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Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui. || Nina

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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Sam 10 Sep - 15:50

Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui.






Le bruit du crayon sur une feuille.

Pourquoi ça me calmait tant? Ca m'empêchait de réfléchir pendant mes insomnies, ça me tenait occupé quand je m'ennuyais, ça me faisait entrevoir le monde différemment. Je ne dessinais pas juste le type là-bas, adossé à une rambarde, je dessinais ce personnage mystérieux qui attendait quelqu'un avec une certaine appréhension. J'avais un carnet plein de ces moments de vie volés à l'insu de mes modèles.
Mais ce n'était pas toujours des instants saisis comme un cambrioleur. Certains de ces dessins, je les avais mis en scène. J'avais Juliette au début de ce carnet, j'avais Aldous aussi, mon tatouage, Nina. Toutes ces petites choses qui avaient façonné ma vie et influencé ces pages blanches. C'était tout ce qui me ramenait à la raison quand je me sentais divaguer vers la folie.
Je n'avais tué personne depuis quelques temps déjà. je préférais m'affamer plutôt que prendre de nouveau une vie. J'étais plus insomniaque que jamais à cause de ça, mais je me sentais étrangement bien. J'avais le sentiment de laver ma conscience en quelques sortes.

Je voulais cesser d'être un monstre.

Le jour d'avant, j'avais même fait des excuses à Nina pour la façon dont on s'était quittés la dernière fois. J'avais été surpris des plaisanteries que l'on avait pu se permettre après quelques messages. Je n'étais pas aussi expert que l'on pouvait le penser avec les femmes. Je savais les séduire pour arriver à mes fins, mais dès que j'avais le moindre attachement pour elle, je perdais la moindre faculté pour leur parler. Même à l'écrit.
On devait se retrouver ici même, aujourd'hui. Je craignais de souffrir encore jusqu'à en perdre connaissance, mais ma plus grande peur était de l'effrayer elle. J'avais manqué de tout gâcher en l'embrassant. Et même si j'avais eu ce geste simplement pour voir jusqu'où irait la brûlure intense qui me gagnait dès qu'elle m'effleurait, une part de moi ne regrettait rien. J'avais voulu le faire dès que je l'avais vue. Mais je n'en avais réellement rêvé qu'après avoir vu ce qu'elle cachait sous son visage d'ange.

Elle avait connu l'Enfer.

Je pose mon crayon, mon carnet. Je reste assis sur ce banc en regardant mon modèle improvisé repartir avec une dame. J'avais eu le temps de l'esquisser elle aussi, pour me rappeler que cet inconnu sur mes pages n'était pas resté si seul très longtemps. Je colle mon dos contre le dossier en bois, lever les yeux vers le ciel de ce début d'automne. J'avais une préférence pour l'hiver, mais j'avais une affection toute particulière pour Halloween et je me ravissais de voir ces festivités approcher. Je sors une cigarette, mon briquet, et je ne traîne pas avant d'expirer ma fumée en faisant cliquer continuellement mon criterium contre mon jean. Le stress? Il y a des chances. je n'avais pas revu Nina depuis près d'un mois et entre temps, j'avais faillit mourir de la main de Gabriela. D'ailleurs j'avais rencontré Gabriela, et sa présence dans ma vie m'avait fait de nouveau commettre certains erreurs irréparables.
Le souvenir de ce baiser volé me revient à l'esprit. J'avais des regrets immenses vis à vis de ce geste, mais je ne pouvais pas m'empêcher de sentir mon coeur accéléré quand je repensais à cet instant. La douleur aurait pu me tuer, j'en étais certain. Mais, malgré cette souffrance, je n'avais pas que de mauvais souvenirs de ces quelques secondes hors du temps. Dans une autre vie, peut-être que... Non. Sûrement que non en fait. Peu importe ma vie, ma mort, mon existence, j'étais toujours un beau salaud et Nina méritait mieux que ça. Elle avait du épouser un immonde bourreau, elle avait droit à un prince charmant après de tels événements.

Au moins un prince...

Je soupire ma fumée en reprenant mon calepin pour le feuilleter. Tous les dessins étaient datés, certains avaient même des annotations du lieu ou de l'heure. Dans la poche, à la dernière page, il y avait même une feuille pliée en quatre d'un dessin de Tyler et Amélia. Je le replie aussitôt, je préférais l'oublier immédiatement. je ne me rappelais même pas l'avoir glissé là un jour. Ce devait être une de ces oeuvres d'art qui datait de leurs premiers essais avec un crayon. Mon coeur manque un battement avant de reprendre son rythme lent. C'était toujours une torture de repenser à cette période. Ces souvenirs étaient tous teintés d'une couleur rouge, comme celle des flammes qui avaient dévoré ma vie heureuse. De souvenirs joyeux, ils étaient passés à réminiscences douloureuses. Je n'y pouvais rien.

J'espérais seulement que Nina n'allait plus tarder.

J'avais besoin de me changer les idées. Et plus que tout, J'avais besoin de la voir. Les messages, c'était froid, étranger, triste. Je savais que j'allais encore serrer les dents dès qu'elle serait près de moi, mais je voulais la revoir, elle et sa joie de vivre, son empathie, tout son être. J'imaginais une seconde l'effet que sa disparition aurait sur moi. Ce n'était pas si éloigné de ce que ce vieux dessin m'avait fait éprouver. Dire adieu à quelqu'un, ce n'est jamais facile.

Je souhaitais ne jamais avoir à le refaire.



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Messages : 128 Je suis arrivé(e) le : 25/04/2016 Sous les traits de : Katherine mcnamara. Crédits : Bazzart. Points : 2130 J'ai : huit cent trente deux ans. Age d'apparence : une vingtaine d'année. Je travaille comme : tatoueuse. Actuellement, je suis : amoureuse. Espèce : Banshee. Niveau social : Aisée, merci à ses huit cent piges d'économie!

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Dim 11 Sep - 22:12


❝Dante x Nina

   ♡  Roméo, mais pourquoi es tu Roméo ?

Tu scrutes ton reflet dans le miroir. Ta silhouette est flou et indiscernable sous toute cette buée. Tu ne vois qu'une vague masse de chair et de chevelure rousse. Tu ne te souviens plus de la dernière fois où tu t'es sentis belle et désirable. Tu avais toujours fais très attention à ton apparence de sorte qu'elle aille de pair avec le siècle en cours. Cependant, tu te trouvais fade et sans couleur. Outre tes multiples cicatrices, nulles ombres ne venaient tacher ta candeur. Tu étais, et resterais, pour toujours et à jamais, cette gamine d'une vingtaine d'année tout juste à la crinière de feu. Ton souvenir même ne serait qu'un triste passage éphémère sur les mémoires humaines. Pourquoi en étais tu arrivé à une telle conclusion ? Quel était ce donc que cette nouvelle idée noire qui germait progressivement en ton sein ? En huit cent ans, tu ne t'étais jamais réellement posé la question. C'était naturel, innée. Tu n'avais jamais voulu voir ton corps mûrir puis vieillir. Cela dit, c'était pourtant tout ce que toute femme recherchait dans son épanouissement personnel. Elles se souhaitaient enviées, et désirables. Or, tu n'aurais jamais cette chance. De voir tes atouts un peu plus mis en valeurs par l'âge. De passer par toutes les étapes de la vie. Peut - être était - ce ce genre d'expérience qui te manquait  et qui te rendait si infecte avec ton propre corps ? Tu n'en n'avais jamais eux honte. Certainement parce que tu t'étais toujours conforter dans l'idée qu'il était bon pour toi d’exhiber tes blessures comme des trésors et non comme déshonorante.  Alors pourquoi pensais tu donc à ça ?

Dante.

