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Agnus dei + Ft. Avalon

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Ven 3 Juin - 17:30


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


Ce qu'elle fout ici ? Diane n'est pas certaine de le savoir. Adossée contre le muret, elle contemple le ciel qui s'illumine timidement. Il est tard. Ou bien trop tôt pour celui qui sommeille encore à poings fermés. Mais, le temps importe peu désormais. Il n'est qu'un repère illusoire dans son éternelle ronde. Parce que la vérité réside dans ce tic-tac éhonté qui, finalement, lui rappelle inlassablement que les heures n'ont plus aucune emprise sur son sort. Elle ne connaîtrait jamais l'érosion indéfectible du corps. Comme elle ne savourerait jamais l'évanescence de l'âme. Elle passe une main tremblante sur son visage déconfit. Combien de siècles lui faudrait-il pour arpenter chaque recoins de cette terre qui semble s'évertuer à la retenir à elle ? Pas assez, sans nul doute, avant de la voir s'éteindre définitivement. Et, peut-être survivrait-elle au néant. Un soupire, un énième qui lui prend douloureusement la gorge et, elle ferme les yeux sur l'horizon ocre qui s'étend devant elle. Tous les aurores ont une saveur amère qu'elle ne parvient pas encore à digérer. Le visage de sa fille virevolte un moment dans les méandres nébuleux de sa pauvre conscience endolorie. Artemis. A ce jour, elle est la seule à lui offrir un point d'ancrage concret. Certes, rien est confortable entre elles. Et, sans doute que cela ne serait jamais autrement. Mais, elle représente, incontestablement, ce qu'il y a de plus tendre dans son univers décant. Artemis. Ce prénom est une caresse chimérique qui résonne en son sein. Il y a-t-il un quelconque espoir de rédemption pour elles ? Rien est moins sûr. Cela étant, cette incertitude est encore la dernière chose qui permet à Diane de ne pas totalement s'immerger dans un silence sépulcrale. Si elle n'a pas réussi à se sauver par le passé, peut-être parviendrait-elle à élever davantage celle qui, envers et contre tous, reste une part d'elle-même. Elle jette une œillade faussement nonchalante à la bâtisse contre laquelle elle divague depuis quelques heures maintenant, puis baisse honteusement sa petite caboche. Elle sait pertinemment ce qui l'attend une fois passée le seuil. Et, elle sait d'avance qu'elle ne résistera pas à l'envie de s'y perdre à nouveau. Elle inspire profondément, s'agite telle une enfant que l'on asticoterait. Pour quelles raisons s'obstine-t-elle à se rendre en ces lieux qui lui promettent que perdition ? Pour sentir, peut-être. Pour avoir l'illusion de ne pas être que du marbre, sans aucun doute.

Lorsqu'elle ose enfin franchir les remparts de la demeure, Diane accueille cette sensation grisante et si familière à cette situation. Une petite moue vient néanmoins tirailler ses traits habituellement si neutres. Elle regarde quelques secondes le double des clés qu'elle a naïvement dérobé à la propriétaire des lieux. Le sait-elle ? Peut-être. De toute évidence, elle ne s'en formalise pas davantage. Avalon connait mieux que personne les aspirations nébuleuses qui l'animent chaque fois qu'elle se retrouve à ses côtés. Les comprend-elle réellement ? Rien est moins sûr. Encore faudrait-il que Diane les assimile elle-même. Elle s'aventure dans les tréfonds de la bâtisse silencieuse. L'hôte est-elle ici ? Diane se mord timidement la lèvre. Ses prunelles s'épanchent sur tout et n'importe quoi: une photo, une décoration, la surface d'un meuble. Si elle n'est pas totalement étrangère à cet endroit c'est, en revanche, la première fois qu'elle s'y attarde véritablement. La curiosité la pousse à contempler, à épouser de la bulbe de ses doigts quelques éléments. Elle secoue doucement sa petite tête, papillonne des cils. Serait-ce une manière de reculer pour mieux sauter par la suite ? Sans nul doute. Avec Avalon, tout ne devient plus qu'une chute lancinante dans laquelle Diane se complaît ouvertement. La jeune femme n'est pas une planche de salut. Elle l'immole de sa propre fougue, l'enserre dans son étau despotique qui, ne jure et n'esquisse qu'une fin funeste. Mais, il n'y a que cela qu'elle vénère secrètement, lorsque l'obscurité vient dissimuler la décadence sinueuse de ses volontés mortifères. Alors, elle ouvre la bouche, happe un peu de cet oxygène tant attendu et murmure, néanmoins, avec hésitation:
- Avalon ?...

