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Ascenseur Sentimental ► Ass & Soso

 :: Beckta Dining & Wine

Ghosts of Demons Past
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Ghosts of Demons Past

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Messages : 152 Je suis arrivé(e) le : 08/08/2016 Sous les traits de : Alexander Skarsgård Pseudo : Neosun Crédits : moi (a) Points : 501

J'ai : Quand l’éternité referme son étau invisible, un millénaire semble alors insignifiant. Alors que représente 1133 ans dans l’existence d’un être piégé à jamais dans le temps ? Age d'apparence : Son physique comme enfermé dans du cristal, à l’abri des effets temporels, ne connait aucun changement depuis ses 34 années mortelles. Je travaille comme : Propiétaire du Beckta Dining & Wine Actuellement, je suis : Célibataire. Jadis uni à une femme, il avait offert les offrandes à Frigg, déesse de la fécondité, et à Freyr, dieu du bonheur. Il avait juré son allégeance à sa bienaimée sur Mjulnir et devant les siens. Deux âmes liées pour l’éternité, destinées à rejoindre ensemble le Valhalla. Une pratique ancestrale, aujourd’hui cause de tous ses maux. Les âmes, scellées parmi les mortelles, ne trouvent nulle paix ni repos. Le cœur se fissure de cicatrices béantes, car l’amour est à l’origine de toutes les peines. Le choix de la solitude s’offre à l’homme torturé par les démons de son passé. Niveau social : Outrageusement fortuné.
You trick your lovers, that you wicked and divine. You may be a sinner, but your innocence is mine.

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He is blood of my blood and bones of my bones.
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Dim 4 Sep - 20:02




Ascenseur Sentimental

"Dans l'ascenseur, soit tu t'élèves soit tu t'écroules."



“Les sentiments, c'est comme la petite fumée qui sort de la bouche lorsqu'il fait froid, eux seuls prouvent qu'on est vivant."



Beckta Dinning & Wine, Ottawa, Canada. Le tic tac incessant de l'horloge m'informait de ma solitude. Un silence de mort imprégnait les murs de l'établissement nouvellement rafraîchi. Si la bâtisse avait des airs de manoir à l'extérieur, l'intérieur avait quant à lui subit nombreuses modifications. L'indémodable rustique avait laissé place à un modernisme au style épuré. Un parquet en chêne massif recouvrait désormais le marbre italien devenu méprisable. Le papier peint avait été arraché dévoilant des murs d'un blanc nacré immaculé. Les moulures apparentes tout comme les lustres en cristal redonnaient un cachet, dont le restaurant se trouvait jusque là dépourvu. Des rideaux beiges brodés de fils d'argent, des luminaires incrustés au plafond, des chaises et des nappes dans les mêmes tons clairs, des plantes verdoyantes ainsi que des photos en noir et blanc venaient parfaire le tableau. Etrangement, seul le bar avait conservé ses allures de pub français. De grandes étagères en verre illuminées se prolongeaient indéfiniment sur le mur de briques, supportant inlassablement les différents alcool que possédait la maison. Je me souvenais m'être tout de suite senti à mon aise dans cette partie du Beckta contrairement à la partie restaurant qui m'avait fait l'effet d'une faute de goût énorme, piégée dans les années 70.  
Nous n'avions ouvert les portes de l'établissement que très récemment et déjà les clients semblaient affluer, tels des cafards sur un cadavre. Les nouveautés paraissaient représenter les seules distractions des natifs. Curieux de voir l'évolution de leur ville, ils avaient accouru sans hésitation à l'annonce du renouveau de leur restaurant gastronomique. Toutefois une toute autre motivation s'était emparée de la gente féminine. Un article avait vanter certes, la cuisine délicieuse et la décoration contemporaine mais il y faisait également référence à "un serveur qui force la sympathie de son charisme naturel". Visiblement, Lachlan avait laissé une forte impression lors de ses shift. Il s'était parfaitement approprié son rôle et prenait un certain plaisir à jouer de son physique, n'en déplaisent non seulement aux jeunes femmes mais également aux critiques gastronomiques. Plus loin on faisait mention d'un "mystérieux propriétaire que les employés semblent cacher égoïstement". Cette phrase m'arracha un sourire amusé. Le temps m'avait manqué. En réalité, le temps ne possédait sur moi aucune emprise, aussi je ne me pressais plus à accomplir les tâches que je savais éphémères. Je comprenais la déroute occasionnée par mon étrange absence ainsi que la curiosité maladive des clients qui régnait à présent. D'une certaine manière, je ressentais un certaine jouissance à demeurer au cœur de cette effervescence déraisonnée. Evidemment d'ici quelques jours, les citoyens auront trouvé une nouvelle source de potins. Mais pour l'heure, je profitais de leur engouement à trouver mon identité. Je me surpris même un jour, à lancer de mon propre chef une rumeur insensée. Un sentiment de puissance et de supériorité ne faisaient qu'alimenter mon orgueil déjà démesuré...

