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Hear my voice... [Mara]

 :: Sparks Street Village :: The Crazy Darwin

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Messages : 261 Je suis arrivé(e) le : 04/01/2016 Sous les traits de : Godfrey Gao Je me dédouble : Je suis tout seul dans ma tête pour l'instant Pseudo : Ullrïka Crédits : Tumblr / Kiet Points : 2103 Couleurs RP : #15997F

J'ai : 28 ans Je travaille comme : Barman au Crazy Darwin Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Modeste
Plus que des amis, ils sont mes frères. Plus que des frères ils sont les fondations de mon être...

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Mar 12 Juil - 20:47
...and show me a way

100x100Kiet

&


100x100Mara



A Mila / 17h05
Salut le chieur, c'est ton bridé préféré. Je venais un peu aux nouvelles. Alors quoi de neuf?

A Mila le / 20h16
Yo, c'est Kiet. Ça va faire 3 semaines qu'on n'a pas de nouvelles de toi, on s'inquiète... Envoie-nous juste un petit message pour savoir si tu es toujours vivant ...

A Mila / 21h43
Mila, un portable ça sert, entre autre, à communiquer avec les gens alors réponds-moi sac à puce !

A Mila / 22h38
CHIEN DES QUAIS POUBELLE .!.

Je soupire tout en balançant d'un geste rageur mon portable sous mon comptoir.  
Rhaaaaaa, qu'il m'énerve  !!! Le dernier sms n'était peut être pas très utile, mais il a eu le mérite de me faire du bien. J'adore Mila, mais s'il a une partie de sa personnalité que je déteste, c'est bien celle-là, avec ses interminables silences radio.  
Je respire un grand coup pour me calmer. Ce n'est ni le lieu, ni le moment de sortir de ses gonds pour si peu. Ce n'est que Mila après tout...
Quand j'expire, j'ai l'impression que c'est une pierre qui tombe sur ma poitrine alors que mes tempes deviennent douloureuses et ma nuque tendue. Je repousse la sensation, refusant d'analyser quoi que ce soit ou de m'interroger sur une quelconque signification. Non, je n'en ai vraiment pas envie...

Je jette un coup d'œil circulaire à la salle. Il n'y a pas grand monde ce soir, le service est plutôt calme alors que la soirée devrait battre son plein. Quelques clients éparpillés au travers de la pièce et au comptoir, tassés dans le coin le plus sombre comme si elle voulait se fondre dans les ombres, une grande rousse élégante à l'air taciturne. Ce n'est pas la première fois qu'elle vient et à chaque fois, c'est la même chose. Elle se met à l'écart, dans un coin tranquille et semble attendre quelque chose qui ne vient jamais.

Je lui jette encore un coup d'œil. Son verre est vide depuis un moment déjà, mais elle n'a pas recommandé encore. Alors je prends les devants.

" Je vous resserre la même chose ? "

Mon sourire est aguicheur comme à chaque fois que je m'adresse à un client, homme comme femme. Le contact humain est ce que je préfère  dans ce métier et - oh comme c'est bizarre ! - c'est aussi là où j'excelle, plus encore que la mixologie.  
J'aime que la personne en face se sente au centre de l'attention, importante ne serait-ce que pour un instant. C'est cela que je ne refuse jamais une discussion, même pendant un rush, et que je me transforme régulièrement en psy de comptoir, offrant une oreille attentive à ceux qui éprouvent le besoin de parler, ne donnant mon opinion que si on me la demande.

Et là, c'est presque vide, alors je prends le temps de me servir un verre d'eau, il est encore bien trop tôt pour le rhum, et je me tire un tabouret, m'asseyant en face d'elle sans me départir de ma mimique engageante.
Et j'attaque doucement. Je commence à parler jusqu'à ce qu'elle prenne la relève ou que je sente que ma présence est devenue trop indésirable.

" Comment allez-vous donc ce soir ? C'est plutôt calme n'est-ce pas... Mais cela fait du bien. C'est une autre ambiance, plus propice à la réflexion. Enfin, je n'aurais pas la prétention de dire que les miennes sont profondes, je ne pense pas être assez intelligent pour tenir un raisonnement cohérent de A à Z... Ça finit toujours par se faire parasiter par d'autre pensées et au final je ne sais même plus d'où je suis parti..."

