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Tombées du Ciel | ft. Jezabel

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Jeu 18 Aoû - 10:31


TOMBEES DU CIEL

La chute fut si longue que l'on oublia l'impact.


Quelques gouttes de pluie fuguasses se cognent dans sa barbe, tellement fines que, lorsqu'il relève les yeux pour deviner si le temps change, aucune réponse ne peut germer dans sa tête. Elles sont à peine visibles, à peine présentes, à peine existantes. Comme si elles étaient l'écho du vide. L'officier Heisker est un homme d'honneur. Il n'a jamais eu une seule faute en dix ans de métier, et Dieu sait que ses collègues ont pu essuyé de bavures. L'uniforme, lui, il le porte comme un trophée, un vêtement qui a imprégné son âme, un bouclier contre le Mal. Le travail de Heisker, c'est d'arrêter ceux que l'on dit « méchants », dans notre société. Cette expression le fait doucement sourire, lorsque l'on sait qu'à la base, ils ne sont que des gamins que l'on maltraite et que l'on mène au pire. Ce ne sont pas eux, les criminels, se sont leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs tuteurs, tous ceux que l'on ne voit pas derrière leurs visages dénués d'expression. Heisker est devenu policier par passion. C'est rare, à ce que l'on dit, de nos jours. Mais lui, il aime son métier, plus que tout. Il en est fier. Il porte sa plaque comme il porterait un nourrisson pour la première fois. Ses efforts ont été maintes fois récompensés, notamment par sa montée en grade. Heisker a une femme et deux fils. Il aimerait les voir devenir policier à leur tour, mais l'aîné se prépare déjà à devenir biologiste, et le petit dernier semble pour le moment souhaiter devenir pompier. Peu lui importe, tant qu'ils sont heureux comme ça. Non, Heisker n'est pas un homme extraordinaire, mais il est un homme ordinaire qui sauve des vies tous les jours. Et personne ne le voit, et personne ne l'encourage, personne ne le remercie. Il se satisfait de ses propres actes. C'est ça qui fait de lui un homme d'exception. Et Dieu sait qu'ils sont rares. Heisker s'apprête à sauver une autre vie, aujourd'hui. Lorsqu'il sort son arme, décidé à agir, c'est pour stopper une petite frappe qui tente de détruire la vitre d'une bijouterie. C'est incident courant, au centre-ville. Les gamins venant des quartiers alentours décident de passer à l'acte, non prémédité, totalement saouls. Et Heisker est là au bon moment. Ou au mauvais, tout est une question de point de vue. « Police ! Tournez-vous ! Posez votre arme, posez votre arme ! » Les civils s'affolent. Le gamin lève les mains en l'air, s'accroupit pour déposer sa batte sur le sol. Ce que Heisker ne sait pas, c'est que le meilleur ami du petit se tient derrière lui, pistolet en main. Les civils hurlent, mais il est déjà trop tard. Deux immenses ailes noires s'abattent sur lui, et le font voltiger dans l'impasse obscure. La balle est partie et s'est logée entre ses omoplates. Il s'écroule sous le poids du monstre. Le monstre s'appelle Jezabel. Et elle vient tout bonnement de lui sauver la vie. Mais l'odeur du sang, l'odeur du sang le conduit irrévocablement à la mort.

Le monstre a toujours été ainsi. Il ne peut résister à sa faiblesse, surtout lorsqu'elle se trouve être juste sous son nez. Le monstre aime le sang, il aime tellement le sang qu'il entre dans une frénésie qui le rend fou. Jusqu'à sentir ses crocs profondément enfoncés dans la chair humaine, il demeure la bête de l'ombre, que personne, non, personne, ne souhaite rencontrer dans la nuit. Tout le monde sait que le Stryge est un meurtrier, et qu'il n'existe que deux issues à cette rencontre : la Survie, ou la Mort. Alors les Hommes craignent cette race qu'ils ne comprennent pas. Alors aucun d'entre eux ne tente de venir dans la ruelle, pour suivre Heisker, pour simplement s'assurer qu'il est encore en vie. L'Homme est lâche, et égoïste. Deux d'entre eux seulement appellent les secours, geste vain, mais visiblement peu commun. La seule qui s'engouffre entre les vieilles briques épaisses de l'impasse s'appelle Jaël. Jaël n'est ni policière, ni pompière, ni ambulancière. Et elle ne vient pas sauver la vie de Heisker, elle vient sauver la vie du monstre. Pas que Jaël soit sujette à des envies de héros, non, mais Jezabel est une femme que l'on ne peut ignorer. Dans la rue, lorsqu'un homme la croise, il la regarde irrévocablement, et lorsqu'elle est enfin passée, certains tournent même la tête pour la contempler encore un peu. Elle est magnifique. Et même lorsque Jaël la trouve contre un mur, tentant de retenir cette furie qui la gagne, elle est magnifique. La rousse s'approche de la rousse, sans broncher. Jezabel ne la voit pas. Elle ne l'a jamais vue. Jaël l'a observée pendant des années. Elle la connaît par cœur, ou du moins, elle sait quelles sont ses habitudes, ses manières, ses expressions. Elle sait tout d'elle, comme elle saurait tout de sa sœur. Elle sait où elle va travailler, où sa fille habite, où son mari va faire quelques courses. Elle sait de quel côté du lit elle dort. Elle sait même le nom de sa coiffeuse. Jaël sait tout, absolument tout. L'obsession qu'elle lui porte n'est ni un caprice ni une maladie. C'est une vengeance qui s'est doucement immiscée en elle, comme un poison qu'elle crachera bientôt. Le pire, c'est qu'elle désire la voir dévorer cet homme. Mais qu'au fond, quelque chose la pousse à la sauver.