Tu passe ta main sur le miroir, effaçant une partie de la buée présente. Ton visage apparaît tandis que ton apparence te saute aux yeux. L'espace d'un instant, tu avais essayer toutes les combinaisons possible et imaginable. Tant et si bien que tu en avais presque oublié que ça, cette image renversé, était bien ton propre reflet. C'était toi. Bien toi. Tu soupires à peine et vint tresser la longue chevelure dans l'unique but qu'elle ne vienne pas gêner la fameuse étape maquillage. C'était étrange de vouloir s’apprêter pour sortir. Oh tu n'étais pas asociale au point de ne jamais  compter sur quelques rendez - vous ! Mais à vrai dire, tu les acceptais rarement. Surtout venant d'hommes. Tout bonnement parce que les quelques mâles qui t'approchaient était de brève connaissance de comptoir légèrement arrosé avec lesquelles tu t'étais amusé. Rencontre qui ne t’intéressais pas plus que ça en soit et pour lesquelles tu ne ferais pas l'effort d'une telle préparation. Tu avais envie d'être jolie. De te sentir belle à tes yeux pour être plus décontracté. Moins stressé de paraître laide. Pourtant, tu n'avais jamais eux réellement besoin de faire trop d'effort pour ne pas l'être. Cela dit, c'est un jour particulier. Une rencontre particulière. Tu appliques  un léger fard à paupière couleur champagne, le fondant rapidement à l'aide de tes pinceaux. Puis, tu recourbes tes longs cils avant de les maquiller de mascara. En haut, comme en bas. Tu colore tes lèvres d'un gloss rose mat, nouveauté d'une x marque qu'une amie voulait te faire tester. Tu ajoutes quelques gouttes de parfum sur ton décolleté et tes poignets, vieille habitude des années 30. Tu détaches tes cheveux et brosse lentement chacune de tes boucles. Patiemment. Tes iris suivant la brosse monter et descendre le long de tes mèches. Finalement, tu enfiles une petite robe en dentelle verte et une paire de ballerine noire. Te voilà fin prête. Tu te regardes une dernière fois dans la glace espérant voir ce petit quelques choses qui pourrait plaire à Dante.

Pourquoi voudrais tu lui plaire d'ailleurs ?

Tu claques la porte de ton appartement, verrouillant celle ci. A tes pieds gigote ton adorable petit chiot. Tu ne l'avais que depuis quelques semaines mais il te rendait autant d'amour que possible. C'était pourtant à peine croyable qu'une si petite chose puisse arriver à ce miracle. Cela dit, votre rencontre avait pas été si riche en émotion que votre relation en était que plus profonde. C'était un soir où tu rentrais du travail. Tu refaisais pour la millième fois, le même chemin. Un léger bruit avait attiré ton attention dans l'une des ruelles jouxtant ton logis. Tu n'y avais d'abord pas prêter attention. Mais ce n'est que bien plus tard, en voyant le torant des eaux se déchener en plein milieu de la nuit que tu avais capter l'invraisemblable. Tu étais sortis en courant, pratiquement nue puisqu'en pyjama. Le petit chien se noyait presque dans le caniveau, emporter par les flots. Tu l'avais donc pris sur toi, et l'avait garder quelques temps chez toi. Au final, sa joie de vivre te faisait doucement rire et quelques parts, tu en avais besoin. Il était le petit rayon de soleil qui manquait à ton existence. Enfin, aujourd'hui, c'était un peu particulier. Outre le fait qu'Abraham - le petit chien - soit comme ton petit bébé, tu ne l'avais jamais montrer à qui que ce soit. Même tes proches. Tu le considérais encore trop petit pour se mesurer à la vie extérieur. Surtout la tienne puisque ton monde diffèrait légèrement de ceux d'humains tout ce qu'il y avait de plus classique. Tu parcours donc la ville à pied, le petit animal ne te quittant pas d'une semelle. Attiré par toutes ces nouvelles odeurs, il fallait sans cesse que tu le surveille. Sans quoi, il s'éloignait et tu craignais de le perdre.

Il ne te faut pas moins d'une petite demi heure pour arriver enfin sur le lieu de l'invitation. Le parc était gigantesque. L'activité y était clairsemer. Les enfants sortant de leurs derniers cours s'activaient à jouer à cache - cache, pour les plus jeunes. Certains s'allongeaient sur l'herbe afin de profiter du soleil. D'autres se contentait de passer sur les chemins. Toi, tu cherchais avidement la silhouette de ton Stryge. Tu stressais. Tu avais peur qu'il ait mal. Peur qu'il ne veuille plus te voir, finalement. C'est quand tes yeux se posent sur sa carrure que tu perds définitivement bien. Au delà de ça, il t'avait manqué. Un mois avait passé depuis votre dernière rencontre. Tes doigts caressent ta bouche en repensant à votre baiser avant que tu ne déglutisse péniblement. Tu pousses un soupire, essayant de te redonner du courage. Le regard enjoué d'Abraham te fait doucement sourire. Allez Nina, ce n'est pas comme si tu n'avais jamais embrasser personne, penses tu. Tu avales les quelques metres qui vous sépare mais reste tout de même à un bon mètre cinquante de distance de lui. Surtout pour le préserver. Tu ne voulais pas le voir souffrir à nouveau. Pas à cause de toi. Ton sourire se fait plus timide lorsqu'il te regarde enfin. Le petit chiot pousse quelques aboiements craintifs avant que tu ne t'abaisses quelques instants pour le prendre dans tes bras. L'animal se cale confortablement contre ta poitrine et se laisse bercer, aussi aisément qu'un enfin. " - Dante, je te présente Abraham. " déclares tu d'une voix qui se laissait aller à la tendresse. L’intéresser aboi encore à son prénom et se tait rapidement. " - Comment.. vas tu ? " demandes tu alors, essayant de briser la glace. Surtout pour faire taire cet affreux tambour cardiaque.

Il t'avait manqué. Horriblement.
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Lun 12 Sep - 0:37

Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui.






Nina.

Je relève les yeux vers elle, je sentais un picotement au fond de mon torse en la voyant s'approcher. Elle reste à l'écart, loin de moi, sûrement pour s'épargner les tourments de notre dernier rendez-vous. je ne peux pas m'empêcher de le regretter. J'aurais voulu qu'elle vienne au plus près, même si c'était égoïste et indécent de ma part.
Je referme mon calepin en repliant rapidement le dessin infantile dedans. Je n'avais pas envie de penser à tout ça maintenant, ni jamais en réalité. Je préfère baisser les yeux vers l'espèce de gremlins que Nina présente comme étant Abraham. J'étais presque rassuré qu'il ne soit qu'un chien et pas un ami de longue date, un père, ou un fiancé parfait. Cette idée seule fait manquer un battement à mon coeur. L'hypothèse seule que Nina pouvait déjà avoir quelqu'un dans sa vie me rendait déjà fou alors que je ne pouvais même pas me permettre de l'avoir comme amie. Elle qui est si douce et si innocente, je ne parviens pas à l'imaginer intime avec moi, avec cet être que je suis devenu.
Je reviens dans le présent quand Nina me demande comment je vais. Je suis tenté de dire que je vais à merveille maintenant qu'elle est là, mais ce serait un peu présomptueux et avec une telle distance entre nous, je ne savais pas encore si j'irais bien très longtemps.
Avec la faim qui me gagne par ailleurs, je ne me sens pas au meilleur de ma forme. Le sang de sidh que j'ai avalé ne m'infecte plus, mais m'empêcher de tuer était plus dur que je ne l'imaginais. Je refusais que Gabriela mette les pieds chez moi. j'avais dit à Aldous que je ne la supportais plus, mais la vérité, c'est que je ne voulais pas risquer de la tuer dans un accès de rage.

"Ça va plutôt bien." compte tenu de tout ce que je m'inflige "Et toi?"

J'ai presque la voix qui tremble. Je me lève pour me redonner un peu de contenance et ne plus avoir l'air d'un adolescent intimidé. Nina me met dans un tout autre état d'esprit. Je ne me sens plus comme ce monstre sanguinaire, ni comme un veuf éploré. Je suis simplement... Dante. L'humain que j'étais avant Ottawa.
Je fais un pas dans la direction de Nina, puis un autre, et finalement, je me retrouve devant elle, non pas comme deux inconnus à deux mètres de distance mais comme des amis qui se retrouvent. La douleur n'est pas présente, pas autant que je l'imaginais. Je me sens vaguement engourdi, mais c'est très supportable, je m'en étonne presque en baissant les yeux vers mon corps plus que normal. Je ne tremble même pas, contrairement à la dernière fois que Nina m'a vu. Je relève un peu les yeux vers elle avant de glisser les doigts dans mes cheveux pour les remettre en arrière, esquissant un semi rictus de fierté par rapport à cette découverte encourageante.

