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Seule l'explosion intérieure permet de briller. // ft. Willow

 :: Archives des rps
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Lun 21 Sep - 20:17

"Bon, eh bien... Je crois que le fil bleu ne se connectait pas avec le rouge, finalement."
La maison d'Oreste avait connu des jours meilleurs. Bon, il est vrai qu'en tant que demeure d'un alchimiste aussi... marginal que l'était l'aîné Deslauriers, cet endroit se devait d'imposer quelques règles simples. Ne pas être entouré de voisins, par exemple. L'homme s'employait à bien trop d'expériences étranges pour ne pas susciter le malaise dans la cœur de quiconque aurait l'idée de vivre dans les environs. La seconde règle, c'était d'être assez robuste pour supporter toutes sortes de maltraitance : potions qui tournent mal, tortures infligées par un singe trop envahissant... et dernièrement, les explosions.
Oreste était d'un naturel distrait, ce n'était une surprise pour personne. Seulement, à trop vouloir en faire et à s'éparpiller, l'aspect consciencieux de ses protocoles expérimentaux frôlait parfois la catastrophe. Rien d'étonnant donc à ce que quelques dérapages n'arrivent. Et cette fois-ci, il avait décroché le gros lot.

Tout le premier étage de sa maison était désormais à ciel ouvert. Juste à cause de deux malheureux fils qui n'auraient pas du se toucher. Quel manque de chance ! Oreste était terriblement méticuleux lorsqu'il s'agissait de ses inventions, mais un coup d’œil vers Gontran lui fit perdre... le fil, littéralement. Le singe du professeur avait dérobé un boulon de la boîte à outils situé près du bureau sur lequel l'alchimiste était en train de réparer un condensateur électrique. Le temps de réprimander l'animal et l'homme vit quelques étoiles. Bien heureusement, le mur et le toit prirent le plus de gros de l'explosion, et à part quelques traces de soufre et des vêtements déchirés, Oreste ne fut pas blessé outre mesure. De même que Gontran qui, après une certaine panique, s'entreprit de mâchouiller le fameux boulon dérobé.

Remis de ses émotions, l'inventeur contempla ce qu'il restait de sa chambre. Au moins, désormais, il avait vu sur son magnifique jardin, mais en cas de pluie, cela risquerait de poser quelques problèmes... d'autant que l'homme était très sensible au changement de température, et qu'un rhume était vite arrivé ! Se grattant la nuque face au spectacle qu'offrait la bouche béante causée par l'explosion, Oreste soupira un peu et se tourna vers le primate qui l'observait d'un même regard :

« On dirait qu'on a un peu de ménage à faire, hein ? »
, lança-t-il, un vague rire passant le seuil de ses lèvres avant qu'il n'attrape un balais dans placard rescapé du souffle de l'explosion.

Il s'appliqua à épousseter les petits débris de plâtre et de bois qui couvraient le sol à moitié brûlé, quand tout à coup, un bruit attira son attention vers l'entrée du jardin, non loin du portail. Un son de sabots. Enfin, ce n'était pas trop tôt ! Regardant sa montre au cadran brisé, il constata que sa sœur avait au moins une heure de retard. Ou alors, nul doute que sa montre avait un peu souffert de l'accident et ne marchait plus très bien... Quoiqu'il en soit, lorsqu'il entendit les bruit de pas se rapprocher, il passa sa tête à travers le trou immense et sourit à sa cadette, agitant la main pour la saluer avant de s'asseoir tranquillement sur le rebord de la falaise improvisée, le danger d'un tel acte semblant à mille lieux de le préoccuper.

« Bonjour Willow ! Comment est-ce que tu vas ? Oh mais, c'est Commander Crowe ! Ça faisait un moment que tu n'étais pas venue avec, il a l'air plutôt en forme ! Par contre, toi... je te trouve un peu pale ! On dirait que tu as vu un fantôme ! »
 
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Mar 22 Sep - 16:42
Explosion intérieure, mon cul !
Au championnat du monde de la connerie, Oreste finirait 2ème. Il est trop con pour finir premier.


Du haut de son immense Dales, prenant des allures altières, Willow toisa de toute sa hauteur l’automobiliste qui la regardait passer, l’air effaré. Il fallait dire que c’était un spectacle des plus insolites, que de voir une jeune femme à cheval traverser l’axe principal de Westboro Village. Mais Calamity Jane n’en avait rien à foutre de l’épatant effet qu’elle devait avoir sur les cons aux volants de leurs 4x4 de merde… il fallait vraiment être très très con pour ne pas la voir et piler comme un sagouin à quelques mètres de sa majestueuse monture ! Alors Willow avait doucement tiré sur les rênes pour immobiliser cette dernière, bloquant ainsi le passage et clouant d’avantage le bec du type. Légèrement agité, piaffant, son cheval se tourna en claquant des sabots sur le bitume, faisant face à la voiture qui l’avait tant effrayé et forçant Willow à à s’imposer à lui pour qu’il évite de reculer sur la route. Mais son attention elle, était toujours rivée sur ‘gueule-ouverte’.

