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Pas de nouvelles...bonnes nouvelles !? ★ FT Leonard Armstrong

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BLOOD, LUST & DIAMONDS
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BLOOD, LUST & DIAMONDS

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Messages : 79 Je suis arrivé(e) le : 27/05/2016 Sous les traits de : Aaron Johnson Je me dédouble : Sophie la Pixie Pseudo : 3/4 Licorne Crédits : Mon ordi de love & Tumblr/Giphy[gif) Points : 425 Couleurs RP : #018A7F

J'ai : 29 Je travaille comme : Barmaid au Blue Devil Actuellement, je suis : Célibataire Niveau social : Normal, voir ennuyant.

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Ven 3 Juin - 21:57
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Lana Del Rey - Young and Beautiful

Ft Leonard & Deborah Armstrong


Le son des clés dans le petit bol de terre cuite sur la table de l’entrée fit un bruit étonnamment bruyant. La maison était plongée dans le noir et le silence. Pourtant, Deborah savait qu’il était là ou du moins, il était au courant qu’elle rentrerait du travail un peu plus tard que lui. Encore une fois, elle avait remplacé Becky, la nouvelle employée dans la 30taine qui passait une crise d’identité dans les bars avec des garçons beaucoup trop jeunes pour celle-ci. Patiemment, Deb avait écouté son plaidoyer à peine raisonnable ; une histoire de « mec pas croyable » et d’une sortie en limousine « top cool » dans une boite de nuit « super branchée » et d’une « chance à ne pas manquer. » La blonde Berserker avait seulement souri, voulant se montrer réceptive aux inepties de Becky et avec acceptée, sous une pluie de remerciements.

Lentement, elle glissa ses pieds nue hors de ses chaussures et les balança du bout des orteils contre le mur. Son sac à main s’écroula au sol mollement et si elle ne se demandait pas pourquoi tout était si dramatiquement silencieux dans sa maison, son soutien-gorge aurait aussi décampé aussitôt son arrivée dans le hall d’entrée.

Silencieusement, comme elle savait si bien le faire, Deborah se dirigea vers la cuisine lentement et elle ouvrit la porte de réfrigérateur, examinant d’un sourcil froncé son contenu. Son contenu était insatisfaisant, elle commanderait un truc pour le souper, mais il y avait de la bière faible en alcool. Elle se pencha, attrapa une boisson et l’ouvrit d’un coup franc contre le coin du comptoir. Le bouchon tomba par terre et elle le ramassa après avoir pris une grande gorgée rafraichissante. Du revers de la main, elle s’essuie les lèvres puis referme la porte du frigo d’un coup de hanche.

Un long soupir, elle s’avance vers la salle à manger et par habitude, allume enfin les lumières, question de mettre un peu de vie dans cette maison sans personnalité. Le luminaire au-dessus de la table s’allume et éclaire son mari qui y est assis. Deborah ne sursaute pas, mais arrête subitement de bouger, voire même de respirer, le corps complètement aux aguets.

C’était quoi cette putain de mascarade ?

Il avait l’habitude d’allumer le téléviseur, ou de mettre son disque de musique préféré ou encore, les soirs où il avait passé une journée pas trop chiante, il lui préparait à souper en sifflotant des airs traditionnels irlandais, protégé derrière un tablier grotesque. Ces soirées lui manquaient. Elles lui rappelaient comment cela avait été entre eux avant et comment elle avait pu être bercée par l’illusion.

Pourtant, ce soir, son illusionniste de mari était assis à table, le regard fixant le vide. Aucun verre à la main, ni même un café ou un sac de croustille. Juste lui dans la pénombre comme si le monde venait de lui tomber sur la tête.

Et ça, ça, c’était pire que tout.
Cela puait les emmerdes.
Si Léonard sombrait, les conséquences allaient être importantes, encore.

Doucement, Déborah sortit de son mutisme félin et s’approcha de lui. Une fois à ces côtés, elle passa derrière lui et caressa de sa fine main, la nuque dégagée de Léonard. Ses doigts remontèrent lentement en se perdant dans sa chevelure courte, jusqu’au-dessus de la tête puis redescendirent dans un agréable et intime contact. Déborah se penche au-dessus de lui et enfouie son nez sur le dessus de sa tête, en prenant une inspiration et dépose un doux baiser.