"C'est même presque étonnant que j'aille si bien, mais je vais pas m'en plaindre."

Je jette un regard vers le petit chien et son air béat. J'éclate de rire en le voyant sortir sa langue comme un abruti. J'avais toujours voulu un chien, peut-être deux, mais je n'en avais jamais eu l'occasion. Je me fait rapidement taire en arrêtant de regarder ce foutu chien avec sa tête drôle à en crever.

"Désolé..." je me mords la lèvre pour ne pas rire aux éclats une seconde fois "Il est mignon."

Je sens mon coeur s'accélérer, pas de douleur mais simplement de honte à cause de ma réaction improbable. Je n'aurais même pas su dire depuis combien de temps je n'avais pas rit de cette manière. Ni même rit tout court. La présence de Nina rendait tout tellement intemporel, tellement idyllique. Sans la souffrance de ma condition de carnassier, c'était vraiment un idéal incroyable.
Je me sens tellement bien que je m'autorise à regarder la tenue de Nina pendant une seconde où elle a les yeux ailleurs. Ça lui allait si bien ce vert. Je me prenais à envier ce chien et sa place de choix, un peu comme Roméo enviait le gant qui frôlait la joue de sa Juliette. J'avais une horreur infinie pour ces métaphores shakespeariennes et leur stupidité, mais c'était peut-être juste les sentiments qui rendaient les choses si idiotes sans raison. J'avais la chance d'être un humain de chair et de sang. Enfin, aussi humain qu'elle l'était. C'était une chance bien meilleure que d'être un chien ou un gant.
Elle a un cou étrangement attrayant. Je ne savais pas si c'était l'envie de chair qui parlait ou mon attirance pour elle, mais si j'en avais eu l'occasion, j'aurais été tenté de mordre cette partie de son corps. Tant pis si le sang de sidh me tuait pour ça. Ça en aurait valu la peine.

Nina valait bien toutes les peines du monde d'ailleurs...

"Quand tu m'en as parlé, je m'attendais à ce que tu ramène ton fils ou un ami à toi... J'aurais du me douter que c'était un petit chien. J'ai toujours pensé que t'étais plutôt chien que chat."

L'idée qu'elle aurait pu ramener son fiancé me revient en tête. J'en serais mort sur place si Abraham n'avait pas été ce petit chien qui prêtait tant à rire.


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Lun 12 Sep - 1:37


❝Dante x Nina

   ♡  Roméo, mais pourquoi es tu Roméo ?

Il va bien. Et a vrai dire, c'est tout ce qui t'importe. Tu te contre foutrait qu'il ne s’intéresse pas à toi. Tu te contre foutrait qu'il n'arrive pas à gerer sa soif de sang. Tu te contre foutrait qu'il couche à droite comme à gauche. Oh oui, tu n'en aurais strictement rien à faire, si il était en mesure de te promette qu'il allait bien. Tu n'avais que ça en tête. Que cette horrible sensation de ne pas lui être utile. Pire encore ; de lui être néfaste.  Cependant, tu aurais beau te laisser aller à croire ta conscience de Banshee, tu n'aurais pas réussi à lui faire entre raison. Ni à lui, ni à toi. Tu n'avais pas envie de le quitter, encore moins qu'il te dise que la seule relation possible ne soit que fictive. Un simple clavier de téléphone portable et quelques mots sans sentiments ne t'auraient pas plus blesser. Etant donner que tu te trouvais enfin devant lui, tu pouvais entièrement mesurer la force de tes sentiments, aussi étrange que cela puisse paraitre. Et malgré le fait que tu puisses en avoir peur, peut - etre même honte, il fallait te rendre à l'évidence. Tu lui vouais un amour qui dépassait de loin les limites du raisonnable. Que dirais ta pauvre mère ? Elle te gronderait, probablement. Te priant de mettre en avant tout tes atouts pour lui plaire afin qu'il te demande en mariage. A cette simple pensé, tes joues virèrent aux rouges. Non de dieu. Nina, marié ? C'était une prouesse qui releverait du miracle ! Il en faudrait beaucoup à celui qui aurait le courage de te demander ta main. Certainement parce que tu lui dirais non. Tu ne pouvais t'offrir un tel luxe simplement par envie. Imaginez seulement l'idée ! Une Banshee, vieille de presque milles ans, se marier ? C'est comme donner un carrer de chocolat à un diabétique. Lorsqu'il aura terminer de savourer son plaisir sucré, il n'aura plus le droit d'en prendre, sans quoi, il mourra. Tu allais probablement être dans le même étât si tu perdais ton époux. Tu n'arriverais pas à tourner la page et il serait fort probable que tu chavires vers les Ombres.
Enfin, toujours est - il qu'il était certain que ton attirance pour lui n'était pas que fictive. Il avait le don d'arracher à ton âme un morceau de sentiment si pur que ça te blessait. Non pas de le ressentir, mais de ne pas le partager. Devoir le cacher, le garder pour toi. C'était évident qu'il ne ressentirait jamais de tel émotions à ton égard. M'enfin, regarde toi ma poule ! Une si vieille dame dans le corps d'une adolescente presque pubertaire. Ce qu'il ajoute te fait un peu plus sourire. Ce n'est pas un mensonge alors, il va vraiment bien. Peut - etre a t - il comprit le mécanisme et qu'il arrive désormais à controler la douleur ? C'est vrai que cette souffrance ne te fait plus grand chose. Mise à part un leger engourdissement de tes membres, quelques picotements plus puissants lorsqu'il se rapproche. Enfin, rien de franchement très scindant. Tu avais appris il  y a longtemps, et à force d'expériences divers et variés, qu'il était nécessaire à ton bien être de refouler ce mal. Cela t'avait pris un bon siècle pour y arriver cela dit. Mais tu avais tout le temps du monde devant toi !  Tu l'avais compris en fetant ton cent vingtième anniversaire. Précis ? Oui. A vrai dire, c'était bien parce qu'il y avait une raison. Tu avais rencontré ce jour là, une banshee, si vieille que tu doutais réellement de sa sincérité. Tu pensais cela impossible. Mais finalement, peut - etre pas. Son corps était celui d'une trentenaire, joliment entretenue, elle était rayonnante de bonheur. Chose qui te faisait chaud au coeur, à cette époque. Elle t'avait raconté milles histoires toutes les unes plus folles que les autres. Tu ne faisais qu’acquiescer sans réellement y croire. Pourtant, aujourd'hui, tu te trouvais bien bête d'avoir douter de sa parole.

Son rire te ramène brusquement à la réalité. Et quel rire ! Tu ne l'avais vue que rarement sourire, alors s'esclaffer de la sorte te procurait une drole de sensation. En fait, tu te détendais complètement. Telle une douce mélodie, elle avait su te mettre un peu plus en confiance. Tu avais ris quand il s'était excusé, le regard pétillant de joie et de bonne humeur. Peut - être même d'un peu de ton amour. Tu lui souris doucement, caressant à peine le pelage bouclé de l'animal. " - Bien sur qu'il est mignon, c'est mon bébé après tout ! " déclares tu, fier de ton petit chiot. Tu le couves des yeux, le serrant affectueusement contre toi. Il relève brusquement le nez vers toi et avance sa truffe. Reflex, ou instinct maternelle, tu ne sais pas, tu frottes le bout de ton nez contre le sien. Il aboit encore une fois, sortant sa langue. Tu écartes ton visage du sien avant de le poser à terre. Il semblait un peu plus en confiance que précédemment. Effectivement, au lieu de venir se cacher derrière tes pieds, il s'aventure dangereusement vers Dante. Il renifle d'abord prudemment son odeur jusqu'à éternué. Tu souris un peu plus, le suivant des yeux. Il frotte son crane contre la jambe du Stryge avant de sautiller un peu partout tout autour de lui. Là, il allait bien. Comme toi. Comme Dante. Là, tout allait bien.

