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Oeil pour Oeil [Aldous & Dante]

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Alone We Die, My Frozen Angel
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Messages : 238 Je suis arrivé(e) le : 07/07/2016 Sous les traits de : Charlie Hunnam Je me dédouble : Heathcliff A. Lovecraft & Jahaal J. Sepehr & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : SWAN Points : 2313 Couleurs RP : #003366

J'ai : 75 ans Age d'apparence : 28 ans Je travaille comme : Mécanicien/Carrossier Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Au ras des pâquerettes
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Dim 21 Aoû - 19:18
Oeil pour Oeil



8 Octobre 2016 - 19h00 - Aldous & Dante


"Ouais bah même pour les utiliser, faut être capable d'faire croire qu'ça compte pour toi. J'suis sur qu'au premier soupire j'suis cramé. T'sais qu'cette conne m'a à moitié sauter d'ssus quand j'suis passée chez elle voir si elle était toujours en vie ? Elle était entrain d'bronze en maillot d'bain et elle s'est pointée comme ça, à l'arrache, pieds nus, à moitié à oil-pé. Qu'est-c'tu veux qu'j'te dise. En arrivant chez moi, elle a absolument voulu prendre une douche, p'is elle m'app'lait toutes les cinq minutes pour qu'j'ui passe un truc. Après, elle a voulu un habit à moi ... Paye ton idée d'merde, j'suis même pas sur qu'ce soit pas Uriel qui finisse par faire la lessive quand j'ai plus rien d'propre ! J'ai du la traîner dans une putain d'boutique pour lui acheter sa foutue robe là. Un calvaire. J'sais pas comment tu peux supporter ça, frangin. Moi j'pète un plomb."

J'le vois qui rigole un peu, qui boit aussi. On dirait la même foutue personne d'vant un putain d'miroir. J'tire un peu plus sur mon joint. J'sens qu'je plane un peu. Pas aussi bon qu'avec l'héro ou l'crack. Mais ça m'rend un peu plus léger quand même. Le v'la qui choque son bras pour lui tâter l'pouls. J'l'ai pas frappé pour la tuer, juste pour la mettre KO un moment. Et ça doit aller parce qu'il la lâche au bout d'deux minutes. Il a l'air paumé dans sa réflexion. Il s'en fait pas, il pense qu'il aura qu'à la ramener pour qu'elle s'tienne tranquille et oublie tout. J'sais qu'ça march'ra jamais. J'm'en doute. Les humains peuvent pas r'partir d'zéro. Pas quand on a trop utilisé nos pouvoirs sur eux. Entre la manipulation du Stryges et la suggestion du Sidh, c'te môme pourra plus jamais avoir une vie normale. J'le r'garde. J'arrive juste pas à savoir s'il le sait et qu'il s'voile la face, ou s'il a pas la moindre idée d'c'qu'on a pu lui faire. Réellement. Mais qu'est-c'qu'ça changera, au fond ? J'pense qu'il faut qu'on s'habitue à l'avoir sur l'dos. Parc'qu'on s'en débarrassera pas comme ça, j'en mets ma bite à couper !

"T'sais, avec ce qu'elle a vu, c'qu'elle a pigé aussi, on s'en débarrass'ra pas comme ça. C'que j'ai utilisé sur elle, et c'que toi t'as utilisé, ça va lui laisser ... des séquelles, t'vois l'genre. Elle a bien pigé qu'on était pas des mecs normaux. Et elle va vouloir savoir. Elle gard'ra toujours dans la tête c'qu'on lui a fait, même si elle voulait oublier, elle pourrait pas. C'est comme ... graver en elle, t'vois ? Et p'is ... j'appelle pas ça "baiser en public" ... t'savais même pas qu'j'étais là. J'pourrais p't'être comprendre c'qu'elles t'trouvent toutes, ahah !"

Ils se parlent comme les deux vieux frères qu'ils sont malgré les années qui les ont séparé, malgré les épreuves de leur vie et de leur mort, malgré les récentes querelles puériles qui les ont déchiré. C'est une sensation étrange, que de se compléter ainsi, de se sentir tout simplement bien l'un avec l'autre, savoir pouvoir se montrer tel qu'ils sont sans artifice ni faux semblant. C'est à cet instant précis qu'Aldous a réalisé combien il avait été seul avec de retrouver Dante. Et combien un ami comme lui n'avait pas de prix. Ils restent un moment silencieux à laisser leurs joints se consumer lentement, le regard perdu dans le vague. Dante devait encore ressentir les effets du poison, et il mettrait un peu de temps avant de se sentir en forme. Aldous a un petit rire de gorge rauque quand Dante se désespère de ne plus ressentir d'effets avec la moindre drogue. La mort avait bien des visages, et si les Sidh restaient réceptifs à tous les vices de l'humanité, les Stryges eux, y résistaient. Mais d'autres délices s'ouvraient à eux, et Aldous savait que Dante ne les ignorait pas.

"J'sais bien. Mais t'peux prendre ton pied en bouffant une serveuse dans la rue ... moi à part en m'paluchant, j'peux juste r'garder. Si c'est pas triste, ahahah. T'as qu'à t'faire des shoot avec du sang d'camée ? Ca pourrait p't'être marché ?"

Un silence pendant l'quel j'éclate d'rire. J'sens déjà qu'je plane suffisamment pour rire pour que dalle. J'surveille Gab d'un oeil. Elle r'mue un peu et s'pelotonne contre Dante. Comme si elle dormait. J'pouffe encore d'rire. Merde, on dirait elle quand elle glousse. J'me gratte la barbe en ricanant toujours à moitié. J'vide une autre rasade d'tequila. J's'rais pas contre une p'tite virée à Tijuana, vaudrait qu'j'pense à donner l'idée à Dante. J'allais lui répondre sur l'secret du poison, quand j'entends des coups sur la porte. J'regarde Dante, p'is Gab, p'is encore Dante. Mais c'est pas franchement un visiteur. Y a une voix d'vieille peau racornie qui gueule en braillant tout c'qu'elle peut. J'me marre à moitié quand j'l'entends péter son câble.

