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[ FLASHBACK ] Bring me back - [Saf Jahaal ]

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Fury Road
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Fury Road Solitary Road

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Messages : 68 Je suis arrivé(e) le : 01/08/2016 Sous les traits de : Holland Roden Je me dédouble : Avalon la psychopathe enceinte & Max le lepry-chieur Pseudo : Pims Crédits : Graphic Obssession - Tumblr Points : 1111

J'ai : 30 ans pile poil ! Je travaille comme : Infirmière de bloc opértoire, spécialisée en traumatologie. Actuellement, je suis : Flippée. Alter-ego : Caracal, animal solitaire. Niveau social : Modeste, les fins de mois sont difficiles.

- Don't tie me down cause I'd never stay
Stayin' up until we see the sun
I'm free and i love to be free
But stay by my side. -



- La joie de satisfaire un instinct resté sauvage est incomparablement plus intense que celle d'assouvir un instinct dompté. -



- On nait sans but, on vit sans comprendre, et on meurt anéanti. -
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Dim 14 Aoû - 21:35
Saf & Jahaal




L'acheminement vers la mort

Est une fuite inconsciente pour échapper

à la douleur et  à la pénurie.



Septembre 2012


Elle respirait fort, lourdement, de la bave coulait le long de son menton, ses crocs lui faisaient un mal de chien. Elle haletait, jappa un coup alors que ses pattes cessaient de la portée. Sa conscience se délitait dans celle du caracal qui était tout aussi perdu qu'elle. Son odorat surdéveloppé mélangeait les odeurs, les sons, elle sentait la fumée de l'incendie, le sang sur son pelage, la foret tout autour d'elle. Elle avait commencer à confondre les jours et les nuits, se nourrissant de petits animaux, buvant dans les mares d'eau croupies. Combien de jours avaient passés depuis qu'elle était entrée en furie ? Depuis que ses frères étaient morts ? Rien que se souvenir suffit à la terrasser et elle se roula en boule au pied d'un arbre et couinant, raclant le sol de ses griffes. Ses souvenirs la submergèrent, elle ressentait tout mille fois mieux, mille fois pire. Le sang partout, les corps détruits, les os brisés, la peau déchirées, les visages déformés de ses très chers frères, de sa seule famille. Elle entendait encore ses propres hurlements de douleur, elle sentait ses cordes vocales s'inflammer, se dilatées pour laisser sortir la peine incommensurable et la colère bourdonnante. Elle cussa, émit un glapissement alors qu'elle sentait sa pauvre carcasse se racornir. Elle était passée en furie s'en vraiment s'en rendre compte, le caracal l'avait protégé d'elle même. Elle courrait depuis elle ne savait même plus combien de jour.

Elle s'ébroua et se remit en marche, se déplaçant sans bruit dans la foret pour atteindre la lisière de la ville. Ses yeux de fauve mêlée à ceux de l'humaine qu'elle était lui permirent de lire le panneau d'entrée : Ottawa. Elle était arrivée au Canada ? Elle se força à se souvenir de l'humaine qu'elle était, même si c'était horriblement difficile. Lentement sa réflexion se fit plus humaine que féline, elle essaya de laisser derrière elle le caracal alors qu'elle entrait en ville par les petites rues. Quelque chose vibrait au cœur de la ville, un cœur chaud et battant lentement qui l'attirait comme un moucheron vers une ampoule. Elle s'approcha d'un immense bâtiment, le point de pulsation était plus fort et elle entra dans la ville souterraine, guider par ses sens de caracal. Elle descendit un escaliers et le retrouva dans une grande allée déserte.

Saf tourna son regard vers une grande surface en verre, l'entrée d'un magasin, qui lui renvoyait son image. La rue était déserte, personne ne faisait attention à elle, il devait être tard. Ses cheveux roux étaient en bataille, elle avait encore une partie du visage à moitié animal, son oreille droite gardant la forme particulière du caracal. Elle était couverte de fumée noire de l'incendie et du sang maculait ses bras. Ses canines félines et ses griffes étaient toujours là. Elle n'avait pas la force de retrouver complètement forme humaine. Saf se laissa tomber, se roulant en boule contre la devanture en sanglotant comme l'âme perdue qu'elle était. La berserker n'avait plus la force de se battre, de bouger, c'est à peine si elle respirait. Une forme massive s'approcha alors d'elle, elle émit un jappement aigu avant de se rappeler comment parler.