Je fais une pause, mes yeux se perdant brièvement dans le vague.

" Enfin, j'aurais du mal à oublier d'où je viens..."

Me rendant compte de ce que je viens de dire, je pince fortement les lèvres, plus que gêné, et donne un petit sourire d'excuse à la rousse. Voilà qui était devenu beaucoup trop personnel et un peu gênant...
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Messages : 758 Je suis arrivé(e) le : 08/06/2016 Sous les traits de : Jena Malone Je me dédouble : Caroline L. Bloch Pseudo : Melkin Crédits : Ava © MOOMINS | Sign © WIISE Points : 6364 Couleurs RP : #AD28B2 I am gonna break your heart an get away with murder.

J'ai : 44 ans Age d'apparence : 32 ans Je travaille comme : assistante funéraire Actuellement, je suis : célibâtarde sentimentalement inhibée Niveau social : I'm a rich bitch, I'm the upper class ♫

Merry darling, you're my best friend
I've been doing bad things
That you don't know about
Stealing your stuff now and then
Nothing you'd miss but
It means the world to me.




Girl, you'll be a woman soon,
Please, come take my hand
Girl, you'll be a woman soon,
Soon, you'll need a woman.




If you leave me now
You'll take away the biggest part of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
And if you leave me now
You'll take away the very heart of me
Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
Oh, oh, oh, oh, girl, I just want you to stay.




There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you boy
But you're still the same.




Oh no, not me
I never lost control
Who knows ? not me
We never lost control
You're face to face
With The Man Who Sold The World.
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Mar 12 Juil - 22:12

Hear my voice.
"Well goodnight moon, I want the sun. If it's not here soon I might be done. No it won't be too soon 'til I say Goodnight moon."

Shivaree - Goodnight Moon ▽ Il commençait à se faire regrettablement tard, ou peut-être bien trop tôt. Le regard de Mara était perdu quelque part entre ce qui était visible et ce qui n'existait que dans son esprit, seule à sa table. Sa main soutenait une tête un peu lourde, chargée de pensées à la fois tristes et pleines d'espoir. Ces nouvelles personnes dans sa non-vie, c'était nouveau ; des "amis". Au delà de sa souffrance, il y avait eut les mots qui font parfois rire, qui sont dans trop de films, dans trop de chansons. Des "accroche-toi", d'autres "tu peux surpasser ça" qui avait gonflé son cœur mort de nouvelles espérances : peut-être pouvait-elle le faire : mettre un mouche sur sa douleur et avancer sans se retourner. Cruelle ? Elle ne savait pas. La stryge ne voulait que survivre car il arrive un moment où il faut choisir entre continuer d'être une femme ou devenir une aliénée. Les histoires de cœur n'était pas pour elle, volatile de mauvaise augure énamouré de sa propre solitude, enivré de son indépendance. La stryge avala le fond de son Cuba Libre sans chassant de son esprit toute pensée qui n'était pas reliée au moment présent, pour faire le ménage par le vide. Avancer.... elle était à nouveau ce soir à cette même table où elle était chaque vendredi comme une vieille habitude, seule à boire le même cocktail, regarder avec concupiscence quelques molles danseuses puis rentrer chez elle et nourrir son perroquet, trier pathologiquement ses chaussures par couleurs et regarder un film pour adultes sans intérêt. Sa vie était réglée comme une véritable machine infernale ; sa routine brisait toutes ses craintes.

Quelqu’un lui jette un coup d’œil et par réflexe, la rousse sort de rêverie torpide pour vérifier si ce n'était pas juste une sensation. Ses iris d'un bleu très clair croisent celles sombres d'un asiatique avec lequel elle échange parfois trois ou quatre mots : "bonsoir", "merci", "un Cuba Libre, s'il vous plais". Rien de plus, il n'est que le barman. Elle est polie mais effacée et ne parle jamais avec personne en dehors du minimum syndical qu'elle offre a serveur. La rousse préfère l'anonymat de l'écart. Elle baissa la tête vers ses mains pour ne pas trop le regarder, inspectant ses ongles courts et sans fantaisies, même pas de vernis. Elle avait toujours été sobre dans ses goûts de luxe. Pas de bijoux pour cette rousse en tailleur-pantalon de marque et aux talons effilés. tantôt elle à l'air revêche, tantôt elle à l'air absente. Elle ne parle jamais plus que pour sa commande, et repart comme elle est venue : seule, mais toujours avec un seul verre dans le buffet. Rien de spécial ; ce n'est pas une cliente remarquable, qui n'a le gout que d'un seul cocktail. Son verre est vide depuis un moment et elle songe à rentrer : le spectacle est fini depuis bien longtemps et elle se sent seule avec elle-même, ce qui n'est jamais un très bon ressenti.