« Putain. » se murmure-t-elle à elle-même. Jaël n'imaginait pas qu'elle interviendrait, cette nuit. Elle avait prévu de regarder Jezabel s'enfoncer dans ses ténèbres. Alors, envie prématurée de sang, ou regret avant l'heure ? Aucun des deux, c'est certain. Jaël est un monstre, comme elle, mais, elle, elle l'accepte. Elle mange les muscles et la peau, et elle ne le regrette pas. Ce n'est certainement pas pour dévorer la carcasse de Heisker qu'elle jure entre ses dents. Elle n'a guère envie de poser ses lèvres sur la peau rêche d'un officier, qui semble se faire plaisir tous les dimanches avec sa femme. Quant aux regrets, ma foi, même s'ils sont nombreux, jamais elle n'en avouera. Elle qui s'est promis vengeance, voilà qu'une partie d'humanité s'éveille en son cœur gangrené. Lorsqu'elle fond sur Jezabel, l'on pourrait croire qu'elle souhaite la tuer. Le tourbillon de plumes est si rapide que l'oeil de l'humain ne comprendrait ce qu'il se passe. Jaël cramponne sa sœur et la jette violemment contre le mur. Le contrecoup fait écho sur les briques, et plusieurs d'entre elles s'effritent sous la vitesse de l'impact. Alors que le Stryge secoue légèrement la tête pour préparer sa seconde missive, Jaël a déjà enfoncé les menottes du policier autour du poignet de Jezabel. Attachée à la robinetterie d'un immeuble miteux alentour, le monstre ne la dérangera plus. Sauf s'il détruit immédiatement ses chaînes. Mais c'est alors... que Jaël se retrouve si proche de Jezabel qu'elle en a le cœur déchiré. Elle qui berça ses cauchemars et ses rêves, voilà qu'elle est, tout bonnement, à quelques centimètres d'elle. « Une femme comme toi ne devrait pas se salir ainsi, voyons. » elle lui sourit doucement, de ce sourire charmeur et malicieux qu'elle adore arboré. Ce sourire qui ferait tomber les hautes tours, et gravir de plus hautes encore.

