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Agnus dei + Ft. Avalon

 :: Archives des rps
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Mer 3 Aoû - 12:13


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


Diane s'accroche désespérément à la silhouette de son amante Endiablée. Elle agrippe les épaules, la nuque. Elle retient le corps, comme Avalon enserre chaque cellule. Ses synapses disjonctent entre les parois de sa boîte crânienne et elle hurle démesurément. Elle beugle si fort dans sa tourmente que sa voix se brise dans un éclat déchirant. Ses muscles et ses articulations se broient sous ce flux indicible, qu'elle sent se diffuser. C'est passionnée, entre elles. C'est incroyablement déliquescent. Et, à travers cette étreinte brutale, Diane croit éprouver toute la nécessité de son bourreau. Elle se nourrie de cette dépendance mortifère à laquelle elle-même ne peut résister. Elles ont besoin l'une de l'autre. Elles ont besoin de cette cohésion, de cette harmonie dérangeante. C'est féroce et implacable. Mais c'est salvateur. Avalon est partout sous son épiderme. Elle s'imprègne de son essence comme personne ne l'a fait jusque là, comme personne ne le fera jamais. Elle l'apprend chaque fois davantage, connaît les moindres recoins sinueux de son être, mais également de son esprit. Elle est la seule à ne serait-ce qu'entrevoir le pire, le meilleur. Et elle dévore tout.; Elle respire chacune de ses complaintes, chacun de ses râles. Elle est cette mère incestueuse qui n'aspire qu'à découvrir son enfant dans les moindres détails, sans apparats, ni artifices. Elle est cette marâtre indécente qui n'aspire qu'à présenter la vie dans tout ce qu'il y a de plus intime à sa progéniture. Et, Diane écoute docilement, subit avec frénésie ces assauts insoutenables, qu'elle aime autant qu'elle déteste.

Le calme revient, le silence également. Il n'y a plus que leur souffle impétueux qui résonne dans la pièce. La tension s'évapore en une dernière poussée électrique, puis le corps se relâche enfin dans un énième soupire éhonté. Les étoiles dansent dans un lointain nébuleux que seul Diane ne voit. Quelques larmes indistinctes roulent jusqu'à ses tempes, comme l'aboutissement d'un orgasme ravageur. Elle papillonne des cils, hagarde, et étourdie par les affres de la femme au dessus d'elle. Son regard harponne le sien, alors qu'elle constate plus clairement sa position. Il y a quelque chose de profondément sexuel en cet instant, quelque chose de confus, mais d'imposant. Et, la Banshee lui offre un rictus repus, d'une tendresse infantile. Elle est magnifique, là, en amazone telle une partenaire dangereuse et décidée. Elle est époustouflante dans cette absolution où son corsage se mouve en une danse alerte. Le poids de sa silhouette attise encore ce désordre délicieux entre ses reins, la contraignant à fermer les paupières pour ne pas admettre, même silencieusement, le désir cuisant qui la submerge chaque fois qu'Avalon s'immisce en elle. Elle inspire profondément l'air qui semble manquer à sa cage-thoracique endolorie, puis glousse effrontément, encore un peu groggy par cet ouragan nommé Avalon. Elle passe une main sur son visage pour chasser le trouble sur ses traits défaits. Mais, la femme n'a pas quitté ses alvéoles. Elle n'a pas à laisser son alchimie la terrasser pour cela. Elle est partout, c'est un fait.