Dans un murmure, toujours derrière lui, le visage enfouit dans sa chevelure, elle demande :

- Tu as eu une rude journée ?



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Dim 5 Juin - 23:38
Cela fait déjà quelques jours que cette mauvaise sensation m’habite. Que ce sentiment de peur et d’effroi me traverse l’échine. Il y a quelque chose, je le sais… Mais je n’arrive pas à mettre la patte dessus et c’est insupportable. En apparence, je vais bien. Je mène ce qui est mon train-train quotidien depuis quelques années. Mais à l’intérieur, ça bouillonne. Ça travaille. Qu’est-ce qui peut bien m’échapper ? A quel endroit n’ai-je donc pas encore cherché ? Qu’est-ce qui va me tomber sur le coin du museau ? Parce qu’il va y avoir quelque chose. Je le sens. Ça me vient comme une évidence et ça ne me plait pas. Or, ce jour-là, ce sentiment ne fait que s’accroître encore et encore. Pire qu’une vague sensation, c’est une certitude pulsant dans ma poitrine. Je vais recevoir une très mauvaise nouvelle aujourd’hui. Et je n’arrive pas à m’y préparer. Je n’ai pas non plus envie d’y croire. Je passe la journée à me demander ce qu’il va m’arriver et finalement… Tout prend enfin son sens à la fin de celle-ci. Mon dernier cours de la journée est passé et je me rends dans la salle des professeurs pour récupérer quelques affaires. J’ouvre mon casier… Et c’est là que mon regard tombe sur un papier dissimulé entre deux livres. Un papier qui n’a rien à faire là, à l’origine. Je regarde autour de moi et je déglutis avant de saisir ce dernier. Je n’ai pas envie de l’ouvrir. Je n’ai pas envie de savoir ce qu’il contient. Mais ai-je vraiment le choix ? Non. Clairement, je ne l’ai pas. Alors à défaut de pouvoir faire autrement, je prends sur moi. Je prends sur moi et je le déplie, commençant à lire les phrases, malgré moi. Une fois la première lecture terminée, je recommence. Une fois, deux fois, trois fois… Je veux être certain de ne pas me tromper en lisant ce qui est écrit. Je veux être certain que ce que je vois écrit n’est en rien une mauvaise blague. Et puis, je comprends. Je comprends que ça n’en est pas une. Que c’est très sérieux. Et que je n’ai rien pu y faire. Alors mon poing se referme sur le papier qui se froisse alors que ma bouche s’ouvre au même instant. « MERDE. » Un cri de colère, un cri d’impuissance, un cri de tristesse. Que je n’ai pas pu retenir. Il devait sortir. Parce que je viens de perdre une partie de ce que j’étais. Pas à cause du papier en lui-même, à cause de ce qu’il m’annonce. Cette nouvelle que j’aurais préféré ne jamais recevoir… Tout en me mordant la lèvre jusqu’au sang, je ferme rapidement mon casier, je prends mes affaires et je m’en vais. Je rentre chez moi. Je vais avoir le temps de « réfléchir » puisque ma femme ne rentre pas tout de suite… Bon sang, cette nouvelle, je ne vais pas pouvoir la lui dissimuler. Il va falloir que je me prépare à lui annoncer… Et ça, c’est encore une épreuve qui nous attend. Tous les deux. J’espère seulement que nous serons suffisamment forts pour ne pas sombrer. Mais c’est dur.