« S'il vous plait ... »

Laissez moi mourir. Achevez moi.   



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Messages : 185 Je suis arrivé(e) le : 13/04/2016 Sous les traits de : Jason Momoa Je me dédouble : Heathcliff A. Lovecraft & Aldous B. Koch & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : @SWAN Points : 2911 Couleurs RP : #cc6600

J'ai : 174 ans Age d'apparence : 33 ans Je travaille comme : Chef Pâtissier Actuellement, je suis : En couple avec la plus délicieuse des Louves Espèce : Djinn Iphrine Niveau social : Sans prétention
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Mar 16 Aoû - 4:47
Bring Me Back



Septembre 2012 - 3h - Jahaal& Saf


Tu te réveilles en sursaut. C'est un hurlement qui te tire du sommeil. D'instinct, tu bondis hors du lit, active ta forme Djinn, et enfonce à moitié la porte de la chambre de ta mère. Elle dormait encore. Son visage crispé dans une grimace effrayante, elle-aussi sous forme Djinn, le corps contorsionné dans des spasmes douloureux. Elle baragouine en arabe un charabia incompréhensible avant de répéter comme une litanie un seul prénom. Japhet. Ton front se barre des trois rides du soucis alors que tu passes doucement ta grande paluche sur son visage pour dégager les mèches ébènes devant ses yeux. Ta voix se fait murmure mais ferme pour la tirer du tourment de ses songes. Tu l'appelles de plus en plus fort jusqu'à l'extirper de son cauchemar et elle ouvre des yeux ronds en te voyant, l'air si inquiet, au dessus d'elle. Ca lui arrivait toujours, à cette époque de l'année. Elle se laissait hanter par le souvenir de son défunt mari et en rêvait jusqu'au supplice. A la période où il était mort. Cela faisait des années, des décennies, mais la peine était encore vivace. Pour toi aussi, bien sur. Il te manquait. Mais ta mère ne s'en était jamais remise. Tu baises tendrement son front et la berces alors qu'elle s'abandonne aux larmes. Deux Djinns qui s'endorment finalement l'un contre l'autre dans une harmonie relative, marquée par le deuil d'un être cher depuis longtemps disparu.

La seconde fois que tu te réveilles, c'est un sentiment bizarre qui t'y pousse. Tu avais terriblement chaud, dans le lit de ta mère, au milieu des milles voiles de tissus, coussins de soie et autres tentures compliquées. Tu grommelles. Ton dos te fait mal parce que tu as dormi à moitié assis. Et avec ta carrure, surtout sous forme Djinn, il te fallait bien un lit entier à toi tout-seul. Et ta mère était du genre envahissante et remuante même dans son sommeil. Tu sors délicatement du lit pour ne pas la réveiller et va boire un verre de thé à la menthe froid dans la cuisine. Le mauvais pressentiment que tu as eu et qui t'as réveillé ne te quitte pas.Tu bug un peu devant le frigo, te gratte gracieusement les couilles avant de descendre un demi-litre de thé cul sec. Quelle soif ! Tu allais retourner dans ta chambre quand un grincement te fait te retourner brusquement. Un miaulement attire ton attention et tu trouves, à la fenêtre ouverte, un chaton à l'air perdu. Pas très grand, pas non plus minuscule, il devait s'aventurer pour la première fois aussi loin de chez lui, et manifestement, il était perdu. N'écoutant que ton grand coeur -de toute façon, qui peut résister à un chaton ?- tu attrapes la bête par la peau du coup et le câline un moment entre tes gros bras. L'avantage, c'était que ce chat appartenait à un Faë : tu sentais son odeur sur le pelage de l'animal.