Diane se redresse entre ses bras, pose sa joue contre sa poitrine dont les échos infernaux l'apaisent. Elle ne dit rien. Elle savoure simplement cette étreinte digne d'un coït achevé dans la douceur. Alors, elle emprisonne la taille de la brune, se blottit davantage contre ce sein maternel qu'elle adulte secrètement dans quelques songes indicibles. Elle se gorge de ses parfums, de sa présence dans une appétence faiblarde qu'elle ne cherche, cependant, pas à dissimuler. Ses lèvres déposent un baiser candide, presque enfantin à la naissance de sa gorge, avant qu'elle ne relève la tête pour croiser ses prunelles encore noires du délire passé.
- Je ne veux pas partir, avoue-t-elle d'un timbre quelque peu éraillé.
Pas tout de suite. Et elle la supplie du regard, bien que la jeune femme lui ait demander, elle-même, de ne pas s'enfuir. Elle force un peu sur sa colonne pour grandir son buste puis, effleure innocemment sa bouche de la sienne dans un baiser avorté. De nombreuses interrogations lui viennent, alors que son souffle balaye doucement les traits de son visage. Mais, aucune ne daigne s'extirper d'elle. Au lieu de cela, elle l'enserre à nouveau dans une attitude franchement juvénile.
- Tu m'as manqué depuis la dernière fois...
Là encore, cet aveu a le goût d'un amant transi pour sa belle. Et, Diane la serre davantage, dans un viens ici possessif.


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Messages : 252 Je suis arrivé(e) le : 09/12/2015 Sous les traits de : Eva Green Je me dédouble : Maxence le Lepry-Chieur & Saf la dépressive - agressive Pseudo : Pims Crédits : Tumblr - Xelette - Swan Points : 6585

J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
inflexible. Par la pratique d’un supplice infini, je souffre pleinement dans mon corps immaculé. Je suis la muse oubliée des hommes. -



« Nous sommes ceux que vous ne voyez pas,
Parce que vous ne savez pas voir.
Nous prenons sans rendre.
La vie, la Mort.
Sans pitié.  »
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Dim 14 Aoû - 11:25
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Elle ne devrais pas partager autant, s'infiltrer à l’intérieur de Diane, se fondre en elle par l'alchimie comme elle le fait. C'est trop intime, provocateur, incendiaire. Et interdit. Son père l'avait toujours défendu de faire ça, d'explorer le corps d'un autre par l'alchimie, de se fondre dans son sang. Il lui avait toujours dit que les conséquences pouvaient être désastreuses. Avalon c'était toujours conformé à cette loi tacite mais elle se rendait compte maintenant que Diane lui faisait briser beaucoup de murs qu'elle c'était fixée. Et les conséquences étaient ravageuses. C'est comme prendre feu de l’intérieur, se fondre l'une dans l'autre jusqu'à l'apothéose, jusqu'à ce que les muscles et les tendons se tendent à l’extrême, menacent de se rompre pour l'assaut de l'autre. Comme un orgasme qu'on n'attendrait pas, qui vous saisit, vous soulève en haut de la vague pour vous écraser sur la plage sans la moindre douceur. Avalon n'est qu'une sorte de mère trop possessive, au point de vouloir tout savoir même biologiquement de sa progéniture. C'est malsain et à la fois vital.

L'alchimie s'échappe, le poison arrête de couler, ne reste que deux corps tétanisés, encore groggy de la décharge qui viens de les traverser. Avalon se laisser aller à soupirer longuement, la sueur perle sur son front alors que Diane semble planer dans une autre dimension. Avalon adore voir la souffrance déformé les traits de l'autre autant que de voit le visage apaisé de Diane. Cette douleur salvatrice qu'elle lui offre, qui fait revenir la lumière, la vie dans les yeux de la sidh, Avalon en est l'origine, le point culminant. Dont l'effet – qui comme la drogue – s’efface trop tôt. Enfin Diane saisit son regard alors qu'Avalon à du mal à reprendre son souffle, tout son corps tremble, papillonne jusqu'au tréfonds de son ventre. Un éclat que l'alchimiste connais bien passe entre les cils de Diane alors qu'elle ferme les yeux : le désir animal, dans sa plus pure forme, celui de l'autre, de le dévorer, de ne faire plus qu'un avec sa chair. Avalon inspire un grand coup, faisant vibrer sa poitrine, ne cherchant pas à couper le contact. La main de Diane est froide et fait gémir un peu Avalon quand elle la pose sur sa joue. Terrible et naïve Diane, terrible et sensuelle Diane qui la fait sombrer dans les plus vils travers.

