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Chéri, j'ai fait ton plat préféré! || Shea

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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Mar 26 Juil - 21:05

Chéri, j'ai fait ton plat préféré!






On aurait fêté nos treize ans de mariage...

On n'en faisait jamais rien, on n'aimait pas les fêtes. Mais elle serait rentrée avec un gâteau trouvé à la pâtisserie du coin, sûrement avec "bon anniversaire, Billy!" encore écrit dessus avec de la ganache sucrée et colorée. On aurait laissé les mioches chez des amis pour avoir la soirée rien qu'à nous. Juste nous deux. Comme c'était prévu dès le départ.
On aurait fait l'amour toute la nuit. On aurait eu un troisième gosse plus ou moins prévu. On aurait fait un vrai jardin. On se serait regardé, dans le noir, éclairés par les néons du bar d'en face qui éclairaient notre chambre, en souriant comme des cons. Elle m'aurait dit qu'elle m'aimait, j'aurais dit que je l'aimais. Et on se serait endormis là, sans vraiment se soucier de demain.

Ou de l'allumette égarée.

Je regarde la flamme de cette allumette entre mes doigts alors qu'elle danse en se moquant de moi. Je l'étouffe dans la gazinière pour allumer l'une des plaques de cuisson, faisant taire ce rire enflammé qui me met tant en rogne à chaque fois. Je viens de rentrer. J'ai fait un tour dehors pour me calmer les nerfs mais impossible de me retenir: j'avais faim. Et il aura suffit d'une petite blonde au rire incontrôlable pour que je lui vide le cou entre deux bennes à ordures. Quelqu'un l'a trouvera sûrement, et si Dieu le veut, l'emmènera à l'hôpital avant qu'il ne soit trop tard. J'ai encore ce goût métallique dans la bouche, de la chair arrachée au passage entre les canines. Si Juliette m'avait vu comme ça, elle m'aurait fuit. Mais j'en avais besoin. C'était ça ou perdre cette fausse vie qu'il me restait.
J'avais pris une douche en rentrant, pour me débarrasser de l'odeur et des giclées de sang sur mon sweat. Le goût était resté bien présent malgré tout. J'avais traversé ma chambre en me séchant les cheveux, caleçon noir et pantoufles en forme de lapins. J'avais acheté une Bible cette semaine. Faute de trouver des réponses à mon sujet dans d'autres livres, je m'étais tourné vers cette connerie qui ne quittait plus ma table de chevet depuis. J'avais beau parcourir chaque paragraphe, rien ni personne là-dedans ne m'expliquait ce que j'étais devenu. Tout ce que j'avais c'était le mot laissé par Blondie qui disait juste que j'aurais un peu soif dans les jours à suivre. Vampire, Succube, Zombie, je n'avais aucune idée de ce que j'étais.

J'avais besoin de sang, de chair, de faire quelque chose de ce vide en moi.

Je referme ce maudit bouquin en attrapant une cigarette du paquet posé tout à côté. Je flambe une nouvelle allumette ricanant et allume enfin ce petit bijou de nicotine. Un soulagement de quelques minutes seulement, mais c'était mieux que rien.
Je retourne à la cuisine, ou du moins les quelques mètres carrés de cet appartement qui servent de cuisine. J'ai envie de me sortir ce goût de la bouche. Mais j'ai rarement cuisiné. Alors j'ouvre le frigo, je réfléchis devant son contenu. Je le referme, j'oublie ce que je cherchais, puis je le rouvre en réalisant que je voulais simplement de quoi m'enlever ce goût âcre. Dans le bac à légumes, du poulet. Dans le bac à viande, du bœuf. Et dans le congélateur, un bras. J'avais pensé que congeler un plat lui permettait de conserver sa fraîcheur. J'avais dans l'idée que ça fonctionnerait aussi pour mes besoins. Je réfléchis quelques instants. Je pèse le pour et le contre. Et finalement j'enfile un tablier avant de poser le bras mort et à moitié gelé sur une planche à découper. Ça restait de la viande après tout. Humaine, certes, et dont j'avais vu le visage et bien plus quelques jours auparavant, mais de la viande toute simple.
Je sors un large couteau, j'entaille une partie, découpant des tranches presque régulières dans la chair glacée jusqu'à sentir la lame ripper contre le radius. Je dépose les tranches dans une assiette à part pendant qu'elles dégèlent lentement en créant de petits ruisseaux d'eau et de sang. Les os décharnés et la main raidie par la mort terminent dans une petite poubelle métallique. J'asperge les déchets d'alcool bon marché avant d'enflammer une énième allumette qui me rit au nez.