Je soupire en passant le palier de la porte de notre maison. J’enlève mes chaussures… Je pose mes affaires sans un coin, sans prendre la peine de faire quoi que ce soit ou même d’allumer les lumières. Et contrairement à d’habitude, je ne commence pas à cuisiner ou je ne prends pas non plus mes aises dans le canapé devant la télé… Là, j’ai juste besoin de calme et de tranquillité. Pour pouvoir pleurer en paix… Réfléchir… Relativiser ? Non, ça, on verra plus tard. Pour le moment, c’est beaucoup trop tôt. Je pars m’asseoir sur une chaise, autour de la table qui nous sert à manger. Sans rien faire de plus, dans le noir. Et j’attends, les yeux fixant le vide. Je finis par ne même plus me rendre compte du temps qui passe. La seule chose qui me fait un tantinet réagir, ce sont les lumières qui s’allument… Et surtout, ma femme qui s’approche de moi. Je la sens passer derrière moi pour caresser ma nuque qui se trouve à nu, provoquant ainsi quelques frissons… Qui refusent de s’arrêter alors que les doigts de Deborah remontent dans mes cheveux pour aller se poser au-dessus de ma tête… Avant de redescendre… Ce contact est si doux, si apaisant. Si les problèmes de la journée n’étaient pas si graves, je les aurais déjà oubliés, sans aucun doute. Parce que l’effet qu’elle me procurait était plus fort que tout le reste. Mais pas cette fois. A problèmes exceptionnels, réactions exceptionnelles. Et là, ça fait partie de ces moments qui n’arrivent habituellement pas. De ces moments qu’on ne souhaite jamais voir se produire. C’est si facile de croire que tout n’arrive toujours qu’aux autres. Mais non, ce n’est pas vrai. Sauf que lorsqu’on le comprend, ça nous tombe dessus et c’est déjà trop tard. Trop tard pour se dire que si on s’était méfié, on aurait peut-être pu éviter cela. Et ainsi se forment les regrets… Les pires sentiments qui soient. Ceux qui sont capables de vous pourrir toute une vie… Je frissonne à nouveau au baiser que dépose Deborah qui se retrouve désormais avec la tête casée dans ma chevelure et je soupire. J’aime qu’elle soit comme ça, sincèrement, ça me procure un bien phénoménal mais là, c’est trop dur. Je n’arrive pas à penser à autre que ce que j’ai appris… « Rude, c’est un euphémisme… » Pour la première fois depuis qu’elle est arrivée, je bouge légèrement, serrant les poings jusqu’à m’en faire blanchir les phalanges et les dents jusqu’à laisser un nouveau filet de sang apparaître sur mes lèvres. « Je vais les tuer, Deb. Un par un. Je vais les tuer. Les faire souffrir, les faire regretter. Je vais attendre qu’ils pleurent. Qu’ils se sentent aussi impuissants qu’un nouveau-né et là, je les achèverai. Je leur planterai un couteau… Directement dans le cœur. » Elle ne devait pas comprendre... Mais elle le saura bien assez tôt. Pourquoi je dis ça, pourquoi ces menaces, pourquoi cette haine et cette violence. Elle va comprendre. Et peut-être pensera-t-elle-même la même chose que moi… « Ils ne méritent que ça… » Ces enfoirés…
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Lun 6 Juin - 15:42
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Cigarettes After Sex - I'm a Firefighter




Elle se serait peut-être laissé emporter par le silence et ses caresses si elle ne ressentait pas toutes les émotions que dégageait son mari. C’était comme un lourd parfum de géranium par une journée de canicule. Il puait la tristesse, la rancœur, le malaise, la déprime et la colère. Une colère vraie, profonde et puissante qui grondait dans sa poitrine. L’Alter ego de Léonard faisait vibrer celui de Déborah. Tout les deux félins et pas nécessairement facile à gérer, elle frissonnait juste à ressentir les subtilités surnaturelles de l’homme qui partageait sa vie.

Était-ce pour cela qu’elle lui était si fidèle ? Leurs totems félins se répondaient mutuellement par leurs caractères ? Ne se sentait-elle pas moins seule à ses côtés ? N’est-ce pas ce qu’elle avait toujours souhaité ? Un mari qui la comprend, qui reste près d’elle. Un berserker qui ne serait pas comme son père qui les avait abandonnés ? Après tout, Léonard lui avait donné exactement tout ce qu’elle avait souhaité…Deborah ne pouvait l’abandonner. Pas maintenant… mais si son alter ego lui criait de déguerpir hypocritement. Le puma en elle voulait la protéger… mais de quoi ?