La femme se blottit contre elle, geste ambigu, mère enfant amante, tout se mélange, c'est un magma de sensation et d'émotions qui retourne Avalon qui essaye de ne rien en laisser paraître alors que Diane enlace sa taille. Comme l'aurait fait un amant. Comme l'aurait fait Mathis. Et ça lui broie le cœur, les entrailles, la noirceur de son cœur se déverse dans sa poitrine alors qu'elle sent un sanglot lui monter dans la gorge. Diane embrasse sa gorge, Avalon cambre le cou pour la laisser faire, pour chasser les larmes qui pourraient mettre à jour la terrible vérité sur son âme. Elle hoche la tête pour répondre à la sidh et avoir encore le temps de contrôler sa voix. Leur lèvres s'effleure dans un baiser voler, pas vraiment franc, hésitant mais possessif. Ne fait pas ça Diane. La raison contre le corps et les reins qui se déchaînent et en veulent plus. Elle presse un peu plus la sidh contre son sein.

« Tu peux venir plus souvent. »

Tu dois venir plus souvent. C'est comme une supplique, un besoin débordant de présence, elle qui n'est plus seule avec son bébé dans son ventre mais qui se sent abandonnée depuis la mort de Mathis, curieux mélange, mortifère mélange. Elle pose sa joue sur le haut du crane de la sidh, elle est fatiguée d'avoir fourni tant d'effort.

« Emmène moi jusqu'à ma chambre je suis épuisée. »



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Je suis le sacrifice primordial, la victime première, le dernier rempart. Je suis la preuve de ta candeur, je suis celle qui viens adoucir la terrible arrogance de ta chair inflexible.Je suis la Muse oubliée des hommes. Je suis la Conscience.
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Jeu 18 Aoû - 19:34


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


L'apaisement est là, dans cette étreinte insensée, dans ces quelques souffles repus. Diane serre Avalon. Avalon serre Diane. Et, c'est une fusion des corps, un second coït silencieux, qui n'aboutira que dans leurs songes. Le baiser n'est qu'une chimère sans âme. Elle ne s'esquisse que dans cet effleurement pernicieux. La Sidh voudrait davantage pourtant. Elle regarde cette mère de ses pupilles dilatées. Et, si elle ne dit rien, tout son corps, lui, réclame le coup de grâce. Alors, elle se réfugie contre ce sein maternel. Et elle inspire profondément les parfums de cette peau froide, blanche comme la neige. Diane est morte pourtant, elle se sent rougir et s'échauffer contre son buste. Elle est cette petite traînée qui espère, aspire, la lèvre coincée entre ses dents. Mais, elle n'en fait rien. Elle garde les gestes d'une petite fille. Elle garde cette attitude enfantine et, finalement, innocente. Difficile de croire qu'elles se détruisaient l'une et l'autre, à leur manière, quelques minutes plus tôt. Peut-être est-ce, quelque part, une façon de se demander pardon. Peut-être tentent-elles d'apaiser le noir qui ne cesse de s'immiscer en elles lorsqu'elles se trouvent l'une auprès de l'autre. Quoi qu'il en soit, elles s'enlacent comme si cela faisait des mois, des années. Et, Diane se perd contre son souffle, elle se perd contre sa cage-thoracique qui soulève sa petite tête reposée sur elle. Elle s'immerge dans quelques illusions fantasques qu'elle ne dira pas. Avalon. Cette femme la transcende. Cette femme la ravage. Cette femme la gangrène. Et son joug est éternel.