Elle dort. Appuyée contre l'encadrement de la porte, Diane détaille ses traits adoucis par le sommeil. Elle qui, habituellement, ne laisse entrevoir que mystère et dureté, semble présentement n'être qu'une petite chose fragile. Un fin rictus étire ses lèvres, alors qu'elle s'approche silencieusement de sa couche. Avalon. Elle ne connaît que très peu d'elle finalement. Mais, cela a-t-il une quelconque importance ? Peut-être pas. Lors de leurs entrevues, elle est l'unique à parler sans interruption. Sans doute est-ce plus simple de se livrer à une tierce personne que l'on ne connaît pas. Elle s'assoit près d'elle, effleure sa chevelure éparpillée sur l'oreiller sans réellement oser la toucher. Ce qui les lie précisément ? Diane l'ignore. C'est un mélange de sentiments sans cohérences, une avidité déroutante. Et, si elle a secrètement conscience que tout ceci n'a véritablement aucun sens, elle ne peut s'empêcher d'y revenir. Elle se sent vivante lorsqu'elle pose les mains sur elle pour y déverser toute sa rage.
- Avalon ?, chuchote-t-elle prudemment.
Non pas qu'elle craigne véritablement sa réaction lorsqu'elle s'éveillera enfin. Mais, un petit quelque chose qu'elle ne parvient pas encore à définir l'incite à se montrer relativement prévenante envers elle. Avalon n'est pas spécialement loquace lorsqu'il s'agit de sa propre histoire cependant, Diane ne peut qu'entrevoir ces quelques profondes secousses qui semblent la tourmenter à chacune de ses inspirations.
- Je sais que je ne devrais pas être là, mais... je ne sais pas. Je suppose que je ne savais pas où aller., ajoute-t-elle tout aussi bas.



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Messages : 252 Je suis arrivé(e) le : 09/12/2015 Sous les traits de : Eva Green Je me dédouble : Maxence le Lepry-Chieur & Saf la dépressive - agressive Pseudo : Pims Crédits : Tumblr - Xelette - Swan Points : 6585

J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
inflexible. Par la pratique d’un supplice infini, je souffre pleinement dans mon corps immaculé. Je suis la muse oubliée des hommes. -



« Nous sommes ceux que vous ne voyez pas,
Parce que vous ne savez pas voir.
Nous prenons sans rendre.
La vie, la Mort.
Sans pitié.  »
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Dim 5 Juin - 23:50
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Avalon savait qu'elle rêvait, les lumières étaient crues, les détails beaucoup trop nets, les gestes trop lents pour être véritables. Mais ça n'empêchait pas les sentiments d'être vivaces. Elle avait déjà fait ce rêve, composé en partie de ses souvenirs et des extrapolations de son cerveau tordu. Elle qui fuyait ce qu'il c'était passer au Moyen Orient, fuyant le mal qu'elle avait fait voilà que les visages de ses victimes revenaient la hanter. Mais la plupart des visages étaient déformés, les voix sonnaient creuses. De la sueur coula dans son dos, elle crispa ses doigts sur les draps. Enfaîte depuis que Mathis était mort elle faisait de plus en plus de cauchemars comme celui qu'elle vivait. La seule pensée de son mari décédé fit accélérer les images dans son cerveau surchauffer, elle revécu son mariage, la joie qu'elle avait ressenti pendant leur voyage en Italie. Elle avait eu la pensée utopique qu'il allait survivre à sa maladie, qu'elle allait trouver une solution pour le guérir. Elle avait couru après une espoir aussi volatile que la fumée.

Ses muscles raidis se détendirent nettement alors qu'elle revivait un des derniers réveils paisible qu'elle avait eu avec son mari. Elle revoyait tout avec une netteté qui lui donnait mal à la tête, elle oscillait sur une faille, d'un côté le bonheur de ces souvenirs et de l'autre la réalité de la mort de l'homme de sa vie. Elle aurait voulu se noyer dans ces éclats de bonheur, s'y immerger et ne plus jamais en sortir, mettre des œillères et rester ainsi en transe. La fuite vers l'arrière. Au final le fil se rompit et elle tomba dans les méandres de sa tristesse. Elle aurait pu survivre à cette douleur, à la disparition de son bien aimé, l'enfant grandissant en son sein lui aurait permis de survivre. Mais non il se trouvait que le destin avait un curieux sens de l'humour, comme si elle se prenait le retour de manivelle de tout le mal qu'elle avait fait. Mathis était en vie, enfin dans une pseudo vie, un banshee. Incapable de se souvenir d'elle. L'abandon, le cruel abandon de l'homme aimé revenu à la vie qui ne se souviens plus de sa femme. « Avalon ? »

L'alchimiste retourne brusquement dans la chambre, sa tête sur le torse de Mathis, leurs mains enlacées, l'éclat du diamant de son alliance lui brule les rétines. Souvenirs agoniques de son amour disparu, de son amour jamais rendu. Est ce qu'elle arrivera à s'en remettre ? « Avalon ? » Ce n'est pas la voix de Mathis, sa vision de fêle et elle sent qu'elle bascule dans le vide, que quelque chose oppresse sa cage thoracique. D'un seul coup le rêve se termine, elle prends une grande inspiration, elle sent une présence dans la pièce avec elle. Posant la main sur son ventre dans une réflexe protecteur elle entends une voix qu'elle connais bien. Mais encore prise par les limbes du sommeil elle à du mal à savoir qui est – ce. Elle ouvre les yeux dans la semie – pénombre, Avalon se rends compte qu'elle à dormit chez elle et non chez Mathis, enfin chez eux. La jeune femme grogne et, toujours la main sur le ventre elle se redresse pour trouver Diane dans l'encadrement de la porte. Elle se passe une main dans les cheveux et fronce les sourcils.

