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The Last Day On Earth [Heathcliff & Avalon]

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Messages : 283 Je suis arrivé(e) le : 14/03/2016 Sous les traits de : Marilyn Manson Je me dédouble : Jahaal J. Sepehr & Aldous B. Koch & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : @SWAN Points : 3578 Couleurs RP : #660000

J'ai : 44 ans Je travaille comme : Artiste peintre & Professeur aux Beaux Arts Actuellement, je suis : Follement amoureux d'une Ombre, mais c'est un secret Pouvoir : Manipulation du son Niveau social : D'anciennes richesses familiales
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Mar 19 Juil - 7:39
The Last Day On Earth



20 Juillet 2016 - Qui sait ? - Heathciff & Avalon


Les secondes s'écoulent avec un rythme étrange, le temps s’égrène au compte goutte et fuit comme on vide un évier trop plein. Heathcliff perçoit une réalité différente, modifiée, plus floue et plus cotonneuse. Les couleurs se font fades, les contrastes s'effacent, la luminosité la plus fine l'agresse. Il plisse les yeux, marche à tâtons dans des ténèbres grandissantes, dévorantes, n'ayant aucune pitié pour le traître, le lâche, le cafard rampant dans le stupre qu'il était. Le carrelage noir de la salle de bain étouffe un peu les rayons du néon qu'Avalon allume. Et ses paupières se crispent, ses dents se serrent, ses paumes tremblantes et nues pressent compulsivement sur ses yeux. Il devine ses gestes plus qu'il ne les sent réellement, à distance de lui-même, extérieur à son propre corps tout en s'y trouvant prisonnier. La chemise tombe, les pans crasseux s'évanouissent de son champs de vision et il perçoit la morsure du regard de son amie quand elle découvre le carnage sur son torse. Il entend son souffle s'accélérer, presque fulminer lorsqu'il s'échappe de ses lèvres fines qu'il imagine pincées, et qu'il meurt sur ses plaies à vif.

Elle a une paume plaquée dans son dos et l'autre qui parcourt ses marques pour les purifier et en extraire les germes. Finalement, elle l'enlace avant de plonger ses orbes pleine d'une compassion bouleversante dans son regard hagard. Il hoche la tête quand elle lui dit quoi faire, et il obéit, mécaniquement, incapable de réfléchir ou de penser par lui-même. Elle revient alors qu'il regarde dans le vide, complètement immobile, son corps presque inanimé, trempant dans l'eau comme un cadavre dans son formol. Quand elle lui tend une bouteille d'eau, il lui faut plusieurs secondes avant de s'extirper à la contemplation mutique du néant, pour se tourner vers Avalon et avancer une main tremblante à la rencontre de la sienne. Leurs doigts s'effleurent sur le verre humide qu'il attrape tant bien que mal et se contacte lui est presque douloureux. La moiteur de sa paume qui trempe dans l'eau du bain fait glisser la bouteille qu'il porte difficilement à ses lèvres. Le liquide transparent coule partout, un peu dans sa gorge, beaucoup le long de son cou diaphane. Finalement, elle lui échappe et il la laisse rejoindre le fond de la baignoire en cillant douloureusement. Même ce geste anodin, cette faiblesse dans son poignet, lui portait les larmes aux yeux et le feu aux joues d'ordinaire si pâles.

Quand enfin Avalon est auprès de lui et qu'il trouve la force de parler, ses propos sont si incohérents, si tristes aussi, que sa voix tremblante se tait presque aussitôt. Articuler pour ne rien dire alors que c'était si douloureux de bouger, était-ce seulement utile ? Avalon était là parce qu'elle avait pitié de lui, tout simplement. Elle n'en avait cure de savoir pourquoi il avait été aussi stupide. A cet instant, morose et pessimiste, Heathcliff était incapable de voir la souffrance qu'il provoquait en elle, et l'affection qu'elle lui portait. Le contact de l'éponge, plus froide, et le gel lavant, le fait sursauter. L'angoisse s'empare de lui derrière la torpeur. La peur gagne sur la catatonie à mesure que ses muscles trémules, que ses nerfs s'éveillent difficilement et que ses émotions anarchiques se libèrent. Il voudrait parler mais les mots restent bloqués dans sa gorge, incapable même de déglutir, sa propre salive l'étouffant de sa bave épaisse vautrée sur sa langue pâteuse. Son pouls frappe brutalement ses tempes, ses poumons semblent vouloir s'échapper de sa cage thoracique sans pour qu'autant, il arrive à prendre une grande inspiration. Et puis le geste doux d'Avalon qui le frotte avec son éponge s'évanouit. Il n'avait senti aucun bien être à ce qu'elle le fasse, et pourtant, la sentir s'arrêter laisse un vide immense, creux et glacé au plus profond de lui.

