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And then you hear this horrid scream and you know the end is near. [Priies Fivint]

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Alchimiste
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Alchimiste

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Messages : 207 Je suis arrivé(e) le : 23/06/2016 Sous les traits de : Kate Beckinsale Je me dédouble : Shawn & Alek Pseudo : Mellowness Crédits : LadyFame Points : 620 Couleurs RP : MediumRedOrchid

J'ai : 36 ans Je travaille comme : Professeur de Droit International Actuellement, je suis : Un coeur solitaire Pouvoir : Manipulation des Souvenirs Niveau social : Parfaitement convenable
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Mar 9 Aoû - 18:30
Ahah j'aime ton personnage :mdr:
Bienvenue parmi nous mister et bon jeu avec ce bisunours :lem:
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Sam 13 Aoû - 23:04
Grec! C'est tellement rare et bien pensé :hehe: Binvenue chez toi!
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Ghosts of Demons Past
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Ghosts of Demons Past

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Messages : 152 Je suis arrivé(e) le : 08/08/2016 Sous les traits de : Alexander Skarsgård Pseudo : Neosun Crédits : moi (a) Points : 501

J'ai : Quand l’éternité referme son étau invisible, un millénaire semble alors insignifiant. Alors que représente 1133 ans dans l’existence d’un être piégé à jamais dans le temps ? Age d'apparence : Son physique comme enfermé dans du cristal, à l’abri des effets temporels, ne connait aucun changement depuis ses 34 années mortelles. Je travaille comme : Propiétaire du Beckta Dining & Wine Actuellement, je suis : Célibataire. Jadis uni à une femme, il avait offert les offrandes à Frigg, déesse de la fécondité, et à Freyr, dieu du bonheur. Il avait juré son allégeance à sa bienaimée sur Mjulnir et devant les siens. Deux âmes liées pour l’éternité, destinées à rejoindre ensemble le Valhalla. Une pratique ancestrale, aujourd’hui cause de tous ses maux. Les âmes, scellées parmi les mortelles, ne trouvent nulle paix ni repos. Le cœur se fissure de cicatrices béantes, car l’amour est à l’origine de toutes les peines. Le choix de la solitude s’offre à l’homme torturé par les démons de son passé. Niveau social : Outrageusement fortuné.
You trick your lovers, that you wicked and divine. You may be a sinner, but your innocence is mine.

○○○▲○○○▼○○○


He is blood of my blood and bones of my bones.
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Lun 15 Aoû - 12:09
Han Chase :emote: :drooling: Bienvenue par ici :love:
Bon courage pour la fin de ta fiche :arté:
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Sidh - Ombre
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Sidh - Ombre

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Messages : 375 Je suis arrivé(e) le : 29/03/2016 Sous les traits de : Iwan Rheon... Pseudo : KSS ©... Crédits : KSS ©... Points : 1832 Couleurs RP : #292518... J'ai : 544 ans... Age d'apparence : la vingtaine... Je travaille comme : serveur au Crazy Darwin... Actuellement, je suis : célibataire volatile... Niveau social : très aisé mais le cache bien...
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Mer 17 Aoû - 21:17
Bienvenue petite Banshee :cool:
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Sam 20 Aoû - 23:51




Histoire

Citation


Chapitre 2 : La France

"... Joyeux anniversaiiiiiire, Priies!"

3 Aout 1996, c'est les 16 de Priies, et c'est aussi la fête pour sa réussite à l'examen. Il en a fini, deux ans plus tôt, avec les études secondaires. Autour de lui, ses frères, ses parents, Nikki et son père. Les deux familles s'étaient rapprochées grâce à l'amitié de leurs enfants. Vint l'heure des cadeaux. Ses parents lui offrirent de l'argent. Le père de Nikki, lui, lui offrit un couteau militaire. Ca peut paraître étrange mais, parfois, le père de Nikki racontait des histoires de ses opérations, de ses camarades, et Priies avait trouvé ça très intéressant. A tel point qu'il avait envie de s'engager. Un jour, le père de Nikki montra à l'ado sa collection de souvenirs de guerre, et le couteau l'avait marqué. Nikki, elle, avait fait le gâteau, et lui avait offert un collier avec un semi-pendentif. Elle portait l'autre moitié à son cou.

Est-ce que la relation avait changé?

Non, ils étaient toujours les meilleurs amis du monde, et Priies était toujours aussi profond dans la friendzone. Et toujours aussi frustré. D'autant que, si lui était devenu un vrai beau garçon, des épaules, relativement musclé, et toujours son éternelle belle gueule, un mètre 80 de pure classe, elle, elle était devenue absolument sublime. La petite fille trop maigre était maintenant physiquement éblouissante. Son visage avait pris des traits plus adultes et féminins, tout en gardant une certaine candeur qui rendait Priies absolument dingue.  Et ça, ce n'est que son visage. Physiquement, elle est devenu vraiment très belle, Priies est le premier à admettre qu'il a du mal à ne pas se laisser absorbé par ses courbes graciles. Cela dit, elle a décidé de devenir blonde. Priies n'a jamais bien compris pourquoi, mais en ça ne lui déplaît pas pour autant -et c'est pas comme s'il pouvait y faire quoi que ce soit.- Dans l'idée, ils sont tous les deux de fringants jeunes adultes. Par contre, mentalement, l'évolution n'existe quasiment pas. Pas entre eux, en tout cas, c'était toujours deux grands gosses.

Bref. Le lendemain, Priies fêta avec ses "boiz", comme il les appelle, bien qu'il y ait plus de filles que de garçons. Inutile de préciser qu'il est rentré totalement torché. Mais ses parents ont été indulgent: on a pas 16 ans 2 fois.

Le reste de la semaine se passe très bien : Priies passait ses après-midi avec Nikki, et ils s'amusaient bien. Jusqu'à ce vendredi.

Nikki tirait une tête de six mètres de long. Inquiété, Priies demanda

"Hey, Nikki, qu'est-ce qu'il se passe?
-Mon père m'a dit hier soir qu'on doit retourner en France... Sur Toulon...
-Quoi?!"

Choc. Incompréhension.

"Ouais, j'ai réagi pareil. Ca me gave, mais c'est une urgence. Et puis, je suis déjà contente d'avoir pu rester si longtemps.

-Ouais, enfin c'est con, quoi. Et... Tu pars quand?
-Dans une semaine."

La semaine passa trop vite. En un claquement de doigt, Nikki grimpait dans l'avion, et Priies le regardait s'envoler. Avant qu'ils se séparent, il s'étaient enlacés pendant des minutes entières. Les yeux de Nikki étaient humide, et Priies utilisait toute sa volonté pour les garder secs.