Il lui parle, d'un ton sociable mais avec des dires d'un banal qui ne lui déplaise pas. Les choses sont plus simples quand elle sont aussi binaires. Mara relève la tête pour paraître polie et lui répond, sur un ton neutre, ni vraiment amical, ni vraiment repoussé mais avec une certaine distance dans la voix :

"Non, merci."

Elle n'est pas une grande bavarde ; Mara ne sourit pas car cela n'est pas naturel pour elle. Elle ne connait pas la réponse aux sourires des autres, même désintéressés. Le cabaret est presque vide et elle sait bien qu'elle devrait rentrer mais n'arrive pas à bouger sa carcasse pour rentrer chez elle. Elle n'avait pas envie de retourner dans cet endroit où on l'avait mise à mal. Pas envie de voir son perroquet stupide et bavard qui parlait ce français robotique qu'elle lui avait appris, pas envie de trier ses chaussures et ses magasines de mode. A vrai dire, elle ne savait pas de quoi elle avait envie et en revoyant le serveur venir vers elle, la stryge se demanda pourquoi il se tirait un tabouret. L’évidence lui vint et elle soupira. En d'autres circonstance la rousse se serait levée et serait partie ou aurait joué la carte de l'agressivité passive mais les récents événements l'avaient un peu adoucie ; sociabilisée, peut-être même. Il a l'air engageant, mais elle se méfie épidermiquement des hommes. Elle ne les connait que par le biais des avances impatientes d'Heathcliff, cet homme qui n'avait pas attendu son consentement pour l'embrasser. Le triste sire. Elle hoche vaguement des épaules à la question du barman, ne sachant trop quoi lui répondre puisqu’elle trouvait qu'il se parlait plutôt à lui-même.

"Ce n'est pas déplaisant", dit-elle, parlant de l'ambiance avant de renchérir, amusée sans vouloir le montrer, "les pensées sont bien des pensées, peu importe si elles sont profondes ou pas."

Le regard de l'asiatique se perdit un peu dans le vide alors qu'il marqua une pause et Mara ne fit rien pour meubler le silence. Elle n'était pas la meilleure à ce jeu là, d'une nature taciturne et réservée. Il n'avait de prime abord pas l'air d'être un danger pour la stryge mais elle poussa un soupir, sans vraiment savoir pourquoi ; faites que ce soit une bonne intuition et que cela ne finisse pas comme avec Heathcliff. Elle choisit de faire un effort, de relever la tête. Ses yeux trop fardés et son teint pâle donnaient à son visage un immobilité un peu navrante, et même son fantôme de sourire semblait sans joie aucune. L'homme sembla gêné de ce qu'il venait de dire mais la rousse n'eut pas l'air de comprendre le sens profond de ses paroles, haussant simplement des épaules, presque désinvolte.

"On n'oublie jamais d'où on vient, pour vous dire une phrase très banale", fit Mara d'un air morne en repensant aux beaux quartiers de Paris, ce seizième bougeoirs où elle avait été éduquée à la dure dans une grande maison de maître, du Marais où elle avait fait son adolescence, de la Seine où elle avait failli finir.

Elle prit un air songeur, demeurant un long moment silencieuse. Lorsque l'ange fut passé, la stryge reprit la parole en changeant de sujet, son activité favorite.

"Il parait qu'il est extrêmement difficile de trouver un Bloody Mary convenablement préparé", elle sourit, un peu amère en repensant à ceux qu'elle avait bu, "c'est vrai qu’en général les barmen se contentent de mélanger de la vodka à du jus de tomate épicé déjà préparée d'avance", elle sourit plus largement, d'un air presque colérique pour une femme si calme, "c'est dégueulasse, on dirait une sorte de Gaspacho alcoolisé."

parler mixologie avec un barman... c'était banal à mourir. Son index jouait sur les bords épais de son verre et elle lui dit, avec malice mais un peu distraitement :

"Je suis difficile en cocktails. Si vous m'en faites un bon, je vous paye un verre."