Tu sens son regard pesé sur toi, et comme par magie, tes joues rougissent de nouveau. Il était temps que tu t'habitue à ce genre de situation. Rien n'y faisait. Il te plaisait, c'était inconcevable qu'il en fusse autrement. Tu réagissais sans que ta logique ne le comprenne. N'était - ce pas donc cela ? Le coeur à ses raisons que la raison ignore ? Probablement. " - Non, j'ai tout le loisir de voir mes amis. Toi c'est différent. " échappes tu avant de rougir, une nouvelle fois. Tu baisses les yeux vers Abraham, espérant qu'il n'ait pas vraiment pris cette déclaration avec énormement d'attention. Il t'avait manqué, et tu étais bien lorsqu'il était près de toi. Pourquoi devrais tu mentir ? Tu avais toujours su faire preuve d'une très grande franchise. Oui, mais tout se bousculait. Tu n'avais jamais vécu cela. Tomber amoureux, c'était une expérience toute nouvelle pour toi. Il t'en fallait beaucoup pour te destabiliser, et Dante était une des rares personnes a en etre capable. Alors non, tu ne voulais pas qu'il te sache si faible à son égard. Peut - etre que tu voulais compenser ce manque de confiance en toi physique par une sorte de mystère planant sur tes sentiments ? Peut - etre. Si seulement tu te permettais un peu plus de familiarité, ce serait d'autant plus flagrant. " - J'aime les animaux. Je ne sais pas vraiment si je préfère chat ou chien. Beaucoup ont partagé ma vie. Mais c'est vrai que ça fait deux ou trois siècles que je ne m'étais pas permise d'en adopter un. J'espère qu'il sera heureux avec moi. En bonne santé surtout. " complètes tu rapidement tout en veillant à surveiller du coin de l'oeil ton adorable chiot. " - J'espère que ca ne te dérange pas qu'il soit là.." t'excuse tu à demi mot. C'est vrai que tu n'avais pas penser necessaire de le prévenir de ce leger contrevenant. Mais il semblait l'adoré, et de ce fait, tu ne t'en sentais pas vraiment coupable.
Tu te pinces les lèvres. Cette horrible envie de le toucher te tordait le ventre, te titillait tout ton être. C'était une véritable torture de le laisser là, sous tes yeux et de te soustraire à ses caresses. Dans tes rêves les plus fous, tu aurais aimer pouvoir lui prendre la main. Caresser sa paume du bout du pouce ou de l'index. Saisir à pleine main son poignet, aussi large soit - il. Le serrer doucement. Laisser glisser tes doigts sur sa nuque, puis venir jouer avec ses longs cheveux. Ils étaient si fins et si brillant que s'en était trop tentant. Pousser les quelques mèches qui enveloppait de trop son visage. Son si beau visage sur lequel tu avais envie de redessiner chaque traits. La courbe de ses joues, la commissure de ses lèvres, les angles de son nez. Embrasser cette bouche qui te provoque. Embrasser chaque centimètre de sa peau jusqu'à n'en plus pouvoir. Pourquoi le désirais tu à ce point ? Certainement parce que tu savais d'or et déjà qu'il te serait toujours refuser. A jamais inaccessible. Il n'accepterait jamais une fille pareil. Il avait probablement d'autres envies, d'autres préférences, d'autres priorités. Alors c'était donc pour ça que tu le voulais  pour toi toute seule ? C'était déjà beaucoup plus clair. De moitié seulement. Tu ne comprenais pas la réalité de ces sentiments nouveaux. Tu ne comprenais pas que ton subconscient puisse te faire souffrir ainsi. Tu ne comprenais pas que tu puisses aimer et désirer un homme qui s'amuse à t'embrasser simplement pour vérifier ses hypothèses. Aujourd'hui, il ne réitérerait pas cette erreur. Tu ne le voulais pas.

Si, embrasse moi..

Tes yeux se portent sur le carnet qu'il tient. Dessine t - il ? C'est vrai qu'il était venu de lui même se faire tatouer et qu'il ne t'avait rien imposer graphiquement parlant. Simplement deux ou trois critères, rien de bien extravagants comparé à certaines commandes bien plus importantes. Tu avais eux l'occasion de croiser le travail de ces précédant tatoueurs. Il semblait porter sur lui plusieurs pièces et tu te demandais si il n'était pas l'auteur de quelques unes. Et puis, il avait quand même réussi à te persuader de réaliser lui même ton tout premier tatouage. Tu avais toujours su dire non. Déjà, parce que la place sur ton corps était relativement restreint . Ensuite, parce que tu n'avais jamais trouvé un dessin qui t'inspirerait jusqu'à la fin de ta vie, aussi longue soit elle. Enfin, parce que tu n'avais jamais eux assez confiance pour passer de l'autre coter de l'aiguille. Dante avait su être différent dès votre première rencontre. Tu lui avais tout suite offert ton corps, plus ou moins. Ta joue, seulement. C'était un effort plus qu'impressionnant. " - Tu m'as manqué. " déclares tu simplement, souriant doucement. Aucun rapport. Tu avais juste envie de le souligner. Pour qu'il le sache, qu'il ne se dise pas qu'il était rien ni personne. " - Et donc, depuis la dernière fois, quoi de neuf ? " changes tu rapidement de sujet avant de t'asseoir juste à coter de lui. Abraham venant rapidement jouer entre tes jambes.


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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Lun 12 Sep - 11:06

Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui.






"Ca me dérange pas du tout."

Comment la présence d'un chien pourrait-elle m'embêter de quelque façon que ce soit? J'avais imaginé la présence de tellement pire que je ne parvenais pas à y voir le moindre inconvénient. Et puis Nina est là, elle. C'est bien la seule chose qui soit capable de me préoccuper à cet instant.
Abraham traîne entre mes pieds et semble assez affectueux. Je suis plutôt soulagé de savoir qu'il ne me déteste pas et qu'il y en a au moins un ici capable de me toucher sans me faire frôler la crise cardiaque.

Pourtant je sens mon coeur s'arrêter.

Tu m'as manqué. Des mots si simples que Nina exprime avec une facilité déconcertante. Mais moi, ça me fait l'effet d'un infarctus. Je peux suivre le frisson qui me parcourt le dos après cette courte phrase. Ces sensations, elles m'étaient interdites depuis plusieurs années déjà. Si j'osais, je dirais même depuis une décennie. Les premiers émois, je n'avais pas connu ça depuis que je m'étais marié. Une fois veuf, je n'avais pas voulu pas éprouver le moindre sentiment pour des coups d'un soir, de fausses amourettes d'une nuit. J'avais bloqué mon coeur et ma capacité à aimer. J'avais tout arrêté, stoppant la machinerie à la seconde même où Juliette avait été déclarée morte. S'il m'arrivait bien trop souvent de faire tomber une femme dans mes bras, j'étais toujours certain de pouvoir la jeter dès le lendemain sans le moindre état d'âme. Je me foutais bien qu'elle souffre, qu'elle m'en veuille, qu'elle me traite de salaud. Je voulais occuper mes nuits et la place vide dans mon lit.

Pas remplacer le trou béant dans ma poitrine.

J'entends Nina changer de sujet. Je sens mon myocarde se serrer douloureusement en constatant qu'elle a dit ça si simplement et qu'elle passe à autre chose sans mal. Moi qui étais prêt à la serrer contre moi, je tombe de haut.
Je voudrais tellement en être capable, y être autorisé. Je voulais la tenir dans mes bras une fois encore. Je souhaitais plus que tout pouvoir la toucher de nouveau, même si ce n'était que pour effleurer ses doigts avec les miens. Je rêvais de la sentir respirer dans mon cou, d'entendre son coeur battre la chamade tout près du mien.

Je mourrais d'envie de l'embrasser encore.

Ce n'était pas ce simple désir charnel qui me gagnait quand une conquête cédait à mes avances. C'était cette profonde envie qui me brûlait plus encore que la douleur qui me frapperait si jamais j'osais la toucher une fois de plus.
Je revois cette vitre intangible que je sentais entre nous. Une cage se dessine presque devant moi, m'empêchant de faire quoique ce soit. Mais tout ça, c'est seulement imaginaire. Nina est bien là, face à moi. Je n'ai qu'à tendre la main pour attraper sa nuque et reproduire les mêmes gestes qu'il y a un mois. Je n'avais qu'à m'approcher encore un peu pour sentir de nouveau le goût de son gloss.

Tais-toi, mon coeur.