"HEY, FOUTU PYROMANE ! QU'EST CE QUE VOUS ÊTES ENCORE ENTRAIN DE FAIRE CRAMER DANS CET APPARTEMENT ! JE SENS VOTRE FUMÉE DEPUIS CHEZ MOI. SI C'EST DE LA DROGUE, J'APPELLE LA POLICE TOUT DE SUITE !"

J'chuchote pour pas qu'la vieille m'entende, mais ça doit être un putain d'échec parc'qu'j'ai la voix drôlement éraillée et qui part en couille.

"Elle est barge la vieille ! Ah oui, c'que j't'ai filé à boire, c'est mon sang. Paraît qu'c'est toxique pour les Stryges d'boire du sang d'Sidh. A p'tite dose, ça t'shoot, mais à grande dose, tu peux en crever. T'inquiète pas vieux, y avait qu'trois gouttes."



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Messages : 339 Je suis arrivé(e) le : 22/07/2016 Sous les traits de : Norman BADASS Reedus. Je me dédouble : Bastian. Pseudo : Boogey. Crédits : Boogey pour le vava. || Okinnel pour la sign. Points : 3926 Couleurs RP : #009966 Beating Me Down

J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Lun 22 Aoû - 14:21

Dent pour dent...






"Ce qu'elles me trouvent toutes? Mais ça c'est inné."

Mon sourire ravageur accompagne mes paroles narcissiques à souhait. J'avais supposé ça inné puisque je n'avais jamais vraiment réfléchi à comment ces choses se faisaient. Je les faisais tout naturellement. Étrangement ça plait. C'est vrai ce qu'on raconte, que les femmes aiment les types à problèmes...
Je réfléchissais à l'histoire de sang évoquée par Aldous quand Gabriela s'est mise à me coller. Encore. Même endormie, il était difficile de s'en défaire. Une vraie calamité. Mais pour une fois, j'osais croire qu'elle ne le faisait pas exprès simplement pour avoir de l'attention et se sentir mise en valeur. Je soupire avant de reprendre ma cigarette entre les dents. Je jette un œil vers Gabriela, elle a l'air de dormir encore profondément.

"On s'en débarrassera peut-être pas mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse d'autre? Elle va pas emménager entre tes seringues et mes cadavres. Et si elle me voit changer de meuf tous les soirs, elle est capable de me faire une crise de jalousie. Elle a vingt ans de moins que moi, il se passera jamais rien de plus. Tu peux pas savoir à quel point je regrette de l'avoir traité comme ça... Je peux pas recommencer."

Je baisse les yeux en ravalant ma fumée et ma rancoeur. J'en veux à cette créature étrange que je suis devenue. Je n'estime plus avoir le moindre droit au bonheur. Je suis persuadé que je serais mieux loin de tout le monde, incapable de blesser qui que ce soit.
Je repousse doucement Gabriela pour qu'elle se redresse un peu, toujours endormie. Elle était agaçante et puérile, mais quand on la connaissait, elle valait mieux que ça. Je baisse les yeux vers le cendrier, apercevant tout près le joint laissé à l'attention de la brunette. Je n'avais rien dit à Aldous, mais si elle se réveillait, je serais le premier à l'empêcher de fumer ça. Je n'ai pas le loisir de m'exprimer à ce sujet que ma chère vieille voisine sort de chez elle pendant la pause publicitaire de son feuilleton débile. Ses temps de cerveau disponible, elle me les réservaient toujours pour des sermons.

"Moi qui la croyais morte..."

Je me lève quand j'entends Aldous avouer qu'il m'a droguer avec son propre sang. Si je n'avais pas eu Madame Abernathy à calmer, j'aurais relevé cette découverte immédiatement.
Je pose ma cigarette, relève mes cheveux, et me presse d'aller ouvrir la porte. 21 ou 71 ans, parler à une femme, c'est la même chose pour moi.

"Madame Abernathy..."

C'est drôle, depuis que je vivais ici, je l'appelais toujours madame. Je ne sais pas ce qui me poussait à la respecter de la sorte malgré tout ce qu'elle m'infligeait, mais j'avais pris l'habitude de faire ainsi.

"... C'est légal en Californie. Alors disons que c'est légal... Pour moi."

J'allais refermer la porte quand l'expression de la vieille mégère a changé d'un coup. Le visage de la voisine, qui était prête à me hurler dessus une seconde fois, semblait horrifié par la situation. Et pour une fois, elle ne disait plus rien. Je tourne la tête vers le canapé que la vieille peau fixe comme un fantôme. Effectivement, Gabriela est toujours là, inconsciente, assise devant des bouteilles d'alcool et des joints.

"... Elle aussi elle est légale. Et consentante."

Je claque la porte immédiatement après cette phrase, laissant la vieille voisine hurler son mécontentement avant de rentrer chez elle en claquant la porte également. Et je retourne enfin m'affaler dans le canapé entre Aldous et Gaby, soupirant de la fumée de cigarette après cet incident.

"Elle va sûrement appeler les flics... Mais comme ils sont déjà venus deux fois cette semaine pour rien, je pense pas qu'ils feront encore le déplacement."

Je tourne une seconde la tête vers Gabriela. Consentante, c'était un peu flou en fait...

"Cariña en revanche elle reviendra toujours, autant s'y faire. Dis-moi, son père, c'est pas le genre papa poule, hein? Il va pas en vouloir à quelqu'un juste parce qu'il a rendu sa fille heureuse une nuit?"

Ouais, au fond de moi, je savais bien que si quelqu'un la trouvait ici, son papounet allait me faire pendre par les burnes...


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Mar 23 Aoû - 0:09
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8 Octobre 2016 - 19h00 - Aldous & Dante


"Inné mon cul ! C'est ton foutu charme d'Stryge qui fait ça, c'tout !"