Il ne comprend pas ses mots, mais il obéit, toujours sans la moindre volonté. Elle refuse qu'il la regarde, alors il ne lui fera pas cet affront. Il louche à demi sur le carrelage devant lui, regroupant ses jambes si longues contre sa poitrine pour s'approcher du bord de la baignoire. Les plaies sous ses pieds le brûlent, ça fait presque un mois qu'elles sont là, ouvertes, à vif, se faisant sentir à chaque instant comme un cilice mortifère de plus en plus serré, pénétrant davantage la chair meurtrie à chaque pas. Il n'entend que quelques foulements de tissu, trop obnubilé qu'il était par l'application à triturer sa lèvre inférieure de ses dents. C'est d'abord l'onde qui se meut sur la surface de l'eau qui attire son attention, et puis le contact brûlant d'un corps contre lui, de deux seins nus dans son dos, de jambes se glissant contre lui, de cuisse enserrant ses hanches. Et il ne bouge pas, n'ose même pas respirer. Avalon est tout contre lui, ses bras le capturent, ses mains l'enlacent et obligent sa nuque à ployer, s'appuyant contre son épaule anguleuse. Immédiatement, les battements erratiques de son coeur s'amenuisent, se font plus rares, moins précipités. Ses muscles endoloris se décrispent, ses nerfs sont cautérisés par le mouvement apaisant de l'éponge qui reprend sa danse sur son torse sale. Un soupire, presque de soulagement, alors qu'il s'abandonne enfin. Tout son corps se relâche, et il ose se pelotonner contre Avalon, appréciant qu'elle soit là, tout simplement, tout contre lui.

Le silence reste d'or un moment entre eux. Les dernières paroles de la brune enjoignent Heathcliff à se calmer et à récupérer lentement du carnage de cette soirée. Sa respiration se fondent sur celles de la brune, et ses sens sortent de la brume épaisse qui obscurcissait tout en lui. Il sent la rondeur du ventre d'Avalon, et se surprend à remuer les phalanges pour faire résonner dans l'écho de la salle de bain, les battements du coeur de son enfant. Son filleul. Une étrange chaleur naît en lui en songeant à ce petit être qui croit tendrement dans la matrice de sa compagne, tout contre son dos. Il sait qu'Avalon apprécie cette litanie autant que lui, beaucoup plus d'ailleurs, alors même s'il est à bout de force, il continue à agiter ses doigts à la surface de l'eau. De petites vagues les entourent, les bercent alors qu'elle prend un soin tout particulier, très maternel, à le laver. Une forme bizarre et ténue de libération s'insinue dans ses veines, et au bout de longues minutes muettes, sa voix plus rauque que jamais se posent sur la partition des battements du coeur de son filleul.

"J'ai rencontré une femme. Une femme magnifique, une femme merveilleuse. Une femme qui aurait pu être tout à la fois, l'épouse, l'amante et la muse. Une femme qui aurait pu me comprendre, m'accepter, m'aimer, s'offrir à moi comme je me serais offert à elle. Elle avait vu à travers mon art, elle avait compris ma souffrance en une seconde. Elle ne savait rien de ma bouche et tout de ma peinture. Pourtant, elle m'a abandonné. Je lui ai avoué mon amour, elle s'est moquée de moi. A déclarer que je n'étais qu'un monstre de passions, égoïste, qui ne pensait à que son propre désir. Qu'elle ne vivait pas comme cela, qu'elle n'avait que faire de la passion. Que le véritable amour était dans le renoncement, pas dans la possession. Que je ne la posséderais jamais. Que je devais renoncer à elle ..."


Maintenant qu'il parle, il déverse son histoire comme un serpent son venin, incapable de faire tarir le flot de souffrance qui franchit ses lippes. Il admire dans la surface de l'eau, son reflet mêlé à Avalon. Et le souvenir de cette soirée funeste, où c'était la Stryge qu'il berçait dans la baignoire de la galerie, et lui qui restait à son chevet pour attendre qu'elle aille mieux. La mélancolie l'envahit plus vite que la souffrance qui n'est pas loin, repoussée encore un peu par la chaleur de son amie dans son dos et les battements doux du coeur de son filleul. Fiévreux de se refaire le film de cette soirée, il use des dernières forces qui lui restent pour chasser ces souvenirs profondément dans sa mémoire, les refouler le plus loin, et le plus longtemps possible.

"C'est ce que j'ai essayé de faire. En vain. Je n'arrive pas à l'oublier. Son visage cruel me hante, ses cheveux flamboyant me hantent, son corps long, famélique, cadavérique me hante, ses prunelles banquises me hantent, ses ailes de plumes grises me hantent. J'en suis réduis aux pires bassesses. Je me suis traînée à ses pieds, je n'ai eu droit qu'à son mépris. Sa cruauté m'a dépecé, m'a écorché plus profondément que les lames du rasoir ou les bouteilles de gin. Rien ... Rien n'a pu me l'enlever. Je l'ai dans la peau, dans les tripes, dans le coeur. Elle me possède et elle n'en a cure. Je suis soumis à sa volonté, et sa volonté est que je disparaisse. Je n'ai trouvé que cela pour mettre fin à ma souffrance. J'ai l'impression de ne plus pouvoir aimer, de ne plus pouvoir peindre, de ne plus pouvoir vivre sans elle ..."

Il baisse la tête, sa détresse palpable meurt entre ses lèvres lorsqu'il souffle un prénom qui lui fait mal.Tellement mal. Et des larmes amères, des larmes acides, des larmes caustiques, des larmes brûlantes coulent enfin sur ses joues, dévalant la pente vertigineuse de son visage émacié à la pâleur de mort.

"Mara ..."




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Messages : 252 Je suis arrivé(e) le : 09/12/2015 Sous les traits de : Eva Green Je me dédouble : Maxence le Lepry-Chieur & Saf la dépressive - agressive Pseudo : Pims Crédits : Tumblr - Xelette - Swan Points : 6585

J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
inflexible. Par la pratique d’un supplice infini, je souffre pleinement dans mon corps immaculé. Je suis la muse oubliée des hommes. -



« Nous sommes ceux que vous ne voyez pas,
Parce que vous ne savez pas voir.
Nous prenons sans rendre.
La vie, la Mort.
Sans pitié.  »
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Jeu 21 Juil - 14:51
Heathcliff & Avalon




Plus grande est notre fortune

Plus sombre est notre sort.