Je me hurle intérieurement cette phrase, comme une rengaine de boîte à musique qui se répète en boucle sans jamais se taire. Mon crâne se tapisse de fantasmes amoureux, d'un bête baiser à l'étreinte la plus enivrante qui soit. Je rêvais déjà de pouvoir partager bien plus qu'un échange chaste avec elle, fou que j'étais. Comme si elle voudrait d'un type comme moi.

"Tu me manquais aussi."

Et tu me manque encore!

Je n'ai qu'à te regarder en face pour savoir que je souffre autant de te toucher que de ne pas le faire. Nina, si seulement tu savais tout ça...
J'ai totalement éludé sa question, restant bloqué sur ce manque qu'elle a avoué. Tant pis si elle n'avait rien de plus à en dire. Je devais lui faire part de cette douloureuse sensation que j'éprouvais également. Un mois sans elle, je ne comprenais même pas comment j'avais bien pu tenir. J'aurais supporté plus facilement de me priver de cigarettes une année entière.

J'aurais même pu me passer de sexe plus facilement.

Pourquoi cette pensée soudaine? J'avais céder à cette pulsion malgré mes sentiments pour Nina. J'avais lâché prise et je le regrettais toujours. Mais c'était si différent.
Je ne voulais pas me changer les idées une nuit. Je voulais qu'elle laisse son parfum dans mon lit. Je ne voulais pas folâtrer en gardant le contrôle. Je voulais que ce soit elle qui me colle au matelas. Je ne voulais pas la baiser. Je voulais lui faire l'amour.

Toute la nuit.

Je deviens fou. Je réalise ma stupidité et l'aveu que je viens de faire. Elle m'avait manqué, atrocement, mais je ne pouvais pas me permettre de réagir de la sorte. Tout avouer dans le feu de l'action, ce serait du suicide. Je préférais imiter son jeu et changer de sujet à mon tour. Je regarde ailleurs d'un air distrait. Je tâche de rester concentrer mais si je plonge mes yeux dans les siens, je sentirais mon coeur s'affoler de nouveau.

"Neuf... Pas grand chose en fait... J'ai retrouvé un vieil ami et on prend le temps de... De réapprendre à se connaître."

Aldous et ses plans foireux. Je me retrouvais avec une gamine pour me réclamer des parties de jambes en l'air. Sans compter qu'elle avait faillit me tuer sous les ordres de mon cher ami. J'avais du mal à lui en vouloir, c'est moi qui avais provoqué tout ceci après tout. Mais j'étais agacé par la tournure que prenaient le évènements. Et quoiqu'il advienne, je ne voulais pas avouer à Nina que j'avais manipulé une femme jusqu'à la faire tomber amoureuse de moi. J'étais sans doute déjà un monstre à ses yeux, je ne voulais pas qu'en plus de ça elle me prenne pour ce salaud que j'étais parfois. Je suis un connard, c'est la pure vérité. Mais je ne voulais pas que Nina l'apprenne. Je ne voulais pas qu'elle pense que je jouais avec ses sentiments comme j'avais joué avec ceux de Gabriela.

"C'est un Sidh lui aussi... Mais c'est pas vraiment une banshee alors c'est pas aussi compliqué qu'avec toi."

Mais quel con!

"... Je... Je voulais pas dire ça comme ça... C'est pas compliqué... Juste un peu... Mais ça me dérange pas du tout! Au contraire!"

Con que je suis, je lui prends la main dans un geste faussement salvateur. J'avais réagit instinctivement sans réaliser la gravité de mes actes. J'avais juste eu le temps d'enlacer ses doigts dans les miens avant de devoir la lâcher, soumis à cette souffrance qui me gagnait immédiatement. Je grimace en aspirant de l'air entre mes dents serrées. Je porte ma main contre mon visage en essayant de faire taire cette insidieuse douleur qui me saisit si fortement.

"Pardon... Je suis vraiment trop con..."

Un pauvre con, ouais...



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Messages : 128 Je suis arrivé(e) le : 25/04/2016 Sous les traits de : Katherine mcnamara. Crédits : Bazzart. Points : 2130 J'ai : huit cent trente deux ans. Age d'apparence : une vingtaine d'année. Je travaille comme : tatoueuse. Actuellement, je suis : amoureuse. Espèce : Banshee. Niveau social : Aisée, merci à ses huit cent piges d'économie!

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Lun 12 Sep - 16:54


❝Dante x Nina

   ♡  Roméo, mais pourquoi es tu Roméo ?

Il y a certaines personnes qui arrivent plus facilement à rentrer dans votre vie que d'autre. Ta vie, plus particulièrement. Tu n'acceptes pas toujours tout le monde, de peur de souffrir de divers ruptures. La mort étant la principale séparation sur laquelle tu puisses compter. Etant immortelle, tu essayais tant bien que mal de préserver ton coeur de ces relations. Ce n'était pas tout les jours une mission aisé. Tu étais avenante, aimante, attentionné, intéressé par le monde qui t'entoure, et par conséquent tu adorais faire de nouvelles rencontres. Ton instinct maternelle reprenait quasiment toujours le dessus et de la sorte, tu n'arrivais presque jamais à te défaire de tes connaissances. Celle ci finissant par prendre une grande place dans ton coeur. Dante, en avait été une preuve saisissante. Tu l'avais rencontré à ton salon de tatouage. Pour une fois que tu te permettais d'exercer un travail qui te passionnait, tu rencontrais cet homme. Ses remarques misogynes t'avaient mis sur la défensive et tu n'avais pas hésité à le trancher à ton couteau de féministe, façon de parler bien sur. Finalement, vous aviez passé plusieurs heures ensemble, tatouage oblige, apprenant lentement à vous connaitre. Il n'avait pas un si mauvais fond et aussi étrange que cela pouvait bien paraitre, tu avais une confiance aveugle en lui. D'abord en therme de dermographe. Le résultat en fut la magnifique plume qui prône désormais sur ta pommette droite. Puis, ce sont ses paroles, ses explications, qui attirèrent ton attention. Il était devenu stryge sans le vouloir, arraché à une vie humaine tout ce qu'il y avait de mieux à envier, plus ou moins. Perdu, il n'arrivait pas à joindre les deux bouts aussi facilement qu'il l'aurait bien voulu. Son ton mais surtout la manière qu'il avait de se battre pour survivre t'avait beaucoup touché. De ce fait, tu avais accepté de le revoir tout en sachant qu'il était loin de t'avoir laisser indifférente. Que devrais tu dire alors maintenant qu'il te dis clairement que tu lui avais manqué aussi ? Tu n'avais pas imaginer un seul instant qu'il puisse te répondre. Non, certainement pas. Tu pensais qu'il éluderait ce passage et passerait directement à la question suivante. Encore une fois, non. Il avait sembler s'arrêter un long moment sur tes mots pour enfin te l'avouer à son tour. Tu ne le pensais pas capable de te mentir. Encore moins depuis votre fameux baiser. Il avait promis sincérité et tu le croyais capable d'en faire preuve. Le seul hic, te concernant, était la force de ce manque et ces raisons. Il était clair que pour toi, tout était nette. Ou presque. Certes, tu ne voulais pas te l'avouer, encore moins le lui confesser, mais tu étais convaincu que tes sentiments à son égard était purement fusionnel. Il n'y avait pas d'autres mots. Tu ne voyais que par lui. Ne voulait que lui. Ne vivait que pour lui. Tout avait changer en l'espace de seulement quelques jours. Peut - être que cette journée mettrait fin à tes doutes et achèverait de te faire comprendre que tu en étais tout bonnement amoureuse. Peut - être !
Tu lui souris tendrement, presque trop et tu eux brusquement peur de t'être trahis toute seule. Apparemment non. Il ne dit mot tandis que tu ressens encore ces paroles. Tu soufflais un air brulant de désir, contenant tes pensées vers un seul type de relation. Il fallait que tu oublies ça. Que tu oublies ce fourmillement dans le creux de ton bas ventre lorsqu'il est pret de toi. Que tu oublies ces doux picotements lorsqu'il te touche. Que tu oublies l'accélération de ton coeur lorsqu'il te parle de la sorte. Que tu oublies que tu as l'impression de voler sur un petit nuage. Que tu oublies qu'il occupe toutes tes pensées, du matin jusqu'au soir. Que tu oublies que tu ne cesses de chercher une solution pour que vous puissiez vous voir sans qu'il ne souffre. Que tu oublies toutes ces nuits de rêves plus ou moins érotiques. Que tu oublies ce parfait idylle. Que tu oublies ces moments d'excitation lorsque tu vois son prénom apparaitre sur ton écran téléphonique. Que tu oublies que tu lui répond toujours avec précipitation. Que tu oublies que tu souhaiterais ne l'avoir que pour toi et tes yeux seules. Que tu oublies ce fragment de jalousie lorsque tu l'imagines dans les bras d'une autre. Que tu oublie tout. Tout ca, et bien, bien plus encore. C'était compliqué, cela allait s'en dire. Rien ne changerait du jour au lendemain. Mais tu te disais que peut - etre, le fait de vous cotoyez souvent comme de bon amis arriverait à te faire avouer qu'il valait mieux te contraindre à l'amitié plutot qu'à l'amant. Tu ne voulais pas être une de ces femmes qui passent et repassent sans attache dans son lit. Surtout dans le sien. Tu préférais cent fois mourir que de devoir souffrir d'une pareille catégorisation.