Diane. Une énigme, une âme perdue qui se laisse sciemment torturée par Avalon. La jeune alchimiste ne sait pas bien ce que Diane recherche. Il n'empêche qu'elle lui permet de tester ses poisons et certaines formules alchimiques sur elle sans broncher. Enfin si souvent elle bronche, crie mais elle ne lui demande jamais d'arrêter. Et vu ce que vit Avalon en ce moment c'est clairement un exutoire.  Elle n'est qu'a demie surprise de la trouver ici, elle à toujours senti que Diane était quelqu'un à part.

« Qu'est ce que tu veux Diane ? »



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Je suis le sacrifice primordial, la victime première, le dernier rempart. Je suis la preuve de ta candeur, je suis celle qui viens adoucir la terrible arrogance de ta chair inflexible.Je suis la Muse oubliée des hommes. Je suis la Conscience.
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Mar 7 Juin - 13:32


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


- Qu'est-ce que tu veux Diane ?
Mais elle ne répond pas immédiatement. Elle plonge ses prunelles dans l'océan noir de ses pupilles, s'immergent dans un mutisme qu'elle ne cherche pas à dissimuler. Il y a bien longtemps qu'Avalon ne se formalise plus de ses instants d'errances. Parfois, elle se plaît à songer qu'elles ne sont pas si différentes que cela. Il lui suffit de poser les yeux sur son ventre arrondi. D'ailleurs, elle en esquisse un frêle sourire. Elle se souvient avec exactitude de ces longs mois où, Artemis se mouvait lentement entre ses reins. Alors, elle s'approche à nouveau, s'accroupie face à elle pour déposer précautionneusement sa main sur la sienne. Le père ? Diane n'en a jamais véritablement parlé avec elle. Est-il présent ? Brille-t-il par son absence ? Elle l'ignore. Mais, cette lueur emprunte de tristesse qui reluit dans les tréfonds de son regard fait écho à celui qu'elle eut par le passé. Il y a-t-il alors une quelconque recommandation à délivrer ? Bien sûr que non. Elle ne connaît que trop bien le cheminement sinueux de la douleur. Il n'y a pas de mots, pas de gestes suffisamment salvateurs pour y déposer un quelconque baume illusoire. Tout n'est, finalement, que solitude. Elle inspire profondément, papillonne des cils pour recouvrer un minimum de constance. Il est des souffrances qu'elle ne peut décemment pas occulter. Et, celle qu'elle croit déceler chez son interlocutrice l'ébranle jusqu'à la moelle. Elle se laisse choir davantage sur le sol afin de s'asseoir sur ses talons. Elle n'est plus qu'un chien qui, docile, quémanderait la moindre caresse. Ou, peut-être que ses aspirations n'en sont, en réalité, que plus insidieuses. Ses doigts viennent couvrir son genou, comme l'aurait fait un animal pour réclamer une friandise.
- Je... j'ai besoin de...
Mais son aveu se suspend dans l'atmosphère. Comment pourrait-elle admettre l'objet de sa venue ? Elle n'est pas certaine d'assimiler encore ce qui la pousse à laisser la brune s'épancher ainsi au dessus de son existence. Qu'est-ce que toute cette mascarade lui apporte ? Un abandon, sans aucun doute.

Comment a-t-elle pu croiser la route de cette femme ? Diane se le demande encore. Quoi qu'il en soit, le Destin est d'une ironie qui, cette fois, lui coupe définitivement le sifflet. Savait-il, en mettant Avalon sur son chemin, qu'elle se jetterait ainsi corps et âme dans une ronde dénuée de toute cohérence ? Rien est moins sûr. Elle se saisit de sa main, la porte jusqu'à sa joue, avant d'en fermer les paupières d'apaisement. Si auprès de Sygrid une symbiose particulière se déploie chaque fois qu'elle rencontre la chaleur de ses bras, ce qu'elle éprouve en compagnie d'Avalon est d'une toute autre nature. Il ne s'agit pas d'une quelconque harmonie, mais davantage d'une profonde sérénité. Elle absorbe jusqu'au noir qui gangrène ses heures.
- Tu as... fais d'autres découvertes à tester ?, demande-t-elle alors naïvement.
Si Diane est passée par plusieurs phases, elle n'assume toujours pas ce qu'elle se fait subir volontairement lorsqu'elle se retrouve près d'elle.
- Je... j'ai du temps à tuer et...
Mais rien ne sert de se justifier. Diane le sait pertinemment. Elle pose son front contre les jambes de la brune, inspirant profondément l'air qui semble présentement lui manquer. Pour quelles raisons essaye-t-elle encore de trouver une justification à ses déboires ? Nul le sait, pas même elle.