Rentré chez lui, il s'est allongé dans l'herbe de son jardin, quelque chose qu'il faisait souvent, lorsqu'il doit penser. Il regardait le ciel, les nuages, sentait l'air sur sa peau, mais pire que tout, il ressentait un vide. Comme si un énorme trou s'était creusé dans ses entrailles, un profond mal être. Il sorti de sous sa chemise noire le collier à semi pendentif, et le regarda, esprit dans le vague, pendant quelques minutes, sans un mot.

Puis des bruits de pas vinrent le déranger. Son petit frère, Xavier, s'approchait de lui.

"Yo. Ca va?
-Ouais, t'inquiète pas.
-Si elle te manque déjà tu vas finir par te tirer une balle, boulet.
-Hey, respecte tes aînés, un peu. Et ouais. Je sais, ça paraît con d'être dévasté pour ça.
-Bah, au pire tu lui enverras des lettres.
-Je sais pas où elle vit. Son père a été rapatrié en urgence, et du coup, il est logé par l'Etat.
-Ah ouais, c'est con.
-Ouais.
-Et du coup? Tu vas faire quoi maintenant? J'veux dire, tu vas pas rester ta vie à rêvasser dans l'herbe.
-Non, j'ai déjà des plans."

Et il les mit en action.. Arrivé au mois de Septembre, quand les élèves reprenaient les cours, Priies chercha un travail. Grâce à son père, il l'obtint rapidement. Un job pas très bien payé, forcément, à 16 ans, mais qui lui permit de découvrir que bordel, c'est un sacrément bon vendeur. Grâce à sa capacité à induire les clients à acheter toujours un peu plus que prévu, il se fit bien voir par son patron, qui lui augmenta sa paie rapidement. Une fois qu'il considéra avoir amassé assez d'argent, il parti vivre en France. Le fait d'être français de descendance par son père aidant, il prit un logement relativement rapidement grâce à l'apport qu'il offrit. Il avait 17 ans, ses parents se portèrent donc garant, mais ils n'eurent jamais aucun problème: Priies était sérieux. C'est en Juin, quatre mois après son arrivée, qu'il obtint le bac, passé en candidat libre, avec mention très bien. Après ça fait, il s'engagea dans la santé navale, à Bordeaux. L'examen d'entrée était très, très dur, surtout que Priies n'était pas passé par la prépa, et encore moins par le lycée militaire, mais il parvint tant bien que mal à le passer.

La première année, le PACES, était absolument éreintante. Et ça, c'est rien à côté des années suivantes, car Priies subissait également un entraînement militaire, puisqu'il cherchait à se spécialiser en médecin de front. Les années passèrent, et il obtenu son diplôme ainsi que son rang de médecin des armées, enfin, après les trois années d'internat. Il rencontra Pierre, dans un des hôpitaux, un personnage haut en couleur, très sympathique mais absolument lourd, mais qui avait la même tendance à toujours dire ce qu'il pensait que Priies. Cela leur a valu bien des embrouilles, ensemble, mais ultimement rien de bien grave.

Au fur et à mesure des années, Priies et Pierre devinrent de très bon amis, et avec lui, sa femme, Sérah. Sérah était enceinte d'une petite fille, Alexanne, et Pierre ne pouvait pas la fermer à propos de ça. Le blondinet, cela dit, adorait son ami, et fut heureux d'accepter d'être le parrain de sa fille. Les deux devinrent vite inséparables, et s'assuraient de rester en contact, et de préférence se faisaient muter au même endroit.

Priies et Pierre finirent par se poser à Metz. Le salaire de Capitaine lui permettait d'être relativement confortable, voir même de bien vivre. Il logeait dans le civil, et possédait une petite maison avec un petit jardin, dans un des quartiers de Metz, un endroit calme, sans vraiment de soucis. Un endroit agréable, qui, lorsqu'il faisait beau, ce qui est assez rare là bas en Lorraine, lui donnait un élan nostalgique.

Priies et Pierre passèrent de sacrément bons moments ensemble, en particulier quand ils étaient dans le civil, mais à part ça, Priies était relativement seul. Alors, pour s'assurer que son meilleur ami ne se sentait jamais seul, Pierre lui présenta plusieurs endroits sympa, et ajoutait toujours la phrase "Tu pourrais y emmener une fille, à l'occasion, s'tu vois c'que j'veux dire."

Nous étions en l'année 2014. Priies rentrait de sa journée de visite médicale à la base aérienne, et était éreinté, plus que d'habitude. Cela faisait un an que Pierre était parti en opération au Mali. Il passait voir, une fois par semaine au moins, Sérah et Alexanne, histoire de leur tenir compagnie, et prendre des nouvelles de Pierre.  Mais ce soir, il n'avait pas le coeur à ça. Il était fatigué de tout. Alors il avait prévu d'aller boire un verre, dans un des bars du centre ville, un bar où il était maintenant reconnu comme habitué, ce qui lui laissait droit à quelques privilèges, d'autant que le propriétaire n'est autre que le cousin de Pierre.

Il rentra chez lui, se lava, se changea en tenue civile, et pris le bus vers le centre ville.

Il marchait le long de la rue Serpenoise, en direction de la place de la République. Et c'est la qu'il la vit. Sa démarche élancée, son regard droit, son visage d'ange, ses cheveux légèrement ondulés. Et, plus que tout, un collier, à son cou, qui n'était pas rentré dans sa chemise. Habillée à la manière d'une femme d'affaire, talons, jupe droite, tailleur et chemise, elle marchait en face de lui, dans sa direction. Stoppé net dans sa progression, il ne put que la regarder passer. Son visage avait pris un air plus sûr, plus mature. Mais son regard était toujours le même. Aucun doute possible. C'était elle.

Priies se retourna.

"N... Nikki?"

Elle s'arrêta dans sa marche, et regarda derrière elle. Elle vit un homme, un homme au regard franc, perçant, un homme avec un visage quelque peu grave mais qui donne confiance, qui a l'air purement et simplement gentil. Un homme gigantesque, aussi, de quasiment deux têtes de plus qu'elle. Un homme massif, aux épaules larges et aux bras qu'on devine épais sous sa veste en simili-cuir. Un homme qui impressionne, mais dont la gueule d'ange le rend attachant, attirant. Un homme un peu paradoxal, mais qu'on sait bon.

"Oh. Mon. Dieu."

Elle souffla longuement, retirant ses espadrille, à la grande incompréhension de Priies. Et d'un coup d'un seul, elle sprinta vers lui et lui sauta littéralement au cou. Les un mètre quatre-vingt-dix de l'homme face au mètre soixante-quinze de la femme rendaient presque la scène comique. Ils s'enlacèrent longuement, tout deux aussi choqués qu'émus, puis, quand enfin l'étreinte se rompit, Nikki leva le bras pour donner une gifle a Priies. Enfin, c'était pas une vraie gifle, ou alors une gifle volontairement très faible.