Alors tu te diriges vers ta chambre avec ta boule de poil dans les bras, ne prend pas la peine de t'habiller -ton pantalon de pyjama à motif oriental ethnique fera bien l'affaire pour quelques minutes et tu avais trop chaud pour mettre un débardeur- et récupère juste ton portable au cas où. Si ta mère faisait un autre cauchemar et qu'elle te trouvait pas en se levant, elle allait paniqué. Et personne au monde ne voulait ça. Tu sors de l'appartement sans faire de bruit, fourre tes clefs dans l'autre poche et te dirige, à l'odeur, vers chez le Faë qui possède le chat. L'avantage, c'est que l'odeur était familière, donc tu devrais le trouver assez facilement. Alternant le reniflage du chat qui ronronnait comme un malade contre ton torse et le sniffage des portes alentours, tu finis par remonter de deux sous-sols. Enfin, tu arrives devant une maison familière, et pour sur, c'est celle de Malik, un Djinn Iphrine qui travaille dans un salon de thé que ta mère adore. Tu vas souvent fumer une chicha avec lui, à l'occasion. Tu finis donc par déposer le petit animal devant la porte. Tu ne t'es pas trompé parce qu'il part la queue en l'air vers la chatière et rentre en ondulant dans la maison. La tronche en vrac, à moitié groggy et encore avide de sommeil, tu décides de rentrer chez toi. Tu fais un petit détour pour t'aérer la tête et chasser des souvenirs douloureux de ton papa quand ton regard est attiré, au milieu de la rue.

Tu t'approches et plus tu réalises que c'est une personne qui rampe à moitié au milieu de la rue, plus tu presses le pas. Jusqu'à courir pour arriver à sa hauteur. C'était une fille. Enfin, ça devrait une fille en temps normale. Sauf que la moitié de son visage ressemblait à un espèce de gros chat avec des oreilles pointues. Tu te précipites pour l'entendre implorer de l'aide. Ton sang ne fait qu'un tour. Tu la détailles à peine quelques secondes, surtout pour estimer si elle était blessée, avant de t'agenouiller près d'elle. Au milieu de ses sanglots, tu perçois sa détresse. Elle est couverte de suie, de cendres, de sang. Tu paniques un peu. Une Berserker. Une Berserker bien mal en point. Tu ne sais pas quoi faire. Ton instinct te dit de la mettre à l'abri. Mais où ? Tu n'allais quand même pas rentrer chez ta mère avec une fille nue à moitié transformée en chat. Mais comment faire ? L'idée te vient en repensant à l'escapade nocturne de ton ami à quatre pattes. La fille demandait ton aide comme le chat qui était venu miauler à ta fenêtre. Tu ne pouvais pas prendre le risque de l'abandonner. Tant pis pour ta mère. Tu t'accroupis, glisses tes paumes sous ses épaules et ses genoux avant de la soulever. Elle tremble contre toi quand tu lui dis d'une voix chaude.

"T'en fais pas, ça va aller. J'vais prendre soin de toi. J'm'appelle Jahaal. Tu es en sécurité maintenant. Ca va aller."




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Mar 16 Aoû - 20:02
Saf & Jahaal




L'acheminement vers la mort

Est une fuite inconsciente pour échapper

à la douleur et  à la pénurie.



Septembre 2012


Saf se sent pathétique, lamentable. Mais c'est trop dur de se battre, trop dur de reprendre le dessus sur le caracal, sur la douleur que ça implique d'être pleinement humaine, sur la tristesse abyssale qui envahie son cœur peu à peu. Jamais avant elle ne c'était laisser abattre, même quand leur père les avaient abandonnés, même quand elle avait appris pour le cancer de sa mère, même quand son totem faisait des siennes au point de lui faire perdre pied devant un amphi entier, même quand sa mère était morte. Non jamais elle ne c'était permise de flancher, jamais elle n'avait baisser les bras parce que ce n'était pas dans sa nature. Mais là c'était trop d'un coup, c'était trop pour qu'elle puisse n'en accepter que le quart sans flancher. Ils étaient morts, définitivement et irrémédiablement morts. Elle était seule, elle n'avait plus rien à quoi se raccrocher.

Le caracal l'avait protéger de l’abîme dans laquelle elle souhaitait plonger mais maintenant qu'elle se trouvait là dans cette rue déserte, dans une ville inconnue elle n'avait plus la force de se battre et le caracal en elle était épuisée de lutter contre la nature humaine qui ne demandait qu'a se déverser et à se laisser mourir dans un coin. Le sol agressa sa peau nue, elle n'avait même aucune honte de sa tenue d'Eve, elle s'en moquait. Ses yeux – encore jaune et félins – lui transmirent l'approche d'une grande silhouette. Elle geignit, supplia lamentablement, elle se serait mis des claques avant de se comporter ainsi. Mais ça c'était avant. Elle n'aspirait qu'a mourir, qu'a rejoindre ses frères.