Pourquoi pas faire un effort, après tout ? Elle avait bien l'éternité devant elle pour se morfondre sur ses amours chimériques. Les humains, eux, ne vivaient qu'une seconde. Elle le savait : elle 'lavait été, avant d'être engloutie par les mâchoires de la Nuit. Elle qui craignait tant les hommes avec sa voix distante et son air réservé, essayait de faire un effort. Cet homme-là ne lui ferait pas de mal. Elle en prenait le pari ; elle l'espérait, tout simplement.
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Jeu 18 Aoû - 21:00
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Elle refusa le verre avec un ton neutre que je connaissais déjà ainsi qu'une froide politesse toujours aussi connue. La rousse est une régulière, toujours là le même soir, toujours à la même heure et toujours le même verre. C'est à force de cette habitude que j'ai fini par la remarquer. Ça, et à cause de sa flamboyante tignasse aussi peut-être.

Elle n'est vraiment pas bavarde, cette dame grise dans ses élégants tailleurs, mais ça, je l'avais déjà plus ou moins deviné... Ce n'est pas bien grave, je suis capable de tenir une conversation à moi seul quand la situation l'exige. Et il semblerait que ce soir, je sois particulièrement loquace. Je parlerai donc pour deux, du moins jusqu'à ce qu'elle ne me chasse. J'ai d'ailleurs cru qu'elle allait le faire avant même que je n'ouvre la bouche, mais non, elle reste...
Ce n'est pas comme si elle avait quelque chose à craindre de moi après tout, je n'ai jamais frappé personne sans avoir une excellente raison de le faire et en ce qui concerne des avances trop pressentes, cela est vraiment peu probable... Ce sont souvent les autres qui manquent de patience envers moi dans ce domaine.

Je souris plus largement, heureux qu'elle décide de me répondre.

" C'est vrai... J'aime quand la nuit est agitée, mais le calme fait du bien aussi parfois. "

" les pensées sont bien des pensées, peu importe si elles sont profondes ou pas. "

" Voilà qui est philosophique... Mais tenir un raisonnement, aussi stupide et absurde soit-il, et qu'il se fasse sans cesse pirater par d'autres pensées parasites peut s'avérer plutôt pénible. Ma grand-mère m'a toujours recommandé la méditation mais... Je suis vraiment un piètre élève en la matière. "

Et je lui fis une petite grimace comique pour illustrer mes propos. J'en avais passé des heures étant gosse dans la position du lotus, de l'eucalyptus ou de l'aloe-vera, cherchant la paix et l'harmonie... Et ça ne m'avait vraiment, mais alors vraiment pas réussi... J'etais beaucoup trop chaotique pour que cela aboutisse à autre chose qu'une crise de nerf. Je le suis toujours d'ailleurs, cela se voit juste un peu moins...

Ses paroles me font rire. C'est affreusement banal, c'est vrai, mais ça n'en reste pas moins véridique et sur le ton de la conversation.

" Ce serait un peu triste si c'était le cas... "

Murmurai-je.
Et c'est à son tour, me semble-t-il, de partir un peu trop loin dans ses pensées, de se perdre dans ce labyrinthe que nous appelons communément esprit. Je laisse donc l'ange passer à sa guise, ne chassant cet emplumé pour rien au monde. Ce temps mort qui s'éternise, probablement un peu trop pour certains, fait partie intégrante de notre conversation, du tempo qui est en train de s'installer entre nous. Un rythme étrangement lent et calme mais, ma foi, un rythme pas désagréable...

Quand elle reconcentre son attention sur moi et que sa voix se fait de nouveau entendre dans l'atmosphère anormalement silencieuse du cabaret, c'est pour me parler cocktails. Et puis vient sa proposition, son défi. Voilà ce à quoi je ne m'attendais pas et ma surprise se traduit sur mon visage par ce sourcil droit présentemant levé. Oui celui-la même.