J'me moque d'lui en tirant sur mon joint, mais faut avouer qu'il a pas tord. Dans son genre, Dante était sacrément sexy. Anyway. L'shit m'a toujours donné des envies bizarres, j'sais pas pourquoi. J'ricane à moitié des conneries qui m'passent par la tête quand la voisine s'met à foutre l'bordel. J'me r'tiens d'rire comme un gamin qui bouffe sa main pour pas s'faire capter. Il ouvre la porte et j'vois la momie qui lui gueule après avec sa robe d'chambre à fleur et son bonnet d'nuit bigoudis. Elle est plutôt liquide, mais ch'ui quasi sur qu'elle cache un calibre sous son peignoir. Elle a l'air au moins aussi cinglé mon pote qui lui sort un discours à s'pisser d'ssus d'rire. J'lui fais un p'tit signe quand elle passe la tête par la porte, et j'me vautre à moitié sur Gab en mimant des choses sales. Très sales. J'vois même pas assez longtemps son air offusqué qu'Dante lui a d'jà claqué la porte au nez. Elle est encore entrain d'brailler des insanités quand Dante r'vient et qu'j'me dévautre difficilement pour lui laisser sa place. La môme a même pas moufté qu'j'lui grimpe à moitié d'ssus pour faire l'con. Soit j'sens plus ma force et j'ai cogné trop fort -l'habitude- soit elle est vachement fragile dans son genre.

"Sympa, l'voisinage ici. T'façon si les flics viennent tant mieux. Ca fait longtemps qu'j'ai buté personne."

Une plaisanterie de mauvais goût ou un aveux véridique, mieux valait ne pas savoir. Aldous se venge sur la bouteille de tequila sans plus s'embarrasser du verre. Dante avait raison sur Gabriela. Et c'était bien qu'il s'en rende compte. Les regrets ne changeaient rien à présent. Quand le vin est tiré, il faut le boire. Et Gabriel avait été tiré ... Pas sur que la boire soit la solution idéale. Mais c'était une solution. Aldous se gratte la barbe en fumant la dernière taffe de son joint, s'amusant un moment avec la fumée en méditant sur les dernières paroles de Dante. Le père de Gabriela était un sale type. Rien à voir avec eux deux, forcément, ce n'était qu'un humain. Mais dans son genre, il était bien bien attaqué. Il soupire en voyant s'enfuir la dernière volute. Déjà les démangeaisons revenaient sur ses bras et l'appel de la dose, à peine calmer par le joint, se faisait déjà impétueux. Il se mord un peu les lèvres.

"Dis toi qu'son Padre a crevé les yeux d'un type qui l'a juste d'regarder un peu trop salement à son goût. J'te fais pas un dessin. Mais elle est pas conne, elle dira rien. Elle sait comment ça s'passe avec son Padre. Et si elle veut nous r'voir, c'est pas dans son intérêt d'aller pleurer dans ses pattes. Et j'suis pas sur qu'elle soit du genre à s'venger. J'pense même pas qu'elle s'soit rendue compte qu'on s'servait d'elle ... Elle est sympa mais faut être honnête, elle a pas inventé l'eau tiède non plus, hein !"

J'essaye d'rester sérieux, parc'que Dante l'est aussi. Et sans avoir l'air d'vraiment s'en faire, j'peux comprendre qu'ça lui trotte dans la tête. Ses putains d'mexicains sont vieux. Surtout ceux du cartel. Et même si c'sont qu'des humains mortels, ils peuvent bien faire chier. Rien qu'à voir comme j'suis dans la merde avec les flics avec leur connerie. Ca m'arrang'rait qu'ils débarquent pas c'soir d'ailleurs. Même si c'est vachement plus simple quand tu peux d'venir invisible à tout moment. Mais même. C'serait chier pour mon pote. Et Gab. J'me d'mande d'puis quand j'm'en fais pour elle ... Fais chier.

"T'inquiète pas pour ça, avec l'influence qu'ont nos pouvoirs sur elle, elle pourrait rien dire. J'pense qu'ça la f'rait disjoncter d'parler. Et l'Padre, crois-moi qu'ça m'f'rait tout l'plaisir du monde d'm'en débarrasser, mais j'suis quasi sur qu'si il crève, on s'tapera la môme sur les bras jusqu'à c'qu'un bad boy latinos lui fourre le burritos !"



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Mar 23 Aoû - 4:05

Dent pour dent...






Crevé les yeux, quand même...

Aldous se voulait rassurant dans ses dires, expliquant par tous les moyens que ce n'était pas une gamine comme elle qui nous poserait le moindre souci. Je voulais bien le croire. Mais il ne pouvait pas se douter de ce qui errait dans mon crâne comme la voix d'une sirène qui me rappellerait sans cesse le vrai problème. Il me suffisait d'un moment d'égarement, d'une mauvaise soirée, et je pouvais la bouffer. J'aurais pu la vider en quelques minutes à peine, secondes peut-être. Elle n'était pas un grand gabarit.
J'avais une vague connaissance des "représailles". Quand vous travaillez dans un casino quelques temps, vous vous rendez vite compte de ce qu'il advient des mauvais payeurs. Aussi, je n'avais pas de mal à imaginer ce qui m'attendait si jamais le géniteur de Gabriela apprenait ce que j'avais fait d'elle. Mais, s'il m'arrivait d'allonger la liste de mes accusations avec son meurtre, j'étais certain, stryge ou pas, que j'allais douiller. Je n'avais plus qu'à ravaler mes instincts carnassiers et espérer que ça suffirait à me contenir.
Je ne craignais pas que Gabriela cherche une vengeance quelconque. Sans vouloir me vanter, j'avais fait un meilleur boulot que ça avec elle. Mais, comme l'avait mentionné Aldous, elle n'avait pas une capacité intellectuelle particulièrement élevée à première vue. une erreur serait si vite arrivée...