- J'ai besoin de me sentir vivante, souffle-t-elle.
Et Dieu seul sait à quel point Avalon lui procure cela. Alors, elle relève ses prunelles implorantes vers les siennes, l'iode au bord du précipice.
- Ma... vie n'a aucun sens. Sauf quand tu...
Une énième fois et, elle ne parvient pas à achever sa déclaration. Elle se relève finalement, s'agite un peu sous son regard médusé. A-t-elle, par le passé, déjà croisé une âme aussi nébuleuse que la sienne ? Diane se mord la lèvre, fusille un point invisible sur le sol qu'elle seule décèle puis secoue sa petite tête bien trop lourde.
- Je... n'aurai pas dû venir.
Mais quel point d'ancrage possède-t-elle finalement ? Aucun. Artemis n'est qu'un éternel rappel d'une histoire avortée, Sygrid; qu'une ombre similaire à la sienne.
- Je suis... désolée Avalon. Je ne... savais pas où aller.
Elle glousse, telle une patiente au bord de l'hystérie.
- Je ne sais pas ce que je fous ici.



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J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

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- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
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Sam 11 Juin - 23:36
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Avalon n'était pas véritablement bien remise de son cauchemars, à vrai dire elle mettait toujours beaucoup de temps à s'en remettre. Donc elle n'était pas du tout contente de trouver Diane dans sa chambre, son alchimie la démangeait, elle avait envie de la foutre à la porte cependant elle se contint. La profondeur du désespoir que laissait transparaître Diane l'en empêcha. Elle voit sans mal le regard qu'elle porte sur son ventre et dans un geste protecteur elle s’assoit au bord du lit et passe ses deux mains sur son ventre. Elle n'aime pas quand Diane regarde ainsi son ventre, son sourire à peine esquissé lui fait froid dans le dos, cette femme est totalement perdue, elle marche entre la réalité physique et celle des morts. Et ça fou froid dans le dos à Avalon a chaque fois qu'elle y pense. Il n'empêche qu'elle n'en montre rien et qu'elle attends patiemment que Diane parle. Avalon sait étirer les silences qui peuvent être aussi éloquent que des mots. Diane la fixe dans les yeux, comme si elle pouvait lire la douleur de l’absence de Mathis en elle, parce qu'elle voit ce même éclat d'abandon dans ses prunelles. La façon dont la sidh fouille sont âme la dérange, parce qu'elle déterre les monstres de souffrance qu'elle tente d'enfouir. La grande, froide et forte Avalon à un frisson quand Diane s'agenouille à ses pieds. Elle pose ses doigts froids sur son genou dénudé. Avalon réprime un réflexe pour s'enfuir.

La jeune femme écoute le filet de voix que Diane laisse passer. Elle n'a jamais été encline à réconforter les autres, cependant elle à toujours été à son aise avec les cas les plus noirs, les âmes les plus tourmentées. Comme si elle faisait écho à sa propre pourriture interne. Ainsi délicatement elle relève d'un doigt le menton de Diane, et laisse s'étirer encore un silence. Intimant par les yeux à la femme de se confier. Pourquoi elle fait ça, où est son intérêt ? Oh elle sait qu'elle ne veux pas seulement soutenir la sidh, il y a quelque chose qu'elle veux d'elle derrière, quelque chose de plus personnel, un noir dessein pour assouvir son besoin de contrôle qu'elle à perdu en perdant Mathis. L'alchimiste laisse Diane prendre sa main et elle caresse doucement sa joue comme elle l'aurait fait à un enfant qui viens de faire un cauchemar. Ou a un chien. Elle a du mal à situer sa position vis a vis de la sidh, elle n'arrive pas à se décider, elle oscille dangereusement entre deux positions qui ne la satisfasse pas pleinement l'une et l'autre. Quand enfin la femme sous entends le but de sa visite Avalon à un sourire en coin.

Alors c'est ça ? Elle est devenu dépendante de ce qu'elle lui fait subir, de la violence, de la douleur qu'elle absorbe sans rechigner mais qui lui font sans aucun doute se sentir vivante. Et bizarrement Avalon la comprends plus qu'elle ne l'imagine. L'alchimiste n'a pas besoin de se blesser ou de se faire blesser, non elle à besoin de contrôler, de faire subir, d'être souveraine. Parce que c'est tout ce qui lui reste, c'est tout ce dont elle à besoin pour se sentir vivre.