Il devait être aux alentours d'une heure du matin quand une étrange impression s'insinua dans tout les pores de mon corps. Je venais de terminer les comptes - plus que satisfaisants - et je m'apprêtais à éplucher les nombreux CV et lettres de motivations, toutes plus barbantes les unes que les autres, quand mon instinct m'intima de maintenir mes sens en éveil. J'avais toujours fait preuve d'un instinct remarquable qui ne m'avait trompé que très rarement. Aussi, je finis par ranger le fruit de mon labeur. La chair de poule se manifesta quelques secondes avant qu'un bruit inhabituel ne se produise. Quelqu'un s'était invité sur ma propriété. J'entendais ses pas assurés- bien que très légers - se diriger vers le bar. Curieusement les mouvements de l'inconnu me semblaient étonnement familiers. En tout cas, je savais avec certitude que la personne en bas n'avait rien d'humain. Je pris ma forme véritable, instantanément une douleur cuisante et pourtant si habituelle apparut dans mon dos, signe que mes ailes d'un argent scintillant venaient de se déployer.
Je me précipitai au bar et, sans prendre le temps de m'inquiéter sur l'identité de l'intru, l'attrapai violemment par le cou, l'acculant contre le mur. De ses cheveux noirs ébènes émanaient un somptueux parfum de vanille qui n'était que trop reconnaissable. Evidemment, qui d'autre se serait servi un verre dans mon établissement sans aucune gêne...Comment m'avait-elle retrouvé ? « Astrid ? » Je desserrai ma poigne et m'éloignai rapidement d'elle. Sa proximité ne se révélait que trop dangereuse. Elle se frotta la gorge sans mots dire, prenant grand soin d'éviter mon regard. Elle n'avait pas changé. Comment aurait-elle pu ? « Qu'est-ce que tu fais là ? » Des siècles s'étaient écoulés depuis notre dernière rencontre, voilà sans doute pourquoi sa présence tenait plus du cauchemar que de la réalité. La Stryge releva la tête lentement, et alors je les vis. Ses yeux si envoutants, animés plus que jamais d'un brasier ardent. Je la dévisageais froidement de mes yeux clairs, ne trahissant aucun sentiment, qui pourtant m'envahissaient tel un maelström destructeur....


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Messages : 648 Je suis arrivé(e) le : 03/01/2016 Sous les traits de : Phoebe Tonkin Je me dédouble : // Crédits : Tumblr et moi même Points : 4201 Couleurs RP : #936A7C

J'ai : 539 années Age d'apparence : 25, aux environs Je travaille comme : Darwinette Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Modeste



Les amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.

C'est grâce aux astres nonpareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient,
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.
En vain j'ai voulu de l'espace
Trouver la fin et le milieu;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse;

Et brûlé par l'amour du beau,
Je n'aurai pas l'honneur sublime
De donner mon nom à l'abîme
Qui me servira de tombeau.
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Lun 19 Sep - 21:22
Sören & Astrid





ascenseur sentimental


Grit ⇝ Tac, tac, tac, tac, font ses talons noirs sur le sol lisse. Un pas lent, régulier et confiant qui amène l'ange noir à pousser la porte du Beckta Dinning & Wine. L'établissement était vide, pas un serveur ou une femme de ménage aux alentours d'après ce que lui disait son ouïe. Elle s'arrêta quelques secondes pour observer l'endroit où elle se trouvait ; elle n'était jamais venue auparavant. Si traîner dans les rues sombres et peu fréquentables était une habitude chez elle, se mélanger à la bourgeoisie d'Ottawa ne l'était pas vraiment. Pourtant, elle pouvait facilement en avoir les moyens. Peut être dans un futur proche, elle essaiera d'y venir plus souvent. Sa marche lente reprend alors qu'elle traverse le hall ; là en tournant la tête elle aperçoit de loin un comptoir, et perçoit des effluves d'alcool. Sans aucune gêne, elle s'en approche et passant du côté serveur se saisit d'une bouteille et d'un verre. Tout en allant s'asseoir et jette un œil sur la bouteille, l'esprit un peu ailleurs. Elle se serre son verre une fois assise, et le porte à ses lèvres, la boisson lui réchauffant la gorge. Elle attend. Elle ne sait pas vraiment quoi faire d'autre. Des émotions contraires chahutent dans sa tête, trahies par des légers tremblements lorsque l'immortelle soulève le verre.