"Toi, ma belle, t'as intérêt à bien brûler tout ça..."

Je la jette dans la poubelle dont le contenu s'embrase immédiatement dans une odeur de cendres et de chair brûlée. Et pendant ce temps-là, je reporte mon attention sur les lambeaux de chair découpés avec soin. C'était sûrement cuisinable en steak ces merdes... On verrait bien ce que ça donnerait. Si c'était dégueulasse, ça finirait dans la poubelle avec les restants d'os et de papier.
La poêle à frire me semble toute désignée, je la laisse chauffée sur la plaque précédemment allumée et je rajoute de l'huile au fond avant de poser des tranches de chair par dessus. L'odeur n'est pas plus dérangeante qu'une autre, je me suis sans doute habitué à ce quotidien décadent. J'esquisse un fier sourire devant cette franche réussite insoupçonnée et je profite du temps de cuisson pour aller récupérer le cendrier dans la chambre et allumer la radio qui me gratifie d'un Stuck in the middle with you.
Ma cigarette terminée, je retourne dans la pièce principale où une épaisse fumée noire se dégage de la poêle.

Et merde.

Je réfléchis plus vite que jamais, je me précipite vers le lieu du drame pour étendre le gaz et éloigner la poêle de cette invention diabolique. Je ne tarde pas à tousser pendant que le nuage noir prend davantage de volume dans mon minuscule appartement. La poêle dans une main, j'essaye de faire de l'air en agitant l'autre avant de courir ouvrir la fenêtre. Sans courant d'air, la fumée peine à sortir. Je ne réfléchis plus, je jette le contenu de la poêle par la fenêtre, espérant ne pas tuer quelqu'un de peur 7 étages plus bas.
La poêle noircie termine sa course dans l'évier sous un filet d'eau froide tandis que je jette le reste de viande dégelée dans la poubelle éteinte. J'étouffe, je commence songer aux murs qui ne resteront pas blancs longtemps avec une telle fumée. Tant pis pour le voisinage, j'ouvre la porte d'entrée en grand et je laisse l'air circuler et se diriger vers la fenêtre dans un courant d'air salvateur. Je relève mes cheveux, le souffle encore écourté par tant d'émotions, et je me laisse glisser contre le mur face à ma porte pour finir assis par terre, dépité.

La prochaine fois, je commanderais une pizza.


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Sidh - Banshee
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Lun 1 Aoû - 15:17
Chéri, j'ai fait ton plat préféré !
29 juillet 2016

Après un froncement du nez, tu replaces ton sac sur ton dos et traverses la rue. Tu entres dans le grand bâtiment d'un pas plus mesuré. Ton regard accroche tout ce qu'il peut. Les boîtes aux lettres, l'état de l'entrée, la cage de l'escalier. Un sourire apparaît sur tes lèvres quand tu constates qu'il y a un ascenseur. Tu fais ton fainéant et l'appelle. Après le ding d'ouverture, tu pénètres à l'intérieur et appuies sur le bouton 9… mais il ne s'allume pas. Tu réessaies plusieurs fois avant de remarquer un petit papier griffonné scotché en-dessous des boutons : "L'ascenseur s'arrête au 6ème étage." Rien d'autre. Tu soupires.
Bien.