"TU AURAIS PU ME DONNER DE TES NOUVELLES, QUAND MEME!
-Hahaha, désolé, je savais pas ou t'habitais, et c'est pas comme si je connaissais ton numéro de téléphone, t'en avais pas quand t'es partie!
-ET FACEBOOK, CA EXISTE, IDIOT!
-...Oh. Je n'utilise pas Facebook.. Désolé!
-Mais... MAIS QUI N'AS PAS FACEBOOK! T'abuses.... J'ai vraiment pensé que tu m'avais oubliée..."

C'est vrai. Après tout, Priies avait littéralement passé 18 ans sans n'avoir pu lui reparler. Et en toute honnêteté, l'homme avait cru la même chose. Lui, ne l'avait jamais oubliée, cependant, et pour le lui prouver, il sorti d'un des poches de son pantalon un collier à semi-pendentif, et le fixa quelque secondes, avant de le faire pendouiller à son doigt, en face de Nikki.

"Jamais. Je ne t'ai jamais oubliée. Je suis presque insulté que tu puisses penser ça.'

Nikki serra dans ses mains sa moitié du pendentif. Son visage était marqué par un sourire si beau, si honnête que Priies en devenait tout ému. Elle pris un grande inspiration et lui dit d'une petite voix

"Tu m'as manqué.
-Tu m'as manquée aussi. T'imagines pas à quel point."

Il se regardèrent pendant quelques secondes, et ils éclatèrent de rire

"Waaaaah on se croirait tout droit sorti d'une comédie française sérieux!
-Tellement d'accord, on est limite ridicule là!
-Enfin bref. Wow. C'est incroyable. Les chances qu'on se revoit comme ça, c'est...
-Ouais, hein? Histoire de bien enfoncer l'aspect comédie française.
-Ouais, ben c'est peut-être méga cliché, mais en tout cas, moi, là tout de suite, j'ai mangé un choc émotionnel dans la tronche. Me faut un verre pour me remettre. Ca te dit de venir avec moi? On a BEAUCOUP à se dire, je pense.
-Ouais, attend, laisse moi aller chercher mes chaussures et je te suis. Je sors d'une réunion là, et un remontant, ça m'ferait le plus grand bien."

Il marchèrent ensemble quelques minutes avant d'arriver sur la place de la république. De là, passé le parc, ils arrivèrent devant le bar. Un bar unique en son genre, qui changeait de thème toutes les semaines. Relativement huppé, beaucoup de bourges aimaient venir s'y détendre. Et parmi eux, Priies. Les privilégiés, les "habitués", avaient accès à la mythique "salle du fond", plus spacieuse, encore plus soignée que la grande salle, les cocktails sans alcools y étaient même gratuits. Cette semaine, le thème était "smoking room", une sorte de petit salon, généralement très confortable, qui laisse toujours une petite impression d'année 1910, avec la musique jazzy, la lumière tamisée, les nappes tissées rouges et dorées. Pour aller avec cette ambiance très cozy, les chaises de la grande salle étaient remplacées par des fauteuils. Cela dit, c'est quelque chose de commun à tous les thèmes, dans la salle du fond.

"Wow... Fancy Shmacy.
-Haha, j'ai réagi comme ça la première fois, également."

Un serveur arriva et serra la main de Priies.

"Ah, monsieur Fivint, bienvenue, monsieur, bienvenue, mademoiselle. La 17 de la salle du fond, j'imagine?
-Non, nous allons prendre la 14.
-Celle dans le coin? D'accord, monsieur. Comme d'habitude?
-Non merci, Greg, nous réfléchirons plus tard.
-Bien monsieur. En vous souhaitant une excellente soirée, Mademoiselle, Monsieur."

Les deux entrèrent dans la salle du fond. Priies salua quelques visages familiers sur le passage, puis tira une chaise, sur laquelle s'assit Nikki, puis il retira sa veste, l'accrocha au porte-manteau, et enfin s'installa

"Sympa, non? A la base c'était juste un lounge classique, mais depuis que le propriétaire attire la haute, il change de décoration toutes les semaines."

Nikki regardait autour d'elle. La pièce était vraiment belle et les fauteuils confortables. L'ambiance était franchement agréable, également, on dirait vraiment un café jazz. Cependant, elle ne put s'empêcher de remarquer l'estrade, à l'arrière de la salle.

"Et ça, c'est pour quoi?
-Les spectacles. Les jeudis, le bar propose des sketchs, des chants, de tout. C'est les gosses du conservatoire et du club de théâtre de la fac qui jouent en général. C'est aussi ce qui fait que j'aime cet endroit.
-Ah, je vois."

Le serveur arriva, et les deux choisirent une boisson. Whisky pour Priies, Mojito pour Nikki.

"Dooonc... Raconte. Qu'est-ce que t'es devenu?"

Priies commença alors à raconter ses expériences depuis le départ de Nikki. Son premier job, son déménagement, l'examen d'entée à la Santé Navale, son internat, sa rencontre avec Pierre, le fait qu'il est parrain, sa nouvelle maison, et basiquement, le fait que sa vie, jusqu'à maintenant, bien qu'extrêmement fatigante, était une vie incroyablement excitante.

"Donc t'es vraiment devenu un médecin militaire, hein...
-T'as pas l'air contente de le savoir...
-C'est juste que... Même si je savais que tu disais que ça te passionnait, au fond, je pensais que tu ne finirais pas dans cette voie. Avec toutes les horreurs qu'il y a, sur le champ de bataille, j’espérais que tu renoncerais..
-Justement.
-Justement?
-C'est parce que la guerre est si horrible qu'ils ont besoin de gens comme moi. Tu me connais, je suis un parfait optimiste. Et quand les temps sont dur, qu'on a des blessés, en tant que capitaine de ma troupe, je dois faire non seulement bonne figure devant les soldats, mais je dois aussi redonner confiance et courage à ceux qui l'ont perdu en prenant des coups. Être un militaire, ce n'est pas être inhumain. C'est ton père qui m'a appris ça, tu sais. Les horreurs de la guerre, je les vois au premier plan, quand je soigne des blessés. Mais si nos hommes perdaient courage, à cause de ça, on n'aurait que des déserteurs. Les gens comme moi, qui garde le sourire même dans les moments difficiles, sont aussi important que les hommes et les armes qu'ils portent.
-Wow... Tu prends ton rôle très à coeur...
-Je suis fier de mon métier. Mais ce n'est pas facile tous les jours. Quand tu vois un de tes hommes mourir parce que tu n'as pas pu arrêter un hémorragie à temps lors d'une opération, tu te remets en doute, tu ne sais même plus si toi, tu es capable de faire le métier. T'es le toubib. T'es censé sauver ces gars. Et c'est pour ça que quand je doute de moi, je souris encore plus, pour que mes hommes ne perdent pas confiance en eux.
-Haha... Comme toujours, tu penses aux autres avant tout, hein? T'as pas changé, sur ça."

Elle eut un petit rire, et elle souriait. C'était comme si elle n'était jamais partie.

"Et toi, du coup? Tu deviens quoi?"