L'homme la regarda, il était grand, immense, à peine vêtu d'un pantalon aux couleurs étranges que le caracal voyait mal. Il s'agenouille et elle tends le bras pour chercher un contact humain, elle trouve son bras et Saf rétracte ses griffes rapidement dans un gémissements sanglotant. Le contact de la peau chaude contre la sienne gelée et sale est un soulagement autant qu'un coup de poignard dans son cœur. Il semble se décider et la saisit comme si elle ne pesait rien et il la presse dans ses grands bras forts, elle sent son cœur brûlant qui bat contre sa joue quand il l'appuie contre son torse nu. Et c'est quand il lui assure que tout va aller que ses dernières barrières sautent. Saf se met à pleurer, tremblantes de la tête au pied, les sanglots la secouent. Elle à l'impression qu'elle ne va jamais pouvoir s'arrêter, qu'elle va s'étouffer.

Puis lentement, le rythme de la marche du géant la calme, lentement, très lentement elle sent ses larmes se tarrir, elle est épuisée, elle ne sais pas la dernière fois où elle à véritablement dormi. Elle se recroqueville contre l'homme alors qu'elle sent ses oreilles et son visage reprendre complètement forme humaine, seuls ses yeux restent jaunes. Elle fixe l'homme, sanglote encore une seconde avant de pouvoir parler.

« Je m'appelle Saf. Un sanglot lui déchire la gorge. Ils sont tous morts ... »

La terrible vérité lui éclate à la figure alors qu'elle se rends compte qu'elle est elle même entrain de mourir de l'intérieur. Elle s’agrippe à Jahaal – si elle se souviens bien – comme si c'était sa dernière bouée de sauvetage.

« Comment ça pourrais aller mieux alors qu'ils sont tous morts Jahaal ? Comment je vais m'en sortir sans eux ? »



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Mer 17 Aoû - 3:23
Bring Me Back



Septembre 2012 - 3h - Jahaal& Saf


Tu marches. Ton pas se veut lent, mesuré, régulier, réconfortant. Quelque chose de tangible auquel se raccrocher. Car tu comprends en captant son regard anéanti. Tu comprends qu'elle souffre des mêmes maux qui tourmentent ta propre mère au coeur de son sommeil. Ton ventre se noue car tu sens la menace de la mort grimper sur toi, s'accrochant à l'âme brisée de la Berserker dans tes bras pour se glisser en toi. Et après une longue marche, où tu taches de continuer sans te laisser dévorer par la peur qui gronde, et la menace muette du danger qui vous guette, elle confirme tes pires soupçons. "Ils sont tous morts". Cette nouvelle fait l'écho à une annonce similaire, bien plus ancienne, tout aussi tragique. Une vérité toute nue, pas déguisée derrière des métaphores, pas avouer à demi-mot. Simplement la vérité toute crue. "Ils sont tous morts". Tu marches au même rythme presque lascif. Pourtant ton étreinte autour de la jeune fille se resserre. Tu pinces les lèvres fortement en chassant le souvenir du guérisseur qui t'avait dit presque la même chose, il y a déjà 98 ans.

Alors que tu réalises qu'un siècle ou presque t'éloigne de ce souvenir, tu es bien obligé d'avouer que la peine du deuil et la douleur de l'absence ne t'ont jamais vraiment quitté. Alors quand Saf s'accroche à toi désespérément, t'implorant de lui dire ce qui aurait du sens à présent, ce qui compterait, maintenant qu'elle était seule, tu ne parviens pas à lui répondre. Tu hoches simplement la tête en baissant les yeux. Tu restes coi jusqu'à parvenir dans ta rue, à la hauteur de ton immeuble. Pas à pas, marche après marche, tu montes l'escalier, comptant mentalement les étages. Tes bras commencent à fatiguer, tes muscles tétanisent, mais il est hors de question que tu la lâches. Tu ouvres la porte d'une main, pousse le battant avec ton dos. Tu n'allumes pas la lumière, tu te diriges à tâtons vers ta chambre. Tant pis si tu réveillais ta mère. Il y avait plus grave à cet instant.