Soupire. Il fallait bien que tu sois claire avec toi même, quand bien même tu avais envie de lui.
Envie de lui? Oh oui, dieu sait comme tu en mourrais d'envie.

Tu apprend qu'il a retrouvé un ami et qu'il serait bon pour eux d'apprendre à se connaitre de nouveau. Oh tu ne craignais pas qu'il y arriverait. Tu en avais connu des amitiés de longues dates. Si tenté qu'on puisse appeler cela ainsi. Disons qu'avec le temps, ce genre de relation finissait par évoluer, dans le bon sens du terme puisqu'aujourd'hui ils étaient pour ainsi dire, comme ta famille. Soren par exemple. Il était ce père que tu n'avais jamais eux. Aussi vieux que tes chaussettes, et même bien plus, tu avais un profond respect pour lui, lui vouant un amour sans faille. Dante, légèrement plus particulier puisqu'il était ton fils adoptif. Jahaal, malgré le fait qu'il soit Faes, etiez comme frère et soeur. De la même manière qu'avec Lachlan. Finalement, tu avais compris que seul ces êtres d'immortalités pouvaient avoir une quelconque influence sur ton existence, du moins sur le long terme. Tu avais bien sur eux beaucoup d'amis humain, ou ayant une longévité bien moins longue par rapport à la tienne. Cela ne t'avait pas empecher de les aimer du plus profond de ton coeur, et de pleurer à chaude larme à l'heure de leur enterrement. Tout ça pour dire que même si les membres de ta famille s'éloignaient le temps de quelques années, cela n'avait aucune incidence sur votre relation. Encore moins sur les sentiments que tu ressentais à leur égard. Il t'étais arrivé de ne plus avoir de nouvelle de Jahaal durant presque dix ans. Cependant, pour des gens tels que vous, le contexte temporelle n'avait que trop peur d'importance. Dix ans aurait très bien pus etre dix jours comme dix mois comme dix minutes.
Tu apprends par la suite que son ami est de la même race que toi, à ton plus grand soulagement, il ne vous aucune haine à ceux ci. Il t'explique maladroitement que c'est moins difficile avec lui qu'avec toi puisque lui même n'est pas une Banshee. Tu devines donc qu'il fait partie des Ombres. Sa réaction te fait rire. Rire aux éclats, et tu ne t'en caches même pas. Les larmes te montent aux coins de tes yeux, faisant briller un peu plus tes iris verdoyants. Tu poses une main sur ton ventre tandis que tu sens qu'il tient la seconde, seulement l'espace d'un instant. Tu sais qu'il a eut mal et tu sais aussi qu'il s'en veut. Tu prend une profonde inspiration. Tu ne réfléchis pas. Agissant par pur envie. Tu saisis le col de son t - shirt sans que tes doigts ne touchent sa peau, l'amenant vers toi. Puis, tu poses tes lèvres contre sa joue. Une fois. Deux fois, plus lentement. Trois fois, fermant les yeux. Tu rougis à peine, tiraillé entre l'amusement et la peur de lui faire vraiment mal. " - Trois baisers pour tes trois bétises. " murmures tu, te mordillant la lèvre inférieur afin de te retenir de l'embrasser pour de bon. Tu relaches ta prise, te concentrant de nouveau sur Abraham. Il sautille de jalousie, te réclamant à son tour tes bisous. Tu souris, caressant le haut de son crane. Ton regard s'assombrit à peine, se focalisant sur l'animal. " - Je sais que ce serait plus simple si j'étais une Ombre mais.. je ne veux pas le devenir.. Même si je tiens énormément à toi, je ne voudrais pas faire ça. Pas encore, pas maintenant. J'ai eux une longue vie mais j'ai l'impression de n'avoir pas assez vécu. Et j'aimerais vraiment.. vraiment pouvoir vivre encore longtemps en étant moi même, avec toi donc.. ne m'en veux pas pour ça, d'accord? " expliques tu patiemment de ton habituel voix douce. " - Mais c'est bien que tu ais retrouvé cet ami ! Gard à ses fesses si il lui prend l'envie de te blesser! " plaisante tu sur un ton de moitié sérieux. Tu crois être capable du pire le concernant. Tu n'avais pas envie que quelqu'un le blesse. Tu tenais trop à lui pour ça. " - Tu as tout le temps du monde pour apprendre à le connaitre à nouveau. Et puis tu sais, il m'arrive de perdre de vue de tres bon amis à moi peut - etre le temps d'un siècle ou deux et pourtant, quand on se retrouve, c'est toujours avec beaucoup de complicité. Comme si on ne c'était jamais quitté. Les gens ne changent pas vraiment. Ils restent ce qu'ils ont toujours été. C'est seulement l'image qu'ils font d'eux qui se diversifie. Un peu comme toi quand tu veux me faire croire que tu n'es qu'un gigolo à coucher à droite à gauche alors que je suis persuadé que tu es bien meilleur que tu ne veux bien le croire. " ajoutes tu en lui faisant un leger clin d'oeil. Tes mains finissent par abandonner Abraham qui vint jouer avec Dante, mordillant doucement le bout de son index.

❝  Jeune demoiselle insouciante se laisse aller comme bon lui chante. Telle une étincelle scintillante aussi dominée que dominante. ❞
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Lun 12 Sep - 19:57

Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui.






Trois bêtises?

Si c'est ça mon châtiment, je serais tenté de refaire plus d'une connerie. Quand elle m'avait saisit au col, je pensais me prendre une claque ou deux. Je les aurais mérité. J'avais appris à prendre les baffes sans trop me poser de questions. J'en avais subit assez pour réaliser que quand une femme en vient à vous claquer, c'est que vous avez fait une belle erreur. Mais ses lèvres contre ma joue, c'était une grande première, ce qui me fait hausser un sourcil dans la perplexité la plus totale.
Je glisse les doigts sur ma joue quand Nina me lâche soudainement. Mon geste est presque inconscient, je veux à la fois essuyer le gloss loin de là et garder cette sensation contre ma peau encore un peu plus longtemps. J'ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. Je reste hébété par ce qu'il vient de se passer, dévisageant Nina alors qu'elle reprend son discours.
Mon sang se glace en l'entendant parler de devenir ombre, me faisait souffrir presque autant que ses baisers électrisant. Cette idée me reste en tête, m'obsède, et me terrifie surtout. Je ne voulais pas imaginer Nina dans le mauvais camp. Pas elle.
Je baisse les yeux, croisant les bras. Ma pensée est saisie par une panique soudaine. C'est vrai, ce serait plus facile si Nina était une ombre. Mais je savais mieux que personne ce que ça impliquait d'être un meurtrier. Ce n'était pas quelque chose que je lui souhaitais. J'étais certain qu'elle avait les épaules assez solides pour endurer ça, je ne m'en serais même pas inquiété si cela devait arriver. Je ne voulais juste pas qu'elle souffre.

Je ne voulais qu'elle subisse ce que je supportais.