Avalon avait du mal à comprendre qu'on puisse en arriver à vouloir mettre un terme à sa vie, elle avait du mal à cautionner ce genre d'actes qu'elle trouvait lâche. Elle ne c'était jamais permise de penser au suicide, même pendant les heures les plus sombres de sa vie, même après la mort de Mathis. Cette idée ne l'avait jamais effleuré parce que Avalon était de celles qui se battent et qui continuent même une fois qu'on les a mise plus bas que terre. Pourtant elle n'arrive pas à en vouloir à son ami, à le trouver lâche. Elle a mal pour lui en fait, elle à mal de le voir dans un tel état, elle voudrait le relever et lui dire que tout ira bien, mais tout ne va jamais bien. Quand il lâche la bouteille et qu'elle finit au fond de l'eau Avalon à comme un coup au cœur, elle à l'impression de voir son ami sombrer avec cette bouteille et ça lui ai tout bonnement insupportable.

Quand elle se glisse dans l'eau avec lui, tenant son corps cadavérique contre elle l'alchimiste voudrait lui transmettre sa force, lui permettre de se relever sans dommages mais les marques sur tout son corps ne le laisseront jamais en paix. Elle le presse contre elle, comme le ferait une mère, pour lui donner un peu de sa chaleur, pour l'apaiser autant qu'elle le peux. Le voir souffrir est comme un coup de fouet qui lui brûlerait le dos en permanence, ça lui fait aussi mal qu'une plaie à vif. Elle n'a jamais vraiment tenu à quelqu'un mis à part Diogène, son frère et Mathis. Tout deux mort, mangeant les pissenlits par la racine, surement par sa faute. Il n'est pas question qu'elle laisse Heathcliff mourir, trop de morts on creusé des trous dans son cœur noir comme l’abîme, elle n'en supporterais pas une de plus, elle risquerais de devenir une coquille vide, remplie de vent féroces et de vapeurs fétides et mortifères. Le peintre semble enfin se relâcher et il se presse contre elle, Avalon pose son menton sur le haut de son crane, laissant l'éponge soulager un peu les plaies de son torse, essuyer le sang, les marques invisibles de luxure, de poisons. Lentement elle embrasse sa tempe, sa joue, le haut de son oreille. Tout son corps est saisit d'un tremblement alors qu'elle entends une battement résonner dans la salle d'eau, se répercutant sur le carrelage, dans son âme. Une larme coule, un sanglot la secoue toute entière alors qu'elle embrasse avec plus de force de nouveau sa tempe. Ses bras enserrèrent les épaules d'Heathcliff dans une étreinte éperdue et réconfortante.

« Ne me fait plus jamais ça Heathcliff je t'en prie, je te supplierais à genoux s'il le faut mais ne m'abandonne pas. J'ai vu trop de morts, j'ai perdus trop de gens que j'ai réussi à aimer pour te laisser partir sans me battre. Je viendrais habiter avec toi s'il le faut, je passerais mes nuits à te veiller s'il le faut mais je t'en prie ne m'inflige pas ça, tu es surement tout ce qu'il me reste. Ils sont tous partis : Diogène, Mathis, Magyar, tous envolés ou morts. »

Elle sait qu'elle en demande beaucoup à l'artiste, qu'elle ne devrais pas reposer tant de poids sur ses épaules mais c'est trop terrible de s'attacher alors qu'on ne le veux pas et de perdre tout ce qu'on à tant repousser et à qui on s'est trop attachés. Puis Heathcliff se met à parler, il raconte sa descente aux enfers à cause d'une femme cruelle, Avalon le berce lentement au rythme des battements du cœur de son enfant qui emplissent ses oreilles. Les larmes coulent sur le visage de son ami alors qu'elle comprends enfin son désespoir, qu'elle voit dans quel tourments il est tombé à cause de la cruauté, du fiel d'une femme misérable. Son propre corps est secoué de spasmes, elle ne pleure pas, la colère emplit son cœur, elle voudrait tuer cette femme qui s'est refusé à un homme aussi extraordinaire que son ami. Avalon embrasse de nouveau sa tempe, continuant de le bercer, l'eau émétant de léger clapotis autour d'eux.

« L'amour ce n'est pas le renoncement, cette femme à tout faux Heathcliff, cette femme est cruelle et ne comprends rien. J'ai connu l'amour, et ce n'est pas le renoncement, loin de là. C'est de la dévotion, c'est du partage, c'est aller ensemble vers une même direction, c'est se vouer l'un à l'autre corps et âme, sans retenue. Comme toi tu l'a fait, tu était prêt à tout lui donner et elle s'est contenter de te jeter l'excuse d'une gamine qui n'a jamais rien connu que la cruauté pour se sentir vivre. Tu n'a rien fait de mal. »

Et soudain Heathcliff lâche dans un soupir le prénom de la sorcière, de celle qui à pousser Heathcliff à une telle bassesse. Et Avalon à l'impression que son cœur va exploser de rage, la furie court dans ses veines et elle lâche les épaules de son ami pour crisper ses mains sur les rebords de la baignoire. Cette stryge de malheur, elle rive ses yeux sur la coupure dans sa main, sur la marque de dents encore bien présente. De nouveau tout son corps tremble, de rage cette fois.