Tu appuies donc sur le 6 et, miracle, l'ascenseur s'élance. Tu patientes en pianotant des doigts sur ta cuisse et en fixant d'un regard intense le cadran qui indique les étages dépassés.
Tu es censé aller visiter un appartement au 9ème étage. Tu as décidé très récemment que tu devais te trouver un petit chez toi, même minuscule, parce que le vagabondage et l'intrusion chez les autres, c'est marrant un moment. Il s'agit d'une visite libre, du coup, tu viens quand tu veux aujourd'hui. Tu espère sincèrement ne pas avoir à faire plus de quelques visites avant de trouver un toit ; la perspective te gonfle à l'avance.

Le temps te paraît long et tu t'extirpes de la cabine dès que les portes ouvrent. Tu marques pourtant un arrêt brutal à peine as-tu fait trois pas. Tu fronces les sourcils en reniflant l'air. Ca sent le brûlé. Genre, vraiment beaucoup. Tu ne vois aucune fumée, alors tu t'empresses de monter les marches. Du moins, c'est ce que tu as dans l'intention de faire. Sauf que tu as à peine posé un pied sur la première marche que tu te dématérialises et te matérialises à nouveau à un étage au-dessus. Tu clignes des yeux, confus, alors que tu reposes ton pied et te stabilises inutilement avec tes bras.

Il s'est passé quoi, putain ? Ces pouvoirs à la con t'exaspèrent par moments. Tu as l'impression de ne plus avoir le contrôle de ton "corps". C'est très perturbant. Comme toute cette histoire de mort et de missions. Mais bon, heureusement qu'il n'y a personne ici. Allez-y pour expliquer à un humain ce genre de trucs.
Tu baisses les yeux et tombes nez à nez avec un homme.
Putain de merde.

Tu déglutis et paniques. Tu fais la première chose qui te vient en tête : faire comme si tout allait bien.

Tu pivotes légèrement sur toi-même, constates que c'est de la porte ouverte que s'échappe la fumée. Bien. Tu te retournes vers l'homme qui a pas franchement l'air désespéré et dis sur un ton naturel tout en montrant la porte derrière toi du pouce, un sourcil haussé : « Y a besoin d'appeler les pompiers ? »
Avec un peu de chance, il… Il… Tu ne sais pas. Tu vas devoir improviser.

Si Nina te voyait…
electric bird.

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Lun 1 Aoû - 18:31

Chéri, j'ai fait ton plat préféré!






C'est drôle quand on y pense...

Avec l'incendie que j'avais connu, les flammes dont j'avais été si près, j'aurais pu développer une véritable phobie du feu. Pourtant, c'était tout l'inverse. L'odeur de la fumée, la lumière des flammes, la façon dont cette force de la nature dévorait tout ce qu'elle trouvait simplement pour vivre. Dans ce petit purgatoire qu'était ma vie présente, le feu était d'un bienfait salvateur, comme un miroir de ce que j'étais devenu. Cet être qu'il était impossible de comprendre ou même d'approcher et qui prend des innocents pour subvenir à ses besoins.
Je regardais la fumée s'évader discrètement, inhalant encore un peu de sa cendre qui me fit tousser une fois de plus. L'effet était presque similaire à celui de la cigarette: le goût laissé était dégueulasse, mais on ne pouvait pas s'empêcher de continuer pour se sentir possédé un instant par la fumée qui investit nos poumons. Si douce souffrance. Avais-je vraiment besoin de ces flammes? Sans doute pas. Mais j'appréciais étrangement leur présence, comme une fascination étrange pour un tueur en série.

Tiens, un homme.

Sûrement un voisin qui a senti de la fumée et vient voir s'il doit sauver ses meubles ou si la situation est sous contrôle. Gagné, il me demande s'il doit appeler d'urgence les pompiers. Mon pauvre petit, si tu savais ce que c'était qu'un vrai brasier, tu ne t'alerterais pas devant un petit nuage noir comme ça. Vas plutôt vivre ta vie et retrouver femme et enfants ou n'importe quelle autre connerie chez toi...