« Et la priorité à droite connaaaaaaaard ??! »

Il n’y avait pas de raison, qu’elle soit en voiture, ou à cheval, le code de la route était le même et les attitudes à adopter très identiques également. Elle lui adressa un regard noir, tandis qu’elle brandissait un majeur des plus auguste à l’attention du conducteur tout en indiquant à Commander Crowe  deuxième du nom, d’une légère pression des talons, qu’il pouvait repartir au petit trot. Et puis quoi, elle n’allait certainement pas se laisser impressionner si facilement… elle qui chevauchait avec tant d’élégance et devait être l’incarnation même d’Epona !  Rejetant ses cheveux en arrière avec arrogance, elle reprit sa route non sans faire preuve de prudence quant aux autres crétins susceptibles de débouler de manière aussi mal venue que des anchois sur une succulente part de pizza (Les anchois c’est pas les rois…). Il n’était pourtant pas rare qu’elle prenne cette route à cheval. Chaque semaine en réalité, parce que oui, c’était donc un rendez-vous hebdomadaire qui s’était créé au fil du temps entre elle et Oreste. Même heure, toujours. Enfin, quand elle faisait preuve de ponctualité, ce qui n’était pas le fort de Willow !

Fort heureusement, il n’y eut pas d’autres incidents et bien vite, elle approcha du quartier où logeait son grand frère. Les voitures se faisant moins présentes, Will’ fit accélérer la cadence et Commander Crowe prit un peu de vitesse. Le son significatif du trot sur le bitume fit sortir des têtes curieuses par les fenêtres des habitations, des enfants s’exclamèrent sur son passage, si bien que Willow ne put s’empêcher d’adresser des signes dignes de cette conne de reine des Faes ‘à la populace’.  Et puis enfin, elle entra chez Oreste presque au galop, puis fit ralentir sa monture en apercevant son frère lui faire signe depuis l’étage… un truc clochait. Comment était-ce possible qu’elle puisse le voir en mode intégral depuis là-haut ?! « Bonjour Willow ! Comment est-ce que tu vas ? Oh mais, c'est Commander Crowe ! Ça faisait un moment que tu n'étais pas venue avec, il a l'air plutôt en forme ! Par contre, toi... je te trouve un peu pale ! On dirait que tu as vu un fantôme ! » A mesure que Willow percutait, ses yeux s’agrandissaient distinctement. Sans doute même les cons auraient-ils pu se décrocher seuls de leur orbite ! Elle observa la scène, effectivement très pâle. C’était bien ça ! La maison d’Oreste était en lambeau…

« Attend c’est moi où il te manque autant de morceaux de baraque que de morceaux de cervelle ? »

Sautant à terre et laissant son cheval aller joyeusement bouffer les fleurs de la propriété meurtrie de son frère, Willow s’avança d’un pas furieux pour se retrouver juste en dessous d’Oreste. Même si c’était elle qui le regardait d’en bas, elle arrivait quand même à le prendre de haut… performance. Mais elle était clairement furieuse, et avait l’impression qu’elle exploserait rapidement sans une explication. Oreste était un débile profond… ce n’était pas possible. Il avait vraiment fait péter sa maison ??! Non… il n’était pas con au point d’aller jusque-là si ? Bah si quand même … Les dents serrées, Willow esquissa un faux sourire (relativement très flippant étant donné son état de rage !) et parla avec une très grande lenteur :  

« Non parce que là il va vraiment falloir m’expliquer comment tu fais à chaque fois, pour faire des conneries de plus en plus grosses sans te buter tout seul comme un con hein ?!! J’aimerais savoir… car c’est épatant tu vois… »

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Dernière édition par Willow Deslauriers le Mer 30 Sep - 12:51, édité 1 fois
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Jeu 24 Sep - 14:39

"Bon, eh bien... Je crois que le fil bleu ne se connectait pas avec le rouge, finalement."
« Attend c’est moi où il te manque autant de morceaux de baraque que de morceaux de cervelle ? »

Bon, à l'entendre, on ne pouvait pas dire que Willow respirait la joie de vivre... et pour cause ! Le trou béant dans la chambre de son frère aîné semblait l'inquiéter au plus haut point. Bien plus que lui, en tout cas. Pour tout avouer, les dégâts matériels importaient peu à Oreste. Il n'avait pas l'habitude de s'attacher aux objets, et donc, n'avait que bien peu de biens de valeurs. Ses grimoires, tout au plus, et sans doute quelques cadeaux qu'il avait reçu de ses proches. Sans parle de son alliance qui était toujours là, au creux d'une boîte dans un recoin d'un tiroir de sa table de nuit. Il avait d'ailleurs jeté machinalement un coup d’œil vers celle-ci. Mise à part un peu de bois abîmé, elle était comme neuve. Mais il fût soudainement repris par une nouvelle attaque de la benjamine qui décidément n'allait pas lâcher le morceau.