Je lâche un rire soupirant quand elle me traite de gigolo. J'adore ces petits mots d'amour qu'elle a le don de me trouver. Au moins, j'étais passé de bébé à travailleur du sexe. Si c'était vraiment mon job, je serais riche. Mais j'avais une aversion pour la prostitution. Ca ne me dérangeait pas de me servir des atouts d'une femme pour mieux vendre des parties de poker, mais je n'étais pas favorable à la vente d'un amour factice. L'intérêt de la séduction était bien misérable quand l'argent était impliqué.

"J'aimerais bien te mentir mais je couche vraiment à droite à gauche..." je regarde passer des gens plus loin, un sourire mutin aux lèvres "Mais c'est ni pour me donner un genre, ni pour t'impressionner." je reporte mes yeux sur Nina, plus amusé "Je suis juste intenable."

Et merde, je joue encore le connard.

"Enfin, plus ou moins..." je perds un peu mon sourire, feuilletant mon carnet pour ne pas avoir à regarder Nina en face "Quand Juliette, mon ex-femme, est morte, j'ai un peu perdu pied. Tu sais, dans ces moments-là, tout s'enchaîne très vite. Tu te sens seul, tu craque un soir, et puis deux, et puis trois... Et je me retrouve avec une liste longue comme le bras d'erreurs d'une nuit." je relève la tête vers la rouquine, gardant un sérieux étonnant venant de moi "Et avant que tu demande, j'ai jamais été infidèle. En dix ans de mariage, jamais."

Fierté? Un peu. Et puis je voulais surtout éviter que la discussion ne dérive trop longtemps sur le mari que j'étais. Je n'avais rien à me reprocher, mais c'était toujours aussi étrange pour moi de parler de mon mariage au passé. Je me sentais encore pris malgré les événements. Et si coucher sans le moindre sentiments ne me semblait pas être de la tromperie, craquer pour Nina y ressemblait davantage. J'étais veuf, et je me posais encore la question de l'infidélité...

"Mais bon..." j'essaye de me reprendre avant de dériver davantage dans mes souvenirs "Je suis heureux d'avoir retrouvé un ami, ça m'aide bien ici. Mais... Mais c'est vieux tout ça." je soupire "J'adore le revoir, vraiment, mais ça me renvoie à une période de ma vie à laquelle j'ai pas franchement envie de repenser. Et le problème, c'est que lui il y est resté."

Aldous n'était pas méchant, pas réellement. il était seulement paumé et en détresse depuis longtemps. Changer, il ne savait pas ce que c'était. Je suppose que c'est pour ça qu'il a cédé à la facilité d'être une ombre plutôt qu'une banshee.
Les ombres, pourquoi ça me parlait tant? C'était tellement plus simple pour moi de comprendre cette facette des sidhs. Je suis carnassier, je ne peux pas m'empêcher de penser que si j'avais été sidh plutôt que stryge après ma mort, j'aurais sombré chez les ombres aussi rapidement que j'avais fini par tuer ma première victime. Nina, elle n'était pas comme ça. Elle avait su résister admirablement, près de mille ans déjà. Je ne décelais même pas une once de fatigue quand elle parlait de son travail de banshee. Elle aimait profondément sa condition malgré le mal qu'elle lui faisait.

"Nina, promets-moi que tu ne deviendras jamais une ombre... C'est déjà chiant pour moi d'être un carnassier. J'ai pas envie que ça t'engage à tuer par plaisir toi aussi."

Par plaisir.

Parce que c'était mon cas. J'exultais chaque fois que je prenais une vie. Je détachais cette version de moi, la présentant comme un monstre me possédant. Mais c'était toujours moi. Mes mauvaises décisions m'amenaient à mes propres tourments. A chaque mort correspondait une douleur. Je voyais dans la silhouette de Nina toutes ces femmes que j'avais tué par envie, par plaisir, par besoin. Pour avoir approché de trop près ces sirènes, j'étais condamné à me brûler dès que j'effleurais mon obsession actuelle.
Je baisse les yeux vers sa main libre. Je me perds dans le fil de ma pensée et c'est comme si soudainement je ne parviens plus à me retenir. Je sais que je vais en souffrir, mais je voulais voir à quel point.

Je regardais cette flamme danser et je voulais garder ma main juste au dessus le plus longtemps possible.

Abraham sautille dans tous les sens comme s'il n"en avait jamais eu l'occasion encore, nous laissant presque en tête à tête. je glisse ma main contre celle de Nina, ma paume contre la sienne, Je sens le venin qui bouillonne en moi, électrise chaque muscle de mes phalanges jusqu'à mon omoplate. Mais tant pis. Mes doigts enlacent ceux de Nina, comme je l'ai fait précédemment. Je sens la douleur mais je ne bronche pas. Je veux être capable de la supporter. Mon coeur s'accélère doucement, mais je suis presque certain que ce n'est pas la douleur qui lui fait cet effet. Je relève mon regard vers celui de Nina, sans sourire, sans inquiétude.

"Dis-moi juste si jamais je te fais mal..."


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Mer 14 Sep - 0:03


❝Dante x Nina

   ♡  Roméo, mais pourquoi es tu Roméo ?

" - Intenable mmh? " susurre tu comme réponse à tes propres interrogations. Bien sur qu'il avait eux une vie avant toi. Bien sur qu'il ne pouvait pas tout mettre de coter simplement parce que tu en avais envie. Il n'était pas ce genre d'homme, comme tu n'étais pas ce genre de femme. Tu n'apprécierais pas ses sacrifices. Tu en as toujours trop fait pour autrui en sachant parfaitement que la satisfaction personnel à en tiré est une bien trop mince récompense. Alors, oui, il était tel qu'il le décrivait. Un de ces mâles en rûte s’épanchant  d'amour  charnelle dans l'unique but de compenser le manque cruel qu'il ressentait. Finalement, de ce coter là, il n'était pas plus différent qu'un autre, bien au contraire. Cela dit, il avait au moins le tact d'être honnête envers toi et de ne pas te vendre un rêve idyllique. Chose qui pour tout dire, te confortait un peu plus dans l'idée qu'il était une de ces personnes que l'on rejette pour ces actes et qui pourtant vaut la peine qu'on se déplace. C'était une drole de sensation, d'être jalouse. Tu n'arrivais pas à lui en vouloir alors que tu arrivais facilement à lui rejeter la faute. A vrai dire, ce n'était pas vraiment cela qui te dérangeait le plus. Tu ne comprenais pas cette émotion nouvelle. Tu avais toujours été une femme très possessive et très exclusive, de sorte que lorsque tu t’intéressais à quelqu'un, tu pouvais très bien faire abstraction du reste sans le moindre remord. Bien souvent, tu évitais de blesser ton entourage, mais ce n'était pas évident.  Cela dit, cette contraction de tes organes thoraciques ne t'aidait pas à te sentir bien. Tu ne cessais d'imaginer ce grand lit au drap blanc, souillé d'une action qui t'était purement et simplement inconnue. Des blondes aux regards innocents. Des brunes aux yeux sulfureux. Des grandes. Des minces. Des 95D. Des tailles 36. Tout ce que tu n'étais pas. Tu soupires intérieurement, te trouvant ridiculement honteuse. Tu ne lui appartenais pas, il n'était pas à toi. Si tenté qu'on puisse considérer l'idée qu'un être humain puisse être la propriété d'un autre.
Rapidement, il se rattrape. Du moins, il essaye. Il évoque ses dix ans de mariages ainsi que son ex femme. Evidemment, ça te touchait qu'il veuille ainsi te prouver sa valeur, qu'il n'était pas un si mauvais garçon que ça. Cela dit, tu n'avais pas besoin de l'entendre de sa bouche pour le savoir. Tu l'avais compris il y a bien longtemps. Presque deux mois déjà. Tu te rendais enfin compte de l’ampleur de tes sentiments face aux laps de temps qui s'était écouler. Bien sur, deux mois ce n'était pas assez pour fonder une relation solide et stable, du moins c'est ce que tu pensais. Mais il serait te mentir d'affirmer que tu n'éprouves pas quelque chose de fort pour le Stryge assis à cotés de toi. Finalement, il en revient à cette fameuse histoire d'amitié vieille de plusieurs années. Tu apprends qu'il n'est pas encore très sur de son choix de faire face à cette situation nouvelle. C'est sur que lorsque l'on pense avoir dit adieu à certaines personnes, certains moments d'une vie en particulier, il est très difficile d'y refaire face. Tout bonnement parce qu'on sait d'or et déjà le mal que cela peut faire, ou plus simplement, que ce ne sera bon pour personne, encore moins pour celle concerné. Dante en l'occurance. Tu eux soudainement peur que cette fameuse Ombre ne l’entraîne vers un coin trop sombre de son passé et qu'il perde toute logique si difficilement acquise. Après tout, si il pouvait ainsi rester près de toi, c'est qu'il avait choisis de diminuer son régime sanguin. Grand bien t'en fasse!