"Ca implique quand même qu'on laisse tout ça entre les mains de Gabriela et de nos capacités supernaturelles et tout le bordel. On doit être foutrement cons..."

Ou inconscients. Mais Aldous connaissait bien ses pouvoirs, ce n'était pas mon cas. Si ma part merdait, il resterait toujours mon vieux poto pour empêcher cette situation toute entière de s'écrouler sur lui et moi.
Je reprends mon joint encore allumé. Les effets n'étaient pas près de se manifester, mais j'avais une addiction à la fumée. Aux flammes aussi depuis quelques années. Les voir danser dans des volutes vaporeuses et des braises incandescentes avait quelque chose d'étrangement captivant. Je voyais ce spectacle tous les jours et pourtant je n'en connaissais toujours pas la fin.

"Pour ton sang... J'étais au courant que je devais pas y toucher."

Je cale mon cancer roulé entre mes lèvres, tournant la tête vers Aldous pour m'adresser à lui.

"Banshee. Faut croire qu'elles sont utiles quand même quand t'as besoin d'infos sur les stryges. Putain de stryges..."

Ma solitude provoquée par le départ inopiné de ma créatrice se transformait chaque jour un peu plus en amerthume à son égard mais aussi envers toutes les stryges que ce monde ait porté. Mes premiers jours en tant qu'ange déchu avaient été les pires et personne n'avait été là pour me donner ne serait-ce qu'un indice sur ma condition. J'avais du mal à me sentir proche de quiconque en dehors des ombres, un sentiment particulier. Comme si j'étais dans le camp adverse depuis le départ, à la mauvaise place depuis toujours.

"Au moins maintenant, je sais pourquoi." je reprends une bouffée de fumée, comme si je me sentais désormais incapable de parler si je n'avais pas ce goût amer en bouche, un léger rictus aux lèvres en regardant ma cigarette "C'est fou, déjà gosse ma mère s'est barrée. Et là j'ai l'impression qu'on m'a refait le même coup. Du jour au lendemain, bam, démerde-toi. T'as qu'à draguer, ça comble le vide. T'as qu'à tuer, ça comble la faim." je lâche un rire en gardant ma cigarette entre les dents cette fois "C'est un putain de miracle que je sois encore en vie."

Je n'avais pas du tout envie de parler de ça, ni à Aldous, ni à personne. Mais le sang de sidh devait encore faire son effet. Je me sentais bien mieux, mais pas encore totalement moi. En fait, je me sentais surtout comme une merde à ce moment-là. Aldous faisait remonter des souvenirs par sa simple présence. Tout ce que je ravalais depuis le décès de mon ex-femme, ça finissait par revenir à la surface comme un cadavre impossible à noyer. Et pourtant, je parlais de tout ça avec un détachement et un humour indécents à la situation. Il aurait été plus adapté que je garde un calme solennel, que je verse quelques larmes peut-être.

Mais j'étais un enfoiré bien plus costaud que ça.

"Mais la prochaine fois que t'essaye de me tuer, préviens-moi. Je te rendrais la pareille, vieux frère."

Je lui adresse un rapide sourire, en posant le joint brûlé dans le cendrier. Je savais bien qu'à ce rythme, aucun de nous deux ne casserait jamais sa pipe avant l'autre. Mais quelque part, j'aurais préféré crever plutôt que perdre Aldous à nouveau.


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Jeu 25 Aoû - 7:32
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8 Octobre 2016 - 19h00 - Aldous & Dante


"Ouais bah en même temps c'est pas comme si on avait réfléchi avant ... Et maintenant qu'c'est fait, à part essayer d'la gérer comme on peut pour pas qu'elle fasse trop d'la merde, j'vois pas trop c'qu'on peut faire."


J'vois pas vraiment quoi lui dire d'plus. J'me doute qu'lui, c'est un truc tout neuf d'être immortel, mais j'ai plutôt l'habitude. Et si j'me suis faire avoir une fois au début et qu'j'ai fais d'la taule pour une connerie, c'est pas pour autant qu'j'ai pas capté les ficelles du métier. Et faut bien avoir des combines pour pas s'faire pécho quand t'as toujours la même gueule et qu't'es censé avoir 75 piges ! Y avait des moyens d'garder Gab sous notre contrôle. S'il fallait, j'avais pensé à plusieurs options en fumant tranquille mon joint. D'abord, on pouvait la séquestrer ici et ou chez moi, et la garder toujours sous l'emprise d'l'un ou l'autre. Mais ça, c'était l'option bien relou car la casse-couille d'service, j'avais pas envie d'me la fader H24. Sinon, on pouvait carrément la droguer pour l'empêcher d'parler, mais l'soucis c'est qu'tôt ou tard, y a bien quelqu'un dans son entourage qui s'en rendrait compte. La dernière option, c'était qu'Dante la transforme, mais j'suis pas sur qu'il soit prêt pour être père une troisième fois et c'te fois, pour toujours. J'me marre en pensant à la tronche d'la gosse avec des crocs féroces. Hilarant.

"Tu t'es trouvé une putain d'Banshee comme source d'infos ? Bah mon couillon, t'es pas dans la mouise. J'sais pas si tu sais qu'elles sont du genre à tourner toujours l'truc à leur sauce. Comme si y avait toujours d'l'espoir, du bonheur, toussa toussa. Pour ça qu'j'aurais jamais pu être comme ça. C'est n'importe quoi ! J'crois pas qu'on vive dans l'même monde ... M'enfin si jamais t'as b'soin d'info, t'sais qu'j'suis là aussi, hein !"