« Non parce que là il va vraiment falloir m’expliquer comme tu fais à chaque fois, pour faire des conneries de plus en plus grosses sans te buter tout seul comme un con hein ?!! J’aimerais savoir… car c’est épatant tu vois… »

Même si l'expression qu'elle arborait en aurait effrayé plus d'un, Oreste avait cet avantage d'être son frère, aîné qui plus est. De partager un peu de son sang. Et donc, malgré les années qui les avaient séparé, de la connaître un peu mieux qu'un vague étranger. Il soupira un instant, la laissa déblatérer toute sa rage, dans laquelle il pouvait sentir une certaine inquiétude malgré tout. Le professeur se devait bien de prendre les choses ainsi car le caractère de la jeune femme était devenu beaucoup plus difficile à gérer avec le temps. Ses voyages l'avaient transformée. Peut-être pas toujours de la meilleure des façons qu'il soit... Le plus simple, c'était de rester le plus calme possible. Après tout, il savait y faire, avec les explosions. Quelle soit de l'ordre d'un condensateur électrique ou d'une alchimiste en colère.
Et comme le grand frère aimait jouer avec le feu, tout idiot qu'il était parfois, il profita du fait que la pièce détruite soit à une proximité raisonnable du sol pour sauter rejoindre directement la jeune femme. Le tout sans rien se casser, cela va sans dire.

« Ne te mets pas dans un état pareil, voyons... Ce ne sont que des dégâts matériels. Quelques sorts, et ma chambre sera comme neuve. »

De sa voix ne transparaissait aucune faiblesse, ni même une pointe de tristesse. L'homme prenait tout cela avec un détachement remarquable... ou de l'inconscience pure. Avec Oreste Deslauriers, on pouvait s'attendre à tout, et surtout prévoir l'imprévisible. Mais même si ses expériences donnaient parfois de drôles de catastrophes, se reposer sur l'alchimie était tout ce qu'il lui restait pour ne pas succomber. Ses vrais talents avaient toujours résider dans la pratique assidue de cette science perdue par la plupart des gens, et l'appliquer à son quotidien était devenu une habitude depuis le départ de son épouse. Humaine, et peu adepte des secrets du surnaturel. Bien qu'il eût été le plus heureux des hommes à ses côtés, une certaine frustration le tenait au corps, et la magie frétillait au boit de ses doigts. Comme une maîtresse délaissée. La perte de sa femme, pour tout le malheur qu'elle avait apporté, lui permettait au moins d'avoir le choix de laisser libre court à ses pouvoirs.

Il jeta un regard circulaire à l'étendue des dégâts situés désormais dans son dos, une main en guise de pare-soleil sur le front. En effet, vue d'ici, le sinistre semblait tout de suite beaucoup plus impressionnant. Gontran continuait de ramasser les morceaux de bois brisés avant de regarder d'un œil contemplatif les deux humanoïdes situés en contre-bas.

« Même si... je pense que je vais en avoir pour des jours à remettre tout en ordre ! Je vais devoir dormir quelques temps dans le salon. Quoique, mon lit n'a pas trop souffert ! »
, analysa Deslauriers, plutôt enclin à l'optimisme. C'était devenu une certaine philosophie de vie. Il devait tenir pour ne pas craquer, après tout.

Il finit par se tourner vers le cheval de sa sœur avant de donner à l'animal une caresse sur les naseaux, et de lancer à Willow son plus radieux sourire.
 
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Mer 30 Sep - 13:52
Explosion intérieure, mon cul !
Au championnat du monde de la connerie, Oreste finirait 2ème. Il est trop con pour finir premier.


Pour le coup, Willow se demandait réellement comment, du moins par quelle sorte de miracle Oreste n’était pas déjà mort cramer ou auto-disloqué à force de conneries aussi violentes. Il fallait dire que cette fois, son frère avait fait très fort. Et si Will’ avait tendance à penser qu’elle-même aurait fait péter le manoir de Darwin si par malheureux elle décidait de se mettre à l’Alchimie, c’était tout de même intolérable. Parce qu’il ne devait pas crever… pas avant qu’elle puisse se faire pardonner … Ouais bon, c’était hyper égoïste. Et si Oreste ne devait pas mourir dans une atroce explosion de boyaux c’était avant tout pour lui. Quand même, il ne méritait pas ce sort, sa grande tarte de grand frangin ! Willow ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle ne supportait pas de le savoir si proche d’une mort tragique. Ou blessé. Ne serait-ce qu’un petit bobo… L’affection sans doute. Bah oui, elle avait un cœur malgré tout. Un cœur, des sentiments, qui la poussaient à devenir de plus en plus protectrice envers cet homme étrange à qui elle savait avoir fait énormément de mal par son absence.  Sa mauvaise conscience envers Oreste était forte … La preuve, le supporter était parfois contraignant et pourtant, la petite dernière des Deslauriers ne pouvait pas se résoudre à le laisser tomber. Même si c’était un con de rêveur absolument insupportable, qui lui tapait sur les nerfs dès qu’il ouvrait le bec (on parle bien ici de sa bouche et non de son nez, même si je dois bien avouer que cela peut porter à confusion.).

