps Eros gardait conscience qu’elle n’y était partiellement pour rien… et que de toute manière cet écart signifiait qu’il était temps à présent de faire le deuil de son amour. Cela, il en avait la lucidité depuis la transformation de Jezabel. Mais maintenant que le moment lui semblait venu, c’était insoutenable. Il ne pouvait pas… c’était impossible. Se séparer d’elle, s’était comme se condamner à mort. Il avait mal, physiquement. Sa chair semblait littéralement exploser contre ses os. Et le champ de force de cette douleur rejeta le reste de ses pensées positives. Il tira sur le poignet de Jez’ pour la rapprocher de lui, et hurla à son tour avec toute la fureur qu’il avait jusque-là contenu à grande peine.

« Tais-toi ! Tu m’as laissé… moi aussi j’avais besoin de toi ! Moi aussi … et quand je t’ai cherché, tu n’étais pas là. Tu étais avec… Mara. Avec une autre ! Je suis trop naïf d’avoir cru que notre vie pourrait reprendre son cours mais toi tu es une menteuse de m’avoir laissé croire que c’était possible ! »

Son discours n’avait pas de sens, les mots semblaient arriver aléatoirement dans sa gorge. Il avait trop de chose à dire, trop de rancœur, trop … de maux en lui pour ne plus déraisonner. Et dans un geste particulièrement hors contrôle, il repoussa Jez’ à son tour pour qu’elle heurte le mur de son dos. Sans attendre qu’elle réagisse, il avança à d’un pas, puis de deux pour n’être qu’à quelques centimètres d’elle et lui assener à nouveau son hostilité.

« J’ai toujours été là pour toi Jezabel. Je t’ai soutenu et maintenant que tu t’élèves, tu me laisses à terre. Je sais qu’un jour il te faudra me laisser derrière mais… »

Il hésita un moment, et une sorte de rictus colérique passa sur son visage avant qu’il ne vienne d’une main tremblante caresser la gorge de sa femme. Le geste semblait fiévreux, presque maladif. Et il n’avait rien de tendre… juste terriblement possessif. Son regard brillant passa dans celui de Jez’ alors qu’une sorte d’accalmie lui permit d’approcher encore d’elle jusqu’à frôler la mâchoire de sa rousse de ses lèvres.

« Tu m’appartiens encore. Pour le meilleur et pour le pire n’est-ce pas ? J’aimerais savoir où est ce meilleur, Jez. Oh attends, si je le sais… »

A nouveau il avait émis un rire qui ne ressemblait à rien à ceux, clairs et comminutifs qu’il offrait habituellement. Et alors qu’une main serrait subtilement le cou délicat de la Stryge, la seconde s’évadait avec brutalité sous le gouffre de la robe qu’elle portait. Eros la maintenait contre le mur, tendu contre elle pour que bientôt, les doigts puissent se faufiler contre l’écrin intime dont il connaissait les eaux féminines, et les désiraient toujours ardemment. Mais cette fois… ce n’était pas du désir, c’était de l’emprise.

« Peut être seulement à l’endroit où tu aimes me trouver. Entre tes chairs… »