Elle pris une gorgée de son cocktail, puis joua avec une mèche de cheveux, regardant le plafond. Après quelques secondes, elle soupira, et haussa les épaules.

"Rien de bien héroïque. Je travaille en tant qu'experte comptable dans un organisme privé
-Wow, c'est impressionnant. C'est quoi... Sept années d'études, ça nan?
-Non, mais pas loin, c'est huit ans, si on prend en compte les trois années de travail pour passer expert.
-Oh, je vois. Ca te plait?
-Franchement, ouais, j'adore. Mais bon, c'est beaucoup de paperasse, quoi.
-Je vois. Et du coup, pendant toutes ces années, raconte!"

Nikki raconta à Priies ses années de fac à Nice, comment les gens étaient adorable pour la plupart, son titre de championne de France de natation, son amie Claire, Monsieur Humbert, le prof de communication ultra vicieux, son déménagement à Toulon, son autre déménagement à Paris, les liens qu'elle à créé avec ses collègues, et puis sa démission, son déménagement à Metz pour son nouveau poste.

"Donc tu n'es à Metz que depuis trois mois! Ca explique qu'on se soit jamais croisés avant.

-N'empêche! Je suis toujours abérrée que, malgré le fait que tu pensais à moi, tu n'as jamais essayé de me contacter!
-Honnêtement, j'avais accepté l'idée que je ne te reverrais plus, tu sais. Je pensais que, nous deux, ben, c'était une amitié de gosse, quoi. Donc... Oh et puis merde, t'sais quoi? Je suis désolé. Vraiment. J'y ai pensé plusieurs fois, mais je me disais que c'était une perte de temps, et que tu m'avais certainement zappé.
-Boulet."

Un petit silence s'installa, l'espace de quelques secondes, puis ils reprirent la discussion. Et se firent remplir leurs verres. Et encore une fois. Et encore une fois. Priies n'était vraiment pas un gros buveur, mais était devenu relativement résistant à l'alcool. Mais Nikki.... Ah, c'était autre chose. Elle commençait à montrer des signes d’ébriété au 4ème verre, là où Priies pouvait encore tenir facilement. Sur ça non plus, elle n'avait pas changée.

"T'sais, t'es quand même quelque chose, toi, hein.
-Comment ça?
-Ben je sais pas, regarde toi, t'es genre, grand, et puis t'es militaire donc t'as la classe, et puis genre t'es tout musclé, et tout, genre t'as méga changé pendant tout ce temps quoi, et pis t'as moi, j'suis là, j'ai pas changé, j'ai juste commencé à m'choper des rides putain.
-Mais de quoi tu parles? J'ai pas tant changé que ça, si ?
-Tu déconnes? Gros quand t'étais gosse t'étais tout sec... Bon sur la fin t'as pris d'la viande mais... Genre... Fin j'sais pas, là t'es carrément autre chose. T'es un putain de titan.
-Hey, exagère pas non plus. Le colonel de la caserne fait une demi-tête de plus que moi.
-Waaaaah vous êtes des malaaaaades.... Mais... Mine de rien, j'ai l'impression que je ne t'ai jamais perdu, maintenant. Ces comme si, pfft, les dix huit dernières années? Envolées."

Elle se mit à rigoler, et Priies la suivit. Une fois calmé, Priies pris une autre gorgée de whisky, puis il dit

"T'as changé un peu aussi, quand même."

Nikki posa sa tête sur sa main, coude sur la table.

"Ah? En bien j'espère.
-Ben... Ouais... Genre... T'es beaucoup plus sûre de toi, et directe, et... Ouais, c'est différent.
-Ouais ben c'est grâce à toi que je suis plus sûre de moi, hein. Tu te souviens pas comment j'étais quand on était en primaire? Ben c'est parce que j't'avais toi que j'ai plus eu ce souci. J'ai juste suivi la même courbe.
-J'y suis pour rien, c'est toi qui à fait tout le travail... Moi j'étais juste là pour aider un peu.
-Tu vois, c'est ça qui m'a toujours saoulé avec toi.
-Hein?
-T'es capable de faire plein de truc, t'es un génie, t'es super bon avec les gens et tout... Et pourtant, quand tu réussis quelque chose tu dis toujours genre "Oooh mais j'ai juste eu de la chance". De la chance mon cul, ouais, t'es juste putain de doué, mais t'arrêtes pas de te rabaisser tout le temps.
-Tu pensais vraiment ça?
-Et je le pense encore! J'croyais que t'avais plus ce souci quand je t'ai entendu parler de ton rôle dans l'armée là, mais, en fait, sur ça aussi, t'as pas changé. C'est con, franchement. T'sais, les nanas, ça fait genre mais ça aime bien les mecs qui savent se mettre en avant, hein.
-C'est un conseil, ça? Un conseil de drague? De toi?
-Hey, ça veut dire quoi, ça? J'te signale que je suis super populaire, moi, les mecs ils m'a-do-rent. Si je voulais j'pourrais devenir une Cléa facilement.
-Aaaah non, me parle pas d'elle...
-Ouais, d'acc. Mais du coup, hein, mes conseils ils t'emmerdent! J'te dis ça parce que j'suis gentille, c'est tout.
-Mouais."

Il éclatèrent à nouveau de rire. Il était tard, ils étaient seuls dans la salle du fond. La musique Jazzy s'était ralentie, comme tous les soirs, et était maintenant absolument chill.

"Hey, Priies.
-Hm?
-Est-ce que... T'as eu des petites amies, et tout? Genre, pendant ces 18 années, t'as forcément rencontré des filles.
-Ben non, en fait j'suis gay.
-QUOI?!? Naaaaan putain à chaque fois c'est la même chose...
-Nan mais... Je plaisante...
-Ah... Bon ben répond moi alors!"

Elle avait un visage étonnamment déterminé, ses yeux rivés sur ceux de Priies.

"Heu.... Ben disons que... Ouais, j'ai eu quelques petites amies, ouais...Mais dans le fond, j'vais être honnête, c'était juste de la branlette améliorée. Avec les études à la Santé Navale, j'avais vraiment pas le temps pour ça, pendant l'internat j'en parle même pas, et j'ai pas eu de relation sérieuse depuis au moins 4 ans.
-Oh, donc t'as eu des relations sérieuses?
-Ouais, nan, c'était juste pour contraster avec coup d'un soir, quoi. Mes "relations" duraient deux mois à tout péter, j'ai jamais emménagé avec une femme, par exemple. J'imagine que dans l'ensemble, je suis seul. J'envie carrément Pierre à ce niveau là. Le gars est militaire, mais il a une femme qui l'aime, une petite fille adorable...
-..."

Nikki s'est penchée sur la table, pour mettre une pichenette à Priies.

"Ouch! C'était pour quoi, ça?