La demande qu'il te fait, te donne l'impression de bruler sur place. Tu te laisse entraîner par une douce euphorie sans comprendre pourquoi. Oui, c'est vrai que le fait de devenir Ombre vous permettraient de vous rapprocher sans avoir à vous faire mutuellement mal. Oui, c'est aussi vrai que ainsi tout deux meurtriers, vous auriez un semblant de point commun. Tu étais capable de bien des choses pour les personnes que tu aimais. Tu pouvais être la plus parfaite des Banshee, et en résultait ces longues années de loyauté, ou tu pouvais devenir la plus sanglante des Ombres. On te craindrait de part et d'autres du globe comme la plus monstrueuse porteuse de mort. Aussi étrange que cela puisse paraitre, tu te posais énormément de question sur la personne que tu serais en changeant de race. Tu perdrais ton cygne en même temps que tu infligerais ta première mort. Tel un sorte de virginité. En même temps, la tienne n'était toujours pas briser non plus. Quel drole d'ironie. Vous étiez le strict opposé. La chasteté et la luxure. La lumière et les ténèbres. Le feu et la glace. La vie et la mort. Bref, tu aurais pus sortir des centaines d'exemples que tout aurait coller à votre image. " - Promis.. " acquiesce tu, hésitante. C'était tentant, certes, mais tu n'arrivais pas à concevoir cette idée. Tu aimais trop la vie qu'on t'avait donner pour la briser du jour au lendemain. Surtout au vue de votre situation. Oui, tu pouvais affirmer que tu avais confiance en Dante. Oui, c'était certain. Mais qui te disais que ta confiance était mérité ? Qui pouvait te l'affirmer ? Personne. Tout bonnement parce que si tu acceptais cette nouvelle voie, tu devrais vivre pour le reste de l'éternité ainsi, sans éprouver le moindre remord. Dans un premier tant, le bonheur de pouvoir toucher, embrasser et cajoler le Stryge te complairait. Puis, en le voyant s'éloigner, tu te connaissais assez pour dire que tu aurais regretter ton choix. Non pas parce que tes sentiments à son égard pourrait éventuellement s'éteindre. Mais plutot parce que tu avais horriblement peur qu'il te trompe avec une de ces pouffiasses blondes ou brunes et qu'il se détourne de toi. Si tenté bien sur qu'il fut un jour à toi. Tout n'était qu'hypothèse. Pourrais tu accepter l’intangible vérité d'un futur hypothétique ?  

Soudain, il vint a approcher sa main de la tienne. Tu ne t'y attends pas. Tes iris observent la danse de vos doigts entrelacé, paume contre paume. Tu déglutis péniblement, sentant à nouveau cette torsion de tes entrailles que tu ne comprenais toujours pas. Cette horrible frénésie te retournait la tête à chaque fois. Que ce soit pour un simple baiser ou pour vous tenir la main. Cela dit, c'était à chaque fois plus intense lorsque c'était sa décision. A quoi bon essayer de comprendre, tu n'y arriverais pas de toute manière. Ton coeur réagissait en faisant abstraction de toute logique.  Un frisson réveillait ton corps tout entier, le faisant vibrer une nouvelle fois. Il te priait de le prévenir si il te faisait mal.
Oh non, c'est tellement bon..
Tu rougis, très fort, vraiment très fort tant et si bien que tu te sens obligé de rester le regard baissé sur vos mains. Tu sais que la couleur de tes joues avoisinnent maintenant celle de tes cheveux, et tu ne veux pas qu'il le remarque. Peut - etre pour éviter qu'il pense que cela te gêne. C'était seulement tes réflexions qui te paraissait outrageusement dérangeante. Tu ne devrais pas avoir de tel pensées. Tu le savais très bien, et pourtant, tu ne pouvais pas une seule fois t'en empecher. C'était comme un automatisme, tes émotions parlaient pour toi et bêtement, tu leurs laissais ce plaisir. Mais il fallait être honnête à ton tour, tu adorais qu'il agisse de la sorte. Qu'il prenne des risques pour toi, pour vous. Tu ne voulais pas savoir si c'était par envie ou par tristesse, comme il avait coucher avec ces dizaines de filles. Peut - etre qu'il aimerait ajouter une banshee à son tableau de chasse ? Qui sait ? Tu serais même capable d'accepter si tu n'étais pas si prude ! Simplement en suivant ce que tu criais, te hurlais ton coeur comme ton corps. Une sensation étrange, oh oui. Mais non, tu n'avais pas mal. Tu ne risquais pas de ressentir grand chose outre l'accentuation d'un leger picotement au contact de sa peau. Cela dit, c'était plus revigorant que douloureux. Tes lèvres se pincent tandis que tu hoches la tete. " - Ce serait plutot à moi de te dire ça.. " soupires tu en venant poser délicatement ta tete contre son épaule. Tu avais osé beaucoup de chose jusque là, mais tu pensais que c'était le geste de trop. Un véritable crève coeur. Tu avais mal pour lui, et les larmes te montaient progressivement. Tu te redresse et retire ta main de la sienne, le regard triste et brillant de larmes. " - Je ne veux pas te faire de mal Dante.. s'il te plait.. " s'excuse tu. Bien sur que tu voulais tenir cette main. Bien sur que tu voulais embrasser cette joue, cette bouche. Bien sur que tu voulais serrer ce torse. Bien sur, mais il était hors de question que tu le blesse de nouveau et que tu attendes encore un long mois avant qu'il n'accepte de te reparler.

Finalement, c'est en soupirant que tu relèves les yeux. L'absence d'Abraham te saute soudain en plein visage. Tu te lèves brusquement, faisant tomber ton sac au sol. Tu le cherches rapidement du regard, sentant ton coeur s'affoler brusquement. La petite bête poilu n'est pas là. Ni a tes pieds, ni à ceux de Dante, ni autour de vous. " - Abraham ! " appelle tu alors à plein poumon, te fichant complètement du fait de déranger les personnes autour de toi. Encore plus de paraitre ridicule. Ton teint déjà pale, était devenu livide et tes yeux brillaient encore plus. " - Abraham, reviens ici ! " appelles tu encore. Non, ce n'est pas possible, il ne peut pas être partie. Tu es tellement paniqué que tu ne sais plus où regarder. Tu cherches, chacun de tes membres tremblant de plus en plus fort. Tu ne savais même plus quoi faire. Même en ayant élevé Daniel, celui ci ne s'était jamais éloigné de toi. Tu aurais certainement crier deux fois plus fort mais ce petit être était tout ce qui représentait ta vie normalement humaine. Il était si petit, si fragile. Tu regarde le ciel grisonnant. Tu avais peur, de plus en plus peur qu'un orage éclate. Il n'avait pas encore l'âge de comprendre ces choses là, et sans toi, tu avais peur qu'il se mette de nouveau dans un caniveau. " - Dante.. Abe'.. Je.. Il est trop petit, il ne va pas savoir retrouver sa route.. Et si il se blesse ? Et si il se fait attaquer ? Et si il croise un autre chien plus gros ? Et si il a faim ? Et soif ? Abraham! Revient là mon bébé! Abraham!  " paniques tu totalement, laissant même une larme couler le long de ta joue, mourant dans le creux de ton cou. Tes doigts jouent frénétiquement entre eux tandis que tu tremble de plus en plus. Ta respiration se fait plus rapide, courte. Le vent se lève et couvre presque tes appels. Non, il fallait que tu le retrouve. Tu y passerais la nuit si il le fallait, mais tu ne l'abandonnerais pas. " - Dante.. J'ai peur.. " murmures tu, le regard inquiet, plongé dans tes recherches.

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Il aimait la mort, elle aimait la vie, il vivait pour elle, et elle est morte pour lui. || Nina

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