« Cette stryge de malheur … Je vais la tuer Heathcliff, je te promet que je vais la tuer et de la pire des façons. Elle regrettera de m'avoir rencontré et d'avoir osé te faire du mal. »  



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Sam 23 Juil - 23:00
The Last Day On Earth



20 Juillet 2016 - Qui sait ? - Heathciff & Avalon


Ses baisers sont un second souffle. Chaque étreinte furtive de ses lippes satinées sur sa chair putride, chaque caresse aérienne sur son front, sa joue, ses tempes, ses cheveux humides, lui donnent une force qu'il aurait pensé ne plus jamais ressentir. Dans l'écho grave des battements du coeur de cet enfant à naître, il reprend doucement, un peu d'espoir. Comme si il y avait des choses qui faisaient encore battre son coeur si froid, si morne. Comme si le bonheur, même à venir, n'avait pas complètement disparu. Le corps chaud d'Avalon lui transfuse cette vivacité qui l'a quitté plus tôt, lui partage ce fluide qui rempli leurs deux enveloppes alchimistes. Le pouvoir en toute chose, l'énergie propre de la matière, l'essence de la vie. Les mains abandonnent l'éponge, les bras s'enroulent autour de lui, et il penche doucement la tête contre son épaule. Un soupire d'aise. Un réconfort. Cette chaleur maternelle si confortable et douillette se niche dans ses entrailles et il respire à nouveau librement. Plus de plomb ankylosant sa cage thoracique, plus d'entraves retenant son diaphragme. Comme si la brune toute entière le soignait, purifiant son organisme nécrosé de sa gangrène, allégeant le tourment, pansant la peine.

Ses mots sont un glas funeste qui renvoie Heathcliff à sa culpabilité. Depuis la mort de ses parents, il n'a cessé de croupir dans cette fange putride qui l'enlace, l'étouffe, l'étrangle. Il n'a jamais pu s'en extirper, la fuir. Toutes ses tentatives ne le mènent qu'à la déchéance, à la perversion, au stupre. Toujours plus d'adrénaline pour repousser son réveil, toujours plus de honte pour la noyer un moment. La culpabilité le hante plus que Mara et s'il s'est abîmé en l'aimant ses dernières semaines, la morsure de sa vieille compagne d'infortune est encore plus douloureuse. Entre les lèvres fines d'Avalon, son acte est encore plus immonde, encore plus innommable et il se sent plus minable que jamais. Lui qui ne prône que l'honneur et la loyauté à ses serments, Lord anglais, ancien chevalier d'un autre monde, il a vendu son âme et trahi ses principes, pacte diabolique dont il ne sort que plus meurtris encore. Pourtant elle ne l'accuse pas, non, elle le supplie. Ses bras le bercent et l'enlacent, le protège contre le mal qui tourne comme un vautour autour d'eux. Elle est le serpent qui s'enroule, prête à planter ses crocs venimeux si on lui faisait du mal.

"Tu seras la meilleure des mères."

Il ne dit rien de plus. Cette phrase unique veut dire tout ce qu'il pense et qu'il avoue dans un murmure, tournant doucement la têt pour capturer un moment le regard d'Avalon. Il se retourne un peu, et baise sa joue tendrement. Cela voulait dire "je t'aime", cela voulait dire "pardonne-moi", cela voulait dire "merci". Pas encore la promesse attendue de ne plus se faire de mal, de reprendre le dessus, de se battre, et de vivre. Car il refusait de se trahir une seconde fois. Équilibriste sur un fil branlant, l'abîme était aussi proche que le rivage, la chute plus probable que la rédemption. Le voulait-il seulement ? Mourir, vivre, qu'importe car c'était de la souffrance dont il voulait s'affranchir. Un exorcisme maladroit où le gin était l'eau bénite et la corde au gibet, l'écharpe du curé. Mais c'était Avalon qui récitait les sacrements, elle qui extirpe de son être possédé, l'identité du démon dont les yeux brillant de cruauté, luisent dans les méandres de son esprit. Son récit est une première délivrance, les premiers cercles de l'Enfer franchis à reculons. Et lorsqu'il avoue à demi-mot le nom qui hante son âme, il sent le corps de la brune se tendre contre lui. L'étreinte prend fin, il sent les bras tendres devenir brutaux, s'accrocher à la baignoire avec hargne. La peur coule dans ses veines, et il se retourne, faisant volte-face pour quérir dans ses prunelles dilatées, la haine et une rage destructrice.

Bouche-bée, lèvres entrouvertes dans un râle muet, il contemple la douce et tendre Avalon devenir une prédatrice infâme. Elle tremble autant qu'il se sent envahi de soubresauts. Elle n'est plus la même et pourtant, elle est exactement celle qu'elle a toujours été. La détresse d'Heathcliff est l'huile jetée sur le brasier, Mara l'étincelle qui déclenche l'incendie. Son regard est troublé, et il enlace ses tibias contre sa poitrine en lui faisant face. La tête sur les genoux, l'alchimiste de mord une lèvre, se sentant tellement coupage d'avoir énervé son amie, tellement incapable et lâche de lui faire subir tout cela. Il baisse à nouveau les yeux. Le murmure de son filleul s'est tu, le clapotis de l'eau se meut en plusieurs tourbillons qui naissent autour d'eux. Le fluide s'affole, Heathcliff le contrôle à peine, à moitié sûr d'en être responsable. Son souffle s'accélère, son coeur s'emballe. Ce n'est pas d'Avalon qu'il a peur, c'est de lui-même et de cette emprise dévastatrice que sa douleur a sur les gens qui l'entourent. Il avait avalé Diane dans une spirale destructive et à présent il entraînait Avalon dans sa déchéance. Sa voix est étrangement profonde et rauque quand elle s'exprime enfin et un frisson d'effroi glisse sur la peau mouillé du peintre. Et comme un crétin, muré dans son hébétude, incapable de réagir ou d'interagir, il écarquille de grand yeux, lui donnant l'air d'un clown triste étonné.