Elle ne veut pas partir. L'aveu est prononcé dans un souffle timide, presque inaudible. Avalon est un salut, une certaine forme de rédemption. Et, même là, alors que la douleur a laissé place à la douceur, Diane la sent se propager partout en elle. Elle a besoin d'elle. Elle est l'air qu'elle respire. Elle est le sang qui hydrate ses veines. Elle est les battements de ce cœur malade qui ne rythmera plus que le néant. Elle est tout. Alors, Diane relève les yeux lorsqu'elle lui donne l'accord de venir plus souvent, lorsqu'elle lui intime, secrètement, d'être plus présente encore. Ses doigts se faufilent dans sa chevelure de jais, en suivent les courbes jusqu'à venir s'égarer sur son épaule à peine dénudée. La bulbe glisse sur l'épiderme jusqu'au coude, puis rejoint la main.
- Je reviendrai plus souvent...
C'est une promesse tacite, qu'elle n'avouera pas clairement. Mais, Diane serait là davantage. C'est une nécessité qu'elle n'est pas totalement certaine d'assimiler. Mais, elle serait là. Ses lèvres déposent un baiser au coin de ses lèvres, finalement, puis sur le bout de son nez, pour s'échouer enfin entre ses deux sourcils.
- Je vais prendre soin de toi...
Cela sonne comme une menace pourtant. Parce qu'elles ne seraient probablement jamais bénéfiques l'une pour l'autre. Parce qu'elles se heurtent l'une à l'autre sans cesse, comme deux lionnes folles qui ne sauraient comment vivre ensemble.

Elle n'ajoute rien. Doucement, Diane soutient la femme lorsqu'elle descend finalement de sa taille. Elle passe un bras autour de ses épaules, lui lance un regard doux, tendre et plein d'ambiguïté juvénile, avant de la guider à travers les murs de sa propre demeure. Elle est lente dans sa marche pour ne pas la brusquer. Et, naïvement, elle pose la paume de son membre libre contre le ventre plein de vie d'Avalon. Elle devient cette sœur qui craint pour l'enfant à venir, pour ce bambin qu'elle chérira comme s'il s'agissait du sien, sous le regard attendri de la mère. Diane accompagne le mouvement de la brune lorsqu'elle s'assoit enfin sur le lit. Elle l'observe longuement, silencieuse, un peu stupide à ne pas savoir de quelle manière agir. Elle est de nouveau cette gosse, un peu maladroite, qui chercherait à se faire pardonner d'une bêtise passée. Elle passe sa main sur la place vide à ses côtés, comme pour demander l'accord de s'y étendre. Mais, elle n'attend pas. Dans un élan d'audace, Diane s'allonge auprès de l'Alchimiste. Sa petite tête se pose sur son épaule et, son bras s'enroule autour de sa taille dans un geste possessif.
Pas longtemps, souffle-t-elle comme s'il s'agissait là d'une justification.
Puis, elle ferme les yeux, quelques secondes seulement, pour savourer la présence de cette femme qui représente à la fois tout, à la fois rien.


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Lun 22 Aoû - 22:14
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Avalon ressent chaque choses plus intensément quand Diane se presse ainsi, quand l'alchimie coule encore à flots dans ses veines, quand ses souvenirs charissent avec eux le flots de sentiments ravageurs qu'elle essaye d’étouffer dans la violence et le sadisme. Diane à un pouvoir incroyable sur elle, oh bien sur elle ne l'avouera jamais mais la sidh à sur elle une emprise puissante dont elle n'arrive pas à déterminer l'origine, comme si c'était quelque chose d'immuable qu'elle avait toujours eu en elle. Cette étreinte est un contraste flagrant entre les quelques minutes de violence pure qui se sont écoulées avant et cette transe post coïtale qu'elle sont entrain de vivre actuellement. Avalon le savoure comme un bonbon sucré au cœur amer, ne sachant pas véritablement pourquoi elle à cette saveur piquante sur sa langue, peut être parce qu'elle sait que c'est terriblement malsain, que Diane n'arrivera jamais à remplacer Mathis, peut être parce qu'elle se rends compte que plus les jours avancent plus elle oublie les petits détails de son mari et de leur relation. C'est angoissant, ça la fait agoniser un peu plus chaque jour.