Il pose un moment son regard sur Dante en se caressant négligemment la barbe. Gabriela avait cessé de roucouler après lui pour ronfler la bouche ouverte, la tête penchée en arrière. Aldous voyait sa jugulaire saillante, sa carotide qui pulsait à un rythme lent. Ce qui était miraculeux, c'était que Dante ne l'ait pas encore bouffé. Au vue de ce qu'il avait fait à la serveuse dans la ruelle, le Sidh voyait les capacités destructrices du Stryge avec une netteté claire et limpide. S'il était l'Ombre qui peut pousser n'importe quel mortel à la déchéance, Dante est le prédateur ultime, le chasseur à l'affut de sa proie, le dévoreur de chair. Perdu dans ses pensées, Aldous joue un moment avec la fumée de son ami, aspirant les volutes à sa portée pour s'en gargariser. Il sentait monter en lui les effets de la drogue douce, et si des rires inopinés se déclenchaient de plus en plus fréquemment, il avait aussi des visions, grotesques et glauques, qui le faisait se marrer ostensiblement.

"Miracle ouais ... ou un putain d'foutage d'gueule. Comme si c'ui qu'écrit tout c'bordel  à l'avance était bien entrain d'se marrer en s'occupant d'ton cas. J'aime pas m'dire qu'y a une sorte d'entité supérieure, mais faut bien croire qu'y a quelqu'chose. T'façon, y a bien une raison pour qu'on soit pas mort, toi et moi, et quelqu'un qui nous ait ram'né."

J'soupire. Il a l'air bien badant c'soir, l'Dante. Comme s'il était en pleine r'mise en question. Gab s'rait un cas d'conscience pour lui ? J'ai tendance à penser qu'c'est sa banshee qui lui r'tourne l'cerveau, mais j'vois pas comment j'pourrais aller contre ça. Après tout, qu'il bouffe ou pas cette gosse, qu'est c'qu'j'en avais à foutre ? C'était son problème, pas l'mien. Sauf qu's'il arrivait pas à gérer c'qu'il allait être pendant les trente prochains siècles, et plus encore, il allait clairement être dans la merde. J'étais plutôt pour composer avec son côté sombre. C'est pas pour ça qu'j'étais qu'un immonde connard sans sentiment. Mais j'assumais c'que j'avais d'malsain en moi. J'le cont'nais pas. Et j'étais bien mieux comme ça. J'peux pas m'empêcher d'penser qu'Dante m'ressemble trop pour être si différent. Mais, j'me dis qu'avec le temps, il finira par s'rendre compte d'tout ça. Banshee d'mes deux pour le convaincre d'être un gentil Stryge végétarien qui survit en bouffant du sang d'rat ou d'pigeon, ou pas.

"T'en fais pas, c'pas prévu au programme, vieux frère. J'ai juste pas aimer qu'tu m'fasses passer pour un blaireau d'vant l'cartel. Mais .. j'pense qu'dans un sens, j'l'avais mérité, non ? D'ailleurs ... désolé, pour ça. Enfin, pour l'autre fois. Enfin t'sais d'quoi j'parle. On va dire qu'j'm'suis laissé entraîné par l'excitation du moment ! T'savais qu't'étais sexy quand tu déchiquettes une meuf ? Non mais j'veux dire, grave sexy, hun."

Il boit une nouvelle gorgée directement au goulot. Il divaguait. Le joint avait fait son effet et avec le mélange de tequila et d'adrénaline d'avant, il était entrain de partir dans un drôle de trip. Il se met à pouffer de rire en grattouillant toujours sa barbe, en regardant Dante de son regard d'Ombre, particulièrement brillant et envoutant. Sans vraiment le faire exprès. Il maîtrisait mal les changements de forme quand il était défoncé. Pour ça qu'il évitait les doses d'héro en publique, généralement, car finir par exhiber au milieu d'un bar sa carcasse à la tête défoncée d'un coup de feu, ça pouvait paraître suspect. Il se dandine un peu sur le canapé, se rapproche de Dante et coule un bras autour de son épaule. Rien que pour la tête que lui lance le Stryge à ce contact, il aurait envie de lui lécher à nouveau la joue pour le faire sortir de ses gonds. Parce que ça lui donne envie de rire. Et il éclate si fort que Madame Abernathy se manifeste à nouveau par un bruyant "C'EST PAS FINI OUI !" agrémenté de quelques coups de balais contre la cloison. En mettant sa paume devant sa bouche, il se retient à moitié et se retrouve finalement à glousser d'une façon pas si éloignée de celle de Gabriela. Quelle ironie. Il roucoule à moitié en plantant son doigt entre les côtes de Dante :

"Dis, tu veux bien m'montrer tes crocs ?"



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Dernière édition par Aldous B. Koch le Ven 26 Aoû - 7:49, édité 1 fois
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J'ai : 42 ans. Age d'apparence : Une petite quarantaine. Je travaille comme : Patron du Blue Devil, un casino insalubre. Actuellement, je suis : Veuf... Niveau social : Modeste, avec de grosses rentrées d'argent ces jours-ci...





















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Jeu 25 Aoû - 14:57

Dent pour dent...






Aldous n'avait pas tort...

J'avais du mal à faire confiance aux banshees, mais ce n'était pas vraiment comme si j'avais eu le choix. Je n'avais pas de stryge dans les parages pour m'aider à comprendre ce qui s'était passé. Il m'était bien plus simple de croire les dires de mon ami de longue date, même s'il avait une moralité douteuse. Cependant, j'étais mal placé pour le juger. J'étais moi-même un homme sans vraie ligne de conduite et sans égard pour les femmes que je tuais. J'avais toujours des regrets, mais ils arrivaient chaque fois trop tard et je les effaçais rapidement de mes pensées. Je ne voulais pas m'accabler de regrets chaque fois que j'avais un cadavre dans les bras.
Aldous avait mentionné une entité supérieure. Etait-il du genre croyant? C'était nouveau ça. J'avais connu assez d'âmes en peine pour savoir que lorsqu'on touche le fond, on croit difficilement en quoique ce soit. Moi, j'avais dans l'idée que tout était dû au hasard, et si puissance supérieure il y avait, ce n'était qu'une créature qui jouait la vie de chacun à pile ou face.