"Pas la peine, c'est juste de la fumée."

Je me relève, le tablier encore taché par des giclées de sang et des traces de cendres maintenant. Le petit gars a l'air de complètement halluciner devant la situation. C'est vrai, on ne retrouve pas un clampin en pantoufles et caleçon dans les couloirs de son immeuble très souvent, mais ce n'était tout de même pas la fin du monde.
La fumée s'estompait doucement en s'évadant peu à peu par la fenêtre, me donnant le loisir de respirer à nouveau. Voilà qui me rappelait pourquoi j'avais toujours laissé Juliette cuisiner. Je n'étais pas franchement l'homme idéal. Et sans cette perle qu'était ma femme, je n'étais plus capable de rien. La preuve était là, dans cette poêle brûlée par un essai de cannibalisme raté et cette fumée qui me nargue et confirme que je ne devrais pas jouer avec le feu.
Je reporte toutefois mon attention vers l'homme à côté de moi qui ne doit pas en croire ses yeux. Et ouais, le quotidien de Dante Boogeyman, c'est ça. Bon courage pour suivre le rythme. Au moins, il n'a pas crié et ne s'est pas interposé avec un extincteur pour éteindre quoique ce soit. Il ne doit pas être si affolé que ça.

"Je viens de me souvenir pourquoi je ne cuisine jamais."

Parce que ça ne se termine jamais bien ça non plus. J'allais devoir me contenter de pizza et de mordre des petites blondes levées dans des bars à partir de maintenant. Fini de tenter des stupidités, ça pourrait attirer l'attention sur moi et me faire courir des risques de prison pour meurtres dont je n'ai vraiment pas besoin ces derniers temps. Et je n'avais pas non plus envie de voir d'incompétents pompiers éteindre quoique ce soit. Non, les flammes que je créais, je voulais qu'elles restent près de moi autant que possible.
Je retourne dans l'entrée de l'appartement pour constater que la poubelle aussi a fini d'avaler alcool et allumette. Je l'attrape alors qu'elle est encore fumante, légèrement tiède à cause de la chaleur. les braises semblent éteinte, je ne me pose pas davantage de question avant de retourner dans le couleur. Je repasse devant l'inconnu, poubelle à la main, afin d'en vider son contenu fait de cendres et de morceaux d'os tellement brûlés qu'il est impossible de les prendre pour des os humains. D'autant plus que leur exposition à la chaleur les a rendu friables et fragiles. Je ne risque rien. Je les jette dans le tiroir à déchets commun à tout l'étage. Sept étages plus bas, tout ceci finira dans la benne à ordures avec un tas d'autres dégueulasseries.

"Vous êtes nouveau dans l'immeuble?"

La scène est presque surréaliste. Le type ne le sait pas, mais je viens de jeter les restes du bras d'une femme juste devant lui. Je me soucis essentiellement de savoir ce qu'il fait ici. Curiosité sans doute. Et puis je me rappelle pas l'avoir déjà vu traîner dans par ici...


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Sidh - Banshee
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Mer 17 Aoû - 4:30
Chéri, j'ai fait ton plat préféré !
29 juillet 2016

Un léger malaise s'insinue en toi alors même que l'homme te répond que ce n'est pas la peine. Il n'a pas l'air inquiet malgré les volutes de fumée grise qui s'échappent par moments de sa porte d'entrée. Il ne semble pas non plus avoir vu quoique ce soit de ton arrivée. Tu te contentes donc d'un « okay » qui pourrait tout aussi bien être une question qu'une affirmation. Tu te tournes légèrement vers la porte et constates qu'en effet, aucun feu n'est visible. L'odeur et la fumée sont plus impressionnantes qu'autre chose. Tu es rassuré dans un sens et ton rythme cardiaque se calme peu à peu des différentes émotions précédentes.