La main légère de Diane dans ses cheveux la fait soupirer autant qu'elle la tue lentement, cette femme reproduit les même geste que Mathis, se substituant à lui avec une facilité déconcertante. Avalon voudrait se rebiffer contre cette mascarade, contre ce mélange que son cerveau fait par nécessité mais elle n'y arrive pas. Chaque effleurement, chaque minuscule contact de sa peau froide contre la sienne brûlante la fait frisonner, dressant la pointe de ses seins, hérissant les petits cheveux sur sa nuque. Elle serre sa main en lui assurant qu'elle viendra plus souvent et un soulagement auquel elle ne s'attendait pas l'étreint, elle sera moins seule, moins vide. Avalon ne réponds rien alors qu'elle savoure chaque baiser, elle ne devrais pas, elle devrais la gifler comme elle l'aurait fait avec n'importe qui d'aussi audacieux. Et pourtant elle n'en fait rien. Elle passa une main légère sur le visage de Diane, ses doigts s'égarant contre sa lèvre inférieure.

« Je te donnerais tout ce que tu voudra Diane. »

Et elle sait qu'elle le fera, même si c'est la douleur et la souffrance qu'elle demande chaque jour de chaque heure. Avalon entrevoit la fin de cette histoire avec clairvoyance, dans le sang et la brutalité, l'une des deux détruisant l'autre plus vite, la noirceur de l'une brisant complètement l'autre, l'engloutissant au point de la disloquer.

Avalon se laisse emmener jusqu'à sa chambre, ses jambes tremblent, plus sa grossesse se précise et plus elle se sent faible à chaque fois qu'elle utilise de l'alchimie. Diane l'aide, ne la pressant pas, posant une main sur son ventre, chose qu'elle autorise peu de gens à faire, à vrai dire il n'y a que Heatchliff qu'elle laisse faire. Quand elle arrive enfin dans la chambre Avalon s'allonge sur le lit assez rapidement, sa tête lui tourne et elle à besoin de repos, elle n'a même pas la force de résister à Diane. Elle enroule ses bras autour de la sidh, juste un peu de chaleur, un peu d'humanité et de compagnie.

« Oui juste un peu. »

Avalon caresse ses cheveux comme une mère l'aurait fait avec sa fille qui viens de faire un cauchemar, elle la cajole tout comme le ferait une mère attentive. Sa main s'égare sur son visage dans son dos, et elle caresse sa taille comme le ferait un amant, elle embrasse son front, la commissure de ses lèvres, tout comme un amant. La frontière est tellement floue et la fatigue tellement écrasante qu'elle se brouille et se laisse chahuter par tout ce qui se bat en elle.



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Mer 24 Aoû - 17:13


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


Je te donnerais tout ce que tu voudras. Ceci n'a présentement aucun sens mais, se fraye un chemin sinueux entre ses alvéoles. Et, elle accuse péniblement l'éternel frémissement que cela provoque le long de son échine. Elle lui donnerait tout. Mais, que veut-elle finalement ? Diane l'ignore, comme souvent. Alors, elle se laisse envahir par quelques images, quelques soupirs qu'elle ne dira pas. Elle ouvre la porte à ces chimères qu'elle affectionne sans oser l'admettre. N'y a-t-il pas uniquement cela entre elles ? Des silences lourds de sens, des incohérences et des envies déliquescentes ? Diane inspire profondément l'air qu'elle sent âcre dans ses poumons. Elle ne veut plus voir l'univers qui se disloque autour d'elles. Et, ses paupières sont closes. Elle s'imprègne de cette étreinte sans avenir, qui n'esquisse aucune promesse. Elle s'immerge au cœur de cette femme, comme le ferait un nourrisson qui ne souhaite pas quitter le ventre protecteur de sa mère. Elle est cet enfant craintif, en attente de la caresse maternelle qui balaiera enfin les monstres de ses cauchemars. Alors, elle se blottie plus encore. Elle est l'amant qui n'en aura jamais assez. Elle est la peau sensible et le souffle chaud qui réclame l'absolution. Elle est tout. Elle est rien. Mais elle consume et se consume sans un bruit. Elle dévore l'indicible, ces choses qu'elles ne s'avoueront jamais. Pourtant, il y a cette union visible, quasi-évidente lorsque l'on pose les yeux sur elles, là, tandis qu'elles se serrent comme deux adolescentes transies. Il y a la mère, il y a l'enfant. Il y a l'épouse, il y a le soupirant. Elles sont tantôt l'une, tantôt l'autre. Elles sont deux actrices qui ne sauraient plus quels jeux adopter. Il n'y a pas de script, pas de règles ni même d'instructions. Elles sont lâchées aux quatre vents, comme deux électrons qui ne pourraient que se rencontrer, encore et encore.