Mais alors qu’elle parvenait doucement à se convaincre qu’il fallait sans doute baisser d’un ton et envisager qu’il… n’avait pas… fait exprès… Hum, franchement, Willow avait des doutes sur ses capacités à digérer un truc pareil, et la pelle à tarte en remit une couche. Putain de PUTAIN !! Il venait VRAIMENT de sauter de l’étage ? De SAUTER ??! Genre… comme ça, spontanément… tranquille quoi … 10 sur 10 à la réception, applaudissement et ovation ?! Une bouffée de colère la força à lâcher un soupir prolongé, tandis qu’elle fermait les yeux et se pinçait l’arête du nez (son nez étant normal elle n’avait pas besoin d’une main de golem pour exécuter ce geste) en tentant de canaliser cette brusque décharge de fiel –miam-. « Ne te mets pas dans un état pareil, voyons... Ce ne sont que des dégâts matériels. Quelques sorts, et ma chambre sera comme neuve. » Mais oui, bien sûr ! Loool ! Est-ce qu’il comprendrait un jour que ce n’était pas les dégâts matériels qui inquiétaient son entourage mais bien les dommages causés par ses conneries sur sa propre tronche de cake ? Et sincèrement, la désinvolture d’Oreste la foutait dans un état d’irritation que lui seul était capable de déclencher chez elle. Willow ne savait plus quoi dire… mais elle bouillait intérieurement, en mode grosse théière ardente. En plus, ce que cherchait à faire son frère restait encore et toujours un mystère, si bien que la situation semblait toujours plus invraisemblable et gratuite. Il avait fait exploser une partie de sa maison… et c’était comme s’il s’était beurré sa biscotte en jouant au jokari. Oreste aurait sa peau, maintenant Will’ en était persuadée.

Elle resta longtemps dans la même position, à exécuter quelques exercices de respiration d’accouchement qui lui servaient de temps à autre, quand son frère montait d’un cran dans l’échelle de la stupidité… « Même si... je pense que je vais en avoir pour des jours à remettre tout en ordre ! Je vais devoir dormir quelques temps dans le salon. Quoique, mon lit n'a pas trop souffert ! » Quand elle ouvrit les yeux, Oreste lui adressait un sourire des plus éclatant. Une vraie pub pour Email Diamant la magie du blanc, alors qu’elle-même devait déjà plus ressembler à une nana alitée par une constipation occasionnelle…

« Tu recommence encore un truc pareil j'te dévisse la tête et j'te chie dans l'cou … T’es vraiment qu’un mollusque mono-neuronal… Tu comprends rien et moi j’en ai vraiment ma claque ! Si tu as tant envie de te trouer le cul tout seul va donc péter dans les fleurs ! » lança-t’elle lentement… le ton montant crescendo pour finir en véritable hurlement.

Yeux furieux, et bras en l’air, la jeune femme fusillait Oreste et fini par lui foutre un coup dans l’épaule après une certaine hésitation.
« Et moi je demande la garde exclusif de Gontran ! Il n’a pas à subir ça ce pauvre petit ! Alors je prends le singe et je te laisse avec tes conneries… Tu m’appelleras quand tu seras calmé !! »

Ni une ni deux, Willow attrapa les rênes de son cheval avec humeur, grognant presque sur son frère avant de se propulser sur la selle et de diriger sa monture près du pan de mur d’où avait sauté Oreste quelques secondes plus tôt.

« Inutile de dire que tu es privé de desserts Deslauriers… Aller viens Gontran… viens mon chou, mon tout bébé mignon. Mon petit touplitou, aller viens tu auras de la banane en milkshake et des joujoux par millier au manoir de Darwin, qui n’explosera pas à cause d’un connard irresponsable qui comprend pas qu’un jour il va crever !! »

Si elle avait parlé à l’attention de Gontran, les bras en l’air en attendant de réceptionner le singe, Willow avait tourné un regard furieux, yeux plissés et jugeait Oreste avec force du haut de Commander Crowe II.


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Ven 2 Oct - 12:22

"Bon, eh bien... Je crois que le fil bleu ne se connectait pas avec le rouge, finalement."
Si Willow n'avait pas partagé son sang, sans doute l'alchimiste aurait usé d'un sort pour la faire taire et la faire retourner d'où elle venait. Même sa propre patience pouvait se retrouver sans ressources face à l'attitude de certaines personnes. Certains de ses élèves en faisaient souvent les frais, tout autant que ses collègues. Mais là, c'était Willow, et une Willow terriblement remontée qui plus est. Avec le temps, les réactions de sa sœur ne l'étonnaient plus vraiment, et aussi vives et spontanées soient-elles, elles n'étaient au final que des émotions sans filtres, utilisées le plus maladroitement du monde. En cela, elle compensait bien avec son frère qui les gardaient en lui, les retenaient, les laissaient le ronger. Il avait toujours pensé – et on lui avait toujours inculqué – qu'en sa qualité d'aîné, il devait rester celui qui se courbait mais ne ployait jamais. Celui dont les racines devaient rester en place pour assurer le bien de ses proches. Ses propres tracas, et ses doutes, eux, n'étaient pas à mettre au premier plan.
Il avait réussi à percevoir les messages cachés dans les mots de sa sœur, à comprendre ce qu'elle voulait dire derrière ce masque de sarcasmes et de reproches. Toute son inquiétude transparaissait et Oreste la recevait de plein fouet, tout comme le coup qui lui vrilla l'épaule. Il jura pourtant qu'elle n'avait pas frappé si fort que ça... Un léger « aïe ! » de la part du grand frère s'échappa dans l'air, alors qu'il frottait légèrement la zone où, à coups sûr, il trouverait un bleu le lendemain matin. Il regarda la jeune femme maugréer à nouveau en retourner en selle et s'adresser à son chimpanzé qui les regardait toujours d'un œil curieux, mais cette fois-ci Oreste y descellait un peu de... peur ? Il ne savait pas comment l'interpréter, mais la scène le fit sourire. Sourire qui disparût quelque peu quand les paroles de sa sœur à l'encontre du primate se terminèrent sur une note amère, accompagné d'un regard évocateur. L'expression de l'aîné changea, se ferma. Comme toutes les fois où son destin lui rappelait implicitement qu'il pouvait prendre fin dés demain.