L'homme se lève déjà, son tablier… plein d'un liquide rougeâtre qui te fait froncer les nez sans que tu ne le réalises. Ca coupe court à tes pensées et tu te demandes ce qu'il a essayé de cuisiner. Sans étonnement, ça ne te donne pas envie de savoir. Rien que la pensée te met mal à l'aise et tu ne comprends pas grand-chose à cette sensation. Ses mots te ramènent à lui et, comme précédemment, tu n'es pas certain de savoir trop quoi répondre, alors tu te contentes de laisser échapper un rire très léger.

Ce n'est qu'à ce moment-là que tu remarques qu'il est en boxer sous son tablier. Tu fronces imperceptiblement les sourcils alors qu'un sourire en coin apparaît sur tes lèvres. Tes yeux descendent automatiquement et tu tombes nez à nez avec des lapins. Sur ses chaussons. En d'autres circonstances, tu aurais éclaté de rire au vu du côté irréel de la scène. Là, le stress précédent, l'inquiétude pour la fumée et l'attitude tranquille de l'homme te perturbent totalement. Sans compter sur cette impression de malaise qui naît doucement dans tes tripes.

Tu décides cependant de laisser de côté tout ça et de n'en retenir qu'un seul fait : l'homme ne semble pas avoir vu ton arrivée comme par magie, c'est le plus important.

L'homme s'écarte sans un mot et retourne dans son appartement. Toi, tu souffles, tu te passes une main sur la visage et tu réalises que ton malaise s'apaise légèrement. Tu mets ça sur le compte de la pression qui descend. Tu fais rouler tes épaules pour les faire craquer, pour faire disparaître l'impression de douleur dans les articulations de ton dos. Ca n'aide pas réellement, ça calme un peu, peut-être.

Pensant que l'homme est retourné à ses affaires, tu en profites pour ressortir de ton sac le papier qui indique où se trouve l'appartement exactement. Tu en as oublié les infos avec tout ça. L'homme sort pourtant déjà de son appartement, une poêle à la main, le contenu largement brûlé. Tu relèves la tête lorsqu'il te passe devant et hausses un sourcil en l'observant jeter les aliments noircis dans le vide-ordure. Il te demande si tu es nouveau dans l'immeuble et ton malaise grandit. Tu as l'impression que les muscles de ton dos sont raides et tu t'empêches de grimacer simplement grâce à la bienséance. Tu hoches la tête pour t'aider à te reprendre, même s'il ne voit sûrement pas le geste. « Eventuel futur voisin. Je suis là pour visiter, déjà. » Tout en rangeant le papier dans la poche avant de ton sac à dos, tu montres du menton la poêle, un sourire amusé aux lèvres, maintenant que l'urgence est passée. « Je dois m'attendre à d'autres feux de joie si j'habite ici ? Je vous le dis, c'est pas mon meilleur profil, en calbut sur le trottoir, en pleine nuit et dans le froid, en attendant les pompiers. »
electric bird.

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Ven 19 Aoû - 14:14

Chéri, j'ai fait ton plat préféré!






Je le regarde de bas en haut.