Tu déposes Saf dans ta chambre, au creux du lit immense dans lequel tu as à peine dormi. Son corps frissonne, tremble. Tu déniches dans un coin de ton armoire, un vieux tee-shirt en coton propre. Tu t'assoies près d'elle, l'aides à se redresser, à passer ses bras dans les manches trop grandes pour elle, à dérouler le tissu pour se couvrir. Ton regard est plein d'une pudeur respectueuse inhabituelle. Et puis tu te couches à ses côtés. Et tu l’entraînes contre toi. La forces à s'allonger. L'enlaces de ton bras puissant qui la fait paraître minuscule. Tu sens sa tête contre toi, et tu poses ta joues contre son front, baises ses cheveux en chuchotant doucement des mots en arabe. Les paroles à peine chantonner d'une berceuse que chantait ton père, autrefois. Pour la calmer. L'apaiser. Lui laisser le temps de faire le point, de reprendre des forces pour répondre à la question difficile que tu devais lui poser.

"Saf ... qu'est ce qui t'es arrivée ? Raconte moi ... Raconte moi ce qui s'est passé."



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Ven 19 Aoû - 14:27
Saf & Jahaal




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à la douleur et  à la pénurie.



Septembre 2012


Elle avait la terrible impression de se noyer dans un verre d'eau, de s’étouffer dans son propre corps, comme si elle était prise au piège, que sa cage thoracique cherchait par tout les moyens à lui écraser le cœur et les poumons. Saf ne savait pas si elle arriverait un jour à arrêter de pleurer. Mais comment serait – ce possible de supporter la perte abominable qu'elle venait de subir ? Le caracal l'avait protéger d'elle même pendant sa fuite de New York mais elle avait l'impression qu'il avait usé ses réserves et que sa tristesse était tellement immense que même l'implacable carnassier n'arriverait pas à l'endiguer plus longtemps.

Pourtant le rythme lent, les palpitations douces et la chaleur de Jahaal finirent par avoir raison de ses larmes, la fatigue aussi sûrement. Il resserre ses bras autour d'elle comme si sa révélation réveillait quelque choses chez lui. Son ouïe affinée lui fait entendre son cœur qui s'emballe, mais égoïstement elle ne veux pas entendre la douleur de son porteur, elle se noie déjà toute entière dans la sienne. Il ne réponds pas à sa question, de toute façon elle n'attendait pas de réponse, chaque mot auraient été vains et vide de sens. Ils rentrent dans un immeuble et il monte les marches, elle devrait lui proposer de marcher mais elle à véritablement peur de ne pas pouvoir se soutenir, ses pieds nus saignent encore un peu. Les bras de Jahaal tremblent mais il n'émet pas une seule plainte, au fond d'elle Saf se dit qu'elle lui sera redevable toute sa vie mais pour l'instant ça lui passe au dessus.

Ils rentrent alors dans un appartement, l'air y ai plus chaud, embaumé d'effluves de menthes et de jasmin qui l'apaisent. Jahaal la dépose dans un lit où elle se love en boule, serrant ses genoux contre sa poitrine nue. Elle n'a qu'a peine conscience de sa nudité, mis à part le froid qui commence à faire dresser la chair de poule, elle tremble sans vraiment s'en rendre compte, elle voudrait sombrer. Mais Jahaal la relève et l'aide à enfiler un grand tee shirt, comme on ferait à une enfant. Elle cherche ses yeux mais il ne regarde pas son corps dénudé, il est prévenant, sans aucune mauvaise pensée. Et alors qu'elle ressent de nouveau le terrible besoin d'être contre lui il l'enlace dans un peau à peau rassurant. Saf enroule sa cuisse sur la hanche de Jahaal, la position pourrait être terriblement scabreuse mais elle uniquement besoin de chaleur, de réconfort. Sa bouche sur ses cheveux la détends, les tremblements cessent et elle commence à voir plus clair, à remonter à la surface. La mélopée de mots inconnus l'emporte pendant plusieurs minutes et elle se sent étrangement à l'abri, comme si plus rien ne pouvait l'atteindre.

Et il pose la question fatidique. Saf inspire lentement, déglutit la gorge sèche, elle se recule un peu et lève les yeux pour croiser ceux de Jahaal dans la semi pénombre. Elle n'avait pas véritablement vu à quoi il ressemblait, du bout des doigts elle effleure sa barbe. Elle soupire, son cœur s'affole dans sa poitrine, il faut qu'elle mette des mots sur ce qu'il s'est passé.