« […] un connard irresponsable qui comprend pas qu’un jour il va crever !! »

Oh que si, il le comprenait. Son inconscient le lui criait, et la nuit était propice aux angoisses. Que laisserait-il derrière lui lorsqu'il ne serait plus assez fort pour combattre la malédiction qui le dévorait ? Des inventions. Des révolutions. Des objets et des souvenirs dans le cœur de ceux qui l'ont aimé. Bien peu de choses, en réalité. Sa trace dans le temps finirait par s'effacer, comme la mer rappelle à elle les mots laissés dans le sable mouillé. Et en voyant sa petite sœur aussi vivante, aussi  colorée, il se trouva bien terne. Bien abîmé. Trop abîmé. 
Alors que le singe se contenta de refuser la proposition de Willow en se chargeant de prendre le balais pour exécuter un semblant de ménage, le professeur se rapprocha du cheval alors qu'un long, profond soupir s'était fait entendre quelques secondes plus tôt.

« Willow... »

Il faisait de son mieux pour paraître le moins affecté possible. Pour que cette journée ne signe pas le début d'une dispute inutile entre eux, et qu'elle se passe de la meilleure des façons. Simple, et pleine de surprises, comme à chaque fois que la conseillère d'orientation foulait le pas de sa maison. Posant doucement sa main sur la jambe de sa sœur, il se rendit compte que son mètre quatre-vingt-cinq ne le faisait dépasser le garrot de l'animal que d'une tête. Commander Crowe II était sans doute, aux yeux de l'alchimiste, l'une des plus belles bêtes de l'écurie que Willow possédait. Oreste la regarda par en-dessus, força un contact entre eux pour appuyer ses dires.

« Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. Je vais bien... Ne t'en fais pas. Mais tu as raison, j'ai été irresponsable sur ce coup-là. Je te promets de ne plus recommencer ces bêtises. Alors... arrête de faire ta mauvaise tête. S'il te plaît ? »


Il utilisait ce ton si particulier dont il avait usé bien des fois durant la jeunesse de la jeune femme, pour l'apaiser ou calmer ses peurs. Un peu comme une sorte de botte secrète ou d'atout dans sa manche, caché, prêt à l'emploi quand le moment était le plus opportun. Leur relation était certes bien moins fusionnelle que celle que Willow pouvait entretenir avec Anthéa, mais le garçon de l'époque avait toujours tout fait pour que Willow, turbulente gamine, reçoive tout l'amour qu'elle puisse espérer. Si leur mère et leur beau-père avaient été incapables de le faire, la fratrie, elle, se serrait les coudes. Alors Oreste tentait, de temps à autre, d'intervenir et de faire en sorte que les commissures des lèvres de la petite forment un sourire sincère. C'était un autre temps, une autre époque, où la simplicité était de mise, et où les jours, les heures, ne semblaient pas aussi artificiels qu'aujourd'hui.

Il espérait, au fond de lui, qu'un peu de lumière vienne finalement faire oublier tout cela à Willow. Qu'elle oubli le fait que, qu'importe ce qu'il pouvait faire, Oreste serait finalement toujours en danger. Ainsi, il mentait, toujours, tout le temps. C'était le meilleur remède qu'il ait trouvé jusqu'ici.

« Souris un peu. Pour moi. »
 
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Sam 3 Oct - 15:44
Explosion intérieure, mon cul !
Au championnat du monde de la connerie, Oreste finirait 2ème. Il est trop con pour finir premier.