Non, clairement. Ça ne doit pas être un cadeau de le voir dans le couloir au petit matin en caleçon. En même temps, j'étais bien loin d'être intéressé par un type à peine plus jeune que moi et inquiet à la moindre flamme. Ah, les gens d'aujourd'hui... Un petit feu et on compose le numéro des urgences, juste au cas où. C'est pas tes meubles Ikea et ton nouveau canapé en cuir qui te manqueront le plus si un incendie se propage...
Mais ce serait peut être le premier voisin de l'immeuble avec qui je n'aurais pas de querelles de voisinage. Ce n'était pas le cas des habitants de cet étage qui en avaient déjà assez de voir les allers et venus dans mon appartement et surtout les portes qui claquent en pleine nuit quand je rentre du travail. J'aurais pu faire des efforts, mais je vivais la nuit et les murs étaient fins comme du carton par endroit.
Dans l'appartement d'à côté, j'entendais fréquemment des miaulements et les intrigues navrantes de séries télévisées de type soap. Et un jour, j'avais descendu mes poubelles au mauvais moment. J'étais tombé sur une vieille femme courbée par le temps qui avait elle aussi des ordures à descendre. Une chance, les odeurs de thon en boîte et de naphtaline avaient couvert mes propres déchets et leur pestilence, et la discussion s'était doucement installée autour des chats et leur mode de vie. J'avais eu le malheur de plaisanter au sujet des vieilles folles aux chats et depuis... C'était plutôt froid entre elle et moi.

"Bonsoir, madame Abernathy!"

La vieille peau venait de passer dans le même couloir que le futur voisin et moi. Et j'avais eu l'audace de lui adresser un signe de main poli et un sourire avec cette interpellation. Je n'avais récupéré en retour qu'un signe bien moins poli que le mien et un regard de mort. Une vieille momie qui vous déteste et vous dit fréquemment d'aller vous faire foutre, rien de tel pour entretenir de bonnes relations avec son voisinage...

"Elle m'aime pas beaucoup... Enfin au moins cette fois elle a daigné me regarder en face. Y'a du mieux."

Un progrès certain.

"Ne vous en faites pas pour les incendies. Je risque pas de me remettre à la cuisine. En revanche, concernant Madame Abernathy, elle pourrait bien foutre le feu à mon appart. Je garantis pas que je pourrais y faire quelque chose."

Vieille folle. Elle était tellement âgée qu'elle avait du tutoyer le Christ. Elle serait la dernière personne à appeler les pompiers. D'ailleurs la fumée ne l'avait même pas interpellée. Soit elle était pratiquement aveugle, ce que je voulais bien croire au vu de ses lunettes épaisses comme une vitre; soit elle n'était plus étonnée par les accidents que je provoquais à cet étage.
Je n'avais pas vu le futur locataire arriver. Je doutais qu'il ait visité un appartement du septième, je connaissais déjà trop bien le voisinage pour croire que quelqu'un ici avait déménagé dans le week end. Ca faisait à peine un mois que je vivais ici et pourtant j'avais déjà mes petites habitudes et mes problèmes. Ca ressemblait à un véritable running gag entre la vieille folle aux chats et moi. Je lui faisais des crasses, elle m'en rendait le double. Et comme je n'essayais pas de m'excuser, on en restait à ce type de relation étrange où le but est de fermer la porte de l'ascenseur avant que l'autre ne l'atteigne. J'espérais juste que je n'allais pas devoir vivre ça avec tout l'immeuble. Au moins, le nouveau venu avait l'air moins facile à agacer, ce qui n'étais pas désagréable. Et puis, il aimait les blagues de caleçon. Un bon point sachant que j'étais toujours dans le couloir en boxer noir.

"A part ça, c'est un quartier sympa. Bon, c'est un peu craignos la nuit et y'a eu un rat la semaine dernière mais sinon, c'est plutôt bien. En plus au final c'était pas un rat, juste le chihuahua de la blonde du troisième."

Je laisse la stupéfaction d'installer un instant.

"... Je déconne. La pire chose qui puisse vous arriver ici c'est de croiser Madame Abernathy en peignoir dans le couloir."

"J'AI ENTENDU, PETIT CON!"

"Ah, elle a remis son sonotone..."


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Dim 4 Sep - 17:59
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29 juillet 2016

Suite à ta blague, son regard descend et remonte sur toi d'une manière que tu ne saurais interpréter mais ça te plaît moyennement. Tu n'y vois aucune intention de reluquage mais tu y sens un espèce de jugement qui te donne envie de claquer des doigts devant ses yeux et de le rappeler à la politesse. Tu n'en fais cependant rien. Ton attention est accaparée l'espace d'un instant par une légère vague de douleur dans ton torse. Tu fais rouler ton épaule gauche par réflexe ; la douleur se dissipe un instant mais revient instantanément, plus forte.