Et Diane lui avoue carrément ce qu'elle pensait depuis un moment. Elle n'est même pas surprise, Avalon à toujours su amener les gens à lui parler de gré ou de force. Diane est véritablement une des personnes les plus complexes et les plus tourmentées qu'elle ai rencontré, et pourtant elle à côtoyer un certain nombre d'individus au pathologie psychiatrique plus folle les unes que les autres. Elle passe d'un sentiment à l'autre, elle commence à flancher. L'alchimiste la force à la regarder de nouveau en remettant un doigt sous son menton.

« Ne t'excuse pas de tes besoins, ne t'excuse jamais devant moi de ce que tu veux et de ce que tu fais pour l'obtenir. »

Elle attrape le visage de Diane dans une seule de ses mains et enfonce un peu ses doigts dans ses joues, assez pour l'oppresser mais pas assez pour lui faire véritablement mal.

« Mais ne rentre plus jamais chez moi comme ça, sinon tu ne remettra plus jamais un pied dans ma maison. »

Et elle sait que c'est quelque chose qui la rendrait folle, parce qu'elle est presque devenue dépendante des expérience d'Avalon. La jeune femme sentait qu'elle était sur le point de tomber dans la nécessité de la douleur. Est ce qu'elle voulait que ça arrive ? C'est ce qu'elle comptait découvrir. Elle se saisit de son kimono abandonné au sol et se relève, tendant la main vers Diane.

« Lève toi et mettons nous au travail après un bon café. »



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Lun 13 Juin - 13:40


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


Sa paume vient épouser la courbe de sa joue en une caresse chimérique. Diane papillonne des cils, étourdie par cette simple proximité. Elle incline sa tête en direction de cette chaleur salvatrice, inspire profondément l'air qui ne cesse de lui manquer. Qu'est cette femme à son égard ? Diane ne sait plus. Elle est un méli-mélo, un capharnaüm sans queue ni tête. Elle absorbe, dévore les ombres qui menacent de l'engloutir toujours plus. A moins qu'elle ne soit justement l'une d'entre elles. Si tel est le cas, Diane n'aspire pas à lutter contre elle. Au contraire, elle l'accueille en son sein comme une amie de longue date. Avalon. Elle contemple cette femme, silencieusement, agenouillée face à elle, telle une croyante qui demanderait grâce. Elle en a besoin. C'est un cri perçant entre ses cotes, une douleur lancinante entre ses reins. C'est sinueux, perfide et ça la transcende de part-en-part. Il n'y a pas un jour sans que ses cellules ne quémandent à nouveau ses venins. L'autour s'enroule dans une spirale déliquescente qu'elle ne repousse pas. Le sol se dérobe sous ses genoux, il l'enlise dans un trouble déconcertant. Elle agrippe plus encore sa main, comme si la totalité de son existence en dépendait. Mais, peut-être est-ce le cas ? Elle secoue péniblement la tête. Sa vie peut-elle seulement se réduire à cela ? N'y a-t-il que cette femme pour animer enfin les palpitations amorphes de son myocarde ? Elle n'ose y croire. Alors, elle se perd dans sa propre inconstance, dans les travers nébuleux que provoquent Avalon sans même en avoir totalement conscience. Elle ne parvient plus à déceler le vrai du faux. Mais, qu'importe la réalité tant qu'elle la porte jusqu'à Elle. Ses yeux profondément ancrés dans les siens, Diane ne sait s'arracher à eux. Qui sonde désormais l'autre ? Nul le sait. Pas même elles. Mais, elle s'y abandonne sans une once de résistance. Elle lâche toutes ces brides qui la retiennent encore sur la terre ferme, se laisse aller à la parfaite hérésie qui se déploie inexorablement.
- Avalon, souffle-t-elle.
Tout ceci n'a véritablement aucun sens.

- Ne t'excuse pas de tes besoins, ne t'excuse jamais devant moi de ce que tu veux et de ce que tu fais pour l'obtenir. Mais ne rentre plus jamais chez moi comme ça, sinon tu ne remettra plus jamais un pied dans ma maison.
Les doigts mordent délicieusement son épiderme, alors que l'annonce lui fait l'effet d'une bourrasque en pleine figure. Le tintement de son cœur résonne à ses tempes, martèle sa petite caboche dont les neurones se heurtent présentement les uns aux autres. Qu'adviendrait-il d'elle alors, si Avalon mettait ses menaces à exécution ? Elle ferme les paupières, dodeline de la tête. Le déni se tisse sur ses traits craintifs. Si elle n'ose imaginer ce qu'elle deviendrait sans elle, elle ne peut encore admettre ce besoin maladif qui la tiraille incontestablement. Elle réprime l'iode qui torpille sa rétine, s'agite telle une patiente qui souffrirait d'un mal personnel. Elle ne peut envisager l'idée de se retrouver loin d'elle. Elle ne peut envisager l'idée de ne plus se perdre en elle. Elle gémit honteusement; plainte amère et suppliante.
- Je ne le referai plus, balbutie-t-elle.
Elle n'est autre qu'un chien qui, tête baissée, viendrait se soumettre aux pieds de son maître. De toute évidence, elle ne possède plus la force nécessaire pour s'affirmer pleinement. Elle lâche tout, laisse la partie se dérouler mais, surtout, Avalon l'emporter.
- Par... pardonne-moi, Avalon...
Elle se mord la lèvre pour taire quelques tressaillements despotiques. Elle est incapable de soutenir son regard, incapable de reprendre le dessus. Avalon la surplombe. Et, jamais il n'en sera autrement. Elle n'est plus, lorsqu'elle se retrouve, ainsi, sous son joug. Elle n'est qu'un animal dompté par une main de fer.
- Je ne le referai plus, je ne le referai plus.