« Mes frères .. Mes quatre frères ont été tué par un alchimiste, massacrés jusqu'au dernier. Je suis arrivée trop tard pour les sauver, il ne reste que moi. Je ne les ai même pas enterré Jahaal, je les ai brûle et je me suis enfuie alors que j'aurais du brûler avec eux. »

De nouveau elle sent les sanglots ramper dans sa gorge et elle enfoui son visage dans le torse de l'homme contre elle.



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Dim 21 Aoû - 22:12
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Septembre 2012 - 3h - Jahaal& Saf


Tu la sens s'enrouler autour de toi, glisser sa cuisse autour de ta taille, se presser davantage contre ta chaleur. Tu es incapable de lui refuser. Tu te concentres uniquement sur le souvenir horrifique de ta mère en pleine épilation du maillot, à quatre pattes dans sa salle de bain, qui t'appelait pour lui emmener une poche de glace à se "coller contre la raie" sous l'air abasourdi de l'esthéticienne à domicile. Histoire de ne pas te retrouver avec une érection déplacée. Elle doit se sentir bien contre toi car ses sanglots s'espacent, elle reprend peu à peu son souffle. Tu sens que tu parviens à l'apaiser, par ta seule présence, la chaleur brûlante des Iphrines d'Orient et les bénédictions arabes que tu marmonnes comme des incantations magiques. Ses cheveux sentent le sang, la sueur, la cendre. Et la peine. La souffrance parcourt tout son corps frêle et abîmé. Tu as remarqué ses égratignures, ses plantes de pieds à vif, et les multiples contusions qu'il faudra soigner après ça. Tu soupires. Elle finit par s'éloigner de toi juste un peu, pour te regardant des les yeux. Elle laisse sa paume effleurer ta barbe, ses doigts caresser les anneaux d'or entortillés ça et là. Puis elle finit par le dire.

Tu es complètement sous le choc. Ton coeur manque un battement et ta stupéfaction se lit sur ton visage. La véracité de chaque mot s'imprime en toi douloureusement alors que tu partages la détresse qui l'envahit à nouveau quand elle vient se lover dans ton torse. Tu sens ses larmes sur ta peau nue, des larmes glacées. Tu laisses tes bras enfermés son corps contre le tien, la presse, la cajole car il n'y a rien à dire, rien à faire à part laisser la peine se répandre puis tarir. Ca prendrait du temps, avant qu'elle surmonte cette épreuve, peut être même qu'elle n'y parviendrait jamais complètement. Tout ce que tu pouvais faire pour elle, c'est ne pas la laisser seule. Alors tu lui donnes le change sur tout ce qui est matériel, tout ce qui fait qu'on continue de fonctionner même quand notre âme semble aussi vide et creuse qu'une boîte de loukoum entre les mains de ta mère au bout de dix minutes. Tu la laisses pleurer toutes ses larmes, et quand elle finit par se calmer, tu te relèves doucement. Tu parles plus pour meubler le silence que pour vraiment lui dire ce que tu fais. Sans doute qu'elle ne t'entend même pas.

"Il faut que tu manges. Je reviens tout de suite."

Tu tiens ça de ta mère, tout compenser par la bouffe. Mais il fallait dire qu'en plus du réconfort évident d'une bonne pâtisserie avec une boisson chaude, la pauvre Saf avait l'air affamé. Tu te doutes qu'elle aura le ventre noué, qu'elle pourra à peine avaler. Alors plutôt que le repas reconstituant que tu ne manqueras pas de lui préparer demain, tu commences par des choses simples. Sur un plateau, tu mets un grand verre de limonade avec du sirop de violette -à entendre ta mère, c'était le remède à tous les maux-, quelques madeleines et muffins aux cramberries, des cookies aux pépites de chocolat et un grand bol de thé à la menthe et au jasmin brûlant. Tu rajoutes quand même deux baklava et des cornes de gazelles. Si les pâtisseries classiques sont de toi, les autres viennent de ta mère. Le combo va retaper Saf sans problème, même si ça risque de la constiper sévère pour les trois prochains mois. Tu reviens finalement dans la chambre avec le plateau et le pose délicatement sur la table de nuit.

"Tiens ma biche. Et une fois que tu auras englouti tout ça, à la douche avant toute chose et je m'occuperais de te soigner. Tu as des blessures partout. Il ne faudrait pas que ça s'infecte. Ca fait combien de temps, que tu traînes dehors ?"