Et puis, des fois, ça dérape.

Je tourne les yeux vers Aldous alors qu'il évoque mon supposé sex-appeal lorsque je dévore une proie. J'étais sur le point de lui dire de ne pas s'excuser, mais j'avais préféré garder le silence pour le laisser finir. Je sens mon coeur s'arrêter net, sans laisser échapper un seul battement de plus. Je ne savais pas si mes capacités de stryge avaient le moindre impact sur Aldous, je pensais plutôt que la drogue et l'enchaînement de verres le rendaient bien plus ivre que moi. Je le sens enrouler un bras autour de moi, ses yeux ont changé. Entre lui d'un côté et Gabriela de l'autre, j'ai la soudaine impression d'avoir un choix cartésien entre la peste et le choléra.

Et comme si ça ne suffisait pas, ma faim commençait à me tirailler...

J'avais prévu de sortir ce soir, trouver une victime facile et lui voler du sang et sans doute quelques morceaux de chair. Maintenant qu'Aldous m'avait confié que j'étais une vraie pornstar quand je me mettais en chasse, je me sentais étrangement honteux à l'idée de partir me trouver un en-cas.
Puisque Gabriela était arrivée, je n'avais pas pu aller traîner dehors, et je me refusais de le mordre. Je l'avais bien assez martyrisée entre notre rencontre et ce soir. Mais je devrais me nourrir tôt ou tard et je sentais déjà mes pupilles se dilater un peu plus que d'ordinaire.
Aldous pouffe de rire comme une adolescente, gardant ses mains sur moi, me mettant incroyablement mal à l'aise. Je savais qu'il avait une légère préférence pour les hommes, et je ne voulais pas faire partie de ces conquêtes. J'étais sûrement vieux jeu, avec une vision de l'amour et la séduction très dix-neuvième siècle français, mais je me voyais mal avoir une quelconque histoire avec un homme. J'avais déjà eu du mal à croire que mon vieil ami soit de ce bord...

J'ai les crocs. Et Aldous réclame de les voir.

Je ne sais pas ce qui me trouble le plus: le sentiment que mon meilleur ami essaye de me draguer, ou le fait que je ne sache même pas comment faire pour sortir mes canines proéminentes. Ca n'arrivait que lorsque je commençais à me nourrir sur quelqu'un. J'aurais pu refuser, mais je préférais encore occuper Aldous avec des crocs plutôt qu'avec la couleur de mon boxer. Madame Abernathy enrage encore dans l'appartement d'à côté. Elle ne devrait plus tarder à prendre ses somnifères et aller dormir. Une chance.
Je réfléchis, je me pose de nouvelles questions sur ma nature et sur le contrôle que j'ai dessus. Je ne connais pas la plupart de mes capacités et je sais encore moins m'en servir volontairement. C'est sûrement ma plus grande phobie à ce jour. La seule également.
Je pose mon joint dans le cendrier, essayant par la même occasion de me dégager de l'étreinte saoule de mon vieux frère. Entre lui et Gabriela, j'étais sûrement le plus sobre ici...

"Tu me promets de pas remettre les mains dans ton caleçon si je sors mes crocs? Je m'en voudrais de t'exploser la mâchoire. Encore."

Je souris légèrement, laissant transparaître une canine humaine. Je ne sais pas comment faire de cette dentition d'omnivore une machine à tuer. Pourtant, je faisais ça toutes les semaines, sans le moindre effort. C'était devenu une sorte de seconde nature qui prenait possession de moi quand c'était nécessaire. Dans ces moments-là, je m'effaçais au profit de ma survie. je restais dans l'ombre sans regarder les changements qui s'opéraient sur moi, de mes pupilles jusqu'à mes canines.
Je pense à mes envies de sang, à la dernière femme que j'ai abattue pour une dose de sang encore chaud. J'imagine déjà la prochaine, son odeur, son goût, le rythme de ses veines. Un coeur qui bat. Le mien est toujours arrêté mais un battement daigne se faire entendre parfois. Je réalise rapidement que ces battements impromptus surviennent quand je pense au sang, à ce qui pourrait agiter ce myocarde mort. Je passe la langue sur mes canines, les devinant encore humaines et presque arrondies par les millénaires d'évolution pour faire des humains une espèce pseudo-civilisée. Je repense au sang, m'imaginant chaque caractéristique de ce fluide si vital aux êtres vivants. Mes pupilles sont encore dilatées par cette envie viscérale d'en boire, elles n'étaient pas à leur apogée, mais je savais que mon regard s'était durcit et assombrit.
Quand je repasse la langue sur mes canines une seconde fois, je peux sentir des crocs presque animal. C'était donc ça. Ma nature se manifestait quand j'en avais besoin, quand je l'appelais, l'appâtais avec des morceaux de chair tiède.

"Bordel... C'est la première fois que je fais un truc de stryge volontairement..."

Je lâche un rire qui met en avant mes crocs. Pour une fois que je merde pas avec ma seconde nature...


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Alone We Die, My Frozen Angel
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Messages : 238 Je suis arrivé(e) le : 07/07/2016 Sous les traits de : Charlie Hunnam Je me dédouble : Heathcliff A. Lovecraft & Jahaal J. Sepehr & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : SWAN Points : 2313 Couleurs RP : #003366

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Ven 26 Aoû - 7:51
Oeil pour Oeil



8 Octobre 2016 - 19h00 - Aldous & Dante


"Si y a qu'ça ... Mais promis l'ami, plus d'branlette. Plus d'léchouille non plus. Sinon on va s'retrouver avec une portée d'femelles en charleur comme l'autre là."