- Lève-toi et mettons-nous au travail après un bon café.
Diane détaille timidement sa silhouette qui, lentement, se mouve à travers la pièce. Semblable à une enfant émerveillée par le paysage, elle incline sa petite tête, esquisse un doux sourire. Elle obtempère sans hésiter. Ses doigts viennent saisir les siens, s'entrelacer aux siens, alors qu'elle se remet enfin sur pieds. Elle réduit la distance qui les sépare, s'humecte les lèvres, puis vient poser son front contre sa tempe.
- Merci...
Il y a toujours cette proximité qu'elle réclame silencieusement, lorsqu'elle se retrouve auprès d'elle. Comme une gosse qui aimerait se réfugier contre le sein maternel, Diane dessine les gestes qui ne se disent pas. Elle l'accompagne jusqu'à la cuisine, trépignant d'impatience, alors qu'elle sait qu'une poignée de minutes suffiront à la transporter à mille lieux de sa propre substance.
- Avalon, commence-t-elle, j'ai besoin que... ça fasse mal.
Elle se détourne de ses iris. La honte lui broie la cage-thoracique. Pour quelles raisons s'inflige-t-elle ces horreurs ? Pour quelles raisons Avalon s'évertue-t-elle à y répondre ? Elle l'ignore.
- S'il te plait, insiste-t-elle néanmoins.



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- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
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Nous prenons sans rendre.
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Mar 14 Juin - 12:01
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Diane prononce son prénom du bout des lèvres, comme une prière. Qu'est ce qui a bien pu mener cette femme à un tel désespoir, à quémander la violence et la douleur pour se sentir exister ? Quelles ombres pouvaient bien hanter le corps de cette femme pour la rendre ainsi faible et tourmentée ? Qu'est ce qui l'avait brisé au point de la laisser comme une ombre fantomatique de ce qu'elle avait pu être avant ? Est ce qu'elle s'en remettrait ? Avalon essayait constamment de ne pas répondre à ces questions pour garder une distance à peu près saine entre elle et Diane mais c'était difficile. Quelque chose à l’intérieur de la future maman, une lueur dansantes au milieu du goudron épais de son âme salie essayait de se frayer un chemin pour la pousser à protéger cette pauvre hère. C'est derrière la violence et l'apparente froideur qu'elle cache ces sentiments étrangers dont elle ne veux pas.

Les pupilles de Diane s'agrandissent clairement de plaisir quand elle presse un peu son visage dans sa main pour la menacer. Mais bientôt elle déchante quand Avalon lui fait comprendre ce qu'elle fera si elle recommence à s'introduire chez elle. Et l'alchimiste saura mettre ses menaces à exécution, elle n'est pas de ces femmes qui parlent pour ne pas agir après. La sidh semble se recroquevillée sur elle même de minute en minute comme un fruit qui pourri à grande vitesse. Elle gémit, un son ridicule et agonique qui touche Avalon sans qu'elle ne le montre. Elle voudrait aider cette pauvre chose perdue mais elle s'est jurée depuis la mort de Mathis de ne plus jamais laisser son cœur à quelqu'un, de ne plus jamais se laisser attendrir. Elle s'excuse et se soumet, montrant sa nuque comme quand un carnassier se soumet face à un autre.

Avalon relève Diane comme une mère ferait avec son enfant. La sidh se rapproche, établi le contact physique, Avalon la laisse faire et y trouve plus de réconfort qu'elle ne se l'accorde en temps normal. Avalon ne répond toujours pas à son remerciement et se contente de partir vers la cuisine, suivit de près par la femme. A présent elle n'est plus cette petite chose quémandante, elle trépigne et semble avoir du mal à rester loin de l'alchimiste. Avalon se sert une tasse de café tout en écoutant Diane, qui suinte la honte et le besoin inassouvi.

L'alchimiste ne prends pas la peine de répondre elle garde sa tasse de café fumante dans la main et fait signe à Diane de la suivre. Elle traverse le couloir principal et descendent quelques marches pour arriver dans la seule pièce du sous sol, son bureau d'expérimentation. Elle désigne la chaise au centre de la pièce, riveté au sol mais confortable. Ne regardant pas si Diane s’exécute Avalon va poser sa tasse sur le grand établi qui fait face à la chaise isolée, elle remonte les manches de son kimono de nuit et commence à feuilleter patiemment un des nombreux grimoires étalés sur la table.