-Si tu cherchais, tu trouverais.
-Mais je t'ai dis, j'ai pas la tête à chercher.
-Ouais. Mais si ça se trouve, t'as des filles sous ton nez qui sont raide dingue de toi, mais tu les vois pas parce que genre... Heu... Faut... Faut que tu te nettoies les lunettes de ton coeur. Ouais. Voilà.
-La sous mes yeux j'ai que toi. Est-ce que t'es dingue de moi?
-Ca se pourrait."

Priies arqua un sourcil.

"C'est une blague?
-Ca se pourrait."

Elle avait un sourire malicieux sur le visage, et Priies était en surchauffe. Il finit par soupirer

"C'est cruel, tu sais?

-Pourquoi ?
-Quand une femme aussi belle que toi fait des avances dans le vent, c'est super frustrant.
-Qui t'as dit que c'était dans le vent ?"

Ca y est, Priies était complètement perdu. C'était une blague? Elle était sérieuse? Merde! Que penser?

"Tu vas me faire croire que pendant 6 ans où j'étais amoureux de toi, tu m'as considéré comme un ami, mais que maintenant, alors qu'on s'est rencontré, y'a quoi... *Priies regarda sa montre* 4 heures, t'es folle de moi?
-Ben quoi, ça t'étonne? Ca sonne faux?
-Nan, ça sonne bourrée. Il est minuit, je pense que c'est le bon moment pour partir. Je vais te raccompagner chez toi.
-Mais non, on vient à peine d'arriver et..
-Non, Nikki, tu tiens pas l'alcool. En plus, même dans la grande salle, tout le monde est parti, on retient le personnel."

Priies se leva, et mis sa veste, rapidement rejoint par Nikki qui boudait comme une enfant qu'on envoyait dans sa chambre.

"Roh, allez, boude pas. T'es dans un autre quartier, non?
-Ouais, j'habite au Sablon... Tu vois Maleraux?
-Ouais?
-Tu suis jusqu'aux Dames, tu la remontes et j'habite dans les maisons à côté de l'ancien bâtiment du don du sang.
-Ah, bon, ça tombe bien c'est sur ma route."

Les deux entreprirent leur marche.

"Priies ?
-Oui?
-Est-ce que t'aimes être un militaire?
-J'en suis fier.
-C'est pas ce que je te demande. Est-ce que tu aimes être militaire.
-Oui.
-Vraiment.
-Oui.
-Ce n'est pas trop compliqué?
-Si.
-Tu n'as jamais voulu changer ?
-Qu'est-ce que tu cherches à me faire dire?
-Rien... C'est juste que... Tu m'as dit que tu étais seul, alors.. Ca m'a rappelé mon père... Vu que ma mère est morte quand je suis née, mon père... Il était toujours tout seul, et en plus il devait faire semblant d'aller bien, pour moi...
-Oui, c'est un lourd fardeau. Être un militaire, et n'avoir personne sur qui se reposer dans le civil, c'est dur. J'ai eu du mal aussi, malgré la présence de Pierre. Mais je m'en sors toujours. Je ne suis pas le type qui baisse les bras, si c'est de ça que tu as peur.
-Je sais...
-Je sens que tu voulais me dire autre chose.
-Je m'inquiète pour toi. Les militaires meurent, et si ils meurent pas physiquement c'est dans leurs têtes qu'ils meurent.
-Je n'y ai pas été envoyé, à la guerre. Ou pas encore. Donc pas de raison que je meure. Et comme je t'ai dis. Il en faut plus pour m'abattre.
-Ouais.."

Ils continuèrent de marcher, quelques minutes, puis Nikki demanda à Priies

"Hey, porte moi.
-T'as quel âge, déjà?
-Roh, allez, je suis en talon, je suis fatiguée, j'ai mal aux pieds, tu peux bien faire ça, je suis pas lourde, promis.
-Urrrg..."

Priies la fit grimper sur ses épaules, et parti au pas de course en direction de l'appartement de la femme. Au pas de course, ils arrivèrent en dix minutes. Praticité de l'entraînement militaire.

"Arrivée.
-Yaaaaay..."

La demoiselle descendit, et Priies lui fit la bise, et lui sourit.

"On s'appelle ?
-Ouuuuuu.... Tu peux rester, si tu veux. J'ai pas de whisky, mais si la bière, ça te va..."

Priies accepta.

La nuit fut mouvementée.

Le lendemain, Nikki s'éveilla. Elle passa la main de l'autre côté de son lit, mais ne senti que des draps.

"...Priies....?"

Elle s'étira, émergea, attrapa le premier vêtement qui passait, c'est à dire le T-shirt de Priies, l'enfila, et sorti de sa chambre. Elle vit, dans la cuisine, Priies, accoudé à la fenêtre, une tasse de café dans la main, pas tout à fait sec après la douche qu'il venait certainement de prendre. Elle vint près de lui et le serra dans ses bras.

"Tu m'excuseras, je me suis servi.

-Pas de souci. Honnêtement j'ai cru que tu étais parti, style t'assumes pas d'avoir couché avec ton amie d'enfance.
-Tu sais que je ne t'ai jamais considérée comme une amie, quand même?"

Elle rigola un peu, et s'accouda à la fenêtre.

"Si j'avais su, j'aurai pas attendu si longtemps pour t'inviter à dormir à la maison.
-Tu l'as déjà fait, en précisant bien à ton père qu'on était QUE DES AMIS. Et en me faisant dormir sur un matelas gonflable, histoire de rebondir quand tu me sautais dessus pour me réveiller le matin... Urg.
-Hahaha, ouais, c'est pas faux. Mea culpa. Mais bon, je m'en suis rendu compte qu'une fois que je suis rentrée en France, mais à cette époque là... Je t'aimais déjà.
-Ravi de l'apprendre dix-huit après.
-Roh, arrête de ronchonner."

Elle prit la tête de Priies dans ses main, et l'embrassa. Une fois le baiser rompu, Priies sourit, se redressa, et soupira.

"Bon, faut que je me prépare. Je dois être à la caserne dans cinquante minutes, et vu que j'ai pas ma voiture...
-Ah mince.. Moi qui pensais que tu traînerais encore un peu avec moi...
-Le devoir m'appelle, mais ce n'est que partie remise."

Il l'embrassa, pris ses affaires, et s'en alla.

Chapitre 3: Le Toubib incapable.


Les deux se revirent, fréquemment. Dès que leurs emplois du temps le leurs permettait, en fait, et c'est sans grande surprise qu'ils finirent par se mettre en couple, et ils emménagèrent ensemble, le 3 août 2015, comme une sorte de cadeau pour les 35 ans de Priies. Le lendemain matin, Priies se réveilla tôt. Lorsqu'il voulu se lever Nikki se serra contre lui.

"Nnnh... Reste encore un peu...
-Tu sais très bien que je ne peux pas... J'ai rendez-vous au quartier a sept heures pétantes, en habit d'apparat, en plus.
-Maiiis... Bon, si t'as VRAIMENT pas le choix...
-Malheureusement... Bon, aller, je vais me doucher..."