La main d'Avalon s'égare dans ses cheveux, s'égare sur son visage, puis sur sa taille. Diane frissonne. Elle est cette vierge intimidée qui ne saurait de quelle manière agir. Pourtant, il y a cette effervescence, partout en elle, qui ne cesse de pétiller à ses tempes, entre ses reins. Ses lèvres s'entrouvrent sur un souffle pudique. Elle ne sait pas. La douleur se dissipe, la douleur laisse place à cette flamme perfide dont les étincelles lèches discrètement son bassin. Elle se recroqueville sur elle-même, fustige ce corps bien trop étroit pour elle. Elle ne devrait pas éprouver cela, elle ne devrait pas se retrouver ici. Mais, c'est Avalon. Et, Diane ne sait comment échapper à son joug. Elle la surplombe, elle la dompte, elle est plus forte qu'elle. Elle surpasse tout. Finalement, Diane est petite lorsqu'elle se trouve à ses côtés. Elle est insignifiante, à genoux, à implorer cette muse aux cheveux d'ébènes. Elle tremble doucement. L'appréhension et l'euphorie forment un drôle de cocktail sous son épiderme. Ses doigts effleurent son ventre, puis se posent contre son cœur, contre son sein. Elle en savoure les battements sous sa paume. Le sien ne s'anime plus que pour pulser le vide. Alors, Diane sourit imperceptiblement de sentir la vie sous ses phalanges. C'est doux, un brin mélancolique, peut-être, aussi.
- Je te veux, toi, murmure-t-elle d'une voix presque enfantine.
Cela n'a aucun sens. Et, la Banshee n'est pas certaine, elle-même, d'en comprendre les profondeurs.

Diane relève doucement la tête. Ses prunelles s'accrochent à celles de la brune. Il y a cette passion tranquille dans son regard lorsqu'elle la regarde, mais également cette crainte viscérale. Que font-elles ? Que sont-elles ? Nul le sait. Son index suit l'arrête de sa mâchoire puis, s'égare sur sa lèvre du bas. La peau est douce sous la bulbe de son doigt et lui vole un énième vertige. Elle est timide lorsqu'elle s'approche, lorsqu'elle se penche au dessus de son visage. Il y a de la prudence certes, mais de la pudeur aussi. Diane n'a que seize ans quand elle vient déposer sa bouche sur la sienne. Elle est hésitante, malgré l'inspiration profonde qu'elle prend contre elle. Le contact est fugace, maladroit. Et, c'est l'intégralité de son corps qui s'agite. Il y a quelque chose d'enfantin dans son attitude, quelque chose de sincèrement candide, naïf. Le pincement est délicieux, douloureux entre ses cuisses. Ce qu'elle fait ? Diane l'ignore. Elle ne s'est jamais heurtée à une femme, encore. Alors, elle détourne les yeux, les joues très légèrement pourpres lorsqu'elle brise enfin cet échange. Elle s'apprête à s'excuser mais, l'émotion la réduit au silence. Elle a envie de recommencer. Elle a envie de connaître cette chaleur nouvelle. Seulement, elle n'est plus en mesure d'articuler quoi que ce soit. Alors, elle porte de nouveau ses yeux plein de désirs innocents sur elle. Ses membres se tendent, les uns après les autres. Elle est ce garçon juvénile: un peu gauche, troublé par la sensualité d'une femme.