Il lui répond enfin, sortant de son étrange mutisme que le qualificatif « rude » était à peine assez fort pour décrire sa journée. Sur le coup, Deb arrête ses tendres caresses sur sa nuque et relève la tête de sa chevelure, fronçant les sourcils, hésitante. Léonard avait soupiré sous ses attentions, mais ce n’avait pas été suffisant pour le calmer. Puis, il vociféra une lourde malédiction qui la laissa silencieuse et crispée. De quoi parlait-il ?

Avec force, elle retourne la chaise de Leonard vers elle avec un grincement strident. Tous les sens en alertent, elle fixe son mari, une lueur inquiète dans son regard.

Non, non. Pas d’emmerde. Je t’en pris. Pas encore ! – supplie-t-elle dans un souffle muet, ses prunelles pâles se fondant dans les siennes. De toutes ses forces, Deborah essaie de taire cette angoisse qui montait le long de sa colonne. Un filet de sang apparaît sur la lèvre de son mari et si elle pouvait respirer normalement, elle l’essuierait doucement.  Pourtant, cette hémoglobine qui s’échappait de la bouche de Léonard était comme un sombre présage ; les berserker ne saignaient jamais aussi facilement ou sans se battre !

L’odeur du sang mélangé à la rage de son mari faisait pulser la bête des montagnes qui se frayait toujours un peu plus un chemin vers la sortie. Elle ne pouvait plus bouger ni respirer. Elle avait envie de grogner, de ronronner… de lécher le sang…

Déborah cligna des yeux un quart de seconde pour se concentrer et se forcer à prendre une inspiration qui fit taire un instant la puissance sauvage en elle. Est-ce que Léonard le voyait ? Avait-il deviné que l’alter ego de sa femme était de plus en plus présent ? Avait-il deviné qu’elle dérapait petit à petit, sans pouvoir lui avouer, sans pouvoir lui demander de l’aider, simplement pour ne pas ajouter au malheur du professeur d’histoire ?

Ce n’était pas le temps de s’abandonner à ses propres malheurs.
Plus tard.

De toute façon, qui étaient « ils » ? Dans quel merdier était-il encore ? Qu’allait-elle devoir abandonner pour leur survie ?

- De quoi parles-tu ? demanda-t-elle dans un murmure rauque. Déborah avait peur de le savoir. De qui tu parles ? Qu’est-ce qui s’est passé…?, enchainait-elle son regard qui essayait de deviner la moindre réponse sur le visage de Léonard.