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Sam 20 Aoû - 17:30


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Comment en étaient-ils arrivés là ? Jezabel n'était plus certaine de le savoir. Elle regardait son mari mais, ce n'était plus Lui, ce n'était plus l'homme qu'elle avait épousé. Il était mort ce fameux jour où elle s'était éteinte sous le joug d'un prédateur sans pitié. Sa lumière s'était essoufflée et, seul l'écho de son aigreur vrillait désormais. Il n'était plus. Comme elle n'était plus qu'une ombre du passé. Alors, peut-être arrivaient-ils enfin à ce croisement qu'ils redoutaient l'un et l'autre. Peut-être qu'il était temps, pour eux, de se heurter véritablement à ce qui les hantait secrètement. Le point de non retour était là. Il était dans cette fureur à peine dissimulée. Il était dans les yeux vides, et pourtant plein de rage de son époux. Il était dans la silhouette tendue de Jezabel qui attendait la chute au bord du précipice. Elle lui en voulait sans véritablement en comprendre les raisons. Ce n'était pas que ces accusations jetées aux quatre vents, ce n'était pas que cette rancœur insensée qu'elle se prenait à la figure. C'était plus sinueux encore, viscéral. Et, ses membres tremblaient sous cette effervescence indomptable. Elle était ce grand félin, replié contre les barreaux de sa cage, à qui l'on flanque des coups de fouet. Elle était ce prédateur captif que l'on dresse dans de grands cris despotiques. Elle était légèrement voûtée, le dos rond comme le ferait un chat. Elle ne cherchait pas à se dérober malgré sa tête qui, elle, lui hurlait de fuir. Elle restait simplement là, immobile, en attente d'une quelconque bourrasque à venir. Il n'y avait pas besoin d'être exceptionnel pour respirer la tension qui enflait inexorablement entre eux. Il n'y avait pas besoin d'être exceptionnel pour sentir le danger à venir.

Sa main se referma autour de son poignet. Ce geste, anodin peut-être, lui fit écarquiller les yeux. Jamais il ne l'avait saisis de la sorte. Un frisson parcourut l'intégralité de son corps. Sa nature se réjouissait. C'était pernicieux. Et, elle eut envie de vomir toute cette déliquescence. Jezabel hoqueta lorsqu'il prit de nouveau la parole. Et, elle n'ouvrit plus la bouche. Elle écoutait son flot de ressentiments sans les entendre. Il n'y avait aucun sens dans ce qu'il déversait. Pourtant, l'injustice flageolait en elle. Et, elle aurait aimé lui cracher à la figure tout ce qu'elle éprouvait silencieusement, tout ce qu'elle accusait secrètement pour ne pas l'accabler davantage. Seulement, ce n'était pas son heure. Alors, elle se laissa blâmer. Eros souffrait démesurément. Sa souffrance émanait de son être dans de grandes claques virulentes qu'elle ressentait jusqu'au tréfonds de ses entrailles. Tout n'était plus qu'un énorme capharnaüm. Elle en ferma brièvement les paupières, étourdie, nauséeuse.
- Eros, tenta-t-elle dans un souffle pénible.
Mais en vain. Sa colonne rencontra le mur dans une plainte. Elle aurait pu riposter, du moins, se défendre. Elle aurait pu se retourner contre lui, retourner la Stryge qu'elle était devenue contre lui. Seulement, elle n'en fit rien. Elle détourna simplement la tête pour ne pas voir son regard plein de ténèbres. Elle n'avait plus rien de menaçant à cet instant. Elle n'était plus ce grand rapace avide de chair. Elle n'était qu'une femme, transie, face à l'homme qui partageait ses heures.