C'est à ce moment-là qu'une dame assez âgée passe près de vous. Tu fais comme l'homme et lui souhaite aussi « bonsoir » . Autant elle lui répond de manière assez hostile, autant elle t'ignore totalement. Tu te fais la réflexion que Mme Abernathy doit faire partie des ces vieux qui restent debout dans les transports en commun parce qu'ils ont saoulé les autres passagers ; de ces vieux qui se collent aux gens pour leur faire comprendre qu'ils veulent leur place.
Tu offres une grimace à l'homme pour compatir quand il t'explique que c'est mieux qu'avant. Tu n'imagines même pas ce que ça doit être en temps normal.

Tu glousses à ses paroles suivantes et passes machinalement une main sur ton flanc gauche sous la douleur. Tu sens que ce n'est pas là mais plus à l'intérieur, mais tu n'as aucune idée d'où ça vient. Plus le temps passe et plus tu commences à te sentir mal. Ton corps essaie de te dire quelque chose mais tu n'as aucune idée de quoi. Alors tu te concentres à nouveau sur l'homme. « J'ai l'impression que personne pourrait y faire quelque chose, à vrai dire… A part peut-être la mort elle-même. » Tu le dis sur le ton de la blague, de ta voix basse et tranquille, mais tu te fais la réflexion que ça risquerait d'être toi qui annoncerais sa mort si tu habitais là… et la pensée te fait grimacer intérieurement.

Tu écoutes la suite… et le fixes, perplexe. Autant tu n'as pas beaucoup d'exigences, autant croiser des rats à chaque fois que tu sors de chez toi… Je déconne. Tu laisses échapper un rire un peu nerveux qui devient plus naturel lorsque la vieille dame hurle qu'elle a entendu ton futur voisin. Tu continues sur le même ton plaisant mais plus bas : « Elle est en forme pour son âge... » Tu grimaces un peu sur la fin parce que la douleur s'intensifie et que tu veux le cacher. Ca devient franchement inquiétant.

La conversation se poursuit tranquillement et amicalement. Vous échangez notamment vos prénoms et, tu ne sais trop comment, vous en venez à parler de tatouages. Tu lui conseilles la boutique de Nina car, de ce que tu as vu, elle se débrouille vraiment pas mal. Puis, ça fera toujours un client de plus pour ta guide. Seulement, au bout d'un petit moment, tu dois te rendre à l'évidence : la douleur devient bien trop intense pour que tu puisses la cacher réellement et suivre une conversation correctement. Ton corps te fait savoir que tu dois déguerpir de là. Alors tu l'écoutes sagement.

Tu replaces le sac sur ton dos puis lui tends la main. Main qui se crispe douloureusement et tu te demandes si ton corps est pas en train de te faire sa crise d'adolescence avec ses putains de caprices illogiques. Tu fais tout de même bonne figure en serrant la main de l'homme tout en disant : « Je vais vous laisser. Faut pas que je tarde trop pour la visite ; ce serait con que l'appartement me passe sous le nez. » Tu souris légèrement. « Mais merci pour le topo, mec. » Tu retires ta main qui se détend légèrement la connasse, comme si c'était Dante qui te faisait cet effet-là. Ce qui n'a aucun de sens. « Bon courage pour… » tu montres du doigts les étages inférieurs, d'où la vieille n'est pas encore remontée.

Une fois la rencontre terminée, tu te dépêches de monter les escaliers jusqu'au 9ème étage et tu sens la douleur se calmer petit à petit… Tu n'y comprends rien mais ce n'est pas le moment d'y penser. Le principal est que tu sois moins mal pour la visite et le propriétaire qui, se trouve sur le palier, te salue déjà.
electric bird.

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