" Je suis difficile en cocktails. Si vous m'en faites un bon, je vous paye un verre. "

" Et cela est tout à votre honneur. Voilà un défi que je ne saurai refuser "

Je lui flashe un sourire éclatant avant de repasser souplement derrière mon comptoir. Je disparais un instant sous le meuble, le temps de mettre mon nez dans le frigo pour en sortir une bouteille de verre rempli d'un liquide épais et rouge. Mon jus de tomate fait maison, s'il vous plait. Enfin, au vu de la tronche du truc, ce serait plutôt ma sauce tomate maison avec son basilic et son épaisseur, mais bon, il y aura bien assez d'autres liquides pour diluer le tout. J'en sers un verre que je mets de côté avant de refermer la bouteille, de la remettre au frais et de sortir le reste. Et c'est parti pour la petite valse des ingrédients, le concerto des ustensiles qui claquent et s'entrechoquent. Le citron est pressé et délicatement versé dans le grand verre tout en hauteur. Le sel de cèleri fin vient vite le rejoindre et j'inspire un grand coup. Ah ! Ce que j'aime cette odeur ! Je remue distraitement le verre pour aider la dissolution avant que le tabasco et le worcestershire ne viennent rejoindre la préparation. Tout cela est bien sûr fait dans le subtil art du pifomètre, je ne sais de toute manière pas cuisiner autrement, question de feeling je suppose. Autant vous dire que je suis un piètre pâtissier...  
Glaçons, vodka et jus de tomate s'enchaînent, on touille un peu et voici une préparation prête qui n'attend que sa touche finale : un peu de poivre, quelques cristaux de sel et un cartier de tomate positionné sur la tranche.

La tâche s'était faite en silence, mes lèvres closes figées dans un petit sourire appréciateur ; j'avais pris mon temps, prenant garde à ne pas faire de gestes inutiles, à les rendre doux, agréable à regarder peut-être... Du moins je l'espère. Pour une fois que le temps m'était donné, j'en avais profité pour soigner la préparation.

Quand je pose le verre devant elle, je ne peux empêcher un léger stress de m'envahir.  

" Mon dieu, vous me donnez le trac ! "

Ris-je.
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Oh, oh, oh, oh, no, baby please don't go
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Dim 4 Sep - 22:25

Hear my voice.
"Well goodnight moon, I want the sun. If it's not here soon I might be done. No it won't be too soon 'til I say Goodnight moon."

Shivaree - Goodnight Moon ▽ Mara n'était surement pas la cliente la plus bavarde ou la plus agréable du cabaret, mais elle était polie et attentive. Les sourires du barman ne lui semblait ni des agressions, ni des invites et elle fut fort aise de se dire que pour une fois elle pourrait peut-être avoir une discussion correcte avec un membre du sexe opposé. C'était elle, le problème, pas si souvent eux. Elle craignait l'Homme, épidermiquement, et fuyait toujours dès qu'elle en avait l'occasion. Mais lui, peut-être à cause de son emploi, lui semblait réellement désintéressé et il sut le mettre à l'aise comme aucun autre homme ne l'avait fait avant, creusant en elle le fossé de l'indulgence. Le calme.... elle sourit sans joie, pour rependre :

"J'aime bien venir ici après le travail....", elle baissa le regard, presque timidement, "... tard, quand c'est calme. Il n'y a presque jamais que vous."

Elle m'avait bien remarqué, cet autre qu'elle ne connaissait pas. Il était là tout comme elle jusqu'à la fermeture et jamais la rousse n'avait daigné lui parler en dehors de ses commandes. Elle hocha positivement du chef quand il parla du désagréable d'un raisonnement parasité, mais ne tint pas à hanter celui du jeune homme; alors elle se tut, tout simplement. D'un silence plus éloquent que des paroles vides de sens : elle n'avait rien à dire et s'abstint de le prouver par quelques sottes paroles, se contentant de relever ses yeux clairs sur lui. Pour un homme, si elle devait émettre mentalement un commentaire, il était plutôt bien sûr lui. Plutôt costaud - surement assez sportif, parce que de musculature travaillée sous sa chemise, à l'évidence et avec un peu d'imagination - et plutôt poli et charmant. La Stryge se méfiait du Sexe Fort, mais le barman était agréable. Elle remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille et sourit vaguement, presque tristement à sa grimace, n'ayant pas compris qu'elle le faisait rire.

"J'ai oublié", dit la grande rousse ne haussant des épaules, "mais je ne suis pas triste."