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Lun 22 Aoû - 22:05
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à la douleur et  à la pénurie.



Septembre 2012


Heureusement – en quelques sortes – que Saf n'est pas dans son état normal sinon elle aurait été terriblement gênée de la situation, et de la position dans laquelle elle se tenait contre Jahaal. Plus tard elle sait qu'elle le plaindra fermement et s'excusera auprès de lui pour la position embarrassante dans laquelle elle l'a mise mais là pour le moment la seule chose qui compte c'est son contact, sa chaleur rassurante et cette impression qu'ici, entre ses bras puissants, il ne pourrais plus rien lui arriver. Sa nature profonde de caracal apprécie autant de chaleur et lui permet aussi d'essayer d'éclaircir les choses alors que son totem se vautre dans la chaleur de la peau de l'homme contre elle. Saf recommence à sentir son corps, les blessures qui lui font mal, la peau tendue là où elle à encore du sang séché, l'odeur de fumée entêtante. Ses doigts partent dans la barbe de Jahaal, pour s'occuper les mains pendant qu'elle parle.

L'impact de ses paroles, de la réalité lui donne comme un coup dans le ventre, lui serrant les entrailles, disloquant les derniers morceaux de son cœur éparpillé. De nouveau les sanglots sont plus forts et les larmes coulent, elle à l'impression de se vider complètement de l’intérieur. Saf ne sait même pas combien de temps elle pleure, finalement l'épuisement est tellement fort que les larmes s'assèchent sur ses joues et qu'elle se sent un peu plus vide et sereine. Jahaal doit le sentir car il s'écarte et part lui chercher de quoi manger. Pendant de longues secondes Saf se sent minuscule, elle tremble de froid. Elle finit par rassembler assez de force pour s'asseoir et attendre que Jahaal revienne. Elle n'est pas sure de pouvoir manger mais elle le doit, elle ne sait même pas a quand remonte son dernier repas humain. Elle essaya de bloquer ses pensée pour se focaliser sur le motif de la couette. Elle à l'impression qu'elle ne pourra jamais guérir, comme si un trou béant, pire que la fosse des Mariannes c'était ouvert en elle, avec quoi pourrait – elle combler ça ?

Finalement Jahaal reviens avec un plateau bien chargé, elle glisse contre les draps comme un félin le ferait, elle à encore du mal à reprendre ses habitudes humaines, et s'approche. Toutes les douceurs lui font envie mais elle à peur de vomir tant son estomac s'est habitué au régime du caracal. Saf ne reconnais pas toutes les pâtisseries qui s'étalent devant elle, la main tremblante elle se saisit du verre de ce qui semble être de la limonade et le porte à ses lèvres. Le frais lui fait du bien, le goût sucré qui embrase ses papilles et qu'elle ne connais pas la réveille assez pour qu'elle tende la main vers une madeleine et l'engloutisse d'une bouchée. Elle hoche la tête en prenant un cookies, son péché mignon. Saf déplie ses jambes pour le laisser voir l'étendue des dégâts, elle à des coupures un peu partout, elle sent toujours la morsure sur son flanc juste sous le seins gauche qu'elle s'est faite en se battant avec un lynx qui voulait l'attaquer. Elle hausse les épaules quand il lui demande depuis combien de temps elle hère dehors. Puis elle avise le téléphone portable de Jahaal sur la table de nuit et appuie dessus pour voir quel jour ils sont. Lentement en compte tout en buvant une nouvelle rasade de limonade.

« ça fait 9 jours exactement. Merci c'est très bon. »

Sa voix est rauque d'avoir autant pleurer, elle repose le verre à présent vide alors qu'elle est de nouveau assaillie par les images de ses frères, ça y est elle ne peux plus rien avaler. Saf remonte ses genoux contre son visage. Elle aimerait tellement que tout ça ne soit qu'un monstrueux cauchemar.