C'était plus tôt dans la soirée, qu'elle entendit son nom pour la première fois depuis des siècles. Au détour d'une rue, en croisant un vieux couple sur le trottoir d'en face. Elle n'avait pas pu saisir le reste de la phrase, et elle s'en moquait éperdument. La seule chose qui comptait, c'est ces deux mots là : Sören Heiðmarsson. Prononcé avec un accent déplorable, certes, mais l'immortelle reconnu parfaitement ce patronyme. Cessant immédiatement de marcher, elle s'était retournée sur le couple, et les avait regardé s'éloigner silencieusement. Avait-elle bien entendu ? Ou bien son cerveau lui jouait-il des tours ? Non, impossible. Un frisson lui traversa le dos à ce moment là. Que faisait-il à Ottawa ?

Faisant jouer ses relations, elle trouva rapidement où il habitait, travaillait. Il s'agissait bien de lui. Raccrochant le téléphone, elle lâcha un bruyant soupir. Elle était partagée, elle ne savait pas quoi penser. Encore une fois, malgré sa tentative de couper avec son passé et repartir de zéro des vieux fantômes ( malheureusement immortels ) s'efforçaient de la suivre. Tellement de choses se bousculaient dans son esprit, des questions et sentiments.. Sans réaction apparente, elle commença alors à se diriger vers l'établissement indiqué par son contact : ses poings serrés trahissaient pourtant sa état d'esprit.

C'était comme ça, qu'elle était arrivée jusque ici. Sur le chemin la stryge arriva à se détendre, du moins en apparence. Si ses gestes étaient plus maîtrisés et elle paraissait imperturbable, c'était loin d'être le cas. Sans qu'elle ai plus le temps de profiter de son verre, elle se vit forcée contre le mur par nul autre que Sören en personne. Le verre lui échappe des mains et se brise au sol. Elle s'y attendait, c'était aussi pourquoi elle n'avait pas réagit en l'entendant arriver. D'abord, elle ne put le regarder en face. C'est seulement à cet instant que plusieurs détails majeurs lui revinrent. Cela faisait tellement longtemps.. Que dirait-il en apprenant ce qu'elle était devenue ? Ce qu'il s'était passé ? Pendant ces quelques secondes ou il la relâche et s'écarte, elle tergiverse. Elle se frotte la gorge, les yeux rivés sur les éclats de verres au sol. Rapidement ces questionnements sont remplacés par la colère, la rancune et une tristesse étrangement violente. Son cœur bat plus rapidement que d'habitude. Lentement, elle relève les yeux pour affronter le regard glacial de son frère. Elle le dévisage avec une expression tout aussi froide ; il n'avait pas changé.

Je suis probablement la dernière personne que tu t'attendais à voir non, Sören ?

Même si l'expression de l'ange noir était comme figée dans un marbre glacée, elle pouvait déceler qu'il était perturbé de la voir ici, à travers ses yeux. Elle ne cache pas ses sentiments ; si sa posture laissait penser qu'elle était à son aise, son regard abritait l'orage, la tempête et les feux de l'enfer.

Ça doit faire quoi.. Bien une paire de siècles ?

De la tristesse aussi. Oui, elle ressentait toujours la même tristesse qu'il y a des années. Mélangée à toute sa fureur, elle était cependant indécelable. L'immortelle croise ses bras, et s'avance audacieusement vers lui, son frère. Jusqu'à se retrouver à moins d'un mètre de lui, sans le lâcher une seconde des yeux. Elle lui en voulait. L'animosité dans sa voix parlait pour elle.



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SHE'S BUILT FOR IT, ALL THE ABUSE ✽
Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce matin ? Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes, et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint la folie et l’horreur, froides et taciturnes.
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Félicitation à nos deux couillons élus membres du mois de d'Août pour leur rafale de RP et leur bonne humeur ! <3