Rejoint dans sa douche par Nikki, ils prirent leur petit déjeuner ensemble, puis Priies s'habilla. Une fois arrivé sur place, il fut accueilli par un officier supérieur.

"Capitaine Fivint.
-Oui, mon colonel.
-Vous êtes l'un de ceux envoyés en tant que soutien logistique au Mali. Vous partirez dans 1 mois exactement. Les terroristes mènent des attaques contre les civils, l'augmentation des troupes de santé de l'armée était inévitable. De plus,  l'armée Malienne n'a que très peu de médecins, il est de notre devoir de nous assurer que les troupes Maliennes reçoivent également des soins adéquats. Je ne doute pas que vous comprenez la raison de votre appel dans cet Opex, Capitaine Médecin.
-Oui mon Colonel.
-Bien. Repos. Priies, vous êtes un élément très capable. Je sais que ça ne va pas être facile de partir maintenant.
-Non monsieur, mais il n'est jamais facile de partir quand on sait qu'on risque la mort.
-C'est une vérité. Mais vous avez un jugement incroyable, et vous savez galvaniser vous hommes, même les simples brancardiers.
-Certes, monsieur. C'est par ordre de monsieur le Général de Santé des Armées, n'est-ce pas?
-Evidemment."

Priies rentra quelque peu dépité, et Nikki le remarqua tout de suite.

"Qu'est-ce qu'il se passe?
-Je pars au Mali dans un mois.
-Quoi?! Mais pourquoi?
-Les pertes et les blessés civils sont trop importants, ils renforcent les groupes de santé.
-Ah... Bon.."

Le mois passa trop vite. C'était le jour du départ avant que Priies n'ait eu le temps de claquer des doigts. Nikki, Serrah et la petite Alexanne étaient avec lui jusqu'au moment d'embarquer dans l'avion militaire. Les séparation furent elles aussi, trop rapides.

"Ne t'avises pas de te faire tuer.
-Je suis immortel, mouhahaha."

Ca n'était pas drôle. Vraiment pas. Mais il partait avec un sourire aux lèvres. Un faux sourire. Ils étaient quatre, assis, côte à côte, dans l'avion.

"Ta femme, Fivint?
-Ma petite amie, ouais. On vient d'emménager ensemble. Et toi, c'est ta femme?
-Ouais. Elle m'a passé la bague au doigt pas plus tard qu'il y a deux mois. Et toi, Jacobin ?
-Nan, ma femme a pas voulu venir. La petite est malade, et elle dit qu'elle préfère attendre mon retour plutôt que me voir partir.
-Oh, t'as une fille?
-Ouais, elle va avoir quatre ans. J'espère pouvoir vite rentrer. Je sais pas qui va manquer le plus à l'autre.
-Et toi, Morlo?
-Nan, moi je vis seul. C'est pas faute d'essayer.
-C'est mieux d'être seul, dans un situation comme ça. On a rien à perdre, au moins.
-Ouais.
-Yep.
-J'avoue."

L'avion arriva en quelques heures. Après un voyage en blindé léger, les hommes furent séparés entre les différents camps. Avant d'être séparés, ils se souhaitèrent bonne chance,

"Bonne chance, les gars.
-Ouais. Crevez pas, hein. On s'boira une bière en rentrant.
-Quand tu veux!
-Ouais, pourquoi pas?"

puis, enfin, les quatre hommes se séparèrent.

Priies prit ses ordres, et découvrit l'état de l’infirmerie. Des dizaines de lits, déjà tous pris, ou presque, et des infirmiers, qui tournaient, tout autour.

"Soldats, au rapport."

L'un des infirmiers expliqua à Priies la situation. Les civils ne pouvaient plus être gérés dans les zones de soins habituelles car les risques d'attaque étaient trop grand, ils ont donc du être ramené d'urgence dans la tente de soins.

"Bien. Toi, va me chercher de la bande, toi, applique une pression sur la blessure de celui-ci, et toi, tu viens avec moi. On s'occupe des enfants et des blessés grave."

En quelques heures, tous les patients avaient pu être traités, deux soldats lourdement blessés furent rapatriés sous l'ordre de Priies. Ce petit manège continua pendant quelques mois, sans rien de bien spécial, pas une seule perte à déplorer jusque là, malgré des blessures parfois inquiétantes. Puis arriva le 26 Novembre.

"Mon Capitaine, urgence! L'escorte hussarde de colonel a été prise d'assaut!
-Combien de blessés? Quel est l'Etat du colonel?
-Le Colonel est indemne! Mais deux Maréchaux-des-logis-chefs qui étaient dans l'escorte ont été grièvement touché, mon Capitaine!
-Dîtes au brancardiers de se dépêcher, alors, bon sang!
-Oui mon Capitaine!"

La vision de ce qui suivit horrifia Priies. L'un des deux avait les deux jambes complètements arrachées, avec un bras à moitié décollé. Le second avait de lourds dégâts, y comprit des brûlures, une mâchoire détruite, et un bras tellement abîmé que seule l'amputation était possible. Priies pris le poud du premier. Mort pendant qu'on le transvasait du véhicule à la tente. Encore un. Putain! Le second, en revanche, avait un poud faible, mais un poud.

"On entube! J'en veux toujours un qui garde un oeil sur lui, et assurez-vous qu'il reste endormi. Avec des brûlures et des blessures pareille, la douleur serait pire que si on vous coupait les couilles avec une petite cuillère!"

Priies couru chercher le nécessaire pour s'assurer de le maintenir en vie, et, tant bien que mal il parvint à le stabiliser. Mais avec tout ce qu'il a vu, Priies commençait vraiment à ne plus en pouvoir. Plusieurs fois, il a du aller sur site, pour essayer de trouver la présence de l'ennemi, et une fois, ils ont été pris en embuscade. Priies a vu trois de ses collègues mourir sous ses yeux, et à, quant à lui, tué deux hommes. Malgré sa résolution, et le fait qu'il savait que ça arriverait un jour, pour les cinq morts, ce jour là, il s'est senti coupable. Coupable. Coupable. Coupable. COUPABLE.

Oh, la culpabilité, elle n'a fait que le gagner, incapable d'oublier, sans s'arrêter, il les revoyait,

Et la colère, la colère impardonnable, la colère vengeresse, celle d'un toubib incapable. C'était insupportable, fait indéniable, il n'en pouvait plus, sus à l'ennemi, c'est ce qu'il hurla quand d'un coup, l'arme tira. Mais elle manqua, il riposta, l'attaque toucha, en pleine tête, la cagoule devint rouge camélia. A COUVERT!

Boom.