Peut-être qu'elle méritait cet ouragan. Peut-être qu'elle lui devait bien cela. Alors, elle ne cilla toujours pas lorsqu'il s'approcha d'elle. Elle soutint juste ses prunelles avides de maux qu'elle n'assimilait pas complètement. La caresse contre sa gorge lui arracha un frémissement dégoûtant, d'une ambiguïté délirante. Elle était faible sous son joug. Elle était faible lorsqu'il s'agissait de Lui. Ses paroles lacéraient son cœur même s'il se voulait mort. La douleur circulait dans la totalité de son organisme. Pourtant, elle l'aimait. Et, elle ne cessait de l'aimer malgré ce qu'il lui susurrait. Il était incroyablement mauvais, odieux quand il évoquait leur mariage. Mais, elle ne rétorquait toujours pas. Il n'y avait aucune crainte sur les traits de Jezabel. Elle se soumettait, sans cérémonie aucune, comme le ferait une panthère qui dévoilerait son ventre face à plus dominant qu'elle. Elle lui appartenait, voilà la vérité. Et, ces mots-là dans la bouche de son époux lui firent serrer les cuisses. Elle lui appartenait. Elle n'était plus la jeune femme indépendante et féministe d'autrefois. Là, plaquée contre la tapisserie, elle était la propriété de son mari. Cette évidence ne la outra pas contre toute attente. Au contraire, cela éveilla un braiser répugnant entre ses alvéoles. Elle lui appartenait, non pas parce qu'il l'avait décidé, mais parce qu'elle le voulait. La prise se referma autour de sa gorge blanche. Et, la main vagabonde se fraya un chemin sous le voile, sous la dentelle. Jezabel entrouvrit la bouche. Ses pupilles se dilatèrent et, un feulement menaçant vibra le long de sa trachée. Cela ne fut que préventif, comme une mise en garde délivrée à l'attention d'Eros. Mais, ce fut malgré elle, malgré sa conscience pleine d'agitations, elle libéra une plainte à la fois honteuse et délicieuse. La brûlure devint un incendie dans le creux de ses reins et, l'humidité ne tarda pas à imprégner les doigts audacieux de son mari.
- C'est ce que tu veux, n'est-ce pas ? Que je t'appartienne. Alors baise-moi, Eros, baise-moi.


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Jeu 25 Aoû - 12:04


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Il pouvait la sentir se tendre… Essayer de rejeter son contact et son intrusion mais il y avait autre chose également. Un frisson, un soupire, une acceptation équivoque à laquelle il n’aurait pas pu s’attendre. Sa protestation animale n’avait été que menace en l’air. Comme lorsque l’on tente d’assoir son autorité sur une créature qui n’en fera qu’à sa tête. Elle était pourtant terrifiante Jezabel, quand la Stryge s’emparait de ses traits. Mais cette fois ci, il n’y avait plus Stryge, ni Alchimiste. Il y avait simplement Eros et Jezabel qui se déchiraient. Partir à l’assaut de ce corps qui était pourtant déjà le sien n’était qu’une manière d’imposer une volonté qui jusque-là avait été effacé. Eros avait toujours muselé ses maux et ses aspirations. Le temps avait suspendu son cours cette nuit-là en Irlande, dans cette ruelle. Et depuis il ne souhaitait que voir son épouse reprendre son souffle, trouver la quiétude et apprivoiser ses nouvelles capacités. Tout cela dans la conscience toujours plus violente qu’une fois fait, il devrait s’effacer et la laisser à une vie dont il ne pourrait plus faire partie. Cette évidence le poursuivait malgré son positivisme, malgré un caractère doux et serein à l’optimisme débordant. Il la brisait pour éviter des dégâts trop importants, trop de doutes, trop d’affliction. L’homme se focalisait sur le bien-être et l’équilibre de sa moitié sans se soucier de ce qu’il pouvait encaisser. Il semblait portant dès lors, que le point de non-retour était atteint pour Eros, qui implosait littéralement sous son crâne. Ses pensées vrillaient, il sentait le malaise venir. Mais prêt à tourner de l’œil sous l’influence de pensées si troubles et empoisonnantes, l’odeur de Jez’ et les réactions de son corps creusèrent encore le fossé entre la lucidité et la folie.

« C'est ce que tu veux, n'est-ce pas ? Que je t'appartienne. Alors baise-moi, Eros, baise-moi. » Eros écarquilla ses yeux sombres et cernés. Quelque chose venait de le frapper, à cet instant précis où il réalisait que Jez’ le confrontait mais sans le repousser… Quelque chose le dégoûta. Et il retira ses doigts de cette intimité qu’il convoitait toujours pourtant, afin de … maquer son territoire ? Imposer sa primauté ? C’était tellement … écœurant. C’était lui, plus que Jez’. C’était son attitude et ses pensées brutales qui l’écœuraient.