« Ah... La... La pute... » Celui qui injure Jezabel, c'est Heisker. Il n'est pas mort, c'est un dur à cuir. La balle s'est logée entre les os, mais n'a touché aucun organe, ralenti par l'épaisse couche de graisse qu'il entretient tous les samedis avec sa mère. L'officier a très envie de se relever, de retrouver son arme, et de tirer à tout va. Mais il ignore encore que ses dernières paroles sont, cette fois-ci, la cause de sa perte. Jaël ne supporte pas que l'on insulte sa sœur. Horreur à celui qui oserait faire davantage, d'ailleurs. Mais à cet instant précis, elle se retourne, doucement, et ses ailes émergent si lentement de son dos, qu'il a peur qu'elles ne le recouvrent entièrement. Jaël a toujours eu une mise en scène très travaillée. Héritage d'Orphan, certainement le meilleur en son genre dans les environs. Si elle n'apprécie pas la manipulation de ses victimes, elle n'hésite guère à les tuer de façon très impressionnante. Ainsi, elle se sent vivante, elle se sent puissante. Impénétrable. Insondable. « Qu'as-tu dit, misérable ? » elle gronde si fort qu'il la confond avec le tonnerre. Ses yeux sont flamboyants, aussi rouges que ses cheveux de lion. La douleur dans son dos, il l'oublie. Il est terrorisé par cette femme, terrorisé comme il ne l'a jamais été. Parce que Heisker ne connaît pas ce monde-là. Des femmes comme elles, il n'en a jamais vues. Lorsqu'elle se penche au-dessus de lui, c'est pour l'agripper par la chemise. D'une seule main, elle le soulève et l'oblige à se placer face à elle. Il n'a pas la force de tenir sur ses jambes, mais il aurait préféré. De plus près, le monstre est encore plus monstrueux. « Personne n'insulte la Reine. » A peine a-t-elle fini sa phrase qu'elle le pousse contre le mur, plantant ses gigantesques dents dans sa carotide. En quelques secondes, le sang se déverse dans sa gorge, il y en a tellement qu'il dégouline sur son visage, sa nuque, ses vêtements. Elle pousse de longs gémissements de plaisir, alors qu'elle savoure cette effervescence éphémère. Lorsqu'elle sent son cœur cesser de battre, elle ôte sa mâchoire, et il chute, pantin inutile et vide, sur les pavés. Elle s'étire légèrement, passe sa langue sur ses lèvres ensanglantées en soupirant d'aise. Oui, elle aime tuer, plus que toute autre chose. En se tournant vers Jezabel, elle penche légèrement la tête en souriant. « Excuses mon soudain accoutrement. Je sais qu'il est difficile pour toi de l'ignorer, puisqu'il s'agit-là de sang frais. » Elle ne s'approche donc pas et reste à bonne distance. L'odeur du sang les rend tous fous. C'est ainsi. C'est dans leur nature. « Rassures-toi, tu n'as rien raté. Il avait un goût de sucre et... de gras. » Elle se met à sourire, comme une enfant, et un léger rire aiguë lui échappe. Comme lorsqu'elle tue, elle redevient une enfant l'espace de quelques minutes. La joie de satisfaire ses instincts est si intense, qu'elle en est presque folle.



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Ven 19 Aoû - 20:14


TOMBÉES DU CIEL

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Les cris s'éparpillaient autour d'elle. Les carcasses couraient, se heurtaient à la recherche d'une issue, d'une échappatoire. Et, Jezabel les observait s'égarer ça-et-là comme des animaux sauvages, étourdis par la crainte et le danger à venir. Elle ne participa pas à ce désordre ambiant. Au contraire, inquiète, elle scrutait le pauvre gamin qui, les mains levées, s'accroupissait prudemment sur le sol. L'inspecteur qui le tenait en joue n'était autre que Heisker, un brave homme qu'elle connaissait via l'hôpital. Elle n'avait échangé que quelques banalités avec lui. Mais, ce soir, elle regrettait de ne jamais avoir pris le temps de discuter avec lui. Un hurlement sur sa gauche la fit sursauter. Attention que l'on beuglait tout autour d'elle. Et, Jezabel comprit. Un troisième protagoniste, les mains tremblantes, pointait le canon sur le policier qui, lui,  s'approchait du gamin désormais recroquevillé sur l'asphalte. Elle ouvrit la bouche, prête à prévenir, elle aussi, Heisker qui n'avait pas remarqué le gamin dans son dos. Mais, il n'entendait pas la foule en délire. Alors, dans un mouvement douloureux de craquements écœurants, la jeune femme étendit ses ailes. Quelques regards à la fois curieux et stupéfaits se tournèrent vers elle, mais elle les ignora. Si elle avait l'apparence d'un monstre, peut-être pouvait-elle, en revanche, jouer les héroïnes d'un soir. C'était naïf, et foncièrement humain, mais elle espérait que cela excuserait ses fautes. Alors, elle se projeta vers l'avant dans un battement pour fondre sur l'inspecteur. Une détonation s'éleva dans l'obscurité et vibra dans la cage-thoracique des pauvres témoins qui, alarmés, cherchèrent le policier du regard.