C'était vrai, c'était faux... les arrondissements de Paris lui semblaient si loin dans le temps qu'elle avait peur d'avoir oublié les souvenirs de son enfance, qui lui filaient naturellement de plus en plus entre les doigts. Mara joua distraitement avec l'anneau qu'elle portait au pouce, puis celui à son petit doigt ; les deux sur la même main., avant de détourner la conversation sur un défi qui fut bien évidemment relevé par le barman qui disparu rapidement derrière son comptoir en quelques bruits d’ustensiles et entrechoquements de verres. Mara attendit, se frottant la base de la nuque avec un air étrangement blasé : bon sang, elle avait besoin d'être ivre ce soir mais n'y parvenait plus. Quelle tristesse que celui d'avoir un corps inerte car au contraire des autres stryges, la rousse n'avait jamais su relancer ses fonctions vitales : son cœur ne battait pour ainsi dire jamais et ainsi le sang ne circulait plus, l’empêchant de véhiculer alcools et toxines. Elle ne mangeait plus depuis près de dix ans - tout ce qu'elle mangeait avait le goût de la cendre - et ce qu'elle buvait par jeu, elle allait le vomir le moment venu. L'homme prenait son temps et elle apprécia confusément cet instant de solitude avant de le voir revenir, lui souriant en guise de contentement.

Il posa le verre orné d'un liquide épais et odorant que la Stryge détailla d'un œil curieux, fin. Elle n'était pas une esthète du coctail, mais le rendu avait quelque chose de naïvement beau, simple mais maîtrisé jusqu'au quartier de tomate. Elle porta le verre à ses lèvres et son nez pour le sentir : le visuel et l'odeur étaient agréable, l'alcool bien dosé. La rousse sentait encore le goût de l'alcool. Tout ce qui était liquide avait du goût. La Vodka ne prenait pas le pas sur le reste, ni le sel ou le poivre qu'elle devina en dernière note, buvant alors simplement en reposant le cocktail sur la table, réfléchissant pour elle-même avant de lui demander :

"Quel est votre nom ?", très sombrement avant de répondre à ses attentes sur le cocktail d'un très timide, "voulez-vous bien boire quelque chose avec moi, monsieur le barman ?"

Elle s’amusa elle-même d'avoir le cran d'inviter un homme à boire à sa table, à une heure si tardive. Mais finalement, être sociable devenait un besoin pour et et la curiosité de vivre pouvait aussi atteindre des créatures aussi blasées qu'elle. La rousse tenta un sourire engageant, mais ne fit que révéler une nouvelle fois qu'elle était une femme timide qui ne savait pas vraiment sourire. Elle se demanda bêtement si elle pourrait lui "plaire", tandis qu'elle essayerait de se montrer agréable ; simple curiosité un peu naïve de femme ne connaissant rien des hommes.
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Dim 18 Sep - 20:15
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Kiet
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Mara
... And show me a way
Mes fins de nuits étaient rarement glorieuses. Ereinté par l'après-midi et la soirée de travail, je n'aspirais souvent qu'à regagner ma tanière et m'enfiler deux, trois médocs, histoire de faire taire ce batteur fou qui avait décidé de répéter son solo de métal progressif dans ma tête. Et croyez-moi quand je vous dis que ce n'est vraiment pas agréable... 
Il n'était pas rare de me voir nettoyer mon bar dans un état quasi-second et à une vitesse exagérément lente sans me soucier du monde extérieur. Le peu de clients qu'il y avait ne commandaient plus et allaient bientôt être remerciés par Boby, le videur. Non pas que Boby soit son vrai nom mais ce genre de gorille avait toujours tendance à me faire sourire de manière moqueuse et à ne pas m'impressionner pour un sou. J'avais après tout moi-même passé quelques années de ma vie à intimider des gens pour gagner ma croute, sauf que dans mon cas ce n'était pas vraiment légal et que j'en venais bien plus souvent aux mains. Alors, très franchement, si un jour j'avais un grave différent avec Boby, je ne donnais pas bien cher de sa peau.  
 
Moi ? Crâner ? Assurément ! Et mon orgueil est d'autant plus insupportable qu'il est amplement justifié. Je suis pleinement conscient de mes capacités et autant je sais reconnaitre quand un de mes adversaires est plus fort que moi, autant je sais quand ce sera moi qui mènera la danse. Après tout, la connaissance est la clef de l'assurance... Et il en va de même pour mon physique. Je sais que je plais, je sais ce qui me met en valeur et je sais en jouer... Mouais, je suis un p'tit con ! 
C'est pour cela que je ne bronche pas quand je sens vaguement le regard de la rousse sur moi. Je la laisse faire, elle est bien moins insistante et intrusive que ce que j'ai déjà pu connaître. 
 