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Mar 12 Juil - 2:20
Je l’aurais voulu. J’aurais tellement voulu que tout cela se passe d’une autre manière. J’aurais aimé rentrer ce soir… Comme d’habitude. J’aurais aimé pouvoir me détendre et laisser les caresses de Deborah m’emmener ailleurs. J’aurais aimé que notre famille puisse un jour être comme les autres. Mais on n’a pas toujours ce qu’on veut. La vie est cruelle et elle sait le rappeler. Elle sait comment faire revenir le passé au-devant de la scène, surtout quand ce dernier s’avère douloureux et qu’on souhaite recommencer à zéro. Je parle par expérience parce que c’est ce que j’ai tenté de faire. C’est ce que j’ai tenté de donner à ma femme et à mes enfants. J’ai voulu les éloigner de tout ça et leur permettre de vivre la vie qu’ils ont toujours rêvée. Seulement, j’ai échoué. Comme tout ce que j’entreprends depuis des années. J’ai échoué à leur apporter le bonheur qu’ils méritent tous. Ce que j’ai appris ce soir me le démontre encore… Et ça me frustre, ça me fait bouillonner. Ça me donne une envie folle de tout foutre en l’air et de rugir comme jamais. Mais je me retiens. Comme je retiens la bête qui est en moi. Parce que ça n’est pas ça qui va me la ramener… Ca n’est pas ça qui va me ramener ma fille… Ma petite que j’avais promis de protéger. Ce que je ne suis jamais parvenu à faire… Tout comme je n’ai jamais réussi à récupérer ce sourire qui m’était si cher, autrefois. Je l’ai perdue. Sans qu’elle ne puisse plus me pardonner. Et c’est un regret qui restera profondément ancré en moi. C’est aussi un point de non-retour qui vient d’être franchi, désormais. Je le réalise lorsque Deb’ cesse ses caresses sur ma peau et qu’elle relève la tête. Je ne cherche même pas à l’en empêcher lorsqu’elle retourne ma chaise dans sa direction. Tout comme je ne cherche pas à fuir son regard malgré l’air inquiétant qu’il dégage. Ma mâchoire se crispe alors que sa supplication atteint mes oreilles. Si seulement je pouvais la rassurer… Lui dire qu’il s’agit d’un malentendu. Quelque chose comme ça. Mais je n’ai pas le droit. Je ne peux pas me permettre de lui mentir. Il ne faut plus que je lui cache quoi que ce soit. Pas à elle. Pas à l’une des rares personnes à qui je peux tout dire. Je soupire et je continue à me mordiller les lèvres alors qu’un début d’aveu commence à franchir le bord de ma bouche, toujours marquée par le sang qui commence à peine à sécher. « J’aimerais tellement… J’aimerais tellement te dire que c’est une mauvaise blague… Un petit malin qui s’amuse… Elle qui veut prendre des vacances… J’aimerais tellement te dire que tout ça, c’est qu’un cauchemar et que nous allons nous réveiller. J’aimerais. Je ne le peux pas… Parce que c’est la réalité. Je suis désolé… Je ne voulais pas ça pour notre famille. Tout sauf ça. Mais il faut croire que je ne suis qu’un aimant à emmerdes. Alors si. Encore… » Prononcer ces simples mots me coûtent terriblement. Parce que c’est admettre que le passé refait surface, petit à petit. Alors que nous avions justement tout fait pour éviter une telle chose. Mais ça ne suffit pas.

Et depuis que nous nous sommes retrouvés tous les deux, c’est une atmosphère plutôt sauvage qui règne dans la pièce. A croire que nos deux états d’esprit respectifs ne laissent pas nos alter-ego indifférents… Ce qui est logique, en soi. Qui ou quoi pourrait rester complètement calme dans une telle situation ? A moins qu’on soit quelqu’un qui n’ait pas de cœur, c’est impossible. J’en suis certain. Il faudrait être un véritable sociopathe pour pouvoir affronter ça sans perdre pied au moins une fois… Finalement, elle me pose la question tant redoutée. De quoi je parle, de qui je parle, ce qui s’est passé… Je n’ai pas envie de lui dire. Je n’ai pas envie de l’accabler encore davantage. Je n’ai pas envie que nous revivions un Enfer. Mais c’est inévitable. Je ne pourrais pas le lui cacher. Elle finirait par l’apprendre tôt ou tard… Et je préfère que ce soit tout de suite et que ça vienne de moi plutôt que ce soit quelqu’un d’autre qui le lui dise plus tard… Elle m’en voudrait certainement encore plus si ça se passait de cette façon. Mon regard quitte le sien un instant… Avant de revenir s’ancrer dans les yeux de Deborah. Je ne peux plus fuir mes responsabilités. C’est dur mais je me dois de les assumer… Je respire un grand et j’essaye de lui répondre en organisant mes pensées. « Je parle d’Eux… De ce que nous fuyons depuis toutes ces années… De ceux qui ont brisé notre famille, qui nous ont forcés à partir… Et à tenter de recommencer. Je parle de ces enfoirés… Ils… Ils ont pris notre fille, Deb… Sans aucun scrupule… Et ils m’agitent cette nouvelle sous le nez. Ils me cherchent et… » Je m’arrête, ne parvenant pas à aller plus loin dans mes propos. Avoir révélé tout ça à Deb, c’est déjà admettre qu’ils ont réellement pu le faire, qu’ils ont réellement pu s’en prendre à elle. C’est reconnaître qu’ils sont là, quelque part, qu’ils peuvent frapper et qu’ils n’ont pas peur de le faire et de s’en prendre à des proches. Et rien que cette idée est insupportable. Il faut définitivement mettre un terme à tout ça… « Bientôt, ce sera terminé. Pour de bon… » La roue va tourner et ce sera en leur défaveur. Ils s’en sont pris à la mauvaise personne. Ils n’auraient jamais dû s’en prendre à ma fille. Et ils vont très rapidement le comprendre. C’est à moi qu’ils auraient dû directement s’en prendre… Pas à elle. Elle n’a jamais mérité ça. « Quand j’aurai planté une lame dans le cœur de chacun d’entre eux. Quand je les aurai tous saignés comme des porcs, un par un. Là et seulement là, je pourrai me reposer. Mais eux, tant qu’ils seront en vie, tant qu’ils seront là, ils ne connaîtront jamais le repos. » Je prononce ces mots avec une force et une conviction que je n’avais pas eu depuis des années. Plus qu’une promesse, il s’agit d’une certitude. D’événements qui auront lieu dans un avenir plus ou moins proche. En disant cela, mon regard pénètre celui de Deborah. J’ai fait le con mais je sais que ça ne peut plus durer. Mon deuil se fera dans leur sang. Et j’espère, oh oui, j’espère qu’elle ne me laissera pas tomber. Qu’elle va encore rester à mes côtés malgré notre vie. Parce que j’ai besoin d’elle. J’ai besoin du pilier qu’elle représente dans ma vie.