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Jeu 25 Aoû - 7:36
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Septembre 2012 - 3h - Jahaal& Saf


Lorsque tu reviens dans la chambre, elle se tient précautionneusement assise, les genoux sous la poitrine. En te voyant, elle se glisse contre la couette comme une chatte, s'approchant de toi avec une attitude féline non sans te rappeler le chaton vaillamment sauvé tout à l'heure. Tu as un sourire attendri en posant le plateau à sa portée. Tu perçois dans son regard un appétit qui te rassure. Les instincts primaires sont les premiers à revenir, et c'est bon signe. Ca veut dire que le corps reprend le dessus sur l'esprit qui s'abandonne à la douleur. La démarche t'était tristement familière. Tu l'encourages du regard bien qu'elle hésite un peu. Tu caresses doucement son épaule et son bras pour lui donner la motivation de commencer. Elle commence par se désaltérer, et tu remarques combien sa paume frêle tremble en attrapant le verre. Et puis, ragaillardie, elle s'empare de plusieurs biscuits qu'elle avale presque compulsivement. Tu ne la quittes pas des yeux, comme pour t'assurer qu'elle tient le coup à chaque nouvelle seconde qui passe. Lorsqu'elle te montre ses jambes, tu évalues d'un regard les dégâts. Elle était salement amochée. Tu grimaces un peu.

Tu te lèves finalement alors qu'elle vérifie la date sur ton mobile, farfouille dans la salle de bain attenante pour extirper une trousse à pharmacie. 9 jours. Ca faisait beaucoup. Tu reviens auprès d'elle alors qu'elle boit à nouveau en se repliant sur elle-même. La faim apaisée, elle finit par laisser le chagrin regagner du terrain, et se fait à nouveau embarquer par les vagues de désespoir. C'est là que tu interviens. Il fallait que tu l'aides à remonter la pente. Elle ne pourrait jamais s'endormir dans cet état. Alors tu t'agenouilles en face d'elle et capte son regard. Tu coules une paume plus grande que son visage entier contre sa joue et l'incite à te fixer un moment. Tu essayes de lui donner du courage, et de la force. Encore une fois, tu te montres directif sans être autoritaire. Non, tu donnes juste l'impulsion pour que les choses avancent.

"Bon, accroche toi à moi, je vais t'emmener à la douche."

Tu glisses yes bras sous ses genoux et derrière ses épaules alors qu'elle croise ses mains autour de ton large cou. Tu es encore un peu ankylosé de l'avoir porté si longtemps, mais tu tiens bon, ne montrant absolument pas, si ce n'est à la raideur de tes muscles, que l'effort t'épuise. Tant pis pour toi, tu aurais bien le temps de te reposer après. Tu passes dans la pièce voisine, entrouvre le rideau en plastique du bout du pied et dépose doucement Saf par terre, dans l'immense douche à l'italienne. Au vue de ton gabarit, elle était énorme, permettant aisément à trois personnes normales de s'y doucher côte à côte. Tu t'agenouilles alors auprès d'elle, retire délicatement le débardeur que tu lui as prêté, et attrape le pommeau de douche, un savon d'Alep et un gant de toilette. Ton regard ne se pose pas sur son corps comme sur celui d'une femme désirable, non, il est celui d'un soignant sur le blessé dont il prend soin.

Tu allumes l'eau précautionneusement en testant la température dans le creux de ton poignet, comme avant de baigner un enfant. Tu choisis de l'eau chaude sans être brûlante, pour réchauffer Saf de ses tremblements et lui apporter le réconfort en faisait disparaître toutes traces du drame de son corps. Elle frisonne quand tu fais doucement glisser le jet sur ses jambes, remontant vers ses cuisses avant de couler dans le bas de son dos, puis ses épaules et tout son torse. Quand elle est suffisamment réchauffée et qu'elle semble s'être habituée à la température, tu t'écartes pour retirer ton bas de pyjama et entre nu dans la douche. Tu ne te caches pas car tu sais qu'elle ne te regardera pas. Cet instant est bien au delà de ses considérations bassement sexuelles. Tu changes le mitigeur pour que l'eau coule depuis le haut, et tu déposes le pommeau sur son support. Le rideau de gouttes les enveloppe tous les deux et tu te remets à sa hauteur pour la frotter doucement avec le savon et le gant. L'eau qui coule dans le siphon est brunâtre, et tu grimaces en voyant le mélange de cendre, de suie, de sang qui dévoile la peau meurtrie de la Berserker. Autant pour te rassurer que pour lui apporter du réconfort, tu lui murmure de ta voix rauque :

"T'inquiète ma chatte, ça va aller, hein, je suis là, j'm'occupe de toi !"



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