Puis les mots glissent de sa bouche et je dois avouer être choqué. Comment a-t-elle put oublier ? Comment ne peut-elle pas en être triste? 
 
"Vraiment ?..." 
 
Je me stoppe avant de n'ajouter quoi que ce soit d'autre. A quoi bon, et pour lui dire quoi ? Que je ne comprends pas ? Que je ne veux pas de cela ? Que cette seule perspective me terrifie ? A quoi bon ? Qu'est-ce qu'elle en aura à faire ? 
Mais après tout, je ne connais rien de son passé ou même de son présent, je ne sais pas ce qu'elle a pu vivre... Alors, qui suis-je pour la juger ? 
 
Et c'est alors que vint son défi. Je m'applique comme jamais sur la préparation du cocktail, comme si je passais un entretien d'embauche. J'avais en grande partie appris ce métier, qui avait déformé le mien, en autodidacte - vive les vidéos YouTube – avant d'arriver à dégoter un bar qui acceptait d'embaucher un bleu et de compléter sa formation sur le tas. Autrement dit, j'avais commencé dans un établissement vraiment miteux, mais il avait eu le mérite de me fournir de l'expérience et de mieux appréhender le travail et le face à face avec les consommateurs. Et au final j'étais plutôt fier du résultat. Le Crazy Darwin était un gros établissement avec de la prestance et une clientèle diverse et variée, j'arrivais à gérer le flux de commandes sans que le client n'ait à trop en pâtir et personne n'était venu se plaindre de la qualité de mon travail. 
 
Quand je pose enfin le verre devant elle, elle prend tout son temps pour l'examiner, le sentir et moi en face, ça me rend fou. Allons Kiet, ne sois pas ridicule, c'est quoi cette réaction de gamin ? Au pire elle ne l'aime pas et après ? Ce n'est vraiment pas important, ce n'est pas comme si son avis devrait vraiment compter. 
Mais allez savoir pourquoi, la boule d'anxiété qui s'est logée dans mon ventre ne veut pas partir. La rousse me stresse, c'est à ne rien y comprendre. Vous vous souvenez de ma belle assurance d'un peu plus haut ? Et bien oubliez-la, parce que de toute évidence elle est partie apprendre les différentes techniques de poterie traditionnelles d'Afrique de l'ouest. Une nouvelle lubie semblerait-il... 
 
Elle finit par reposer le breuvage et me demande mon nom. Je ne sais quoi en penser, ça n'a pas l'air d'être un mauvais signe, ce n'en est pas un bon non plus. Puis elle me demande encore, d'une toute petite voix adorable, presque timidement, si je veux bien boire avec elle. Le sourire qui prit place sur mes lèvres à cette demande devant probablement être le plus gros sourire du monde, à se demander comment il faisait pour ne pas déborder de mon visage. 
 
"Kiet … Je m'appelle Kiet O'Griffin" 
 
J'avais légèrement hésité avant de dire mon nom. Non pas que j'avais peur de donner mon patronyme complet ou que je n'aime pas ce dernier, je préfère seulement que l'on me hèle par mon prénom. Mais d'un autre côté, j'aimais la curiosité que l'association d'un nom et d'un prénom aux origines si radicalement différentes occasionnait chez les autres. C'était une façon pour moi de revendiquer mon métissage qui n'était pas si visible que cela au premier coup d'œil.  
Tout en déclinant mon identité, je lui tendis la main. 
 
" Je serais honoré de vous tenir compagnie, Mademoiselle... ? " 
 
Elle sourit, enfin je crois. Je lui en rends un doux et encourageant avant que ma mimique ne se fasse plus espiègle. 
 
"Et pour rester sur quelque chose d'affreusement banal et histoire que nous soyons sur un pied d'égalité, puis-je vous demander votre profession ?" 
 
Lui demandai-je d'un ton léger tout en me levant souplement pour aller me chercher de quoi l'accompagner. Je revins vite avec un verre de rhum brun de bonne facture agrémenté de deux glaçons. Simplicime, mais toujours efficace.  
 
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