‘Putain de petit chimpanzé de merde… enculé de trou du cul de singe ignare… je vais me faire le pantie de monsieur le Président avec ta fourrure de schlingeur… magne ton cul je vais pas rester comme une truie, les bras en l’air comme ça toute l’éternité ! Aller on se BOUGE !’ Ce singe était un véritable abruti… elle l’aimait bien, d’accord. Il était vraiment trop chou, d’accord. Elle adorait lui faire des petits câlins, des petits bisous… des papouilles, bien plus qu’au lapin Albert, D’ACCORD. Mais l’observer ainsi, alors qu’il lui adressait une œillade puissante de stupidité la foutait tout à fait en pétard. Surtout que la situation avec Oreste l’inquiétait, et qu’elle était évidemment incapable de l’exprimer de manière normale. Faisait-elle quelque chose comme le commun des mortels d’ailleurs, là était une question particulièrement intéressante dont la réponse coulait de source : non. Le commun des mortels étant en moyenne, beaucoup moins con que Willow. L’alchimiste lâcha un soupir plein de mortification alors qu’elle observait du coin de l’œil, à la manière des cleybards, son frère s’approcher d’elle avec son pif proéminent et ses puppy-eyes qui à coup sûr allaient l’emmerder avec profondeur et la rendre juste … incapable de lui dire non. Putain de petites couilles en friture, qu’il était chiant avec ses airs de chien battu… pas étonnant de savoir, dès lors, que Willow installait une niche pour lui devant chez Darwin. Mais comment résister à son grand frère ? Au-delà du lien filiale, c’était de savoir qu’il avait souffert de, et pendant son absence qui laissait Willow démunie fasse à lui. Ce gros salopard de Jiminy Cricket ne payerait rien pour attendre… Mais en attendant, la jeune femme restait soumise à cette conscience qu’elle avait bien mauvaise et qui souvent lui prenait bien plus la tête qu’une cuite au champagne. Ne pas connaitre son frère, c’était moche. L’abandonner à son titre d’idiot du village, c’était pire encore. Surtout qu’en vieillissant elle le voyait asser bien finir comme le père attardé de Belle… manque de bol il n’avait pas de sublime gamine pour lui sauver la mise et chanter comme une déesse pour attirer l’attention ailleurs.

Donc oui, un jour il allait crever. A force d’expériences idiotes et parfaitement irresponsables. « Willow... » Quoi quoi QUOI Willow ? A la manière d’une enfant (qu’elle était toujours avec lui) Will’ imita son frère avec une mauvaise foi insupportable et le visage grimaçant. Il avait posé une main sur sa jambe mais la pas-jeune femme n’eut pas le cœur de fuir son contact et de le blesser encore, comme elle semblait savoir le faire avec une aisance insupportable. Et alors qu’il tentait de lui redonner le sourire, Willow baissa les bras, définitivement snobé par ce singe qu’elle n’aimait plus maintenant qu’il lui avait foutu le vent du siècle… « Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. Je vais bien... Ne t'en fais pas. Mais tu as raison, j'ai été irresponsable sur ce coup-là. Je te promets de ne plus recommencer ces bêtises. Alors... arrête de faire ta mauvaise tête. S'il te plaît ? » Je vais bien ne t’en fais pas… c’était pas le nom d’un film merdique qui était sorti il y a quelques années ? Oreste s’amusait à lui répondre en lui sortant des répliques télévisuelles donc… Merveilleux. Sa jambe se mit à battre, de nervosité, alors qu’elle n’avait pas passé son pied dans l’étrier. Véritable signe extérieur de son agacement, c’était aussi celui qui en livrait plus qu’elle ne voulait : sa grande anxiété devant l’inconscience de son frère. Et dire que Willow pensait depuis toujours être le boulet de la famille ! Constater jour après jour ce qu’Oreste était capable de faire remettait son avis en question. « Souris un peu. Pour moi. »

« Mais t’es trop chiant aussi Oreste, j’ai pas envie de sourire ! Tu te rends pas compte… »

Baissant enfin les yeux vers lui, une moue inquiète sur le visage, elle avait l’air de la gamine boudeuse qu’Oreste avait connu autrefois. D’ordinaire, Willow n’aurait pas baissé la garde. Elle aurait été jusqu’au bout, aurait chopé le singos par la peau de la couille (c’est une expression, car heureusement Gontran semble doté de la paire qui va bien) et se serait tiré de là en frappant son frère à coup botte d’équitation … lui tirant une narine aussi, sur quelques mètres… histoire de le faire souffrir un peu beaucoup.

« Tu vas faire comment avec ce bordel là maintenant ? Tu sais, on vit pas tous chez les bisounours, va falloir sortir le cash, aller à l’assurance, et ça va prendre des plombes ! Et combien de temps tu vas tenir avant de faire exploser ton nez comme une locomotive à vapeur ? T’es pire que le gaz mon gars… un vrai fléau ! »

Puis, elle croisa les bras, l’air toujours plus renfrogné et toisa Gontran qu’elle soupçonnait en pleine séance d’imitation contre elle.

« Bon o.k je laisse tomber… de toutes façons j’ai beau hurler dans tes oreilles de crétins pour que ton cerveau revienne, ça n'y fait rien. »



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Dernière édition par Willow Deslauriers le Mar 20 Oct - 10:40, édité 1 fois
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Mer 14 Oct - 14:31

"Bon, eh bien... Je crois que le fil bleu ne se connectait pas avec le rouge, finalement."
Il hésitait. La bouille qu'affichait Willow lui donnait terriblement envie de la câliner, là, tout de suite, comme il avait l'habitude de le faire lors de leur enfance. Mais en même temps… L'état de fureur dans lequel se trouvait la jeune femme le dissuadait de le faire. Il était pratiquement sûr de se recevoir une mandale s'il tentait le coup, donc, il se contenta de simplement rire. Un rire léger, un brin distant, tout simplement pour ponctuer la réponse de sa petite sœur. Il avait manifestement réussi à lui faire baisser sa garde, ou tout du moins effacer un peu de cette colère dont elle était affublée depuis son arrivée.
Il finit par jeter un coup d'oeil à son tour vers la maison en ruines, la considérant pour la première fois avec les yeux de Willow. En effet… Ce n'était pas beau à voir, si on se plaçait du côté d'une personne plus terre-à-terre que pouvait l'être l'alchimiste. C'est-à-dire, du côté de la plupart des autres êtres humains que peuplait cette planète. Il se gratta légèrement la nuque, ses yeux parcourant les parois du trou béant devant lui, de part et d'autres et de bas en haut. Les meubles lui semblèrent en moins bon état que lorsqu'il se trouvait à l'étage, presque calcinés, en réalité. Peut-être que, finalement, la situation était un petit peu plus désespérée que ce qu'il avait pu calculé.