"Tu ... tu connais Mara ?"



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Dernière édition par Heathcliff A. Lovecraft le Sam 13 Aoû - 14:11, édité 1 fois
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J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
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« Nous sommes ceux que vous ne voyez pas,
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Nous prenons sans rendre.
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Jeu 28 Juil - 13:10
Heathcliff & Avalon




Plus grande est notre fortune

Plus sombre est notre sort.


Alors qu'elle embrasse lentement sa tempe Avalon repense à tout les gens qu'elle à côtoyé, qu'elle à osé aimer et à qui elle à ouvert son cœur. Diogène, qu'elle aimait tant et qu'elle a tué. Sillar, qu'elle aurait voulu plus proche, mais qui s'est éloignée à cause de leur père monstrueux. Maximillian son ami torturé par son animal intérieur, par ses crises de folie qui est surement mort en orient à l'heure qu'il est. Et Mathis. Mathis l'homme de sa vie, son âme sœur qu'elle n'a jamais réussit à sauver, qui l'a laisser seule pour affronter la maternité. Et maintenant Heathcliff. Elle se sent comme un trou noir aspirant les autres dans les méandre de noirceur en son sein. Peut être est ce vraiment elle qui les pousse à de telles extrémités, qui les fait se vautrer dans la fange dans laquelle elle patauge en permanence. Devrait – elle vivre en recluse ? Ce serait surement la solution pour arrêter de s'attacher et de faire souffrir ceux qu'elle aime. Elle enroule ses bras autour du corps faible du peintre autant pour le rassurer que pour se rassurer elle même. Elle ne supporte plus cette sensation d'abandon, ça lui brûle le cœur et elle l'avoue à son ami. Malgré toute sa fierté, malgré toute sa cruauté elle ne supporterait pas de laisser partir Heathcliff, quelle que soit ses blessures elle les pansera.

Et soudain il murmure la seule chose qu'elle a besoin d'entendre, la seule chose dont elle se croit incapable. Elle sent comme une faille qui s'ouvre en elle et plusieurs larmes s'échappent sans qu'elle puisse les contrôler. Avalon se sait capable de beaucoup de choses, elle ne renonce jamais mais fasse à sa future maternité, à son futur rôle de mère ses angoisses sont terribles, terrifiantes et la paralysent. Mais Heathcliff assure sans le moindre doute ce qu'elle à peur de pas être. Et ça lui fait un bien fou qu'il ne peux même pas imaginer. Il embrasse sa joue et elle se met de nouveau à respirer normalement. Et à son tour elle le rassure sur sa situation, il a tout bien fait c'est seulement cette femme qui ne comprends rien.

Mais soudain le nom viens heurter ses tempes, s'incruste dans sa chair et fait flamber la colère à un tel point qu'elle se tends et se trouve obligée de lâcher Heacthliff pour ne pas lui faire de mal. Ses ongles crissent sur le rebord de la baignoire. Cette maudite stryge, cette sale petite enfant gâtée, pourrie jusqu'à la moelle. Le peintre se retourne et elle n'a même pas la décence de cacher un peu sa nudité tant la colère prends le pas sur tout le reste. Le volcan en fusion dans le cœur d'Avalon est sur le point d'exploser tant la rage la brûle. Heathcliff semble inquiet de la voir ainsi, c'est vrai qu'il ne l'a jamais vu dans le pire des états, qu'il n'a jamais vu l'infamie dans ses yeux, ses main couvertes de sang et son sourire cruel sur les lèvres. Mais elle n'arrive pas à se maîtriser, mettre un visage sur celle qui a fait du mal à son ami est pire que tout parce qu'elle sait maintenant qui elle doit faire souffrir pour le venger.  Le fluide s'échappe d'elle par vagues violentes, comme d'habitude elle à du mal à contrôler son alchimie quand sa fureur est aussi forte. Elle replie ses jambes vers elle et fronce les sourcils quand son ami la questionne. Avalon prends le temps de se calmer, dépliant et repliant lentement ses doigts sur les rebords de la baignoire. Le courroux laisse place à une détermination froide.

« Je la connais en effet, mais je m'en serais bien passée, c'est elle qui m'a fait ça. »

Elle déplie sa main droite où se trouve la coupure et désigne l'intérieur de son bras où se tiennent deux trous, marque de dents et de la souillure de la rousse sur sa peau. Avalon finit par lâcher les rebords et s'approche du peintre recroquevillé, elle se redresse un peu, se moquant de sa nudité qu'elle expose et saisit son menton d'une main.

« Je te promet de la faire souffrir autant qu'elle l'a fait avec toi. Je vais la briser. »

 



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Sam 13 Aoû - 14:44
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20 Juillet 2016 - Qui sait ? - Heathciff & Avalon