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Dim 24 Juil - 17:37
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Nightcall – Dead V (ft Dreamhour)




De plus en plus crispée, Deborah écoutait les premiers mots de son mari sans vraiment comprendre. Plus sa diarrhée verbale devenait flou d’excuse et de blâme contre lui, la belle blonde fronçait des sourcils. Oui, il était un aimant à emmerde mais ça n’avait pas toujours été comme ça. Elle avait un souvenir de lui plus jeune, fringuant et discret, torturé par le même mal qu’elle, puis soulagé dans leur union. Elle l’avait vu rire, sourire, déconner et s’amuser simplement. Il avait été un amant fringuant, un mari parfait, un père quand les enfants n’avaient pas encore la maturité de se distancer. Léonard avait été tout ce qu’elle avait toujours souhaitée, jusqu’à ce qu’il lui révèle qu’il lui mentait sur son emploi et que maintenant… maintenait il fallait fuir.

Ça avait toujours été un coup dure, même pour l’Alter-ego de Deb, un félin sauvage qui savait se défendre… mais là, elle sentait que c’était encore pire. Pourtant, elle était toujours calme devant lui.

Il finissait sa phrase, avouant qu’il amenait encore des emmerdes et Déborah ne dit rien. Elle se contenta seulement de lever une main vers sa mâchoire et avec son pouce, essuyer la coulisse de sang qui commençait à sécher sur ses lèvres. Doucement, comme hypnotisé, elle dirige son pouce taché de sang de Léo vers sa bouche et le suce comme une blessure bénigne. Tout son corps fut parcouru d’un long frisson qui partait du creux de son dos. Cette sensation de froid sur sa langue, le goût du fer, du sang… souvenir.

Plongé dans cette instant de prédateur, elle peine à écouter ce qu’il dit sur « eux ». Ces connard qui ne lâchait pas le morceau et qui s’était bien amusé à faire de leur existence une vie précaire et instable. C’est quand, après mille et un détour, Léonard crache enfin la raison de tout ça que Déborah retrouve contact avec la réalité. Réalité qu’elle aurait bien voulu faire valser et tout jeter par dessus bord. Ses prunelles bleues avaient retrouvé contenance et soutenait celle de son mari mais ce que Déborah comprenait était choquant.

- Liadan?  

Non, elle ne pourrait pas l’appeler avec son nom d’emprunt. Pas maintenant.

La lueur dans son regard se ternit puis des larmes le rend étincelant de fragilité, de peine, d’incompréhension. Déborah fait un pas en arrière, puis un autre et doit s’appuyer contre la table, ce sentant devenir soudainement faible. C’était donc ça qu’il faisait, seul dans le noir ? Il digérait et cherchait le moyen de lui annoncer qu’Ils avaient tué sa fille ? La chair de sa chaire, morte ? Une deuxième main se retrouva sur la table pendant que Déborah se penchait, le corps vouté, les épaules remontées, son visage caché par sa longue queue de cheval. Léonard parlait de vengeance, de leur faire payer, de mettre un terme à tout ça mais, elle n’écoutait pas.