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Dim 28 Aoû - 16:52
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Avalon fixe le plafond un temps, sentant le corps de Diane pressé contre le sien avec l'impression que toutes ses terminaisons nerveuses cherche le contact humain. Elle qui était si difficile à approcher avant, elle qui n'avait laisser personne l'atteindre pendant ses années militaires et pourtant Mathis était entré dans sa vie avec une telle facilité qu'elle n'avait pas compris. Elle était tombée irrémédiablement amoureuse de cet humain fragile, de son caractère, au point de se marier, d'être enthousiaste à l'idée de porter son enfant. Et il était mort, définitivement, violemment, on lui avait arracher la seule chose qui l'avait rendu lumineuse. Et elle c'était fermée au monde, s'enfermant dans une spirale de brutalité, de poisons. Et pourtant Diane se tenait là contre elle, dans le lit qu'elle avait partagée plus d'une fois avec son mari. Et elle n'avait aucune envie qu'elle la quitte ou qu'elles se séparent, ce qu'elles partageaient était de la folie pure, un déraillement de sentiments qui ne devraient rien faire les uns avec les autres et pourtant elles se tiennent la, lovée l'une contre l'autre, le cœur battant, le sang bouillonnant dans leur veines du même poison destructeur.

Diane frissonne clairement alors que la main d'Avalon s'égare sur son corps, elle ne sais pas vraiment ce qu'elle fait, tout cela n'est qu'une question d'instinct. Elle n'a pas envie de réfléchir, quand elle réfléchit elle voit le visage de Mathis, les doutes sur sa grossesse, la culpabilité, l'envie de faire encore du mal. Diane semble se recroquevillé contre elle alors Avalon la presse un peu plus contre son sein, dans un geste rassurant maternel, avec sa main dans ses reins, geste charmeur qu'elle ne devrait pas avoir. Elle baisse ses grands yeux polaires pour suivre le trajet de la main de Diane le long de son ventre, ses doigts remonte sur son cœur, reposant contre son sein, en faisant dresser la pointe a cause de la froideur de son épiderme. Elle fixe le crane de Diane alors qu'elle parle tel une enfant qui ne comprendrais pas le double sens de ses paroles. Avalon fait comme si ce n'était pas grave, comme une mère comprenant sa fille.

« Tu m'a déjà Diane. »

Finalement leurs yeux s'accrochent, et c'est comme sombrer dans une eaux profonde, sans fond, sans pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit mais sans vraiment chercher non plus à le faire. C'est insidieux, pervers mais elle aime cette sensation de la passion se mélangeant à la peur dans le regard de Diane. Elle sait qu'elle domine cette femme qui pourrait pourtant être puissante et mettre Avalon à sa merci mais il n'en est rien. La sidh semble chercher ses marques, sont doigt s'égarant sur sa mâchoire, sa lèvre sans qu'Avalon n'oppose de résistance. Elle devrait mettre des barrières, comme on mettrait des limites à un enfant ou à un adolescent bouillonnant d'hormones mais elle ne bouge pas. Diane se hausse un peu vers elle, Avalon sent au creux de son ventre, dans ses reins ce qu'il va se passer mais encore une fois elle ne bronche pas. De nouveau les lèvres de Diane effleure les siennes, avec une hésitation fébrile qu'elle n'a aucune mal à percevoir. Elle rougit en se reculant comme si elle était pris en faute et Avalon sourit, pas méchamment, plutôt amusée de la voir si timide. Elle dépose sa main sur la joue de Diane alors qu'elle reviens chercher son regard, le désir qui flambe dedans allume des feux dans le corps d'Avalon.

« N'aie pas peur. »

Appuyant un peu dans sa nuque elle incite Diane à recommencer sans pudeur.  



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Je suis le sacrifice primordial, la victime première, le dernier rempart. Je suis la preuve de ta candeur, je suis celle qui viens adoucir la terrible arrogance de ta chair inflexible.Je suis la Muse oubliée des hommes. Je suis la Conscience.
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Agnus dei + Ft. Avalon

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Angel & Dante

Félicitation à nos deux couillons élus membres du mois de d'Août pour leur rafale de RP et leur bonne humeur ! <3