« Qu'avais je tester déjà la dernière fois ? »



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Jeu 16 Juin - 19:55


AGNUS DEI

Te voir en chair, j'en perds la tête


C'est plus fort qu'elle, malgré elle, mais Diane ne peut se retenir d'amoindrir toujours plus la distance qui les sépare. Elle quémande silencieusement l'oxygène qu'Avalon inspire, ses fragrances dont elle dépend secrètement. Elle ne cherche pas à se contenir. De toute évidence, la brune ne se formalise pas de ses démences. Comprend-elle ce qui grouille insidieusement entre ses reins ? Sans aucun doute. Et, si la honte persiste à l'écraser sous son poids, elle n'essaye plus de repousser la fougue qui l'anime chaque fois qu'elle se trouve ici. Avalon est un tout, autour duquel elle gravite sans réellement en assimiler le sens, ni même les enjeux. Mais qu'importe, finalement. Avec elle, Diane peut enfin tout abandonner. Elle s'éloigne d'elle-même, s'oublie dans les douleurs assommantes qu'elle se plaît à recevoir; Sa petite tête dodeline sous l'attente, d'ailleurs, qui lui broie la cage-thoracique. Une putain de droguée, voilà ce qu'elle devient au contact de l'Alchimiste. Parfois, il lui arrive de se haïr pour cela. Que dirait sa fille ? Que dirait Sygrid ? Elle n'ose y songer davantage. Ses paupières se ferment un bref instant. Elle ne peut se permettre de penser à l'entourage qu'elle traîne péniblement. Aucun d'entre eux ne comprendrait. Comment le pourraient-ils alors qu'elle ne sait pas encore se l'expliquer à elle-même ? Ses iris s'accrochent à celles de son interlocutrice. Il y a toujours cette appréhension latente lorsqu'elle s'apprête à s'infliger le pire. Et, il y a toujours cette quête; celle d'une douceur qu'elle ne connaît plus. Avalon a les gestes maternels, l’ambiguïté de l'amant que l'on ne peut s'empêcher de retrouver, la fermeté du bourreau.
- J'ai besoin de toi, ajoute-t-elle dans un souffle résigné.

Avalon n'a pas besoin de parler, ni même d'insister. La Sidh suit ses pas à travers le corridor qui lui paraît interminable. Alors qu'elles regagnent enfin cette antre qu'elle affectionne démesurément, Diane ne peut contenir plus longtemps une gémissement contemplatif. Toutes ses alvéoles semblent répondre aux ondes despotiques qui la heurtent délicieusement. Elle se mord la lèvre, espérant naïvement ravaler le plaisir fallacieux qu'elle éprouve par avance. Elle s'installe sur le fauteuil qui lui tend les bras, s'y love telle une amante transie.
- Qu'avais-je testé déjà la dernière fois ?
Diane papillonne des cils à se souvenir. Si elle ne retient pas les noms qu'Avalon affuble à ses venins, ni même les ingrédients qu'elle mélange avec soin, elle se rappelle, en revanche, de chaque effets. Elle s'efforce à gonfler ses poumons d'oxygène pour ne pas choir de cette euphorie qu'elle sent poindre entre ses cotes. Elle ferme les yeux, enfonce ses ongles dans les accoudoirs, se fait violence pour rester concentrer.
- C'était... comme si je prenais feu de l'intérieur, commence-t-elle à décrire cérémonieusement, oui, c'était comme un immense brasier dans mes veines.
Elle se cambre sur l'assise. Les images passées ravivent entre ses reins un besoin perfide et dévastateur.
- C'était... intense.

Elle secoue mollement sa petite tête, tente de se ramener à l'instant présent. Son regard se perd au-delà du néon qui agresse sa rétine. Elle se flagelle silencieusement pour ne pas céder à l'excitation cuisante qui lui enserre l'estomac. Diane n'est plus. Elle redevient cette pauvre petite chose suppliante, soumise et docile qui attend son heure. Alors, elle se redresse, incapable de tenir véritablement en place.
- Sygrid s'en va, annonce-t-elle plus pour patienter que par réelle nécessité.
Connait-elle la rousse ? Diane l'ignore. Et peu lui importe, à dire vrai. Avalon n'est pas de celle qui interroge. Elle écoute simplement. Elle passe une main dans sa chevelure, d'un geste à la fois fébrile et impatient.
- Elle m'abandonne. Alors que j'ai besoin d'elle. Elle part. Avec Gabriel. Elle part, et je ne sais pas ce que je vais devenir. Parce qu'elle est moi. Et que je suis elle.
Mais ceci n'a strictement aucun sens. Elle dissimule sa peine derrière ses paumes. Sygrid. Elle étouffe une plainte douloureuse entre ses dents serrées, puis relève un regard désespéré vers la brune.
- Tu... tu ne m'abandonneras pas ? Avalon, tu... ne me laisseras pas, hein ?