Courageusement, Déborah ravalait ses sanglots, une main qui remonta rapidement sur sa bouche, l’empêchant de vomir sa peine soudaine.

Sa fille.
Sa petite fille.

Est-ce qu’elle avait eu la moindre chance ? Est-ce qu’elle c’était battu ? L’avait-il seulement torturée ? Était-elle morte dans d’atroce condition ? Avait-elle souffert inutilement ? N’y avait-il pas de corps qu’elle puisse au moins voir que c’était vrai ?

C’était à son tour de se mordre la lèvre au sang. Elle ravala un reflux acide qui lui brula la gorge et n’arriva pas à prendre une grande inspiration. Elle était bloquée là, les yeux fermés, le visage sévère au dessus de la table, les sourcils froncés essayant de contrôler le tumulte intérieur qui faisait rage. Le Puma en elle rugissait de douleur et déchirait ses entrailles mais Déborah le fit encore taire, essayant de le contrôler, essayant de ne pas lui laisser prendre la place…

Et cette force et conviction qui anima Léonard la fit grogner de mépris. Voilà que remontait à la surface le félin qu’elle avait cru connaître. Il fallait que quelqu’un de sa famille meurt par leur main pour que Léonard se bouge le cul ? Il fallait payer de la vie de leur fille pour qu’enfin, il arrête de faire sa chiffe molle et aille revendiquer son droit de vengeance sur ce qu’Ils leur avaient fait subir ?

Soudainement, Déborah se redresse et ses pupilles bleues le fixe sauvagement. De longue larme coule sans arrête sur ses joues, laissant des traces lumineuses marquer son visage si blanc, qu’on aurait dit qu’elle allait s’évanouir.

- … Pour de bon ? siffle t’elle pleine de rancœur entre ses lèvres rouges. Pour de bon !!? répète t’elle presque en hurlant.

D’un geste ultra rapide, elle se retrouva devant Léonard et elle le prend à la gorge d’une poigne féroce, lui serrant la jugulaire avec ses ongles. Son visage est crispé, ses yeux rougit ; il l’entendra peut-être même son félin gronder pendant que les larmes continuent de couler sur ses joues.

Déborah sert sa poigne en prononçant lentement ses paroles :

- Si tu ne fais rien, si tu ne mets pas fin à tout ça, je te jure, Esras Ó'Cinnéide, et crois-moi, que c’est moi qui va m’en occuper et je commencerais par toi… menace t’elle en inspirant son odeur comme une bête le ferait.

Léonard connaissait bien l’alter-ego de Deb. Il ressemblait au sien, en quelque sorte. Deux félins sauvages et survivalistes dans des conditions si opposées mais rude et dangereuse. Ils s’étaient rencontré quelques fois sous leurs formes animales respective. Celui de Léonard était bien mieux contrôlé que celui de sa femme et avec le temps, il avait pu grandement aider avec cela mais à l’instant même, la rage de Déborah était si grande, si mélangé de tristesse, de frustration et d’incompréhension que toute l’aide qui lui avait apporté semblait fondre au gré de l’air qui se faisait de plus en plus absent dans ses poumons.

- Je t’ai choisis, à la vie et à la mort mais je n’accepterais pas que nous n’ayons pas réussit à protéger nos enfants de tes emmerdes ! La respiration de la Berserker c’était fait plus lente et profonde et sa voix était rauque de rancune. Elle le tenait toujours à la gorge et avait encore plus serrée sa poigne. Maintenant, il aurait de la difficulté à trouver son air devant une Déborah enragée, à deux doigt de laisser libre cours à son Puma. Et cette fois-ci, tu va m’inclure dans tes projets parce que j’ai autant le droit que toi de leur déchiqueter la face et de bouffer leur cœurs !

S’il ne faisait rien, l’alter-ego de sa femelle allait l’attaquer dans les prochaines minutes et l’exclure à tout jamais de ses plans de vengeance.





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