L'homme explosa, milliers de confettis ensanglantés, mais la tête, ironiquement intacte, est venue se plantée devant les botte d'un toubib, incapable de sauver. Ces visage, des siens comme de ses ennemis, ce n'était que 5 mais c'était trop, aussi. Il s'est juré qu'en sa présence plus personne ne mourrait. Mais l'homme qu'il venait de stabiliser, à Paris, une fois rapatrié pour être soigné en hopital spécialisé, succomba à ses blessures. Ce n'était pas sa faute, il avait fait ce qu'il pouvait, pourtant il ne pouvait pas ne pas se sentir coupable. Coupable. Coupable. COUPABLE ! Et ce n'était pas n'importe qui, pour ne rien arranger, c'est de Pierre qu'il s'agissait! Que dirait-il à sa filleule? "Papa est mort parce que Parrain n'a pas pu le sauver quand il en a eu l'occasion" ? COUPABLE! OH TELLEMENT COUPABLE! Puis il revit la scène, dans le bar, avec Nikki. "Quand je doute, je souris encore plus." Non. Non, c'est pas possible. C'est pas faisable. Ce n'est plus de la remise en question, c'est la grosse, pure, culpabilité.

Jouer la grande gueule devant sa copine, c'est différent de la réalité. Priies ne s'était jamais retrouvé dans une situation pareille. Tout ce qu'il lui a dit, sur son rôle, sa place, son importance, est-ce qu'il en pensait au moins un mot? Est-ce qu'il s'est toujours voilée la face sur son optimisme? Est-ce qu'il s'est menti à lui-même?

Cri de terreur en pleine nuit, sueurs froides, il ressenti un frisson dans son dos quand un hurlement s’éleva. Terrifié, incapable de sortir de ses draps, Priies tremblait, comme une feuille. Ce hurlement n'avait rien d'humain. Le masque d'optimisme, pendant ces quelques secondes, avait disparu. Il ne restait rien d'autre qu'une honnête terreur, et les sueurs froide. Mais c'est un militaire. Il devait s'y attendre! Soit pragmatique! La mort arrivera forcément! Non. Nikki avait raison. Les militaires meurent, parce que Priies n'avait pas pu les sauver. C'est décidé, promis, juré, il n'y aurait plus de mort sous sa visée.

Le lendemain soir, le 31 décembre, Priies n'avait pas exactement la tête  à célébrer. C'était l'attitude de tout le camp. La perte d'un seul homme, c'est comme la perte d'un frère. Le soir, alors que tout le monde faisait une pseudo célébration dans le camp, hormis les sentinelles, Priies marchait.

"Vous en faîtes, un tête, mon Capitaine. Ca ne vous ressemble pas.
-Je n'ai pas la tête à la fête, Lieutenant.
-Sauf votre respect, puis-je vous tenir compagnie?
-Avec plaisir. Et, juste pour ce soir, oublie la forme, Antoine.
-D'accord. Alors, qu'est-ce qui ne va pas?
-Tu as entendu ce qu'il s'est passé, en Octobre, avec mon escouade?
-Oui, comme tout le monde.
-Ce qu'ils n'ont pas dit, c'est que c'est de ma faute.
-De votre faute?
-Oui. Si j'avais été plus prudent. Mais j'avais trop confiance en moi et en mes hommes. C'est l'une des premières règles du soldat: ne pas être trop confiant. Et pourtant. J'ai envoyé mon escouade, et j'ai perdu trois hommes. Leurs visages me hantent, Antoin.
-Capitaine Fivi...
-Priies.
-Priies, vous avez fait une erreur. C'est malheureusement le lot de chaque homme. Vous avez sauvé plus de vie en 6 mois ici, que l'ensemble des trois camps réunis, parce que c'est le camp le plus proche de la zone de combat, mais aussi parce que vous savez gérer vos hommes. Parce que vous êtes un chef hors pair, que ça soit à donner des instructions dans l'infirmerie, ou galvaniser vos troupes tous les matins. Priies, vous n'avez rien à vous reprocher.
-Les seules morts de 2015 au Mali sont dues à mon incompétence.
-Il est vrai que les seuls morts ont eu un contact quelconque avec vous, mais vous n'avez pas à vous en vouloir. Car vous êtes celui qui à sauvé le plus de vies, ici.
-Je ne peux pas me permettre d'échanger une vie contre une autre. Chaque homme à une famille qui l'attend. Chaque homme a une femme, un frère, une mère. Au moins une personne qui l'attend. Moi aussi, Antoine. Et toi aussi. Si tu perdais la vie, tu penses que ton fils accepterait "le docteur qui n'a pas sauvé ton père a sauvé 150 personnes" comme excuse?
-Non, mon Capitaine.
-Chaque vie compte, et par ma faute, 3 de mes hommes sont morts, et mon meilleur ami vient grossir leur rang.
-Pierre Dalain?
-Oui. C'était mon meilleur ami, Lieutenant. Et je n'ai pas pu le sauver.
-Je vois... Cela doit être...

-INTRUS REPERE!"


Un groupe de 30 hommes fonçait sur le camp. L'intégralité du camp était en panique, allait chercher des armes. Les sentinelles abattirent  à eux seul un tiers des attaquants.

"Pas le temps d'aller chercher une arme, ils sont si proche! Lieutenant!
-Oui?
-Vous avez votre arme de poing?
-Oui, mon Capitaine!
-Prêt à mourir pour vos hommes?
-Oui, mon Capitaine."

Priies et le Lieutenant s'accroupirent derrière une des sacs de sable.

"Au mieux, les autres arrivent assez vite et on se débarrasse d'eux avant qu'ils atteignent les portes du camp. Au pire, les sentinelles les abattent toutes. Au pire du pire, les sentinelles n'arrivent pas à tous les descendre, et c'est à nous de les finir une fois qu'il entrent dans le camp."


Et comme de par hasard, 7 survivants. Les sentinelles étaient touchées. En trois balles, deux ennemis tombèrent. En six, trois ennemis étaient à terre, mais le Lieutenant avait pris une balle dans l'épaule. En neuf balles, c'est quatre ennemis au sol. Il en restait 3. Et ils étaient à seulement quelques mètres.

Une des sentinelles parvint à aligner son arme malgré la blessure qu'il avait prise, et en élimina un. Mais les deux autres tirèrent dessus, et la sentinelle succomba.

"NON!"

Priies sorti de sa couverture et tira deux balles dans le corps d'un des deux survivants. Plus qu'un. En plus de ça, tout le camp arrivait.

"Mon Capitaine, les renforts sont là!

"ALLAHU AKBAR!"

Le dernier survivant dégoupilla une grenade et fonça simplement vers la masse de soldats, tel un kamikaze qui se serait trompé de punchline. Il va sans dire qu'il fut abattu. Mais avant de mourir, d'un coup de poignet, il envoya la grenade.

"A COUVERT!" hurla le colonel.

Mais Priies avait vu l'endroit où la grenade était tombée. Elle allait faire au moins deux victimes, une sentinelle, et le Lieutenant., qui était préoccupé, assis adossé aux sacs de sable, par sa blessure, qui saignait abondamment.