L'explication sonne comme le glas, les mots d'Avalon le couperet d'une guillotine. Heathcliff perd pied et se sent englouti par l'eau qui l'entoure. Sa volonté s'efface progressivement, détruite, réduite en poudre par la puissance d'un seul nom corrosif. Mara. Il pose ses yeux tristes sur la coupure dans la paume de son amie, et les morsures à son coude. Son souffle est court, il sent le vertige s'emparer de lui. Il revoit Mara, son corps famélique, ses mèches flamboyantes, ses crocs acérés. Il l'imagine s'attaquer à Avalon, la mordre et s'abreuver de son sang. Il a un haut le cœur, brusque, qui menace de déverser la bile qui lui remonte dans la gorge. Mais il serre les dents, contractent les mâchoires et affronte le regard de son amie qui l'oblige à lui faire face. Ses doigts sous son menton sont pourtant doux, et plein de détermination. Sa voix sans scrupule lorsqu'elle brise le silence. Ses mots résonnent dans la salle d'eau et Heathcliff ne peut s'empêcher de les amplifier pour en prolonger la répétition à l'infini. Le bien que lui font ses paroles est sans égal et pourtant la culpabilité accourt à chaque réconfort. Il s'en veut de souhaiter la souffrance de la Stryge, il s'en veut de vouloir son malheur. Même si elle l'avait détruit. Même si elle s'en était pris à Avalon. Et ... c'est la première fois que l'idée lui venait : l'impact de Mara sur l'enfant qu'elle porte ! Un voile de panique brouille son regard et la nausée l'épargne assez longtemps pour que son feulement de chaton franchisse la barrière de ses lèvres.

"Elle ... elle t'a mordu ? Et ... Avalon ton bébé, ça ne lui a pas fait de mal ? Je veux dire, si elle a bu ton sang, y a-t-il un risque que ..."

Et il n'a pas besoin de finir sa phrase, laissant sa dernière question en suspend. Le bébé vivait, Heathcliff l'avait prouvé en amplifiant les battements de son cœur. Mais comment allait-il ? Était-il en bonne santé. Un profond élan d'angoisse naît dans ses entrailles et lui noue les intestins. Ses mains trembles, ses longs doigts cherchent ceux d'Avalon pour les entrelacer doucement. Se raccrocher à quelque chose de tangible, de réel. Ne pas se laisser ronger par les méandres caustiques de sa culpabilité. Et puis la raison revient, possessive, jalouse d'abandonner si facilement sa place. Le peintre n'est qu'une coquille creuse où se battent ses différents démons, à la merci du gagnant ou du perdant, soumis à une volonté qui n'était plus la sienne. Il aurait tendance à se voûter, à poser le front sur ses genoux repliés et se laisser faire, se laisser diriger par ce qui se passait à l'intérieur. Sans réagir. Sans réfléchir. Mais Avalon l'empêche de faiblir plus encore. Alors il plonge son regard de détresse dans les prunelles vengeresse d'Avalon. Sa voix n'est qu'une supplique, un murmure trop aigu pour son ton habituel, un miaulement éraillé de félin blessé lapant ses plaies.

"Avalon, il ... il ne faut pas que tu t'approches d'elle. Elle est dangereuse. Elle est méchante. Elle est cruelle. Je ... Je ne veux pas qu'elle fasse du mal à ton enfant. Avalon ... Je t'en pris ... Il faut te préserver, préserver ton fils. Je ... Je n'en vaux pas la peine. Vraiment ..."


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Messages : 252 Je suis arrivé(e) le : 09/12/2015 Sous les traits de : Eva Green Je me dédouble : Maxence le Lepry-Chieur & Saf la dépressive - agressive Pseudo : Pims Crédits : Tumblr - Xelette - Swan Points : 6585

J'ai : 35 ans et méfiance à ceux qui oserait dire plus. Je travaille comme : Psychiatre militaire spécialisée dans les trouble explosifs, anciennement meneuse d'interrogatoire pour le compte de l'armée. Actuellement, je suis : Veuve, enceinte de son mari décédé. Pouvoir : Emission de poisons et antidotes Niveau social : Héritage familial et marital conséquent, retraite militaire confortable, méchamment riche

- Soit comme un loup blessé, qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne. -




- On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prends pour l'éviter. Je te connais mieux que toi-même ; je suis le reflet consacré. Je suis le féminin, je suis l’origine. Je suis la preuve de ta candeur ; je suis celle qui vient adoucir la terrible arrogance de ta chair
inflexible. Par la pratique d’un supplice infini, je souffre pleinement dans mon corps immaculé. Je suis la muse oubliée des hommes. -



« Nous sommes ceux que vous ne voyez pas,
Parce que vous ne savez pas voir.
Nous prenons sans rendre.
La vie, la Mort.
Sans pitié.  »
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Dim 14 Aoû - 11:44
Heathcliff & Avalon




Plus grande est notre fortune

Plus sombre est notre sort.


La colère brutale est remplacée par une haine froide et c'est encore pire. Il vaux mieux affronter un volcan en furie qu'une banquise instable et brutale comme Avalon est actuellement. Cette femme, cette maudite succube ne lui survivra pas, elle s'en fait la promesse. Elle réfléchir déjà à la meilleure façon de lui faire regretter ses mauvais traitements envers son ami, il n'est pas question qu'elle s'en sorte sans souffrir, Avalon se promet de la faire hurler de douleur au point qu'elle s'en brise les cordes vocales. C'est comme une nécrose dans son cœur qu'elle doit soigner au plus vite sous peine que tout son système en soit infecté. Elle voit alors que Heathcliff panique et il s'explique, le cœur battant, les larmes au bord de yeux. Il est comme un enfant qui viens seulement de comprendre l'impact des conséquences d'une de ses bêtises. Elle attrape ses deux mains, ça lui fait tellement de mal de le voir ainsi.