Jezabel se jeta dans l'impasse, les bras fermement enroulés autour de sa taille. Son échine rencontra le bitume dans son élan de force mal contrôlé. Elle repoussa la masse plaintive qui s'était affalée sur elle dans leur chute et, se pencha au dessus d'elle, le regard plein d'affolement. Les traits d'Heisker étaient tirés par une douleur que la Stryge ne comprit pas immédiatement. Elle voulut ouvrir la bouche pour l'interroger, mais la brise apporta avec elle quelques fragrances qu'elle n'eut pas de mal à reconnaître. Le sang. Son avant-bras en était recouvert, comme une partie de son chemisier blanc. J'ai été touché, articula-t-il péniblement, dans le dos. Ses mains tremblèrent, alors qu'elle le fixait dans le fond des yeux, sans savoir quoi faire. Pourtant, Jezabel n'ignorait pas la marche à suivre: elle devait contenir l'hémorragie jusqu'à la venue des secours. Et, c'est ce qu'elle aurait fais, si les effluves d'hémoglobine n'étaient pas venues annihiler le peu de raison qui lui restait. Elle inspira profondément, se fustigea silencieusement mais elle ne parvint qu'à grogner, comme un gros félin menaçant. Elle serra les dents et, précautionneusement, l'incita à basculer sur le côté. Il avait beau faire nuit, Jezabel distinguait nettement le pourpre sur les vêtements, sur les pavés. Elle déchira sans grande difficulté l'uniforme à la base de la nuque pour avoir accès à la blessure et s'immobilisa aussi sec. Ses cellules s'agitèrent sous la peau. Ses membres se tendirent. Son estomac se tordit d'impatience. Elle leva le nez vers le ciel d'encre, suppliant ce Dieu qu'elle n'avait cessé de prié tout au long de son existence, puis retira sa chemise pour la presser contre la blessure. Des larmes de rage se déversaient sur ses joues pâles. La lutte était insoutenable. Elle ne tiendrait pas longtemps. Jezabel le savait. Pourtant, elle se fit violence, elle s'évertua à faire compresse, comme on le lui avait appris durant ses études.

Finalement, ce fut un hurlement d'hérésie qu'elle poussa. Elle n'était pas en mesure de se tenir davantage. Et, elle se détesta pour cela. D'un geste sec, despotique, Jezabel força le malheureux à s'allonger de nouveau sur le dos. Ses doigts crochetèrent sa gorge, alors qu'elle se hissait sur son bassin, la gueule ouverte en une promesse funeste. Son regard, lui, n'avait rien de foncièrement mauvais malgré le noir dilaté.
- Je suis désolée, souffla-t-elle.
Et, elle fondit sur son épaule pour goûter à ce breuvage qu'elle s'évertuait à s'interdire. Ses prunelles devinrent entièrement d'ébènes lorsque le liquide envahit son palais. Ses doigts vinrent agripper les cheveux de l'inspecteur dans une attitude presque érotique, alors qu'elle aspirait avec frénésie son existence. Les éléments s'enroulèrent les uns aux autres, s'enroulèrent autour de ses reins. Elle était animale, elle était cette pute qui cherche la friction, avide du sexe plein. Mais, ce qu'elle quémandait ici n'était pas la sueur et le stupre. Ce qu'elle acclamait présentement était bien plus salvateur encore et, cela réjouissait la totalité de son organisme. Elle se haïssait. Mais, elle était incapable de s'arracher à la carcasse qui peinait à se débattre sous elle. Elle était désolée. Elle se le répéta, silencieusement, une fois de plus comme si cela suffisait à expier sa faute. Mais, l'était-elle réellement ?

Ce qui s'en suivit se déroula si rapidement, que Jezabel n'eut pas le temps de tout assimiler. Elle se sentit rejeter brutalement vers l'arrière. Sa colonne rencontra le mur dans quelques éboulements de poussière de briques. Elle secoua mollement la tête, étourdie, puis ne constata qu'au dernier moment que son poignet se trouvait menotté à la robinetterie d'un vieil immeuble. Elle fronça les sourcils, faisant tinter le métal contre le cuivre, avant de relever la tête sur une silhouette similaire à la sienne. Qui était cette femme ? Jezabel l'ignorait. Elle ne l'avait jamais vu. Ou, si tel était le cas, elle n'avait fais que la croiser. Elle déglutit, partagée entre la stupéfaction et la faim qu'elle n'avait qu'à peine apaisé.
- Qui-qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous faites ?, balbutia-t-elle, le souffle court, comme si elle avait couru un marathon.
Mais cela n'était pas important finalement. La question sous-jacent était avant tout: pourquoi êtes-vous intervenue ? Mais, la seule réponse qu'elle reçut fut une insulte. Heisker. Jezabel sourit malgré ce qu'il venait de lâcher. Elle ne l'avait pas tué. Sa conscience reprenait le dessus, maintenant qu'elle n'était plus à proximité de l'homme. Elle voulut s'adresser à lui, cependant, la nouvelle intervenante fondit sur lui. Jezabel s'agita, alors qu'elle hurlait quelques suppliques incohérentes, visant à arrêter le massacre sous ses yeux. Ce ne fut qu'aux derniers râles de l'inspecteur, que la rousse se tourna de nouveau vers elle. Elle la contempla longuement, silencieusement, des larmes pleins le visage, puis baissa les yeux dans un soupire las.
- Merci...
De toute évidence, elle n'était pas en mesure de lui faire un quelconque reproche. Elle non plus ne se serait probablement pas arrêtée si elle n'était pas intervenue.
- Pourquoi ?...


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