« C'est vrai que… je vais avoir un sacré boulot. », déclara-t-il, croisant les bras et fronçant les sourcils. « Je pense qu'avec quelques sorts je pourrais au moins colmater certains endroits, mais ça va me prendre des jours... »

Il n'admettait pas vraiment son erreur, il réalisait simplement l'ampleur de la tâche qui l'attendait. Et ce n'était pas le genre d'Oreste de chouiner pendant des heures sur une faut commise, surtout lorsqu'il s'agissait de son travail d'invention. L'homme était un acharné, beaucoup trop buté, et fonçait la plupart du temps toute berzingue dans des travaux colossaux. Mais cette fois… point de robots géants à concevoir ou de pièces de circuits à assembler, il s'agissait là de toute une procédure de réparation concernant le bois, le ciment et d'autres matières manquant cruellement de technologie. Il songea un instant à demander de l'aide à Gabriel ou à Anthéa, mais, bien que terriblement proche de ces deux-là, Oreste était certain de se prendre tout autant de reproches de leur part que de celle de Willow. En un peu moins violent, peut-être.

Le professeur soupira quelques secondes, encaissa une nouvelle pique. Willow avait ses raisons de s'inquiéter, et ce n'était pas vraiment qu'Oreste ne les comprenait pas, au contraire… Lui-même aurait sans doute réagi de la même manière s'il avait appris d'une chose pareille était arrivé au domicile de sa sœur. Ce qui, vu les frasques que celle-ci s'amusait à provoquer avec son diable de colocataire, ne l'aurait étonné qu'à moitié. Seulement… Seulement, les non-dits entre eux creusaient davantage de différences dans leur manière d'appréhender les situations. Si pour Oreste, il ne s'agissait que de bois brisé et de taule froissée, pour la jeune femme… Elle avait sans doute imaginé son frère mort. Et à ce compte-là… il ne pouvait vraiment lui en vouloir.
Il se décida donc, ne serait-ce que pour lui faire plaisir, de s'aligner sur sa propre ligne de conduite et d'être un peu plus raisonnable.

« Je vais devoir aller à l'assurance, c'est ça… ? », maugréa-t-il quelques secondes, avant de marquer une courte pause le temps de se souvenir si, oui ou non, il en avait bel et bien contracté une. « Bon… Je suis désolé, mais je crois que notre journée ensemble va être un peu gâchée par tout un tas de paperasse... »

L'idée même de se rendre là-bas, dans des bureaux étriqués bourdonnant de sonneries de téléphones et suintant d'odeur de café périmé donnait la nausée à l'alchimiste. Il n'aimait pas se rendre en ville, il n'aimait pas les histoires d'argent, il n'aimait pas les assureurs. En réalité, il n'aimait pas grand-chose de relatif à l'administratif… et aux personnes s'en occupant.

Il finit par tourner de nouveau les yeux vers Willow, son sourire habituel ayant quelque peu diminué, tandis qu'il affichait désormais une expression un peu plus… dépitée ?

« Tu crois qu'ils peuvent me rembourser combien pour un accident de condensateur ayant entraîné une explosion provoquée indirectement par un chimpanzé ? »

Chimpanzé qui, en entendant son évocation, se décida à lâcher son fichu balais et à finalement sauter, à son tour, pour rejoindre l'humaine et son maître. Son maître… qu'il manqua d'écraser, au passage, si celui-ci ne l'avait pas réceptionné maladroitement. Oreste fût à deux doigts de se ramasser magistralement sur la terre battue de son jardin aux tulipes à moitié dévorées par Commander Crowe. Gontran n'avait manifestement pas apprécié que l'homme explosif lui mette toute cette histoire sur le dos… bien que ce soit le cas !
 
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Mar 27 Oct - 10:53
Explosion intérieure, mon cul !
Au championnat du monde de la connerie, Oreste finirait 2ème. Il est trop con pour finir premier.