J'pointe Gabriela du doigt. J'ai un vieux rire nerveux qu'j'contrôle pas. J'sens Dante qu'essaye d'se faufiler mais j'me rapp'lais même pas qu'j'l'avais attiré contre moi. J'récupère mon bras en tripotant machinalement ma barbe, les yeux fixés sur mon vieux frère qui fait une drôle de tronche. Comme s'il savait pas trop comment faire, au final. J'le vois sourire, mais y a qu'deux canines normales, rien d'bien excitant. J'hausse un sourcil. J'm'étais jamais dis qu'peut être mon meilleur ami savait pas maîtriser ses pouvoirs. Notre soirée confidences s'était terminé sans qu'j'sache plus en détails comment il avait fini Stryge, mais en en parlant, plus tard, j'avais appris deux trois infos. Comme qu'tout ça c'était foutrement récent. J'ai du mal à m'dire qu'mon Dante est une sorte d'bébé immature qu'a encore tout à apprendre. J'trouve ça presque mignon et j'ai envie d'lui pincer les joues comme si c'était un gosse. J'remonte un genou sous mon menton, tej' mes pompes au loin et croise mon autre jambe sous mes fesses. J'aime pas rester assis sans bouger, j'ai b'soin d'faire quelqu'chose avec mes jambes. J'le vois qui s'concentrer, les yeux dans l'vague. J'imagine qu'c'est un peu comme pour s'forcer à baiser une vieille comme Madame Abernathy, faut penser très fort à un truc bandant pour s'dégotter une trique potable. J'éclate encore d'rire en pensant à Dante s'concentrant pour baiser la vieille peau d'à côté qui braillait toujours comme un veau en tapant dans l'mur.

Aldous glousse un peu en s'arrachant consciencieusement les cuticules avec ses propres dents. Souvent, lorsque son état de conscience était modifié par des substances moins fortes que l'héroïne ou le crack, il retombait presque en enfance, régression d'un garçon qui avait grandi trop vite et n'avait pas pu apprécier l'innocence à son âge opportun. Il avait des comportements un peu ridicule comme se ronger les ongles, ou croiser étrangement ses jambes. Il mangeait parfois les mèches autour de son visage aussi. Mais son attention fut attirée ailleurs car finalement, Dante parvient à faire apparaître deux larges crocs tranchant comme des lames de rasoirs qui dépassent de sa mâchoire. Mais ses yeux aussi ont changé, les pupilles sont dilatées et toutes les veines de son visage deviennent subitement saillantes et bleues violacées. Aldous se sent plus à l'étroit dans son pantalon, mais il se retient de montrer à Dante son émoi pour ne pas l'embarrasser à nouveau. Et puis sa position avec son mélange bizarre de membres faisait que cela ne se voyait pas. A moins de regarder. Dante a l'air fier de lui, et il confirme au Sidh ce qu'il supposait auparavant : oui, il n'avait pas apprivoiser sa nature suffisamment pour en contrôler tous les aspects. L'Ombre abandonne aussitôt son attendrissante régression pour s'approcher brusquement de Dante. A moitié vautré sur lui, il n'est qu'à quelques centimètres de son visage quand il porte une paume à sa bouche, contre son croc. A la rencontre de la canine acérée, il presse la pulpe de son doigt contre le tranchant qui fait perler le sang sirupeux d'Aldous qui le porte à ses lèvres et suce doucement le nectar vermeil amer. Il ne cache pas son sourire émerveillé et son air absolument fasciné par l'arme mortelle qu'il possède.

"Pouah c'que c'est canon. Dante, mec, t'as vraiment, vraiment la classe. J'aurais c'pouvoir, putain, j'me ballad'rais comme ça H24 quoi."

J'mordille un peu mon doigt. J'aime pas l'goût d'mon sang. Il est fade, épais, et sombre. Rien à voir avec les gros bouillons bien rouge qui coulent des plaies des vivants. Fallait bien qu'ça s'voit un peu, non ? Qu'j'suis qu'un foutu cadavre. J'prends un peu mes distances et j'penche la tête en grattant doucement mon menton. Il doit y'avoir une sorte d'venin là d'dans, où un truc toxique, parc'qu'j'sens mon doigt tout engourdis. J'regarde mon vieux frère. C'est pas facile d'cacher qu'j'le laisserais bien m'prendre jusqu'à l'os, là maint'nant, pourvu qu'il m'morde l'cou avec ses crocs ... Mais j'ravale ma pulsion. J'sais bien qu'ça l'dégoute et qu'il voudra jamais d'truc d'ce genre. Pas avec moi. J'ricane pour moi. Il sait pas c'qu'il perd c'con. On m'enlèv'ra pas qu'ça cache quelqu'chose. M'enfin. J'soupire un peu et j'laisse ma tête s'poser sur l'canapé, offrant ma gorge en sachant bien qu'y aura personne pour v'nir s'y frotter. J'pense à Shea. J'aimerais mieux qu'ce soit lui qui vienne couler ses lèvres, juste là où ça m'fait perdre la tête. Même si j'pense qu'Dante pourrait m'faire oublier l'manque pendant un moment, j'sais bien qu'y a rien d'autre qu'lui, au fond, qui m'obsède. Fais chier. J'ai pas envie d'penser à lui. Pas maintenant. Pas tout d'suite. Alors j'me lève, et j'vais chercher d'l'affection où j'peux sans risquer d'me prendre une droite dans la face. J'dois lancer à Dante un regard culpabilisant, mais j'en ai rien à foutre. j'préfér'rais qu'ce soit lui, qui m'console, qui m'fasse penser à autre chose. Mais il veut pas. Alors j'fais avec c'que j'ai.

Il se lève du canapé, bourre Dante pour lui enjoindre de se mettre à la place qu'il occupait auparavant, et se cale contre Gabriela. Sa chaleur lui fait du bien, comme le doudou d'un gosse qui aurait le manque de sa mère. Il se coule contre elle et dans son sommeil, elle l'enlace instinctivement en couinant un peu. Il pose son front contre sa tempe, laisse ses longues mèches brunes lui caresser le visage alors qu'il souffle un peu. La présence d'un corps contre le sien a toujours été le rempart à la solitude à l'intérieure. Il ne connait que cela pour se rassurer et oublier. Il croise les bras autour de son ventre, cale ses cuisses contre ses hanches et l'entraîne sur le dossier du canapé. Il baille en frottant un peu sa barbe contre le tissu de sa robe sur son épaule. Il fixe toujours Dante, sans rien dire pour s'expliquer qu'un regard plein d'éloquence qui était aussi explicite qu'un pamphlet d'accusation. Sa voix est plus posée quand il s'adresse à nouveau à son vieil ami.