« Ne me provoque pas Jezabel ! »

Il s’éloigna vivement, traçant un cercle de cent pas qu’il parcourait à vive allure et en prenant de grande bouffée d’air pour ne pas suffoquer. Il avait l’air perdu… mais surtout dément. Il cherchait à comprendre ce qu’il l’étreignait, quelle mal pouvait le ravager à ce point pour qu’il ne comprenne même plus le sens de ce qui se déroulait, de ce qu’il disait…

« Tu me rends fou ! Pourquoi … Ça t’amuse de te jouer de moi, c’est ça ?! »

Ses mots cessèrent alors qu’il observait toujours Jezabel d’un regard de forcené. Mais quelque chose au fond de ses yeux foncés implorait son aide et sa pitié. Une petite étincelle lucide qui demeurait le seul lien avec Eros, le véritable et l’autre. Celui qui aimait sa rousse, qui la respectait… lui faisait confiance et ne voulait que son bien, celui-là semblait disparaitre, abîmé par des ténèbres émanant non pas de Jez’ mais bien du fond de son âme tourmentée. Alors il secoua soudainement la tête, comme si les vibrations l’incommodaient et il se prit les tempes entre les mains. Par le ciel, comment se pouvait-il qu’une force si morbide puisse l’assaillir ainsi ? Jezabel était celle qui pouvait lui faire le plus de mal, et les ravages qu’il camouflait, toutes ces séquelles ne pouvaient désormais plus être dissimulées à son regard d’immortelle. Et il ne maitrisait plus rien… si bien que c’est finalement cet autre qui prit le dessus, qui après un moment à gémir, à pleurer, se redressa pour toiser Jezabel contre le mur. Qu’elle était belle, même ainsi. Même défaite, le regard incompris, la tête haute et cette aura de prédateur émanant d’elle. Elle était puissante et féline, elle était sienne. Personne ne devait la voir, la regarder. Personne ne devait l’approcher ou la croire abordable. Elle était à lui. Seulement à lui. Encore un peu… l’espace de quelques secondes dans sa vie à elle qui s’étendrait à l’infini. Même si bientôt il ne serait plus là, elle restait égoïstement à lui. Et Mara, et tous les autres… personne ne devait la convoiter.

« Pardonne-moi … »

C’était là sans doute les dernières paroles d’Eros, avant qu’il ne se laisse envahir par cette colère noire et froide, avant qu’il ne se laisse happer par cet instinct animal et brut pour fondre sur sa femme. Les formes de Jez’ épousèrent bientôt les siennes alors qu’il la plaquait à nouveau contre le mur pour l’immobiliser. Car il n’y avait rien de sensuel, rien d’amoureux dans ses gestes. C’était mécanique et emporté, presque agressif. Eros n’eut aucun geste tendre à son égard et se contenta de remonter la jupe contre la peau blanche de sa Stryge pour arracher son sous-vêtement d’un coup sec. Et dans son esprit tournait en boucle des mots qui justifiaient ses attitudes. Elle est à moi. A moi… Je ne veux pas qu’ils la regardent, qu’elle… que Mara la touche. Je ne veux pas. Elle m’appartient. C’est moi qui l’aime. C’est moi qui la soutiens. C’est moi… qui souffre pour elle…

« A moi… »

Le murmure était grave et insensé contre la peau de Jez’ qu’il fixait sans baisser le regard une seule seconde. Et d’un geste plus fort qu’il ne pensait, il poussa sa femme sur un meuble d’entrée dont les bibelots s’écrasent à terre avec fracas. La main sur la gorge diaphane, il la força sèchement à s’allonger sans confort, sans plaisir… à deux reprise pour imposer sa volonté. Il y eut le cliquetis d’une ceinture, le froissement d’un pantalon qui tombe sur les chevilles avant qu’il n’attrape les cuisses de Jezabel. Et qu’il ne trainer jusqu’à ses reins ce corps autrefois le havre de tendresse qu’il semblait perdre. Jusqu’à s’introduire en elle, silencieusement, sans une seconde signifier son plaisir… qui était finalement secondaire au cours de cet acte barbare et déraisonné.




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