Etrange, la manière dont Oreste pouvait l’épuiser en quelques minutes. La priver de la volonté farouche qui l’animait en règle générale… Il suffisait qu’il lui sorte la moindre explication sur ses expériences, ou l’information la plus dérisoire sur la dernière connerie produite en réalisant des tests (comme aujourd’hui apparemment), et Willow sentait sa patience mise à rude épreuve. C’était un peu comme entrer dans une autre dimension, et franchement celle d’Oreste ne foutait pas à l’aise du tout. Plusieurs fois, l’Alchimiste avait tenté de comprendre (un peu) le bien fondé de ses essais… et toujours, elle avait juste eut l’impression d’être royalement à côté de la plaque. Ce qui était le cas. Vraiment, elle ne comprenait pas son frère. Les codes, les chemins de pensées étaient bien trop divergents entre eux. La communication s’avérait si complexe parfois… rien qu’à cet instant, c’était presque un dialogue de sourd qui s’établissait. Willow, verte de rage tentait de faire comprendre à Oreste et son putain de verre à moitié plein qu’il aurait très bien pu se faire frire la gueule dans l’explosion… Adieux Oreste, bonjour particule de grand frère. Mais non, il restait buté sur le fait que les dégâts matériels seraient réglés rapidement et qu’il pourrait bien vite penser de nouveau à son prochain big-bang suicidaire. Ce qui avait le don de mettre sa sœur plus encore en rage etc, etc…

Mais que pouvait-elle faire à présent, hormis baisser les bras alors qu’Oreste semblait ne pas vouloir comprendre que le monde entier n’était pas de son avis. Putain mais mec venait purement de faire sauter sa baraque et il ne voyait pas le mal la dedans ? L’inquiétude de Willow allait croissante, même si elle tentait de la retenir, sachant qu’elle était plutôt très mal placée pour lui faire la morale. Mais devant un spectacle pareil, elle ne pouvait que souhaiter qu’il s’en prenne une bonne pour se calmer un peu les neurones. A croire qu’il n’était finalement pas tant un génie que cela, s’il ne pigeait pas la base : qu’un jour, il se ferait péter le caisson. Et ce jour-là, si par miracle il restait en vie, il ne serait plus bon qu’à brouter des mottes de terre… Au moins, Will serait alors pénard, à bien y penser. Elle le foutrait dans l’enclos des chevaux, le brossait une fois par jour… et voilà : Plus d’emmerdements. La belle vie pour tous les deux… Mais contre toutes attentes Mister Boom 2015 sembla soudainement retourner sa veste. « Je vais devoir aller à l'assurance, c'est ça… ?  Bon… Je suis désolé, mais je crois que notre journée ensemble va être un peu gâchée par tout un tas de paperasse... » Oh bordel, le mec était lucide !! Enfin, il l’était vite fait, il fallait sauter sur l’occasion s’il était en train d’épuiser en direct live son crédit de l’année ! Mais Willow semblait incapable de le faire, légèrement sur le cul quand même devant cette légère prise de conscience qu’elle n’imaginait plus se faire. Il lui joua même le regard chagriné qui allait bien, et qui eut le don de laisser la petite sœur bouche-bée quelques secondes. « Tu crois qu'ils peuvent me rembourser combien pour un accident de condensateur ayant entraîné une explosion provoquée indirectement par un chimpanzé ? » Là par contre, Willow ne put s’empêcher de lever exagérément les yeux au ciel en y restant perchée quelques instants… en pleine convulsion, il n’y aurait pas eu grande différence.

« Mais est-ce que j’ai une gueule de conseillère en assurance ?! »

Non Willow ne t’énerve pas… recommence pas. Lentement, sa respiration se fit plus calme alors qu’elle fermait les yeux pour se concentrer. Aller, l’ennemi, c’était pas Oreste à cet instant. C’était l’assurance. Et pour une fois Willow allait pouvoir être réellement utile à son frère. S’il savait éminemment bien maitriser les machines et tout le bordel, l’esprit humain lui était bien plus complexe. Et là, c’était plutôt le rayon de la petite sœur qui avait bien l’intention d’intervenir en la faveur de destructor-man. Cette idée lui rendit une certaine bonne humeur, un semblant de sourire bien que ce dernier n’avait rien de bien rassurant. Parce que jouer avec les règles et s’imposer comme une morue, c’était sans doute ce qu’il y avait de plus excitant dans une vie. Pour elle du moins ! Expression méchante et gourmande (??) sur le visage, Willow se frotta les mains l’une contre l’autre en ricanant presque, sans même faire attention au singe boulet de canon qui avait manqué d’écraser son frère pour ne laisser qu’une vulgaire crêpe au nez non comestible.

« Bon … va chercher tes papiers d’assurances, file moi une adresse, et on va aller s’occuper de ton cas. Tu vas voir ce que petite sœur va leur foutre dans la gueule… Tu as fait tout péter avec ton alchimie, mais moi tu vois, très humblement, et avec créativité, je vais régler ça à ma manière. »

Dieu qu’elle pouvait être flippante sans doute, à cet instant précis, plongé dans une réflexion presque sadique et imaginant déjà qu’elle allait pouvoir faire sa diva puérile – mais que cela aurait vraiment un impact positif sur son frère. Elle en frissonna… Puis après quelques secondes de silence et de ricanement, Willow tourna une fois encore son regard vers son frère resté immobile.

« Au lieu de botter ton cul, je vais en botter d’autres… franchement bien joué la diversion Oreste, tu t’améliore. »

Mais voyant que le type ne bougeait pas, son idiot de singe dans les bras, Willow entreprit de se pencher furieusement vers lui pour ajouter d’une manière légèrement agressive :

« Aller on se BOUGE ORESTE !! »


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