"Et tes ailes ! J'peux voir tes ailes, Dante ?"



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Ven 26 Aoû - 17:54

Dent pour dent...






Le goût du sang...

Aldous a un sang dégueulasse. Maintenant je le sais. Mais c'est plutôt une bonne nouvelle. Ca m'évitera de tenter de le vider à mort comme une vulgaire proie. C'est pourtant cette envie de sang qui rend mon souffle plus court et empêche mes crocs de redevenir d'inoffensives canines. C'est ça qui fait de moi le monstre que je suis. Mon vieux frère prétend que j'ai la classe, m'enviant presque ces instruments de torture pour humains. Sans doute, oui, ça me donnait des airs d'ange déchu, de Diable adoucit. J'avais le sentiment d'être partagé entre Enfer et Paradis si souvent. Quand je cherchais une victime, j'étais un vrai dieu, un inhumain qui valait mieux que tous ces sacs de chair. Mais quand je voyais le résultat de ma chasse, je n'étais plus qu'une créature recrachée par l'Enfer. Si même Lucifer ne voulait pas de moi, c'était bien que j'étais la pire des ordures.
Aldous me vire presque de ma place lorsque je cendre ma cigarette, prenant contre lui Gabriela comme si elle était une vulgaire peluche. Mais inconsciemment, elle répond à son étreinte. Aldous a presque l'air... humain, et enfantin. Je me rendais alors compte que je n'avais jamais cherché à savoir comment avait été sa vie avant sa présumée mort. J'avais quelques idées, mais j'aurais préféré l'entendre de vive voix. J'aurais également préféré le retrouver heureux et non pas avec un coeur en lambeaux...

Le pauvre.

Ca me faisait presque mal de le voir si affectueux avec Gabriela. J'aurais voulu le savoir moins meurtri, plus heureux. C'était mon ami après tout et je lui souhaitais le meilleur. Il n'avait pas eu la chance que j'avais pu avoir grâce à Juliette. Moi j'étais seul, mais j'avais connu une vie meilleure. Lui, non. Et c'était cette tourmente qui me poussait tant à soutenir mon meilleur ami. Je voulais comprendre ce qui animait ses angoisses et tout faire pour y remédier. Mais je n'avais pas ce pouvoir. J'étais seulement capable de sortir des crocs saillants pour éventrer quiconque m'approchait un peu trop.

Et j'avais des ailes.

On me l'avait dit, j'avais fini par l'assimiler. Je croyais naïvement ce que l'on me disait sur ma nature, faute de pouvoir tout vérifier par moi-même. Je savais donc que j'avais la capacité d'étendre des ailes, possiblement de voler, mais j'en étais incapable. C'était comme si je pouvais sentir leurs plumes dans mon dos mais également de lourdes chaînes les entourant. Psychologiquement, je ne me sentais toujours pas capable de faire miraculeusement pousser mes ailes. Ange déchu, on y revient toujours.
La demande d'Aldous m'avait crispé. J'étais un stryge ridicule, incapable de faire la moitié de ce qu'une telle créature pouvait réaliser. J'avais posé ma cigarette en baissant les yeux, mes crocs m'empêchant de serrer les dents comme j'aurais voulu le faire. Je me sentais comme un enfant qu'on rejette parce qu'il n'est pas assez grand pour faire les choses, un sentiment qui m'était bien inconnu. J'avais été forcé de grandir rapidement. Un peu trop, sans doute. Je me demandais si Aldous avait connu la même enfance, même si j'imaginais que sa vie avait été pire que mon enfance dorée malgré l'absence de cadre familial.

"Je peux pas... Je sais pas faire..."

J'avouais tout à mon unique ami. Je n'avais pas vraiment mieux à faire, je ne pouvais pas forcer les choses. C'était déjà un miracle que j'ai pu sortir mes crocs et je ne pouvais plus les rétracter. Je pouvais cacher des canines proéminentes, mais des ailes à taille humaine, je ne pourrais pas.

"Je sais que j'en ai, mais j'ai jamais pu les voir. Je sais pas à quoi elles ressemblent. Et j'ai pas la moindre idée de comment faire des trucs pareils. Même si j'aimerais bien savoir ce que ça fait..."

Je reprends mon verre, jouant avec, les yeux rivés sur le liquide brun qui tourne encore et encore dans le fond. J'ai fini par me décaler à l'autre bout du canapé, comme si je voulais être assez loin d'Aldous et Gabriela pour ne pas les blesser. Chaque fois que je sortais ces crocs, je savais que quelqu'un allait périr par ma faute. Même si Aldous ne risquait pas la mort, je ne voulais pas le blesser. Quand à Gabriela, je lui avais déjà fait trop de mal.
Je me lève finalement pour aller chercher un paquet de cigarettes. J'avais fini le dernier avec cette discussion sans fin. J'étais heureux que cette nuit s'éternise. C'était presque une preuve que j'avais échappé à la mort, pour une fois. Mais e commençais à me sentir... différent. Les odeurs de chair me paraissaient plus fortes, j'étais incapable de ranger mes crocs. Je reviens au salon avec une clope entre les dents, les poumons remplis d'une douce fumée. Je ne me rasseois pas, je fais quelques pas vers la fenêtre pour m'y adosser et cendrer ma cigarette au dessus du vide.

"Il vaudrait peut-être mieux que ce soit toi qui ramène Gabriela finalement..."

J'ai besoin de chair...


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