« Heathcliff ne panique pas, mon sang est composé à la moitié de poisons mon bébé est bien protégé. C'est plutôt Mara qui a souffert en osant se nourrir sur moi. Ton filleul est bien au chaud et en bonne santé dans mon ventre. »

Elle prends sa main droite et la pose sur son ventre à peine rebondi, elle sent la vie en elle, il la lui a fait entendre il y a quelques minutes, elle sait que son corps le protégera toujours. C'est son enfant, sa progéniture, le seul vestiges de son amour perdu, elle ne permettra jamais à personne d'y toucher, de le blesser. La peur d'Heathcliff pour son enfant est touchante, elle sait que lui aussi veillera corps et âme sur cet enfant. Avalon le force à la regarder, elle sait qu'il ne faut pas qu'elle le laisser s'effondrer et se replier, elle doit le relever, être sa colonne vertébrale le temps que la sienne reprenne du service. Elle écoute sa supplique et un terrible sourire sadique s’étend sur son visage.

« C'est moi qui suit dangereuse Heathcliff, ne me sous estime pas. Et ne sous estime pas ta valeur, tu vaux les milles morts que cette garce va recevoir. Je suis la cruauté incarnée Heathcliff. »

Elle se rassoit un peu mieux dans l'eau, prends ses aises à l'autre bord de la baignoire et laisse l'alchimie couler dans le liquide entre eux, le colorant de noir. Elle fait danser des arabesques dans l'eau, comme elle avait fait lors de leur rencontre dans son atelier. Sauf que les formes qui s'y dessinent sont beaucoup moins poétiques.

« Tu connais surement la réputation de ma famille, nous sommes connus pour nos … Exactions et notre forme prononcé pour la violence. Je suis le plus pur produit de la famille. On à une sorte de mantra dans la famille Blackfield, je ne serais pas étonnée que tu la connaisse.  N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais, on te rappellera ce que tu nous as fait et comment tu l'as fait. J'achèverais ta plaie, l'odeur de ta peur me ment. Les carcasses ici s'amassent, collection organique. Déforme nous, dévore l'assassin assoiffé de mon vin. J'ai là quatre langues pour te dire tout ce que je sais, tout ce que je saigne. Elle ne me fait pas peur Heathcliff. »

Elle sourit un peu plus doucement et retire les filaments noirs de l'eau, ils refluent vers ses doigts, filent sous sa peau et elle soupire alors qu'elle sent le fluide se fondre dans ses reins. Elle se lève et sort de la baignoire. Avalon s'enroule dans une serviette et en prends une autre.

« Maintenant sort de la baignoire et sèche toi le temps que je refasse ton lit. Et pendant ce temps dit moi pourquoi tu pense que mon enfant sera un garçon. »



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Messages : 283 Je suis arrivé(e) le : 14/03/2016 Sous les traits de : Marilyn Manson Je me dédouble : Jahaal J. Sepehr & Aldous B. Koch & Archibald S. Rosier Pseudo : Yuki Shuhime Crédits : @SWAN Points : 3578 Couleurs RP : #660000

J'ai : 44 ans Je travaille comme : Artiste peintre & Professeur aux Beaux Arts Actuellement, je suis : Follement amoureux d'une Ombre, mais c'est un secret Pouvoir : Manipulation du son Niveau social : D'anciennes richesses familiales
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Mer 17 Aoû - 1:58
The Last Day On Earth



20 Juillet 2016 - Qui sait ? - Heathciff & Avalon


Elle est redoutable. Elle éclot dans une fureur qui la rend presque toxique. Et pourtant, il n'a d'yeux que pour elle. Parce qu'elle se penche sur lui et le rassure. Parce que sa voix est douce comme une caresse quand elle lui parle. Parce que sa haine est une protection, un cocon qu'elle déploie. Autour de lui, et autour de cet être au creux de ses entrailles. Pour prendre soin d'eux. Heathcliff se sent comme en famille auprès d'Avalon. Et la peur pour son filleul lui avait presque fait oublier le don de son amie. Elle était l'antidote et le poison, le feu et la glace, et la mère par dessus tout. Elle pouvait détruire ou sauver. C'était lui qu'elle avait décidé de sauver. C'était Mara qu'elle voulait détruire. Elle était toute puissance, maîtresse d'un pouvoir si grand, si beau qu'Heathcliff réalise sa propre incapacité. Qu'il est ridicule son don, son habilité obsolète à manipuler l'onde et à faire vibrer le monde d'un écho déliquescent à la poursuite illusoire, synesthésique, d'une beauté transcendantal qui supplante tout le reste. Avalon est puissante, presque invincible. Et tellement supérieure à Mara. Parce que ce qui la poussait dans sa cruauté sans limite était plus beau, plus pur. L'amour. Car Avalon cherchait à protéger ceux qu'elle aime alors que Mara se complaisant dans son égocentrisme patenté. Elle était seule, seule dans une nuit éternelle alors qu'Avalon avait une famille. Il était sa famille. Lui et ce petit être dans son ventre.

Elle le berce de ses deux paumes brûlantes, avant de poser sa main sur son ventre. Il sent la vie, à travers la barrière de leurs chairs, les mouvements ténus qu'il perçoit aux vibrations du liquide qui l'entoure. De la pulpe de ses doigts, il suit la courbe du ventre arrondie d'Avalon. Une force immense passe dans sa paume, le fluide que lui transmet cet enfant alors qu'il entre en communion avec lui. Il a un sourire. Un sourire sincère alors qu'il repose ses yeux vers son amie qui le force à la regarder. Ses paroles sont un réconfort énorme, et la force que lui donne son bébé est incomparable. Alors il a envie de la croire. De croire qu'elle sera plus forte que Mara. De croire qu'elle prendra soin de lui et le défendra. De croire en elle, tout simplement. Il hoche la tête doucement. L'eau de la baignoire devient noire comme l'encre, comme les prunelles flamboyantes de rage d'Avalon. L'alchimie circule entre eux, serpente entre leurs corps et s'exalte alors qu'elle récite la devise de sa famille. Comme la répétition générale du grand final où le maître laisse exploser sa rage, où le bourreau offre à la foule le spectacle de la pire abomination.