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Messages : 252 Je suis arrivé(e) le : 09/12/2015 Sous les traits de : Eva Green Je me dédouble : Maxence le Lepry-Chieur & Saf la dépressive - agressive Pseudo : Pims Crédits : Tumblr - Xelette - Swan Points : 6585

J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
inflexible. Par la pratique d’un supplice infini, je souffre pleinement dans mon corps immaculé. Je suis la muse oubliée des hommes. -



« Nous sommes ceux que vous ne voyez pas,
Parce que vous ne savez pas voir.
Nous prenons sans rendre.
La vie, la Mort.
Sans pitié.  »
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Dim 19 Juin - 12:36
Diane & Avalon




La torture interroge

et  la douleur répond.


Avalon sait que la relation qu'elles sont entrain de tisser est malsaine autant pour Diane que pour elle même. Elle sait qu'elle ne devrais pas ressentir le besoin d'apaiser la nécessite qu'elle à a se faire du mal, elle ne devrais pas lui montrer autant de gestes protecteurs, la laisser la toucher mais c'est plus fort qu'elle. Diane lui fait ressentir des choses qu'elle pensait impossible, elle veux en quelques sortes protéger cette petite chose vulnérable et dépendantes. Et elle préfère que ce soit elle qui lui fasse du mal, sachant ce qu'elle fait plutôt qu'elle aille quémander chez quelqu'un d'autre de beaucoup plus instable qu'elle. Malsain, c'est véritablement malsain mais Avalon n'a pas le cœur à repousser Diane, à l'empêcher de prendre sa dose. La voix de Diane n'est qu'un souffle de nécessite, Avalon ne réponds pas elle se rends compte que les visites de la sidh la font se sentir moins seule, plus vivante aussi quand elle utilise son alchimie sur elle. Ça la libère d'un poids dont elle ne connais même pas l'origine.

Elles vont donc dans le laboratoire d'Avalon, c'est l'endroit où elle se sent le plus à l'aise, là où le fantôme de Mathis ne viens plus l'atteindre. En fait en torturant Diane elle efface en partie ses propres démons, ses propres angoisses, comme une névrosée qui à besoin de se couper les poignets pour échapper à la réalité. Diane va s'asseoir en gémissant de plaisir alors qu'Avalon se penche sur ses notes tout en remontant ses manches, dévoilant clairement les marbrures violettes qui courent sur sa peau comme des sillons de sa propre agonie. Diane l'aide à se souvenir de ce qu'elle à fait la dernière fois, elle semble au bord de la jouissance, comme si le simple souvenir suffisait à lui faire du bien, à lui faire ressentir des choses.

« Venin d'aspics. Comme la reine Cléopâtre.»

Avalon suit ses notes du bout du doigts, la plupart des venins de serpents avaient tendance à brûler les veines et vu la quantité qu'elle avait envoyer dans le corps de Diane il n'était pas étonnant qu'elle se soit sentie brûler de l'intérieur. Les venins de serpents étaient les plu facile pour Avalon à synthétiser elle avait donc travailler sa maîtrise de la dose létale. Elle aurait aimer pouvoir tester les rayonnement gamma sur Diane mais elle prenait de gros risques en faisant ça, autant pour elle que pour son bébé parce qu'elle ne savais pas comment gérer la radioactivité. Et aussi parce que ça devait être abominablement épuisant. Ce que Diane ne savais pas et Avalon se disait bien qu'elle s'en fichait c'est qu'a chaque fois qu'elle venait, à chaque fois qu'elle l'a touchait elle envoyait du plomb dans son corps, pour voir les effets au long terme.

Se décidant pour tester le gaz sarin, elle n'en avait encore jamais fait l'expérience. Craquant ses doigts elle reviens vers Diane qui se redresse, quémandant la caresse létale que Avalon va lui offrir. Mais l'alchimiste se fige quand Diane se met à parler de Sygrid, cette traîtresse, cette meurtrière. Ses yeux s'étrécissent alors que la sidh s'épanche sur le départ de la faë. Avalon voit rouge, elle ne supporte pas d'entendre parler de la meurtrière de son très cher mari, s'en est bien trop pour elle. Sans se maîtriser elle gifle Diane, avec toute la violence dont elle est capable.

« Ne me parles plus jamais de cette meurtrière ! Que ce soit bien clair entre nous, elle à tué mon mari je ne veux plus jamais entendre son nom sous mon toit ou en ma présence tu m'as bien comprise ?! »

Puis reprenant un ton doucereux, elle saisit le visage de Diane du bout des doigts et lui remonte le menton pour qu'elle la fixe, comme si elle regrettait de s'être ainsi emportée. Malsain, très malsain. Elle caresse doucement la joue qu'elle à précédemment giflée.

« Mais moi jamais je ne te laisserais Diane. Jamais je ne tuerais l'être le plus cher à ton cœur, je suis peut être dure mais je ne suis pas cruelle comme elle. »  



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Agnus dei + Ft. Avalon

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