"PLUS PERSONNE NE MOURRA SOUS MES YEUX!"

C'est les derniers mots que prononça Priies, avant de courir et de plonger sur la grenade. Une demi seconde après qu'il ait touché le sol, le rush d'adrénaline dut à sa mort imminente le fit penser. Beaucoup. Il revit sa vit défiler devant ses yeux. Non, c'est faux. Ses dernières pensées, c'était Nikki, qui lui disait de ne pas mourir, et lui qui répondait être immortel.

*Désolé les gars, pas de bière quand on rentre... Désolé, Pierre, j'ai pas pu te sauver, mais si j'arrive à sauver ces deux soldats en y laissant ma vie, peut-être que je pourrai me pardonner. Et désolé, Nikki. Pour la première et dernière fois depuis des années... J'ai menti. Désolé que ça soit à toi.... Mais au moins, le fils du Lieutenant pourra revoir son père, quand il rentrera....*

Priies ferma les yeux, sourit, et pressa la grenade dégoupillée contre son torse. C'est si petit, et pourtant ça fait si mal. C'est qu'un petit bout de métal, en fin de compte. J'arrive, Pierre. Je pourrai te présenter mes excuse, une fois là haut.

Boom.

Chapitre 4 : Le plus gentil fantôme.

Priies rouvrit les yeux.

*Je ne suis pas mort?*

*Splash*

Ah oui. Priies était littéralement en train de tomber dans un fleuve, le fleuve des Outaouais.

Une fois de retour sur le bord, il se regarda.

"Un uniforme..."

Comme un choc violent à l'arrière de la tête, Priies se rappela des derniers instants de sa vie.

"Urg... Ah, oui... La grenade... Pourtant j'ai l'air... Intact? Merde, c'est quoi cette histoire... Et... Allez, souviens-toi, Priies, souviens-toi..."

Des flashs sans sens revinrent dans sa tête. Une petite fille de 4 ans, un type sur un brancard, un hélicoptère. Vraiment, quelques bribes.

"Non, c'est pas assez, il y a autre chose..."

Il se concentra tant qu'il pu, mais rien ne lui revint, pourtant, il est persuadé d'oublier quelque chose d'extrêmement important.

"Raaah... Bon....."

Priies entreprit de fouiller ses poches. Elles étaient toutes vides, sauf une des poche de son pantalon, dans laquelle se trouvait un collier à semi-pendentif. Il me mit à son coup. Il ne savait pas pourquoi, mais il savait que c'était important. Puis, il se leva. Il n'avait pas beaucoup de forces, et ne se remit pas particulièrement vite sur ses jambes.

Il interpella un passant.

"Hey, excusez-moi."

Le patient se retourna, un sourcil arqué.

"You're from Quebec?"

Oh. Un anglais. Génial.


"Hum... No, aïe am from France. I rili donte no wèr aïe am. coude iou pliz tel mi wat dé wi are?
-Huh, we're in Ottawa.
-Canada?
-Yeah, and we're the 23rd of August.
-Huh."

Comment est-ce qu'il s'est retrouvé là? Que s'est-il passé pendant les 7 mois de temps où il ne se souvient de rien? Etait-il même vivant? Tant de questions.

"You okay there, buddy? You're like, very pale, and all.
-Yes. Fank iou fore askin"

Priies était complètement perdu, mais il souriait. Au moins, je suis vivant.






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Dernière édition par Priies Fivint le Mar 23 Aoû - 16:46, édité 9 fois
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Ta fiche est-elle terminée Priies-chou ? :brille:

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Mar 23 Aoû - 19:49



Demande de modifications

Il te faut compléter certaines choses

Coucou toi !! :asn: :cool:

Alors je te rassure, ta fiche est vraiment top ! J'ai mis à peu près 60 ans à lire ton histoire mais bon ... au moins tu étais inspirés ! :mdr: Quoi qu'il en soit, il ne s'agit pas de ton histoire qui est très bien construite et ... complète ! XD

+ Il manque simplement dans la première partie de fiche, les 'circonstances de la mort' dans les petites curiosités. Tu peux simplement en faire un résumé !

+ Dans la première partie de fiche 'histoire' (donc ton deuxième post) il te faut aussi remplir le dernier petit encart qui demande un petit racontage de life de ta part ! :boom:

Après cela, repasse dans les demandes de validations ou dans ma boite à MP pour nous prévenir que les modifications ont été effectués ! :brille:




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J'ai : 539 années Age d'apparence : 25, aux environs Je travaille comme : Darwinette Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Modeste



Les amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.

C'est grâce aux astres nonpareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient,
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.
En vain j'ai voulu de l'espace
Trouver la fin et le milieu;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse;

Et brûlé par l'amour du beau,
Je n'aurai pas l'honneur sublime
De donner mon nom à l'abîme
Qui me servira de tombeau.
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Mar 23 Aoû - 22:11




BOOM BABY


Félicitations, tu as désormais un personnage tout beau, tout neuf, validé et prêt à partir à l'assaut du forum !


J'ai hâte de voir ce petit Casper lâché dans Ottawa, maintenant file te trouver des Rps que je puisse me marrer :hehe:

Mais avant de te ruer comme un(e) malpropre dans le flood (ouais ouais on vous connait !) ou la CB, il te reste encore quelques petits devoirs à accomplir. Et pour te guider, parce qu'on est trop sympa (a), il n'y a qu'a suivre le guide ! Pour commencer, il ne faudra pas oublier de réserver ton avatar. Et oui, ça ne va pas se faire tout seul ! Autres réservations importantes, ton métier, et ton logement dont il faudra demander la création. Après... c'est la fête ! Tu pourras partir en quête de liens et de Rps après avoir créé tes propres topics. Jusque là, c'est déjà pas mal, non ? Le reste, ce sera de la tarte. Tu pourras t'en aller poster d'éventuels scénarii (deux maximums dont il te faudra attendre la validation), et aller faire le flan partout sur le forum !

Mais à noter que tu peux également créer le portable de ton personnage, ainsi que son twitter et facebook, mais c'est bien sûr facultatif et selon ton bon vouloir ! Il y a aussi la demande de rang personnalisé, si jamais tu te sens inspiré. Sans oublier les top-sites, car nous comptons sur tes votes pour faire connaitre ASN !

Et puisque tu es nouveau, voici l'un des sujets qui pourra t'être des plus utiles pour t’intégrer, les bonnes fées ! N'hésite surtout pas à t'y inscrire ! En attendant si tu as des questions les fondateurs sont évidemment à ton écoute.

Sur ce, nous te souhaitons un bon jeu parmi nous !


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Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce matin ? Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes, et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint la folie et l’horreur, froides et taciturnes.
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Angel & Dante

Félicitation à nos deux couillons élus membres du mois de d'Août pour leur rafale de RP et leur bonne humeur ! <3