Alors il la regarde. Il se rappelle leur première rencontre. Sa silhouette majestueuse, magnifique dans sa robe blanche. Son sourire charmeur, sa ferveur cynique, son humour grinçant. Il en avait presque oublié que c'était une Blackfield. Une famille alchimiste aussi crainte que respectée. Qui prônait la suprématie de l'Alchimie et son retour à ses jours d'antan, à sa gloire ternie. Elle formait les enfants les plus jeunes, entraînait leur descendance à honorer leur sang. Et ils étaient puissants. Immensément. Sa voix montre une détermination telle qu'Heathcliff se sent rassuré. Il lui offre un sourire triste et se perd dans son regard sombre quand elle sort de l'eau. Elle ordonne et il obéit, comme l'agneau sous l'autorité du loup. Il ne commande pas à ses muscles qui se mettent en branle tout seul. Il enjambe le rebord de la baignoire, attrape mollement la serviette que lui tend Avalon et la suit mécaniquement jusqu'à la chambre. Il reste assis au bout du lit, le dos voûté, à bout de force de cette soirée. Il la regarde s'activer avec ses draps et il n'ose pas bouger. Il sort simplement de son mutisme pour lui répondre le plus honnêtement du monde.

"Je l'ai rêvé. Souvent. A chaque fois, dans mes songes, tu as dans les bras un petit garçon. Et ... il a les yeux de Mathis. Je ne pourrais pas te dire pourquoi. Une intuition."



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Sam 20 Aoû - 22:37
Heathcliff & Avalon




Plus grande est notre fortune

Plus sombre est notre sort.


Le fluide qui coule dans la baignoire lui permet à peine de se calmer, elle brasse l'eau avec son alchimie, créant des dessins abstraits, mimant des gouttes de sang s'étiolant dans le liquide alors qu'elle cite la devise des Blackfield. Maudite famille. Elle en est le produit le plus pur et le plus noir à la fois, elle à été élevée pour régner à la tête de cette famille qu'elle à elle même brisée et dont elle ne veux plus. Pourtant son nom ancestrale lui à servit plus d'une fois, elle sait que l'entente de ce seul nom peut faire trembler un certain nombre d'alchimistes. Elle sait que ses gènes sont gangrené jusqu'à la moelle par l'ADN de violence qui coule à flots chez les Blackfield depuis la naissance de sa lignée, elle à essayer de le combattre, Mathis avait presque réussi à étouffer cette nature vicieuse et sombre. Mais c'était comme des braises sous la cendre que la mort de Mathis à rallumer et qui se propage comme un incendie dans son corps. Et la perspective de faire du mal à Mara, de la faire souffrir, de voir son corps se tordre, se disloquer sous la pression de son alchimie lui met des frissons dans le dos et allume un feu dans son ventre. En plus de lui apporter la jouissance de la suprématie sur une stryge cette torture lui apporterais la satisfaction d'avoir venger Heathcliff des malheurs qu'elle lui à fait subir.

Elle ne sait pas encore si elle pourra attraper Mara seule, mais elle sait qu'elle à quelques amis à qui demander, Adria sera surement très contente de participer à ça. Et si elle ne l'est pas elle n'aura pas vraiment le choix, quand il était question qu'Avalon se mette en danger Adria était toujours là pour surveiller ses arrières. Peut être qu'elle en parlerait à Diane, son aide serait d'un grand secours. Elle finit par laisser ça de côté et sort de la baignoire sans aucune pudeur, elle à dépasser ce stade depuis un moment. Son ami obéit et la suit sans broncher, il à l'air tellement faible et épuisée qu'elle voudrait lui donner un peu de sa force. Il s’assoit, pauvre hère perdu dans l'immensité du lit.

La jeune femme se rends dans l'armoire la plus proche et trouve des draps propres qu'elle s'évertue à installer sur le matelas du mieux qu'elle peux. Pendant un instant son ventre la tire, une grimace passe sur son visage mais elle la dissimule au plus vite, Heathcliff n'a pas besoin de voir ça. Finalement il lui explique pourquoi son enfant serait un garçon. Elle à décider de ne pas savoir le sexe du bébé, Mathis aurait voulu avoir la surprise. Finalement Avalon s’assoit près de Heathcliff et réfléchit, c'est vrai qu'elle aimerait un fils, un beau garçon avec le regard rieur et la fois sérieux de son défunt mari. Elle posa sa tempe contre son épaule en soupirant.

« Un garçon .. Ce serait bien, j'aimerais beaucoup. Si ton intuition se révèle bonne tu aura un droit de véto sur le prénom que je lui donnerais. »

Tout doucement elle l'incita à s'allonger dans le lit, le tirant un peu pour que sa tête repose sur l'oreiller. Elle le borda et s'allongea sur la couverture, leur visage tout proche l'un de l'autre alors qu'elle affrontait son regard bicolore que peux osaient croiser mais qu'elle admirait.

« Est ce que .. ? Si mon enfant à le don est ce que tu voudra bien m'aider à l'instruire, j'ai énormément de connaissance mais j'ai peur de ne pas être une bonne professeur et je ne veux pas qu'il soit éduqué comme un Blackfield. »

Elle savait qu'elle lui en demandait beaucoup mais elle ne se sentait pas capable de l'instruire seule.



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